Depuis le XVIIIme sicle, les entrepreneurs de Marseille ont ...

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Depuis le XVIIIme sicle, les entrepreneurs de Marseille ont ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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ÆPatrimoine, poursuivre le travail de mémoire
Mercredi 27 mai 2009, 19h, Palais de la Bourse, Marseille
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ÆVente« Marseille et la Provence »
Quelques pièces d’exception
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Genèse d’un patrimoine exceptionnel
ÆLa CCI Marseille Provence et la Culture
Calendrier
ÆCommuniqué : « Assurer l’avenir de notre patrimoine »
ÆVente aux enchères
ÆAssurer l’avenir de notre patrimoine
Mai 2009, Palais de la Bourse, Marseille
La CCI Marseille Provence, doyenne mondiale des Chambres de Commerce a construit au fil des siècles un patrimoine exceptionnel. Nos aînés ont su commander aux artistes régionaux des œuvres témoignant des activités et de la vitalité de notre territoire. Ce fut particulièrement le cas à la fin du XIXème siècle, lorsque le monde maritime est passé de la marine à voile millénaire, à la marine à vapeur, symbole de progrès techniques. Depuis quelques années cependant, les commandes se sont faites plus rares. Aujourd’hui la CCI Marseille Provence souhaite renouer avec sa tradition de commandes aux artistes pour poursuivre ce travail de témoignage, et c’est pour cette raison qu’elle organise pour la deuxième année un Concours Artistique, ouvert aux créateurs traitant du territoire et de son activité économique. Objectif, renouveler le patrimoine de la doyenne des Chambres de Commerce, l’enrichir et le recentrer sur les thématiques en lien direct avec son activité : le développement des entreprises et de l’économie du territoire. Dans les collections actuelles de la Chambre, existent des œuvres d’importance hétérogène, des œuvres qui font double emploi avec d’autres, qui traitent de thèmes très souvent abordés par d’autres, ou dont le sujet s’éloigne fortement de l’économie.
Ce sont quelques 230 œuvres que la CCI Marseille Provence met à la vente en ce premier semestre 2009, avec un triple souci : tout d’abord, renouveler le patrimoine, deuxièmement, faire travailler les artistes contemporains, troisièmement, rendre accessible cette vente à tout citoyen du territoire, puisque les lots sont très diversifiés. Au moment où Marseille Provence s’apprête à être Capitale européenne de la Culture en 2013, il est nécessaire que la CCI Marseille Provence participe à sa façon à cet élan de modernité et de culture.
ÆLa CCI Marseille Provence et la Culture
Genèse d’un patrimoine exceptionnel
Depuis le XVIIIème siècle, les entrepreneurs de Marseille ont toujours assumé leurs responsabilités culturelles. Le Palais de la Bourse inauguré en 1860 témoigne de cette volonté. Loin de se contenter de la création d’un bâtiment, ou fonctionnel pour des raisons de productivité, ou arrogant pour étaler leurs richesses, les chefs d’entreprise de l’époque ont su faire appel à des architectes et des artistes au talent incontestable et reconnu. Architecture du Palais, sculpture, aménagement intérieur, peinture, toujours le souci du beau a guidé les entrepreneurs qui laissent aujourd’hui une extraordinaire trace de l’art du XIXème siècle. Au tournant du XIXème et du XXème les entrepreneurs ont ajouté au sens du beau le sens du patrimoine et de la mémoire. Alors que disparaissait la marine à voile, ils ont compris qu’il fallait garder les traces de cette rupture historique. Ils ont su commander aux artistes, peintres et sculpteurs, les œuvres qui témoignent de l’activité humaine. Ils sont même allés plus loin : ils ont créé le Musée de l’Economie et de la Marine, unique en son genre, car financé par les seuls fonds de la CCIMP ; ils ont su créer un fondsd’archives labellisé dans le monde entier et qui fait partie du patrimoine collectif, non seulement de Marseille, mais aussi de la France et de l’Europe. Tout au long du XXème siècle les entrepreneurs marseillais ont témoigné de leur souci d’accompagner par
le soutien aux arts et à la culture l’évolution des hommes et de leur territoire. Mécènes, commanditaires, collectionneurs, éditeurs, libraires, muséologues, archivistes, galeristes, conservateurs, organisateurs d’événement, d’exposition, exportateurs de l’art provençal ou national, les entrepreneurs du territoire ont à un moment donné endossé chacun de ses rôles pour témoigner de la vitalité créative de la Provence. Depuis quelques années cependant, les commandes se sont faites plus rares. Aujourd’hui la CCI Marseille Provence souhaite renouer avec sa tradition de commandes aux artistes pour poursuivre ce travail de témoignage. La CCIMP a donc décidé de « renouveler » une partie de ses collections, un patrimoine mouvant et non figé, afin qu’il témoigne mieux encore du présent économique de son territoire. Celleci va ainsi se dessaisir de quelques 230 œuvres ou lots lors d’une vente aux enchères le 27 mai 2009 pour acquérir de nouvelles pièces qui témoigneront de l’économie de Marseille Provence au XXIème siècle. Les produits dégagés par l’aliénation soutiendront de nouveaux achats. La mise en vente publique permettra de « recréer » du patrimoine, tout en accompagnant la création contemporaine.
ÆPatrimoine
Poursuivre le travail de témoignage
En 2005, une commission de personnalités qualifiées, parmi lesquelles élus en charge du Patrimoine des mandatures actuelle et précédentes, avait été constituée et intitulée « Avenir du Patrimoine ». Cette commission avait sollicité la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) qui a désigné certains de ces collaborateurs pour accompagner la démarche de la CCIMP. Enfin, Jacques Rigaud, auteur du rapport « Réflexion sur la possibilité pour les opérateurs publics d’aliéner des œuvres de leur collection » rédigé à l’intention de Madame la ministre de la Culture et de la Communication, a été également sensibilisé à la démarche de la CCIMP. La commission Avenir du Patrimoine a proposé la décision d’aliéner en ventes publiques de façon réfléchie certaines œuvres de sa collection patrimoniale, afin d’affecter les ressources obtenues vers l’acquisition d’un patrimoine contemporain et de valoriser au mieux cette collection tournée vers l’Economie dans la durée. Cette décision fut soumise et entérinée en séance plénière le 22 septembre 2006. Dans ce patrimoine constitué afin d’illustrer l’histoire économique de l’Euroméditerranée et celle du territoire Marseille Provence, les lignes de force de la collection ne seront pas touchées ; des domaines qui font sa réputation souvent internationale : peintures et gravures anciennes illustrant le monde du travail, maquettes de navires de compagnies de navigation fréquentant le port de Marseille, affiches publicitaires et de voyages, photographies maritimes et industrielles, ainsi que les représentations iconographiques des domaines d’interventions consulaires. Plusieurs centaines d’œuvres ont été examinées pièce à pièce afin de sélectionner celles mises en vente. Cellesci avaient exclusivement été commandées aux artistes par la CCIMP, ou achetées sur le marché de l’Art par ses soins. La vente aux enchères du 27 mai 2009 permettra de financer le renouvellement du patrimoine notamment par l’achat d’art contemporain. Une démarche que la CCIMP a déjà engagée par l’organisation en 2008 d’un premier Concours Artistique, dont elle a acquis plusieurs des œuvres exposées sur la thématique qui lui est propre : l’activité économique et la capacité des plasticiens à l’appréhender. Le deuxième Concours Artistique de la CCIMP, ouvert à tout artiste confirmé, clôture ses inscriptions le 8 juin. Comme en 2008, cette deuxième édition permettra aux artistes choisis d’exposer leurs œuvres : de nouvelles visions qui témoigneront à leur tour du tissu économique de Marseille Provence ; de nouvelles découvertes artistiques en perspective, pour accompagner la dynamique de Marseille Provence capitale européenne de la Culture 2013.
ÆVente aux enchères
Calendrier
Un cahier des charges pour l’appel d’offres aux commissaires priseurs « pour la prisée et la vente aux enchères » a été élaboré. LeclereMaison de Ventes, sis 13006 Marseille, a été retenueetorganisera la vente aux enchères, mercredi 27 mai 2009, dans le grand hall du Palais de la Bourse. Lundi 25 mai 2009 17h Vernissageréservé à la presse 18h Vernissage de l’exposition des œuvres (sur invitation) Mardi 26 mai 2009 10h – 18h Exposition publique des œuvres Mercredi 27 mai 2009 10h16h Exposition publique des œuvres 19h Vente aux enchères Lieu Palais de la Bourse  9 la Canebière  13001 Marseille AccèsParkings Parking Bourse (Marseille 1er – Centre Bourse – 24 H/24 H) Parking de Gaulle (Marseille 1er – Place du Général de Gaulle – 24 H/24 H) Métro Station Vieux Port ligne M1 Station Noailles ligne M2
ÆVente aux enchères
Quelques pièces d’exception
ÆAlfred CASILE (1848 – 1909) La Rade de Marseille vue de la Corniche Estimation : 10 000 / 12 000 euros ÆJoseph GARIBALDI (1863 – 1941) Les SaintesMariesdelaMer Estimation : 6 000 / 8 000 euros ÆJeanBaptiste OLIVE (1848 – 1936) L’épave du paquebot « Navarre » devant Carry Estimation : 25 000 / 30 000 euros ÆJeanBaptiste OLIVE (1848 – 1936) Soleil couchant sur Château d’If Estimation : 15 000 / 20 000 euros ÆMarcel POGGIOLI (1882 – 1969) Départ pour la Croisade de 1248 Estimation : 8 000 / 10 000 euros ÆMarcel POGGIOLI (1882 – 1969) Débarquement d’un navire aux Antilles Estimation : 10 000 / 12 000 euros
Alfred CASILE (1848-1909) La rade de Marseille vue de la Corniche10 000 / 12 000 euros  Depuis la colline du Roucas-Blanc, le regard embrasse la rade de Marseille, dans son écrin de roches rehaussé par les touches sombres des pinèdes. Au-delà de la violence de la lumière crue reflétée au premier plan, s’étend la nappe azurée de la Méditerranée dominée par les reliefs de celle que l’on a joliment appelée la Côte Bleue. C’est là, dans les petits ports de pêche et les criques, que les Marseillais trouvaient, déjà, la détente et l’évasion dominicales. Dès les premières tiédeurs printanières, les baigneurs venaient s’ébattre. Les gourmands fréquentaient les restaurants offrant les multiples recettes d’une gastronomie à base de coquillages et de poissons. Petits paradis proches de la ville, ces refuges séduisirent nombre de vacanciers venus d’horizons moins ensoleillés. Ce n’est pas la douce campagne provençale : toutes les forces de la mer, du vent, du soleil, l’ivresse des couleurs et des senteurs marines sont exprimés ici par le peintre. Alfred Casile, maître de l’art du paysage, avait beaucoup illustré les côtes de la Manche et de la mer du Nord, ayant longtemps résidé à Paris. Revenu dans sa ville natale à la fin du siècle, il nous donne à voir la Corniche. Faisant surgir de sa palette des éclats de lumière, il a su les rendre aussi bien que les nuances des gris septentrionaux. Promenade au-dessus de flots toujours changeants, qui reste l’un des tout premiers sites que les Marseillais aiment présenter à leurs visiteurs. Le long du chemin qui serpente et s’étire des jardins du Pharo jusqu’à la plage du Prado, de merveilleuses visions s’offrent tout à tour sur la rade, les îles, les mouvements des paquebots entrant dans le port et le ballet multicolore des voiliers de plaisance. Avec ses hôtels de luxe, ses résidences déployés sur le front de mer ou discrètement tapis, ce quartier littoral devenu résidentiel par la construction des viaducs de la Fausse-monnaie et du vallon des Auffes était l’un des plus recherchés. Bains de mer et de soleil, parties de pêche, régates, sous le regard des promeneurs et des artistes, la Corniche s’étalait pour offrir à chacun ses trésors. Patrick BOULANGER CCIMP
Joseph GARIBALDI (1863-1941) Les Saintes-Maries-de-la-Mer6 000 / 8 000 euros  Dès son plus jeune âge, le Marseillais Garibaldi avait manifesté une passion pour la peinture. Devenu l’élève d’Antoine Vollon, il allait s’affirmer paysagiste, servi par sa claire vision des ensembles et une sûreté de main impeccable. Voyageur, il se plut à transcrire sur la toile des monuments religieux ou militaires, de l’abbaye de Montmajour à la cathédrale d’Albi, du palais des Papes à la cité de Carcassonne. Autant d’architectures saisies au fil des saisons– Sa vil le natale fit l’objet de nombreuses études. Aux façades de pierre, aux pignons, aux clochers se détachant dans le ciel, s’ajoutaient la mer et ses reflets : compositions savantes, toujours renouvelées pour celui qui savait capter l’instant. Joseph Garibaldi fut unanimement considéré comme un grand peintre de la Méditerranée, de ses eaux changeantes où miroitent les voiliers, lourds caboteurs ou frêles barques de pêche. En témoigne une toile montrant le village des Saintes-Maries. Une peinture impressionnante de vérité. Le ciel commence à moutonner ; par contraste la vieille église prend des tons nuancés sous les rais solaires qui dardent. Les embarcations tirées sur le sable, après de longues courses en mer, semblent profiter d’un repos mérité. Garibaldi les restitue avec fidélité et précision, mieux que ne l’avait fait son prédécesseur en ces mêmes lieux : un certain Vincent Van Gogh. Sous les pinceaux de Garibaldi, les plages mouillées prennent des tonalités terreuses. Une époque s’achève : les lignes, les gréements appartiennent à une époque révolue ; bien des mutations économiques et sociales déjà en gestation allaient bouleverser cette apparente quiétude, notamment avec l’arrivée des touristes attirés par la sauvage Camargue. Patrick BOULANGER CCIMP
Jean-Baptiste Olive (1848-1936)  25 000 / 30 000 euros Lépave dupaquebot«Navarre »devant CarryIssu d’une famille de commerçants marseillais, Jean-Baptiste Olive, né le 31 juillet 1848, travaille d’abord, pour le plaisir de manier les pinceaux, comme apprenti chez un peintre d’enseignes. Après l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille, il exerce le métier de décorateur, notamment auprès d’Etienne Cornellier au Cirque d’Hiver, au Sacré-Cœur de Montmartre (et plus tard à l’Exposition Universelle de 1889). Depuis 1874, il participait modestement aux Salons des Artistes français à Paris, où il s’était fixé tout en gardant un atelier en province. Au mois de novembre 1882, un événement de mer fit sensation dans la région : l’échouement sur la Côte Bleue du paquebot mixte « Navarre » de la S.G.T.M. Ce navire s’en venant d’Amérique du Sud, qui n’en était qu’à son quatrième voyage depuis sa mise en service pour soutenir la concurrence des compagnies italiennes et allemandes sur les lignes transatlantiques, avait fait naufrage par un brouillard épais près de Carry-le-Rouet. Lesteamer« Navarre » mesurait 121 m de long sur 12 m de large. Les passagers et une bonne partie de la cargaison de cafés et de cuirs purent être récupérés, avant qu’une tempête en décembre ne disloque le navire. Durant des semaines, des ballots de peaux et de laines s’échappèrent d’une énorme brèche à l’arrière, engendrant une pollution nauséabonde. Le préfet des Bouches-du-Rhône, qui n’était autre qu’Eugène Poubelle, dut alors rendre un arrêté pour obliger les responsables du bâtiment à faire nettoyer le rivage. Telle une baleine échouée, « Navarre » resta un objet de curiosité. Les mauvais temps successifs avaient fait peu à peu de cet accident de mer un véritable naufrage. Jean-Baptiste Olive s’empare alors du sujet, original en peinture, et livre pas moins de huit visions du paquebot brisé en différents formats de toiles (dont deux furent achetées ultérieurement par la Chambre de Commerce de Marseille). Une autre datée de mars 1884 fut exposée au Salon des Artistes français de 1886, preuve que le sujet avait gardé toute sa force émotionnelle. Patrick BOULANGER CCIMP
Jean-Baptiste OLIVE (1848-1936) Soleil couchant sur le Château d™If  15 000 / 20 000 euros Les îles et les eaux de la rade de Marseille ont toujours inspiré les artistes. L’un d’eux, Jean-Baptiste Olive sut tirer de sa palette les tons judicieux qui convenaient pour rendre les effets lumineux du paysage marseillais propres à chaque saison et à chaque heure du jour. Chez ce peintre, point d’impressionnisme, mais une sage application. Les sites sont identifiables, malgré la vigueur du coup de pinceau. Sur l’une de ses toiles, le Château d’If se découvre au lointain. Dans la pénombre croissante, son chevalet calé sur les roches de la Corniche, un Marseillais a transcrit son émerveillement face à la nature. L’île fortifiée n’est qu’une composante de l’œuvre. Et pourtant n’est-ce pas là un sujet mondialement connu immédiatement associé à l’image de Marseille ? Eternel voyageur, il s’en revenait chaque année dans sa ville natale, glanant sur le motif le sujet de ses formats souvent panoramiques réalisés ultérieurement dans la capitale. D’une facture élégante, soignée, servie par des coloris riches, ses natures mortes et ses paysages, mais surtout les marines provençales, séduisirent de nombreux amateurs. Peintre reconnu par des commandes officielles, officier de la légion d’Honneur, Prix Bonnat 1930, Jean-Baptiste Olive s’éteignit le 13 mai 1936 à Paris, loin des sites qu’il chérissait. Patrick BOULANGER CCIMP
Marcel POGGIOLI (1882-1969) Départ pour la Croisade de 1248  8 000 / 10 000 euros Débarquement d'un navire aux Antilles  10 000 / 12 000 eurosAprès le succès des Expositions coloniales de Marseille en 1906 et 1922, Paris accueillit à son tour une manifestation similaire en 1931. La Chambre de Commerce de Marseille qui avait porté les précédentes organisations s’associa aux nouveaux évènements internationaux. Le 3 juin 1931, fut inauguré solennellement son pavillon dans le parc de Vincennes, un an jour pour jour après la décision prise d’y participer. L’éphémère bâtisse se dressait entre la section du Maroc et celle de l’Algérie. Elle présentait des plans, des graphiques et des maquettes du port pour affirmer « le passé glorieux et la puissance présente » de la vieille cité phocéenne. Pour sa décoration, la Chambre avait lancé un concours artistique. Le jury avait choisi Louis Botinelly pour la décoration sculpturale, Loys-Paul Prudhomme pour la cartographie peinte et Marcel Poggioli pour les décorations murales. Poggioli, professeur de dessin et d’art décoratif de l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille, avait déjà réalisé en 1925 pour le palais de la Provence à l’Exposition des Arts décoratifs de Paris deux panneaux et une fresque. En 1931, pour la Chambre de Commerce, il conçut une frise coupée en huit panneaux évoquant le rôle commercial et colonial de Marseille depuis sa fondation. A droite de la porte d’entrée du pavillon, on trouvait ainsi une flotte de nefs e marseillaises s’apprêtant à franchir la passe du port en 1248, lors de la 7 Croisade. A gauche, c’était le débarquement d’un navire marchand à Saint-Domingue vers 1765, sur la plage des Cayes. Marcel Poggioli fit, une fois encore, apprécier son sens de la composition, jouant avec une fine couche picturale et de sobres effets pour s’affirmer comme un peintre d’atmosphères. L’Exposition coloniale internationale de Paris terminée, Poggioli poursuivit sa carrière de professeur. Il participa cependant à la décoration de plusieurs paquebots, tels les Djenné etKoutoubia, de la Cie Paquet,Ile-de-Beauté etSan PierroCorsola Cie de Fraissinet, avant de prendre sa retraite en 1948 qu’il allait consacrer, peut-on s’en étonner, à la peinture de chevalet entre Provence et Corse. Patrick BOULANGER CCIMP
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