DEFINITION A.B.A

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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DEFINITION A.B.A
L’ ABA (Applied Behavior Analysis) est un sigle anglais pouvant être traduit en français par Analyse Appliquée du
Comportement. Il s’agit d’une approche scientifique initiée par les travaux de Skinner dans les années 1930. Selon lui, la
psychologie doit être l’étude et l’analyse du comportement. Ses travaux s’inspirent d’une loi démontrée par Thorndike :
la loi de l’effet. Selon cette loi, un comportement suivi de conséquences agréables (stimulus appétitifs) sera reproduit
alors qu’un comportement suivi de conséquences désagréables (stimulus aversifs) ou n’ayant pas de conséquences
dans l’environnement ne réapparaîtra pas. L’environnement a ainsi une place centrale dans l’émission des
comportements, qui ne peuvent être expliqués par des concepts tels que l’intelligence, la volonté, la motivation... Il
nous faut donc agir directement sur l’environnement si nous voulons modifier les comportements . Qu’est ce que l’ABA ?
L’ABA a pour objectif la modification du comportement par la manipulation de l’environnement. Elle définit un ensemble
de procédures qui permettent, notamment, à un enfant d’apprendre des comportements qui l’amèneront à une meilleure
adaptation. Cette approche est reconnue efficace à tous les âges de la vie et dans de très nombreux domaines, aussi bien
sur un plan préventif que curatif. Selon le service des départements de santé américain : « Trente années de
recherches ont montré l'efficacité des méthodes de l'analyse appliquée du comportement en réduisant les
comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux
adaptés » (traduit de Mental health : a report of the surgeon general, chapter 3 - section 6, 1999).Son champ d’action
recouvre des secteurs aussi variés que : l’éducation, les troubles du développement, la psychiatrie, les milieux
professionnels, les troubles du comportement, la prévention routière, les addictions, l’autisme, l’hyperactivité, les
phobies, le handicap, la dépression, la violence, la gériatrie, le domaine sécuritaire, l’aide à la parentalité, la déficience
mentale, les troubles obsessionnels compulsifs, la communication, etc. Ce que l’ABA n’est pas…
- Elle ne se base pas sur l’idée de « la carotte ou le bâton »
- Elle ne déshumanise pas les personnes qu’elle prend en charge
- Elle n’est pas synonyme de dressage
- Ce n’est pas magique
- Elle ne se limite pas au travail au bureau
- Elle ne se limite pas à des environnements structurés Bien sûr la structuration de l’environnement est parfois
nécessaire au déroulement d’une prise en charge comportementale mais ce n’est pas une fin en soi. Progressivement,
les comportements sont généralisés à des situations naturelles, rencontrées dans la vie quotidienne de l’individu. La
plupart des critiques émanent de la méconnaissance des recherches en analyse du comportement et de ses
fondements théoriques. Choix thérapeutique privilégié pour l’autisme et TED Bien que l’analyse appliquée du
comportement soit efficace dans de nombreux domaines, pathologiques ou non, elle se révèle comme le traitement de
choix pour les personnes atteintes d’autisme ou présentant des troubles envahissants du développement (TED). Des
études ont en effet montré qu’une récupération totale était possible sous certaines conditions. Lovaas (1987) a mené
une étude auprès de 38 enfants de 2 à 4 ans dont 19 avaient été diagnostiqués autistes. Les autres forment le groupe
contrôle. Ces enfants ont reçu le traitement comportemental (cf ci-dessous) à mesure de 40h par semaine pendant 3 ans.
Les résultats montrent que 9 enfants (47%) réussissent leur première année scolaire ordinaire et obtiennent un QI
normal, que 8 enfants (42%) réussissent leur première année dans une classe pour troubles du langage et obtiennent
un QI compris entre 59 et 95, soit de la déficience légère à l’intelligence normale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes… Les
recherches de Lovaas ont également abouti à la définition de ce que l’on appelle le traitement comportemental. Critères
du traitement 1. Utiliser des procédures de renforcement positif pour permettre le développement des comportements.
2. Evaluer les capacités et les déficits de l’enfant avant tout traitement. Les objectifs, les méthodes d’apprentissage, les
séquences d’apprentissage et les renforçateurs sont adaptés aux caractéristiques et aux besoins de chaque enfant. 3.
Concerner tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc.). Aucun secteur de
développement n’est mis de côté. 4. Utiliser l’observation directe et la mesure des performances individuelles pour
déterminer les progrès qui apparaissent et ajuster les programmes d’apprentissage. 5. Prendre en compte les parents
comme co-thérapeutes. 6. Etre dirigés et supervisés par des professionnels ayant un Master science en analyse du
comportement. A noter : Nous attendons de la part du gouvernement français qu’il reconnaisse le titre d’analyste du
comportement, en créant une unité de formation spécifique. Pour une efficacité optimale, un traitement
comportemental doit être appliqué à raison de 40 heures par semaine auprès d’enfants de moins de 4 ans. Cependant,
une prise en charge comportementale portera également ses fruits si elle est appliquée auprès de personnes plus
âgées, ou de manière moins intensive : les progrès seront néanmoins moins rapides.
http://www.aba-france.com/abafrance - Aba-France
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Generated: 13 January, 2011, 05:32
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