De la montgolfière au dirigeable : le pouvoir de voler

Publié par

De la montgolfière au dirigeable : le pouvoir de voler

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 108
Nombre de pages : 13
Voir plus Voir moins
De la montgolfièrae u dirigeabl:e le pouvoirdevoler
Musée-Promenade Marly-le-Roi / Louveciennes La Grille Royale / Parc de Marly 78430 Louveciennes Tél. : 01 39 69 06 26 publics@musee-promenade.fr www.musee-promenade.fr
Table des matières
- Présentation de l’exposition
- Repères historiques et scientifiques
- Vous avez dit voler - Les aventuriers du ciel - Ballomanie - Le ballon : instrument stratégique  - Diriger….
-Chronologie
- Les pistes de travail
- Pour préparer ou poursuivre l’exploitation en classe
-Bibliographie
-Filmographie
-Sitographie
-Musée pratique
-Le Musée-Promenadehors exposition temporaire
p. 3
p. 4 p. 5 p. 6 p. 7 p. 8
p. 9
p. 10
p. 10
p. 11
p. 11
p. 11
p. 12
p. 13
Incendiedela flottean ©BNF
2
De la montgolfièrae u dirigeabl:e le pouvoirdevoler
Présentation
L’exposition retrace l’histoire de l’aérostation depuis les premiers envols de montgolfières et de ballons en 1783 jusqu’à l’apparition du dirigeable dans les années 1880.
L’homme s’affranchit des lois de la pesanteur. Cette révolution résulte du progrès des sciences ainsi que des recherches empiriques d’hommes talentueux. Elle a donné lieu à un engouement populaire digne de celui de nos contemporains pour l’exploration de la lune, il y a quarante ans.
A travers plus de 250 pièces, le visiteur découvre l’enthousiasme et la peur mêlés qu accueillent les premiers vols des frères Montgolfier (en ballon à air chaud), comm ceux de Charles et Robert (en ballon à hydrogène).
©MuséeCarnavale/tRogerViollet
Le phénomène s’étend bientôt à toute l’Europe. Les aéronautes, tels des saltimbanques, se produisent devant les cours d'Espagne, d'Allemagne, en Belgique, en Italie et même à Constantinople. Au-delà du spectaculaire, des divertissements de fête foraine ou des célébrations publiques, les ballons sont mis au service de l'armée, de la science et de la photographie.
Peintures, estampes, maquettes, objets d'art et correspondances, ces dernières sonorisées pour rendre palpable cette fièvre inventive, rendent compte du merveilleux de ces découvertes.
Chaiseà la montDema © Musée Carnavalet / Roger-Viollet
Le règne des ballons s'achève avec l'arrivée du dirigeable à moteur, qui s'affranchit, ou presque, des contraintes du vent. Les ballons ont conduit à la découverte de l’aviation, « du plus lourd que l’air », permettant de vaincre définitivement la gravité et donnant à l’homme ce que Nadar appelait « le droit au vol » !
Les ballons, devenus inutiles aux armées, retrouvent alors leur sens premier : celui de donner à leurs passagers le bonheur de glisser dans l'air et de rêver. La vraie liberté n’est-ell pas de voler par l’imagination ?AN.aGdilal,rus’naecdcer àea LcuhoL eons,n2bjaulilno68,71 © Musée Carnavalet / Roger-Viollet
3
Vous avezd it voler?
« Cependant, il fallait trouver le moyen de traverser l’Atlantique en bateau - à moins de le traverser en ballon -, ce qui eût été fort aventureux, et ce qui, d’ailleurs, n’était pas réalisable. » Jules Verne,Le Tour du monde en quatre-vingt jours
’homme a toujours cherché à s’affranchir de Letnasep erret ruà , rest leritimsiaeseo xu xu. die desaine dloam pour se rapprocher du
Le pouvoir de voler Le mythe d’Icare témoigne de ce désir mais constitue également un avertissement : le ciel est le domaine des dieux. Ce rêve est pourtant récurrent et de loin en loin, des tentatives se font jour. Léonard de Vinci conçoit des machines volantes. Le XVIIIe siècle est particulièrement favorable à l’émergence de l’aérostation du fait de la curiosité insatiable pour les sciences et les techniques qui anime les sociétés européennes des Lumières, curiosité nourrie des nombreuses expérimentations et démonstrations publiques, de la circulation rapide des idées et des progrès techniques.
Une idée dans l’air En 1766, Henry Cavendish découvre l’hydrogène, ce gaz inflammable quatorze fois plus léger que l’air. Cette découverte, conjuguée à l’invention du métier automatique à tisser la soie, conduisent à l’invention de la montgolfière et du ballon à gaz.
La part de rêve Le vol et ses possibilités exercent sur les hommes une fascination. En 1858, Nadar prend la première photographie aérienne à partir d’un ballon captif contribuant à changer la vision du paysage. Dans la littérature, les récits d’Edgar Poe, de Jules Verne ou d’Albert Robida s’emparent de cette nouvelle technologie. Sous leur plume, les ballons deviennent de nouveaux objets volants.
Une constance Les œuvres contemporaines continuent à s’inspirer du vol et de l’imaginaire qui lui est associé. Les œuvres d’Yves Klein et de Laurent Grasso, prix Marcel Duchamp 2008, témoignent de cette pérennité
Montgolfière: elle se compose d’une enveloppe de papier verni, d’un réchaud, d’une nacelle / galerie et a, à l’origine, pour combustible, de la paille. La montgolfière redescend quand l’air refroidit.
Ballon à gaz ou charlière(du nom de Charles son inventeur) : c’est un ballon fermé, composé d’une
enveloppe de taffetas vernie, d’un filet qui recouvre l’enveloppe et auquel est attachée une nacelle. Une soupape permet d’évacuer la pression et de lâcher du lest. Le gaz utilisé est d’abord l’hydrogène puis le gaz d’éclairage. 1m3d’hydrogène permet de soulever 1000 g. 1m3d’air chaud à 100° permet de soulever 200 g.
l’air chaud plus léger que l’air froid
Paris en ballo,n ©MuséeCarnavale/t RogerViollet
4
Les aventurierdsu  ciel
Ingéniosité, perspicacité et témérité qualifient les pionniers de l’aérostation. Il faut souligner le courage de ces hommes, des personnalités, qui s’élèvent dans des engins rudimentaires.
Les Montgolfier Ce sont les plus célèbres des aérostiers en raison de leur invention éponyme. Comme bien souvent, leur découverte tient en partie au hasard même si ces fils de papetier, Joseph (1740-1810) et Etienne (1745-1799), s’intéressent aussi aux sciences. Ils cherchent à produire eux-mêmes de l’hydrogène pour faire envoler un ballon. Cependant, l’impossibilité de rendre étanche l’enveloppe du ballon les conduit à utiliser de l’air chaud. En décembre 1782, le premier aérostat s’envole d’Annonay (Ardèche). Après plusieurs essais, les deux frères choisissent de présenter officiellement leur invention le 4 juin 1783, jour de la réunion des Etats du Vivarais. Un procès-verbal relate l’événement repris le 26 juillet dansLe Mercure Galant. Le Roi Louis XVI veut voir une telle chose ! Etienne part à Paris et s’installe chez Réveillon, un autre papetier dont la propriété va lui permettre de se livrer à différents essais avant la présentation devant le roi. Cette montgolfière embarque pour la première fois des êtres Ex aérostativivants : un coq, un faiteà Lyonen1784,canard et un mouton sont ©  /iaov rVneettlallésuMaC e airs.élevés dans le Rogers
Une conquête disputée Au même moment à Paris, ayant eu vent de l’expérience d’Annonay, le physicien Jacques Charles utilise la légèreté de l’hydrogène dans un « globe volant ». Il parvient à produire de l’hydrogène en grande quantité avec l’aide des frères Anne-Jean et Marie-Noël Robert, constructeurs d’appareils de physique
et découvreurs de la dissolution de la gomme élastique qui permet d’imperméabiliser l’enve--loppe du ballon. Ils s’installent aux Tuileries le 24 août 1783. Pendant quatre jours, ils gonflent le ballon qui s’envole du Champs-de-Mars le 27 août 1783.
deCharlesetRober aux Tuileriels e 1erdécembre 1783,© /etalavrnCae séuM RogerViollet La compétition Les frères Montgolfier avec Charles et Robert se livrent à une véritable course à la conquête de l’air. Les Montgolfier l’emportent mais ayant promis à leur père de ne jamais monter à bord de leur engin, ce sont Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes qui sont les premiers hommes à voler en novembre 1783. Charles et Robert s’envolent le 1erdécembre 1783, après quoi Charles ne s’intéresse plus jamais à l’aérostation. Jean-Pierre Blanchard effectue seul, en 1784, un vol d’1h15 où il tente de diriger son ballon. Il est aussi le premier à traverser la Manche le 7 janvier 1785 et passe ainsi à la postérité.
©MuséeCarnavale/t
Deux usages pour deux appareilsRogerViollet Si la montgolfière, de construction facile, devient le clou de nombreux spectacles, les ballons à gaz, plus puissants mais plus techniques, s’imposent pour effectuer des mesures scientifiques à l’aide d’instruments - baromètres, thermomètres, boussoles - qui permettent à l’aéronaute de connaitre la composition en altitude, la température, l’électricité de l’air... 5
Ballomanie
Les premières expériences suscitent un engouement populaire sans précédent, reflet de la fascination et de l’angoisse créées par ces engins au cours des XVIIIeet XIXesiècles.La foule se presse à Paris et en province pour assister aux premiers envols. C dure de 1783 à 1785 et au ballon » Cetteette fièvre incite chaque spectateur à mode « conserver un souvenir de l’événement s’arrête en raison de l’imminence de la Révolution. exceptionnel auquel il vient d’assister. Des objets commémoratifs apparaissent et concourent auFêtes aérostatiques développement de la « mode au ballon ». Au XIXesiècle, la ballomanie revient sous la forme spectacles. Du Directoire à la Restauration, les Volomanie nombreuses fêtes organisées par le pouvoir proposent Les estampes constituent le premier support et le des s relais de ces exploits. Elles varient en qualité ainsi estampepse,c tdaecsl easf ficahcecs oémvpoaqguneénst  cesd raééjroousitsastas.n cesD oeùs  qu’en précision et deviennent la source d’inspiration les ballons constituent la principale attraction sous  des artisans. f e d’acrobaties aériennes. orm Le « motif au ballon » se décline dans la André-Jacques Garnerin, mode féminine et premier parachutiste, masculine : costumes, occupe le poste d' coiffures, accessoires « aérostatier des fêtes (bijoux, chapeaux, publiques » et Madame éventails, cannes…) .Lesmerveilleux icienBlanchard, première fem-Entréedansla illedeParisde -me aérostier profes- li,aImI I4V X esiuoL étesaj msa ©MuséeCarnavale/tRogerViollet1814©suMnaar Cée/ t leva sionnelle, se spécialiseRogerViollet Le mobilier - chaises, commodes -, les objets dans les feux d’artifice en décoratifs - boites, tabatières, étuis, almanachs - ballons pour les festivités officielles. Testu-Brissy s’approprient également ce décor. s’élève dans les airs monté sur un cheval. D’autres Les faïencesl’imitent avec des cerfs, des biches… L’exemple le plus représentatif est constitué par lesBaptême faïences. Les artisans privilégient le thème du ballonde l’air de Charles et Robert ainsi que celui de Blanchard Dans la deuxième moitié du XIXesiècle apparaissent avec ses rames. Des détails - un chapeau envolé, une les ballons captifs qui permettent à chacun gerbe de feu - permettent d’associer le décor à un d‘effectuer son « baptême de l’air ». Le spécialiste de événement célèbre. ce domaine s’appelle Henri Giffard. Il remet à ses Les familles modestes voyageurs une médaille commémorant l’ascension. suspendent au mur leur Pour l’Exposition universelle de Paris, en 1878, plus assiette « au ballon ». La de 35.000 personnes ont effectué une ascension. Les bourgeoisie et la noblesse ballons captifs se multiplient dans le ciel de Paris en acquièrent des faïences pluModèledechocolatiècette fin du siècle de l’industrialisation. fines avec des décors plu©uM eésnraClava /et llioteenthousiasme vis-à-vis des ballons aux XVIIICet eet sophistiqués.RogerVXIXesiècles se manifeste sous tant de formes dans la La Manufacture de Sèvres reçoit aussi quelques commandes de prix comme la chocolatière, en société que les caricaturistes s’emparent de cette porcelaine, du musée des Beaux-Arts et thématique.
d’Archéologie J. Déchelette de Roanne.
6
Le ballon: instrumensttratégique
En 1738, le marquis d’Argenson alors secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères écrit « Il y aura des armées aériennes, nos fortifications actuelles deviendront inutiles ». Vision prophétique puisque par deux fois, sous la Révolution et lors du conflit de 1870, les ballons deviennent les héros de la guerre.
Les aérostiers de la République Pour pallier les faiblesses des armées face aux puissances européennes coalisées, le Comité de salut public, instauré en mars 1793, reprend les réflexions apparues dès les premières ascensions sur l’usage militaire de l’aérostation. Rapidement, un ballon captif est construit dans lequel deux observateurs peuvent prendre place pour observer les manœuvres de l’ennemi et les communiquer aux alliés à terre.
Fleurus ou le succès du ballon Le 2 avril 1794, une compagnie d’aérostiers est créée. Elle rejoint, avec le ballonL’Entreprenant, l’armée de Sambre-et-Meuse. En juin, Coutelle, ancien assistant de Charles et capitaine de la compagnie, commence ses ascensions au-dessus de Maubeuge et Charleroi. Le rôle du ballon s’avère décisif le 26 juin à Fleurus.
BatailledeFleuru ©MuséeCarnavale/t RogerViollet
Coutelle informe le général Jourdan des mouvements des troupes autrichiennes qui battent alors en retraite. Ce succès, commémoré par des peintures et des estampes, entraîne la création d’une seconde compagnie d’aérostiers dont la formation est assurée dans l’école d’aérostation nouvellement fondée à Meudon, en octobre 1794.
1799 : la fin des troupes aériennes L’usage du ballon ne convainc pas totalement les militaires qui font désormais face à une guerre de mouvement. Ces déplacements incessants sont en conflit avec le transport fastidieux du ballon ainsi qu’avec les fours en brique nécessaires à la fabrication de l’hydrogène. Ces fours sont longs à construire et le gonflement du ballon peut prendre jusqu’à 60 heures. En 1799, Napoléon dissout les deux compagnies et ferme l’école de Meudon.
Après le désastre de Sedan, le 2 septembre 1870, les troupes prussiennes marchent sur Paris qui se trouve rapidement encerclé et coupé de la province où s’est installé un gouvernement de Défense Nationale. Le premier pont aérien Pour résoudre ce problème de communication, l’administration des postes se rapproche de célèbres aérostiers dont Nadar. Celui-ci est chargé de mettre en place la « première compagnie des aérostiers militaires ». Le 23 septembre 1870,Le Neptunequitte la place Saint-Pierre de Montmartre pour rejoindre la province. Commence alors dans Paris la construction de ballons dont le pilotage est en partie assuré par des marins. Témérité et courage sont nécessaires pour embarquer dans un ballon dont nul ne connaît la route.La Ville d’Orléansatterrit en Norvège !
Pigeon vole ! Les ballons transportent des passagers, du courrier et des pigeons en cage. En province, le courrier micro-photographié est fixé sur les ailes des pigeons dont on espère qu’ils reviendront à leur pigeonnier parisien. 400 pigeons voyageurs sont ainsi emmenés. A l’issue des 133 jours de siège, les pigeons sont élevés au rang de héros et baptisés tel le pigeonGambetta en hommage au ministre de l’Intérieur qui avait quitté Paris à bord deL’Armand Barbèsle 7 octobre 1870. Deux peintures de Puvis de Chavannes commémoren PuvisdeChavan sLe ces événements.n,loalb ©Musée Carnavale/tRoger La réaction prussienneViollet Narguée par les aérostiers français que les fusils ne peuvent atteindre, l’armée prussienne réplique par le « mousquet à ballon », un canon anti-ballon, inventé par Krupp.
7
Diriger
A quoi sert un ballon s’il est le jouet des vents ? Dès les premiers envols, la question de la dirigeabilité des aérostats devient d’actualité. A la fin du XVIIIesiècle et tout au long du XIXesiècle, des projets – suivis, pour certains, de réalisation - s’efforcent de résoudre ce problème de direction. D dansès 1783, à l’issue des premiers vols une « thilorière » - une mont-humains, Jean-Pierre Blanchard et les golfière géante -, ou encore ren-frères Robert s’essaient à des vols dirigés. flouer, à l’aide d’un ballon, l’épave Blanchard conçoit un ballon doté d’un gouvernail et d’un navire et sa cargaison. de rames ainsi que d’un parachute pour faciliter lauto forméde descente. Malheureusement, lors du décollage, untroisétagesdeba©llBoNnsF, spectateur fébrile casse une partie du dispositif. Blanchard s’envole mais atterrit à l’opposé de laLe dirigeable de Giffard direction choisie. Il effectue un autre essai avec une Le premier essai d’un aérostat en partie dirigeable hélice propulsive. revient à Henri Giffard, le spécialiste des ballons captifs. Le 24 septembre 1852, son dirigeable en Les frères Robert s’inspirent des déplacements des forme de cigare s’élève au dessus de l’hippodrome poissons et allongent ainsi l’enveloppe de leur ballon de Paris. D’une longueur de 44 m, l’appareil est pour lui donner la forme d’un cylindre. Ils l’équipent le également dun gouvernail et de rames. Le vol ne qéquiu ipacé tidonunne  muontee urh édliec e3  pClaVc, ései tuséo uds anles  lva enntarcee lde,  remplit pas toutes leurs espérances. l’aérostat. Il parvient à modifier à plusieurs reprises Contributions scientifiquessa direction. En 1855, il construit un nouvel aérostat, Ces tests s’avèrent peu donc concluants mais les plus long et plus volumineux. Les résultats ne sont savants et curieux contribuent à aider les aérostiers. pas probants. Fin 1783, lAcadjémie des sciences de Lyon lance un Le moteur électrique cPolunsc oudrse  à ccee nst uetm.émoires lui parviennent. De En 1883, Albert et Gaston Tissandier fabriquent un ballon dirigeable, avec une hélice mue par un moteur nombreuses lettres sont aussi adressées aux frères électrique de 1.5 CV. L’alimentation de ce dernier se Montgolfier. Leurs auteurs proposent des conseils, fait par des piles. Les frères Tissandier parviennent à des améliorations techniques ou de nouveaux remonter un courant aérien. procédés pour réussir à diriger, et les accompagnent de schémas explicatifs.du « plus lourd que l’air »La victoire Le 9 août 1884,La Franceeffectue le premier vol en Science-fictioncircuit fermé. Ce dirigeable part de l’établissement Les estampes et dessins aérostatique de Chalais-Meudon, parcourt 7 km et forment les sources les revient en 23 min à son point de départ. Ce premier plus originales, proches dirigeable manœuvrable a été conçu par les parfois de la capitaines Charles Renard et Arthur Krebs. Sa fantasmagorie, des propulsion se fait par un moteur électrique de 44 kg, moyens inventés poL’Oiseauaérostatid’une puissance de 8 CV, lui-même fonctionnant diriger les ballons : atte-©MuséeCarnavale/tRogerViolletgrâce à de lourds accumulateurs. Les changements -lage d’oiseaux, envel de direction ne sont toutefois possibles que par vents doiseau… moyens. Ces documents témoignent aussi des usages Les dirigeables se développent réellement avec utopiques des ballons : envahir l’Angleterre avec un l’invention du moteur à explosion à la fin du XIXe transport de troupes par ballon, élever 3.000 hommes siècle. 8
CHRONOLOGIE
Survol des dates clés
4 juin 1783 : 1èreascension d’un aérostat à air chaud, lancé par Joseph et Etienne Montgolfier à Annonay
27 août 1783: 1èreascension d’un ballon à hydrogène lancé par Charles et les frères Robert au Champs-de-Mars
19 septembre 1783: 1èreascension d’animaux vivants : un coq, un canard et un mouton sont élevés dans une montgolfière à Versailles
21 novembre 1783: 1èrele marquis d’Arlandes à La Muetteascension humaine en montgolfière par Pilâtre de Rozier et
1er décembre 1783: 1èreascension humaine en ballon par Charles et Robert aux Tuileries
2 mars 1784 : 1er essai de dirigeabilité d’un ballon par Jean-Pierre Blanchard au Champ-de-Mars
7 janvier 1785 : Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Guînes en ballon
15 juin 1785 : 1eraccident mortel : Pilâtre de Rozier et Romain trouvent la mort en tentant la traversée de la Manche
10-11 juin 1785 : Premier voyage aérien nocturne en ballon par Testu-Brissy de Paris à Breteuil
2 avril 1794 Création de la 1èrecompagnie d’aérostiers
26 juin 1794 : Bataille de Fleurus durant laquelle le ballon captifL’Entreprenantrenseigne l’Etat-major
22 octobre 1797 : 1èredescente en parachute, depuis un ballon, par André Jacques Garnerin à Paris
1821 : 1èreutilisation du gaz d’éclairage pour gonfler les ballons par le Britannique Charles Green
24 septembre 1852 : Ascension du ballon dirigeable à vapeur d’Henri Giffard : 1erengin aérien à propulsion mécanique
1858 : Premières photographies aériennes en ballon captif par Nadar
23 septembre au 28 janvier 1870 : 1erservice postal aérien entre Paris assiégé et la province par 66 ballons-poste
9 août 1884 Le dirigeableLa Franceréalise le premier voyage aérien du monde en circuit fermé
3 juillet 1900 1èreascension d’un Zeppelin, dirigeable rigide
Hommeurinantde unballo ©MuséeCarnavale/tRogerViollet
9
LES PISTES DE TRAVAIL
L’exposition se déroule selon un parcours chronologique et thématique. Elle permet ainsi d’aborder : - l’histoire - les grandes découvertes scientifiques et leurs applications parfois inattendues - les sciences : la physique comme la météorologie - la culture de l’époque : littérature, arts décoratifs - les arts visuels : les arts décoratifs bien sûr mais aussi les créations contemporaines et les différents supports - la photographie
enfaïenceavecl’ascensionde TestuBrissy,ouM,vrsiest4871 sre © d eésuMeauxes Bs et-Artcréhd AeiJ logo DécheletteR,oanne
POUR PREPARER OU POURSUIVRE LEXPLOITATION EN CLASSE
Jeux d’écriture Comme en 1870, où les ballons transportent le courrier en province, imaginer de courts billets où chacun transpose en quelques mots le contenu d’une lettre écrite au préalable : quelles informations retenir, quelles sont les attentes du destinataire…. Opter pour un style télégraphique.
Le paysage Les enfants auront découvert dans l’exposition la « terre vue du ciel ». Préparer ou prolonger ce thème sur la vision de la ville / du territoire en combinant plans historiques / photographies aériennes / photographies actuelles (à l’occasion d’un reportage dans la ville) Travail avec des caches en arts visuels.
Des expériences scientifiques Aborder les propriétés de l’air froid / l’air chaud, faire des calculs, des conversions voire de la météorologie. Le musée propose un atelier sciencesL’airderienpour découvrir les gaz, la matière…
10
BIBLIOGRAPHIE
Pour les enseignants
-Catalogue d’exposition, le pouvoir de volerDe la montgolfière au dirigeable :, 2009 (édité en lien avec l’exposition). - Catalogue collectif,Le Temps des ballons, Paris, Ed. de la Martinière, 1994. - Pierre Muller et Denis Quênot,Les Ballons, Issy-les-Moulineaux, Muller édition, 2007. - Pierre-Louis Clément,Les Montgolfières, leur invention, leur évolution, du XVIIIesiècle à nos jours, Tardy, Paris, 1982. - Alain Dégardin, Jérôme Giacomoni, Matthieu Gobbi,Paris en ballons, Le Cherche-Midi éditeur, Paris, 1999.
Ces ouvrages sont consultables au centre de documentation du musée.
Les incontournables -Cinq semaines en ballon, Jules Verne -Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Jules Verne -Le XXesiècle, Albert Robida -Les aventures du baron de Münchhausen
FILMOGRAPHIE:
-Les Aventures du baron de Münchhausen, Terry Gilliam, 1989 (version de 1943 de Joseh Von Baky) -Le ballon rougeAlbert Lamorisse, 1956 (en livre en 1976),
SITOGRAPHIE:
-mls.htth/:ptse/u.srsnekybet.t/niitpnsaisnoV/OIRSAVOIR/Chromo: histoire de l’aérostation racontée par Tintin avec des illustrations d’Hergé : histoire de l’aérostation de l’origine à 1940 -www.ffaerostation.org: bref historique, bibliographie
-/pages/histoire.llno-shciaezc.mobaw.wwlmth: bref historique vocabulaire
-lfiere/mm/montgore.ethlmnogtloifom.m.neswwwanno/erid/teitci histoire, lexique, adresses d’autres sites
del’ascensiondu 2 1865 L à Per ch ©MuséeCarnavale/tRoge-rViollet
et
:
11
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.