Dossier de presse : Inauguration de la restauration de la galerie ...

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Dossier de presse : Inauguration de la restauration de la galerie ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Lundi 25 juin 2007 Inauguration de la restauration de la galerie des Glaces du château de Versailles
L’aboutissement d’un mécénat inédit.................................................................................. 1 Les trésors de la galerie des Glaces redécouverts ............................................................ 2 Quatre années d’un chantier exceptionnel.......................................................................... 6 Le soutien du Conseil scientifi que ....................................................................................... 9 Les différentes campagnes de restauration ..................................................................... 10 Autour de la restauration.................................................................................................... 11 Extraits du dernier Conseil scientifi que ............................................................................ 12 Développé de la voûte avant et après restauration (poster)
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La restauration de la galerie des Glaces est la plus importante opération de mécénat culturel jamais réalisée en France. D’un m ontant de 12 millions d’euros et réalisés dans le cadre innovant d’un mécénat de compétences, les travaux ont entièrement été pris en charge par VINC I, à qui la maîtrise d’ouvrage de ce chantier avait été confi ée.
L’aboutissement dun mécénat inédit
La restauration de la galerie des Glaces s’est inscrite dans Mettre à disposition les compétences du groupe VINCI le cadre d un mécénat de compétences : un partenariat de dans le cadre de cette restauration a donné au projet une type nouveau qui engage le mécène au-delà de l’aspect dimension supplémentaire, au-delà d’un simple apport financier. VINCI a mis au service de l’établissement public financier, impliquant le groupe VINCI et ses salariés, de Versailles son expertise de management de projet et concrétisant une nouvelle forme de partenariat public son expérience dans la restauration, la conservation et la privé et déplaçant les frontières du mécénat. mise en valeur du patrimoine. Plusieurs filiales du Groupe ont mis leurs compétencesUn mécénat innovant au service du projet : Socra (filiale de VINCI Construc-tion) pour les marbres et les bronzes, Degaine (fi liale Une convention-cadre entre l’établissement public de de VINCI Construction) pour les travaux de maçonnerie, Versailles et VINCI a défini les modalités de ce nou-Sdel Artec (filiale de VINCI Energies) pour les travaux veau partenariat entre le domaine public et l’entreprise. d’électricité et de mise en valeur par la lumière de la Par le biais d’une autorisation d’occupation temporaire galerie. Les installations de chantier et la coordination (AOT), le ministère de la Culture et de la Communica-sécurité-prévention-santé relevaient également des tion a confié à VINCI la maîtrise d’ouvrage du projet de compétences du Groupe. Comme pour tous les lots, restauration. leur attribution a été soumise à la décision du Comité de pilotage, entité mixte composée de représentants de l’établissement public de Versailles, de l’Inspection générale des monuments historiques et de VINCI.
Dans le cadre du mécénat de compétences, la restauration des marbres et des bronzes a été confiée à Socra, filiale de VINCI. Les travaux de maçonnerie (Degaine) et d’électricité (Sdel Artec) ont également été assurés par des entreprises du Groupe.
C’est la première fois en France qu’une mission de cette ampleur est confiée à une entreprise privée. En faisant ce choix, l’établissement public de Versailles a fait celui de l’innovation et d’une implication maximale du mécène dans la gestion du chantier et le respect des délais, puisque, en accordant la maîtrise d’ouvrage du projet à VINCI, la responsabilité de ce dernier était engagée sur toute la durée de l’opération. Il s’agissait du premier pro-jet de mécénat de compétences de cette dimension et de cette portée. VINCI était donc responsable de la bonne gestion de ce projet pendant toute la durée des travaux, même si les missions de contrôle et de surveillance relevaient des institutions du ministère de la Culture, dans le respect de la loi de 1913 sur les monuments historiques. La maîtrise d’œuvre est naturellement revenue à l’archi-tecte en chef des monuments historiques en charge du
Les installations de chantier et la ventilation ont également été confiées à des entreprises de VINCI, respectivement Dumez Ile-de-France et Lefort-Francheteau.
château de Versailles, Frédéric Didier. Ce dernier était assisté d’un comité de suivi composé de représentants de la Direction de l’architecture et du patrimoine et de la Direction des Musées de France. Et pour que cette restauration soit incontestable, un conseil scientifique, composé d’experts de la peinture et de l’architecture du XVIIe siècle reconnus mondiale-ment, a validé toutes les méthodologies et interventions de cette opération. La restauration de la galerie des Glaces montre que, en s’attachant à définir dans un cadre contractuel précis les missions et prérogatives de chacune des parties, le mécénat d’entreprise peut se transformer en un vérita-ble partenariat au service de la collectivité.
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Une des décisions majeures du Conseil scientifique international a été de restituer aux cartouches leurs inscriptions en bleu de smalt sur fond or.
Retrouver la tonalité du pigment de lapis-lazuli dans les cieux a été une des plus grandes surprises de ce chantier.
Les trésors de la galerie des Glaces redécouverts
Les découvertes réalisées au coursde la guerre à la paix, d’où cette progression très régu-de la restauration lière de l’éclaircissement et de la pureté du bleu. Inten-tion que l’on retrouve au travers d’un autre bleu présent dans les peintures de la voûte. Il s’agit du bleu de smalt Un bleu unique et précieuxplus largement utilisé car moins onéreux, il a été utilisé dans les médaillons octogonaux pour peindre les person-Au début du chantier, en septembre 2004, lors de la réa- nages qui apparaissent de plus en plus clairs vers le sud lisation des premiers tests de nettoyage, la découverte de la galerie. C’est le résultat d’un changement volontaire de la couleur d’origine des cieux a été une très grande et toujours symbolique de la technique utilisée par Le Brun surprise. Il s’agissait d’un bleu très particulier et très par l’ajout de blanc et de lapis-lazuli au bleu de smalt. lumineux qui avait bien résisté au temps, le bleu lapis-lazuli, qui tient son nom d’un pigment de grande valeur extrait de la pierre de lapis-lazuli broyée. L’ensemble deLa véritable couleur des cartouches la voûte est aujourd’hui illuminé de cette nuance retrou-vée et chère à Le Brun. Cette première restauration intégrale de la galerie des Le nettoyage des peintures a également permis de révé- Glaces a permis de révéler des états historiques demeu-ler l’éclaircissement des toiles au fur et à mesure que rés cachés jusqu’alors. l’on se déplace vers le sud de la galerie. Cet effet voulu Un des exemples les plus intéressants est la redécou-par Le Brun sur les peintures va de pair avec les scènes verte de la véritable couleur de fond des cartouches por-qu’elles représentent et la résolution des confl its menés tant les inscriptions qui légendent les diverses scènes par Louis XIV. En effet, du nord au sud de la galerie, les de l’histoire du roi. Ces derniers avaient en effet subi un peintures de Le Brun accompagnent le peuple français changement d’option chromatique par rapport à leur
Lors des opérations de nettoyage, la couche picturale, parfois usée, a laissé entrevoir ce qu’on appelle des repentirs : éléments de la toile que Le Brun a lui-même décidé de déplacer ou d’effacer.
Après restauration, l’usure du bleu a été atténuée et le repentir de Mercure a complètement disparu.
état d’origine : ornés d’inscriptions en bleu de smalt sur fond or lors de l’édification de la galerie, leurs inscrip-tions avaient été effacées pendant la Révolution, pour anéantir toute expression du pouvoir royal. La dorure à la feuille d’or qui donnait la couleur de fond avait ainsi été recouverte de bronzine. Mais l’évolution de ces deux matériaux n’est pas la même, et le fond des cartouches a progressivement verdi à cause de l’oxydation de la bronzine. Ainsi lors de la campagne de restauration du début du XIXesiècle, cette nouvelle teinte avait été inter-prétée comme étant la couleur d’origine, et avait ainsi été renforcée sur l’ensemble des cartouches de la voûte. Ce n’est qu’au cours de la dernière restauration que leur véritable couleur d’origine a été révélée, grâce aux sondages pratiqués par les restaurateurs et aux études stratigraphiques du centre de recherche et de restaura-tion des musées de France. Le Conseil scientifique international a voté à la majorité des voix pour un retour à des fonds dorés, optant ainsi pour un retour à un état XVIIesiècle en cohérence avec l’ensemble des décors.
Le repentir de Mercure Lors des opérations de nettoyage, la couche picturale ori-ginale, parfois usée, a laissé entrevoir ce qu’on appelle des repentirs : des éléments ou des personnages que Le Brun lui-même avait décidé de déplacer ou d’effacer. La cou-che picturale qui avait servi à masquer ces éléments devenant plus ou moins transparente avec le temps peut entraîner la réapparition des premières esquisses du peintre. Des analyses stratigraphiques sont réalisées sur des micro-particules de peintures pour identifi er les différentes couches de peinture superposées et les dater afin de confirmer ou non la présence d’un repentir. Plusieurs repentirs ont été découverts sur les peintures de la voûte, reflets des hésitations de Le Brun face à une composition si complexe ; ils sont le témoignage du tra-vail accompli pour harmoniser entre elles ces grandes toiles peintes au sol avant d’être maroufl ées à la voûte. Le repentir de Mercure, placé sur la toile centrale repré-sentant d’un côté la France et de l’autre ses puissances ennemies, est révélateur de ce travail d’harmonisation et de recomposition. C’est suite au nettoyage du ciel, qui a permis d’enlever les repeints et autres couches de vernis, qu’un autre Mercure est apparu, beaucoup plus décen-tré. Cette découverte a révélé le placement initial du per-sonnage que Le Brun avait modifi é par la suite pour le recentrer.
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Des lacunes importantes dues à l’usure ou aux déposes successives perturbaient la lisibilité de certaines toiles (photo de gauche). Après la réintégration, ces lacunes ont été comblées et les toiles ont retrouvé leur état d’origine voulu par Le Brun (photo de droite).
Les volets de la restauration La restauration des peintures, des dorures et des sculptures LES PEINTURES Œuvres du premier peintre du roi, Charles Le Brun, ces décors sont avant tout au service de la politique royale. Ils relatent les grandes victoires de Louis XIV ainsi que ses actions de politique intérieure (arrêt des duels, réfor-mation de la justice, etc.). Pour la première fois dans ce type de décor, la personne du roi est mise en situation alors que les règles de l’époque voulaient que ce soient des sujets mythologiques qui se fassent l’interprète des valeurs royales. Le roi était d’abord peint sur chevalet, par respect de sa personne. Le tableau était ensuite réintroduit dans les différentes toiles de la voûte. Lors des précédentes res-taurations, ces peintures ont été déposées et abîmées. Des fragments se sont détachés et n’ont pas toujours été réintroduits correctement. Les restaurateurs ont ainsi découvert un formidable puzzle dont les pièces avaient parfois été remarouflées au mauvais endroit. La restauration de ces peintures a représenté un travail long et délicat sur lequel se sont attelés en permanence une quarantaine de restaurateurs. La gageure résidait
En parallèle des premiers tests de nettoyage, des consolidations d’urgence ont été pratiquées sur certaines toiles comme ici surMesures des Espagnols rompues par la prise de Gand, 1678.
Les principales étapes • Dépoussiérage par aspiration (après repérage et pré-consolidation des zones fragiles) • Consolidation, refixage   et recollage des enduits et des peintures • Décrassage des peintures • Allègement des vernis  de restauration appliqués au XXesiècle • Purification des repeints issus des restaurations antérieures • Réintégration picturale • Protection finale
dans la volonté de redonner au plafond toutes les nuan-ces chromatiques des peintures originales de Charles Le Brun qui avaient été dénaturées par les campagnes de restauration des XIXeet XXesiècles. L’intervention du groupement de restaurateurs a permis de se rappro-cher du premier état voulu par le peintre du roi lors de la conception de la galerie des Glaces.
Outre le nettoyage, qui devait rester très mesuré, les restaurateurs ont repris les dorures selon les techniques de l’époque.
Les principales étapes • Dépoussiérage au pinceau et à l’aspirateur (après isolation des zones fragiles)   seitrap sed notidalisoon cete  Prére xag cassées et mobiles   sei sedtrapulmoe agn ior patitunotsR ce manquantes • Nettoyage des dorures anciennes • Réintégrations ponctuelles de dorure à l’eau • Harmonisation des dorures
LES SCULPTURES ET LES DORURES Les nombreuses compositions en stuc - trophées, cartouches, guirlandes - propres à magnifi er la voûte de la galerie ont fait l’objet d’un nettoyage et d’une reprise particulièrement soignés. Les éléments fi ssu-rés ou cassés ont été recollés et remaillés tandis que les parties lacunaires ont été complétées. L’équipe de restauration a adapté ses méthodes selon l’état des sculptures : par injection, par imprégnation ou encore au goutte-à-goutte. À l’instar des peintures, la lisibilité des dorures avait été brouillée par les restaurations
Les éléments fissurés ou cassés ont été recollés et remaillés tandis que les parties lacunaires ont été complétées.
successives, et souvent excessives, qui ont nécessité un travail d’observation, de sonda t d’analyse afi n ge e de rétablir l’harmonie générale de l’ensemble. Outre le nettoyage, extrêmement mesuré, les restaurateurs ont réalisé des dorures neuves selon les techniques de l’époque afin qu’elles se fondent dans les anciennes.
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Les 357 miroirs de la galerie refl ètent les différents éléments du décor, comme ici les girandoles.
La restauration du décor architectural : miroirs, bronzes d’art et marbres La renommée de la galerie des Glaces provient tout autant de ses imposants lambris de marbres polychro-mes que de ses 357 miroirs au mercure. La restauration de ce décor architectural unique, qui a démarré en jan-vier 2005, a été organisée en trois lots distincts.
LES MIROIRS Les miroirs ont été déposés tandis que les parquets de glaces ont été vérifiés et confortés. Les glaces endom-magées ont été remplacées par des glaces au mercure qui étaient auparavant stockées dans les magasins du Sénat. Elles ont été biseautées à l’identique. À l’origine, le chantier de fourniture et de pose des gla-ces de la galerie est intervenu à la phase d’achèvement du projet entre 1683 et 1684. Cet ultime embellissement
Le miroitier Vincent Guerre a remplacé 40 miroirs de facture trop récente ou cassés par d’anciens miroirs au mercure.
Les principales étapes La restauration des miroirs de la galerie des Glaces a été réalisée en quatre phases : • Dépose des glaces et vérification du support • Remplacement des glaces à l’argenture par des glaces au mercure • Traitement des piqûres et des altérations du tain • Nettoyage final
porte à la perfection le décor qui a nécessité de pousser les techniques de l’époque à leurs extrêmes limites. Une prouesse architecturale d’abord, car, sur chacune des 17 arcades qui font face aux portes-fenêtres, 21 glaces reflètent les somptueux jardins de Le Nôtre, faisant de la galerie un espace presque sans limite et encore inédit dans les palais européens du XVIIesiècle. Une prouesse technique ensuite, car la fabrication de ’ li er ces glaces, dites « au mercure », nécessitait d app qu une décoction d’étain et de mercure mélangés à chaud sur une plaque de verre. L’étain collait à la surface du verre, alors que le mercure s’écoulait laissant une cou-che argentée, appelée l’étamage. Ce procédé était très toxique à cause des vapeurs de mercure, il a empoi-sonné de nombreux ouvriers jusqu’à ce qu’un nouveau mode de fabrication des glaces soit inventé en 1837 :
Détail d’un trophée de Ladoireau en bronze.
Les embases de pilastre ont été déposées pour être nettoyées et ponctuellement redorées.
l’argenture. Les glaces au mercure seront interdites en 1850 par l’État. Cette technique était apparue à la fi n du XVesiècle en Ita-lie à Murano, une île de la lagune de Venise. À l’époque de la construction du château de Versailles, la production de ces glaces se faisait à une échelle semi-industrielle et les secrets de fabrication étaient jalousement gar-dés par la République de Venise. C’était compter sans Colbert et son dévouement aux plus grandes ambitions royales. Des ouvriers vénitiens auraient été débauchés, voir, kidnappés, et seraient ainsi venus travailler de force à la manufacture de Tourlaville dans le Cotentin (deve-nue Manufacture royale de la glacerie), qui fonctionnera de 1667 à 1834. Mais la chute du monopole de Venise ne fut pas sans conséquences, de nombreux ouvriers furent assassinés pour avoir trahi la Sérénissime. LES BRONZES Ce lot de travaux comprenait la restauration d’éléments ornementaux multiples et variés - trophées, chutes, bases de pilastres et de colonnes, pare-closes de gla-ces, targettes, verrous, boutons de tirage, espagnolet-tes, tringlerie façonnés dans des matériaux différents -- bronze coulé, fer forgé, laiton, etc. Les parties man-quantes ont été restituées à partir de moulages sur les originaux. Les éléments les plus abîmés ont été dépo-sés pour être nettoyés ou remplacés lorsque cela était nécessaire, la priorité étant de conserver les éléments anciens.
Différents pigments ont été utilisés pour traiter les usures et les lacunes des marbres au cas par cas.
Les différents types de marbre dans la galerie des Glaces
Le célèbre  Le Vert Campan,marbre Le marbre rouge, blanc de Carrare Rance de Belgique le Campan Son origine Utilisé pourgrand mélange italienne tres ne contribue leet sl epsil acsolonnestIlhelin anco retrraS el te énabu  pas à faire r hmant le décor de la galerie ayrcthitectural, Cpderossv  iPmeyanrrnébenrenéste  s une vitrine il était exploité te leur de la France. dans une province, e Son emploi, alors française, éatcahite ominnéeremuexn t comme le marbre dont la carrière  calacatta, sera sappelle encoreeMt acio iml fpalillqauité . donc limité au o d’hui aux frises, lej«turrou abssolument   moulures et autres ersaille » encadrements tdaen tV son s ,pduo umr aorrbnreer  flraa nçais des marbres ex oitati de couleur populr lechoânt eau ngCaeltvteaerii tec  opdnaetsrs a diGnelt aepc reixs.   permettant nte. de mettre a été importapoaur Louis XIV en valeur et Colbert. ces derniers.
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Pour réaliser les ragréages, les restaurateurs mélangent de la chaux ou du plâtre et de la poudre de marbre teintée de pigments naturels.
LES MARBRES Les travaux comprenaient la remise en valeur de l’en-semble des marbres polychromes situés sur les lambris verticaux, les voussures, les embrasures, le tapis d’ébra-sement et la frise périphérique : un travail délicat qui a consisté à traiter les usures et les lacunes au cas par cas. Les marbres ont ensuite fait l’objet d’un traitement de finition afin de restituer leur éclat sans pour autant ôter la patine ancienne. Jules Hardouin-Mansart a conçu pour la galerie des Glaces un impressionnant et subtil
Après un nettoyage adapté aux différentes couleurs de marbre, les restaurateurs procèdent au ragréage des épaufrures, usures et autres lacunes.
Les principales étapes La restauration de chaux, de plâtre a consisté à remettre et de poudre de marbre en valeur l’ensemble teintés de pigments des marbres polychromes naturels adaptés (lambris verticaux, à chacune des six voussures, embrasures, variétés de marbres tapis d’ébrasements, etc.) présents dans la galerie provenant de France, dItalie et de Belgique.   Raeu pprilâster edes joints Les étapes ont été • Pose de bouchons les suivantes : de marbre si les lacunes • Dépoussiérage général sont importantes et nettoyage doux • Application d’une cire • Reprise des usures, microcristalline lacunes et épaufrures en traitement par des ragréages à base de finition et lustrage
décor architectural d’environ 1100 m2de lambris et de dallages en marbres polychromes, provenant de diffé-rentes régions européennes. Six sortes de marbres sont ainsi savamment assemblés autour des portes-fenê-tres et des portes-glaces. Le choix des marbres utilisés dans la construction de la galerie est particulièrement révélateur de la volonté du Roi Soleil de faire de cette dernière, en plus d’un instrument politique au service de ses ambitions, une véritable vitrine des richesses et des savoir-faire français au XVIIesiècle.
Les pare-closes et les cabochons des portes-glaces ont tous été nettoyés et parfois redorés.
La restauration des éléments menuisés Les travaux ont consisté à vérifier les parquets des portes-glaces et à reprendre les éléments de menuiserie abî-més. Des trappes et des placards ont également été aménagés dans les locaux techniques. Au préalable, les 770 m2de parquet de la galerie des Glaces ont été entièrement refaits à neuf selon le modèle de Roubo de Mazerolles, durant la phase de travaux préliminaires de mars à mai 2004, sans jamais limiter l’accès du public à la galerie.
La restauration des bronzes s’est aussi portée sur de multiples éléments de serrurerie : targettes, verrous, boutons de tirage, espagnolettes, tringlerie, et comme ici les pomelles.
Les portes-fenêtres ont été redorées selon la technique de l’époque, avec une dorure à la mixtion.
LES PORTES-FENÊTRES Une fois les menuiseries et les éléments de serrurerie restaurés, les portes-fenêtres ont été redorées. Cette nouvelle dorure est la restitution d’un état qui a perduré jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Des traces de dorure à la mixtion ont été mises en évidence sur les impostes des portes-fenêtres grâce à des investigations menées en cours de chantier. Les tiges d’espagnolette ont également été redorées. À l’origine, elles étaient en bronze doré au mercure. Changées en 1814 par Feuchère, elles avaient alors été peintes avec un vernis noir qui a été conservé et reste aujourd’hui protégé sous la dorure.
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