documentation - Les secrets... (Livre)

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documentation - Les secrets... (Livre)

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Bernard Lecomte
Les secrets du Vatican
www.editions errin.fr
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Introduction ...................................................................
1. Un pape contre les Soviets......................................... Comment Pie XI a voulu berner les bolcheviks russes
2. « Vive le pape ! Vive le Duce ! » ............................... Pourquoi la Cité du Vatican a été fondée par Mussolini
3. L’encyclique interrompue .......................................... Quand le pape fallit condamner le racisme et l’anti-sémitisme
4. Les silences de Pie XII............................................... Ce qu’on peut vraiment reprocher au pape pendant la guerre
5. L’affaire Finaly............................................................ Quand le pape et les Juifs se disputaient les enfants de l guerre
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6. Le drame des prêtres-ouvriers ................................... 111 Pourquoi Pie XII coupa les ponts avec le monde des prolétaires
7. Main basse sur le concile ........................................... 136 Comment Vatican II a manqué de capoter le jour de son ouverture
8. La pilule, de justesse... ............................................... 162 Comment l’Eglise catholique a failli approuver la contraception
9. Un schisme pour rien................................................. 185 Pourquoi l’affaire Lefebvre fut un vrai faux schisme
10. La mort du « pape au sourire » ............................... 209 er La terrible vérité sur la mort mystérieuse de Jean-Paul I
11. « So-li-darnos´c´ ! » .................................................... 227 Comment le pape polonais a renversé le cours de l’Histoire
12. La filière bulgare ...................................................... 252 Qui était derrière la tentative d’attentat contre Jean-Paul II en 1981 ?
13. La revanche de l’Opus Dei ...................................... 267 Pourquoi et comment le fondateur de l’« Œuvre de Dieu » fut canonisé
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14. Le saint suaire de Turin ........................................... 287 Pourquoi l’Eglise refuse de considérer le linceul comme authentique
15. Son Excellence le « banquier de Dieu » ................. 308 Comment le pape fut mêlé au plus grand scandale finan-cier de l’après-guerre
16. Le troisième secret de Fatima.................................. 325 Qu’avait vraiment révélé la Vierge aux trois bergers portugais ?
17. La surprise Ratzinger ............................................... 350 Pourquoi lePanzerkardinalne devait pas succéder à Jean-Paul II
Bibliographie................................................................... 367 Index des noms cités...................................................... 373
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La mort du « pape au sourire »
er La terrible vérité sur la mort mystérieuse de Jean-Paul I
« Puisse Dieu vous pardonner ce que vous m’avez fait ! » Cardinal Albino Luciani, chapelle Sixtine, 26 août 1978.
— Le pape est mort ! — Mais on le sait, voilà un mois qu’il est mort ! er — Non : le nouveau pape, Jean-Paul I , est mort cette nuit ! Tout au long de la matinée de ce 29 septembre 1978, ce dialogue résonne, aux quatre coins de la planète. Dans la er nuit, Jean-Paul I , le « pape au sourire », désigné au cœur de l’été par le conclave pour être le successeur de Paul VI, a rendu l’âme à Dieu. Dès l’annonce de cette mort imprévue, on voit fleu-rir, partout dans le monde, deux types de réactions. A commencer par la stupeur et la perplexité d’innombrables croyants : cardinaux, évêques, prêtres, simples fidèles,
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combien sont convaincus, peu ou prou, que Dieu est bien le maître de nos destinées, et que c’est le Saint-Esprit qui a guidé les votes des électeurs du conclave, un mois plus tôt, dans le secret de la chapelle Sixtine ! Que s’est-il passé ? Les princes de l’Eglise ont-ils péché par excès de confiance en eux ? Dieu a-t-il voulu adresser un message particulier à une Eglise en pleine interrogation ? Comment décrypter cette incroyable erreur de casting ?
Un parfum de scandale
Mais aussi, très vite, un parfum de scandale se répand, propagé par les insinuations de la presse italienne relayées par les médias du monde entier : quels mystères inavouables cache cette mort subite ? Pourquoi son annonce est-elle entachée de tant d’informations floues ou contradictoires ? Ainsi, vu la brutalité du décès, pourquoi n’a-t-on pas procédé à une autopsie du corps du défunt ? Ne serait-ce pas pour masquer les traces d’un empoisonnement ? Si la mort a été entraînée par un « infarctus du myocarde », comme le disent les officiels, comment expliquer le doux sourire pacifié du pape décédé, qui tenait toujours, serrés entre ses doigts, de mystérieux feuillets ? Du reste, que lisait donc le pape quand il est mort ? Radio Vatican a annoncé à 14 h 30, ce jour-là, qu’il lisait l’Imitation de Jésus-Christ, avant de se rétracter le 2 octobre : pourquoi cette rétractation ? Que contenaient ces fameux feuillets dactylographiés ? Un discours dévastateur ? Une liste de prélats nommés et limogés ? Des accusations compromet-
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tantes ? Contre les jésuites, l’Opus Dei, les francs-maçons, les intégristes ? Il est vrai qu’on relève nombre d’incohérences et de contradictions dans les communiqués officiels et les commentaires qu’ils ont générés à l’intérieur même du Vatican. Une dépêche de l’agence italienne Ansa datée du 29 septembre à 7 h 43 du matin, n’affirme-t-elle pas que les thanatopracteurs attachés à la maison du pape, Arnaldo et Ernesto Signoracci, auraient été tirés du lit aux aurores, avant même la découverte du corps ? D’ailleurs, qui a vrai-ment découvert le corps ? Le secrétaire John Magee, selon la version officielle, ou sœur Vincenza, la gouvernante du pape ? Et à quelle heure, exactement ? Chaque détail un peu trouble provoque de nouvelles questions : où sont passées les lunettes et les pantoufles du pontife, que personne, semble-t-il, n’a retrouvées ? Et pour-quoi le garde suisse Hans Roggen a-t-il déclaré avoir vu à 6 h 45, ce matin-là, le sulfureux archevêque Marcinkus rôder, hagard, près du palais apostolique ? A toutes ces questions sournoises – mais légitimes – suc-cèdent bientôt les rumeurs malveillantes, les fantasmagories idéologiques et les opérations mercantiles. Le 3 octobre, l’association intégriste Civilta christiana, proche de Mgr Lefebvre et très hostile au cardinal Villot, avance dans un bulletin que le pape pourrait avoir été assassiné par les « libéraux » et les « francs-maçons » de la Curie ! Bientôt, er un livre intituléLa Vraie mort de Jean-Paul I, de Jean-Jacques Thierry, accuse le cardinal camerlingue Villot d’avoir maquillé le crime. Puis on voit sortir en librairie Pontiff,un récit de Max Morgan-Witts et Gordon Thomas ; puisHan asesinado el papa !des journalistes espagnols Pena
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et Zottola, qui sera même édité en feuilleton dans un jour-nal mexicain ; puis le romanLa Soutane rougede Roger Peyrefitte ; et surtoutIn God’s Namede David Yallop. Yallop, qui n’a pas mené toute l’enquête lui-même, a mis en scène les informations que lui a rapportées son colla-borateur Philip Willan, jouant sur les étranges imprécisions er du Vatican pour transformer la mort de Jean-Paul I en un drame épouvantable et sordide où se profilent les ombres – familières, à l’époque – des banquiers Michele Sindona et Roberto Calvi, de l’évêque Paul Marcinkus, directeur de la Banque du Vatican, et du chef de la loge maçonnique P2, Licio Gelli, sur fond de Mafia, de services secrets et d’obs-curs mais gigantesques intérêts planétaires. La vision de res-pectables cardinaux comme Jean Villot ou John Cody habilement transformés en « tontons flingueurs » assure à ces auteurs imaginatifs des records de vente dans les librai-ries. En Allemagne, par exemple, le livre de Yallop figurera parmi les meilleures ventes pendant près de quatre ans !
Luciani écrit à Pinocchio
Qui était donc Albino Luciani, pour susciter, en mou-rant, autant d’émotion, de désolation, de rumeurs et de fan-tasmes ? Originaire de Forno di Canale, dans le nord-est de l’Italie, où il est né le 17 octobre 1912, Luciani est fils d’ou-vrier. Ordonné en 1935, il poursuit d’honnêtes études à la Grégorienne, à Rome, avant de devenir prêtre dans sa paroisse, puis, en 1938, professeur au séminaire du chef-lieu, Belluno. En 1948, il est promu vicaire général de son
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