Dossier Qualification JYM Section 67 campagne 2009

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Dossier Qualification JYM Section 67 campagne 2009

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Jean-Yves MEYER
Dossier de demande de qualification aux fonctions de maître de conférences (campagne 2009)   Section du Conseil National des Universités : 67 Biologie des Populations et Ecologie                       Adresse professionnelle : Délégation à la Recherche Ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Gouvernement de Polynésie française B.P. 20981 Papeete 98713 Tahiti Polynésie française Tél : (689) 47 25 60 Fax : (689) 43 34 00 E-mail : jean-yves.meyer@recherche.gov.pf
 
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CURRICULUM VITAE   MEYER Jean-Yves Pierre Né le 20/02/68 à Argelès-sur-Mer (66) Nationalité française Marié, trois enfants (4 ans, 10 ans et 13 ans)  Adresse personnelle : Hamuta, Route Fare Rau Ape B.P. 5102 Pirae, Tahiti 98716 Polynésie française Tél / Fax : (689) 42 13 16 http://www.jymeyer.over-blog.com   Domaines de recherche  Ecologie végétale ; Botanique tropicale ; Biogéographie insulaire ; Biologie de la conservation ; Invasions biologiques   Situation professionnelle actuelle  2002- Chargé de recherche de 2ème (agent titulaire de la Fonction classe Publique Territoriale) à la Délégation à la Recherche (Ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Gouvernement de Polynésie française) ; rattaché à l’Institut de recherches médicales Louis Malardé, Tahiti (2002-2006).   Formation et expérience professionnelle  2001-2002 Directeur scientifique du Conservatoire Botanique National de (CDD) Mascarin (Ile de La Réunion).  1998-2001 Chargé de recherche(CDD) à la Délégation à la Recherche (Ministère de la Santé et de la Recherche, Gouvernement de Polynésie française); rattaché au Laboratoire d’Ecologie marine de l’Université de Polynésie française.  1996-1997 Post-doctoral Research Scholar l’University of Hawaii at Manoa, à Botany Department, Honolulu, Hawaii (USA) ; rattaché au Haleakala National Park Research Station (île de Maui) et au Hawaii Volcanoes National Park Resource Management Division (île de Hawaii).  1995-1996 Chargé d'étude(Volontaire à l’Aide Technique) à la Délégation à l’Environnement (Ministère de l’Environnement, Gouvernement de Polynésie française) ; rattaché au Centre ORSTOM de Tahiti.
 
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1994
Thèse de Doctorat "Biologie des Populations et Écologie", Université de Montpellier 2, Sciences et Techniques du Languedoc ; stages au Centre ORSTOM de Tahiti et au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) du CNRS-Montpellier ;mention Très Honorable.  Sujet de thèse :  Mécanismes d’invasion deMiconia calvescens en Polynésie DC. française  Jury de thèse (soutenue le 30 novembre 1994) :  M. Louis THALER, Professeur, Université de Montpellier 2, président M. Jacques GASQUEZ, Directeur de Recherche, INRA Dijon, rapporteur M. Doyle McKEY, Professeur, University of Miami, Florida, rapporteur M. Antoine CORNET, Directeur de recherche, ORSTOM Montpellier, examinateur Mme Simone GRAND, Délégué à l’Environnement et à la Recherche, Polynésie française, examinateur M. Finn KJELLBERG, Chargé de recherche, CNRS Montpellier, directeur de thèse  1991 Diplôme d'Études Approfondies "Sciences de l'Évolution et Écologie", Université de Montpellier 2, Sciences et Techniques du Languedoc ; stages au Biological Control Unit du CSIRO-Montpellier et au Laboratoire AGETROP du CIRAD-Montpellier ;mention Assez-Bien.  1990 Maîtrise "Biologie des Organismes et des Populations", Université de Nancy 1 ; stage au Laboratoire de Botanique du Centre ORSTOM-Tahiti ;mention Bien.  1989 Licence "Biologie des Organismes et des Populations", Université de Nancy 1 ; stage à l’Unité d’Entomologie de l’Institut Territorial de Recherches Médicales Louis Malardé, Tahiti ;mention Bien.  1988 DEUG "Sciences de la Nature et de la Vie", Université de Nancy 1 ; mention Assez-Bien.  1986-1988 Prépa Agro(Bio Math Sup, Bio Math Spé), Lycée Henri Poincaré (Nancy).  1986 Bac C, Lycée Leconte de Lisle (Saint-Denis, île de La Réunion) ; mention Assez-Bien.  Langues  Anglaiscouramment lu, écrit et parlé Allemandlu, écrit et parlé
 
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ACTIVITES DE RECHERCHE
  I. Cadre et objectifs  Depuis mon engagement scientifique dans les domaines de la biologie, de l’écologie et des sciences de l’évolution, mes activités de recherche se sont cristallisées autour de deux problématiques reconnues comme majeures, à la fois par la communauté scientifique que par les décideurs politiques, tant à l’échelle internationale, nationale, et régionale (dans les îles du Pacifique par exemple) : la conservation de la biodiversitéet lagestion des invasions biologiques.  L’érosion de la biodiversité et l’introduction d’espèces envahissantes (dites également « invasives ») sont deux phénomènes touchant particulièrement les écosystèmes insulaires, qu’il soient tempérés, méditerranéens ou tropicaux. Leur petite surface terrestre et leur isolement géographique ont façonné des communautés végétales et animales à la fois originales du point de vue évolutif mais extrêmement fragiles face aux perturbations extérieures (appelé « syndrome d’insularité »). Les conséquences de l’extinction d’espèces insulaires endémiques, souvent uniques au monde, et de l’invasion massive par des espèces cosmopolites en relation avec la mondialisation (conduisant à l’« homogénéisation » des flores et des faunes), ne portent pas seulement atteinte à lacoosmptioi net à lastructure des écosystèmes naturels, mais également à leurfonctionnement et à leur dynamique. La disparition d’espèces dites « clef de voûte » (comme par exemple les pollinisateurs, les disséminateurs de fruits charnus, les décomposeurs de la litière ou les stabilisateurs de l’érosion des sols) et la perte des biens et services fournit par ces écosystèmes (notamment l’eau douce et la qualité des sols) ont de graves conséquences écologiques et socio-économiques.  Les îles, célébrées comme des laboratoires naturels de l’évolution (notamment en raison de radiations adaptatives spectaculaires), sont des sites privilégiés pour l’étude des phénomènes d’extinction et d’invasion biologique. Systèmes écologiques simplifiés, elles permettent d’appréhender plus facilement les relations complexes qui peuvent exister entre les espèces et leurs habitats, et les espèces entre elles (compétition, prédation, mutualisme par exemple). Les expérimentations en milieu insulaire constituent des modèles pour répondre aux problématiques affectant les milieux continentaux (par exemple la fragmentation des habitats en raison de la déforestation, de l’agriculture ou de l’urbanisation). Les enjeux de la préservation du patrimoine naturel et de la lutte contre les espèces envahissantes sont cruciaux pour ledéveloppement durable et harmonieux petites îles océaniques (comme la des Polynésie française), où les ressources naturelles, humaines, financières, infrastructurelles et informationnelles sont souvent limitées.  Enfin, les crises d’extinctions et d’invasions dans les écosystèmes insulaires seront exacerbées dans un futur proche par le changement climatique global (notamment le réchauffement climatique et la montée des eaux des océans), constituant un challenge supplémentaire pour les écologues et les biologistes de la conservation.  
 
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Thème de recherche 1  Connaissance et conservation de la biodiversité insulaire terrestre  Comme pour la majorité des îles océaniques ou continentales sur le globe, la conduite ou la poursuite d’inventaires floristiques et faunistiques dans les écosystèmes terrestres sont nécessaires en Polynésie française, en raison de l’ancienneté et/ou du manque crucial dedonnées de base sur les flores et faunes primaires (espèces indigènes et endémiques) et secondaires (espèces introduites et naturalisées) ainsi que sur leurshabitats naturels ou anthropiques.  A titre d’exemple, la multiplicité des îles de Polynésie française (environ 120 îles volcaniques hautes, atolls et atolls soulevés) et leur extrême dispersion (sur une zone océanique aussi vaste que l’Europe), associés au relief accidenté et élevé des îles hautes (dont les sommets dépassent souvent 1000 m d’altitude), expliquent la difficulté d’appréhender complètement la biodiversité terrestre sur un territoire de seulement 3500 km². Si certains groupes taxonomiques « charismatiques » sont relativement bien connus (reptiles, oiseaux, plantes vasculaires), d’autres restent à étudier (mollusques, arthropodes, lichens et mousses) et de nombreuses espèces nouvelles pour la science sont à découvrir et à décrire.  L’identification, la caractérisation, la localisation et la cartographie desespaces naturels de fort intérêt écologique et/ou patrimonial(par exemple les zones humides littorales et d’altitude, les vestiges de forêts sèches de basse altitude, les forêts humides de montagne dites « forêts de nuages » ou encore la zone subalpine tropicale restreinte entre 1800 et 2200 m à Tahiti) et desespèces endémiques menacées de disparitioncritères définis par l’Union Mondiale pour la (selon les Nature) sont indispensables et urgentes à mener si l’on veut définir une véritable stratégie pour conserver la biodiversité dans des territoires ultra-marins comme la Polynésie française et y mener des plans d’action réalisables (opérations de conservationin situouex situ). L’étude des caractéristiques biologiques, démographiques et écologiques (associant autoécologie et synécologie) des espèces rares, menacées ou en danger critique d’extinction ainsi que l’identification descauses de leur disparition (telles que la destruction et la fragmentation des habitats naturels, la surexploitation des ressources, les invasions biologiques, les pollutions et potentiellement le changement climatique global) permettent de proposer des recommandations de conservation ou de gestion adaptées.  En plus des disciplines classiques de la systématique et de la biogéographie, les études génétiques menées sur des espèces végétales ou animales indigènes et endémiques permettent à la fois de mieux comprendre les processus de colonisation et de spéciationdans les îles (origines géographiques, datation grâce aux horloges moléculaires, relations phylogénétiques), mais également de définir le statut bio- et phylogéographique exact de certains taxons voire de préciser leur niveau d’endémicité (espèces ou sous-espèces). L’identification morphologiques et génétique des variétés de plantes cultivées et sélectionnées par l’homme (les premiers Polynésiens sont arrivés il y a plus d’un millénaire dans les îles de Polynésie française), sont également vitales pour des raisons patrimoniales et économiques (par exemple la valorisation et la labellisation des cultivars traditionnels).
 
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Thème de recherche 2  Etude et gestion des invasions biologiques dans les îles  Les espèces introduites ou allochtones envahissantes (dites également « invasives ») constituent l’une des principales menaces avec la destruction et la fragmentation des habitats naturels, sinon la plus importante, pour la biodiversité terrestre des îles dans le monde, et de la Polynésie française en particulier. Il peut s’agir aussi bien de plantes (« mauvaises herbes » ou adventices des cultures et plantes envahissantessensu strictodans les habitats naturels), d’animaux vertébrés (rats, cochons, oiseaux, chèvres, etc.) ou invertébrés (escargots, moustiques, fourmis, etc.), que de microorganismes (virus, bactéries, champignons pathogènes) qui touchent les écosystèmes naturels et/ou les agrosystèmes, mais peuvent également affecter la santé humaine et la qualité de vie des habitants.  L’identification des espèces envahissantes, l’étude de leurs caractéristiques biologiques (par exemple les modes de reproduction sexués et végétatifs, les conditions de germination, la taille et longévité de la banque de graines, les modes et la vitesse de croissance, la phénologie de la floraison et la fructification pour les plantes) et écologiques (par exemple leur aire de distribution naturelle et d’introduction, leur capacités de tolérance à la lumière ou à l’humidité, leurs modes de dispersion), la hiérarchisation de leur importance en fonction des impacts environnementaux, ainsi que leur gestion (mise au point de méthodes de lutte efficaces et adaptées, de systèmes d’alerte précoce et d’évaluation des risques, renforcement de la réglementation et de l’information auprès des décideurs politiques et du grand public) sont nécessaires si l’on veut maintenir l’intégrité des systèmes biologiques.  L’étude del’historique et de la dynamique des espèces envahissantes (date et modes d’introduction, taux de naturalisation, vitesse de colonisation, élargissement de l’aire de répartition, rôle des perturbations, interactions avec d’autres espèces, en particulier les mutualismes et les « synergies d’invasion »), intégrant la biologie et la génétique des populations (effets de fondation, dérive génétique, vigueur hybride), permettent à la fois de mieux comprendre les processus d’invasion dans les îles et de fournir des éléments précieux pour la mise en place d’unestratégie de gestionla plus efficace possible (basée sur la prévention, la détection rapide, l’éradication précoce, la surveillance et le contrôle sur un long-terme).  Les méthodes de lutte (manuelle, chimique, biologique ou intégrée) doivent faire l’objet de suivis scientifiques rigoureux et sur un long-terme afin d’évaluer les succès ou de comprendre les raisons des échecs. Des essais derestauration ou de réhabilitationd’habitats envahis et/ou dégradés par les activités anthropiques (par exemple en favorisant la régénération naturelle, ou le renforcement des populations voire la réintroduction d’espèces pour les plantes), doivent être initiés en parallèle aux opérations de lutte, ce qui nécessite une connaissance approfondie à la fois du comportement écologique des espèces indigènes et endémiques (leur rôle dans le fonctionnement de l’écosystème, les mutualismes entre espèces comme la dissémination des fruits et des graines par les animaux) et des trajectoires dynamiques des habitats (notamment la succession végétale).  
 
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Des études comparatives sur le statut des plantes naturalisées et envahissantes dans différents archipels (que j’ai menées par exemple dans les îles Hawaii, Fidji, Cook, Samoa, Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna dans l’Océan Pacifique et La Réunion et Maurice dans l’Océan Indien), permettent également de mieux cerner les caractères« d’invasivité » des espèces et les facteurs « d’invasibilité »des milieux.   L’objectif ultime de mes travaux de recherche est d’essayer d’enrayer le processus de perte de la biodiversité dans les îles (particulièrement celles de Polynésie française et des autres collectivités françaises d’outre-mer) et de contribuer à la préservation des milieux naturels dans une optique de développement durable. Il passe par une meilleure connaissance et compréhension de la composition, de la structure et du fonctionnement des écosystèmes et par celui des mécanismes d’invasion biologique.   II. Résumé des activités de recherche passées (1990-2007)  Mon implication dans les recherches sur la biodiversité insulaire et les invasions biologiques remonte à plus de 15 ans.  Un stage de Maîtrise de Biologie des Organismes et des Populations portant sur la répartition d’un arbre endémique dominant, considéré comme une « espèce-parapluie » dans les forêts naturelles de montagne à Tahiti (Weinmannia parviflora, Cunoniacées), effectué au Laboratoire de Botanique duCentre IRD (ex ORSTOM) de Tahiti en 1990 sous la direction du Dr. Jacques FLORENCE, botaniste et taxonomiste (actuellement détaché au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris), m’a permis de m’initier à labotanique tropicale, à la connaissance de la flore vasculaire de Polynésie française et du Pacifique, et aux caractéristiques bio-écologiques des espèces insulaires (notamment leurs systèmes de reproduction, dont la dioécie)(Td2)*.  Mon stage principal de D.E.A. en 1991, au sein de l’Ecole doctorale des Sciences de l’Evolution et Ecologie du professeur Louis THALER à l’Université de Montpellier 2, a été effectué au laboratoire de lutte biologique duCSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) basé à Montpellier sous la direction du Dr. Andrew SHEPPARD, phyto-écologue et entomologue (actuellement en poste au CSIRO de Canberra). Il portait sur la dynamique de la banque de graines (taille, longévité et facteurs de mortalité) de deux chardons (Carduus spp., Astéracées) sur le Causse du Larzac, devenus particulièrement envahissants dans les zones cultivées et les pâturages d’Australie où ils ont été introduits accidentellement(Td4)été à la fois une initiation à la. Ce stage a problématique desinvasions biologiques, de la méthode de biologique lutte (basée sur l’hypothèse d’un relâchement de pression effectuée par les ennemis naturels dans les zones d’introduction) et une opportunité pour travailler dans un organisme de recherche étranger (Australie).                                                  * Les sigles en exposant et entre parenthèses renvoient aux types et numéros des publications en pages 15-22.
 
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Entre 1992 et 1994, grâce à une bourse octroyée par le Ministère de la Recherche et de la Technologie, j’ai étudié les mécanismes d’invasion (historique d’introduction et de dissémination, aires de distribution, biologie de la reproduction, germination et longévité des graines, structure des populations, impacts sur la flore endémique) du miconia (Miconia calvescens, en Polynésie Mélastomatacées) française lors de ma thèse de doctorat à l’Université de Montpellier 2 (spécialité Biologie des Populations et Ecologie). Cette thèse a été réalisée conjointement au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive(CEFE) du CNRS de Montpellier, sous la direction scientifique du Dr. Finn KJELLBERG, et au Centre IRD (ex ORSTOM) de Tahiti(Td5,Pi1,Pi3,As1). Pendant mes deux années de terrain en Polynésie française, j’ai approfondi mes connaissances en systématique et taxonomie sous la houlette du botaniste Jacques FLORENCE avec qui j’ai collaboré sur le statut des plantes endémiques menacées de disparition par le miconia(Pi2). J’ai également réalisé, lors des manifestations publiques auxquelles j’ai bénévolement participé à Tahiti (Fête de la Science, Journées de l’Environnement, Journée de l’Arbre), le manque de connaissances qu’ont les décideurs locaux et le grand public sur l’identité et la valeur de leur patrimoine naturel.  En 1994, année de ma soutenance de thèse, j’ai saisi l’opportunité de participer au Forum International Biodiversité, Science et Développement organisé par l’International Union of Biological Sciences (IUBS) qui s’est tenu au siège de l’UNESCO à Paris. Cette conférence internationale faisait suite à la Conférence sur la Biodiversité de Rio (ou Sommet de la Terre) de 1992, à l’origine de la Convention sur la Diversité Biologique ratifiée par la France. A partir de cette période, mes activités de recherche sur la gestion des invasions biologiques seront indissociables de celles sur la conservation de la biodiversité.  Entre 1995 et 1996, j’ai effectué mon service national comme Volontaire à l’Aide Technique à laDélégation à l’Environnement Polynésie française, un service de technique et administratif dépendant du Ministère de l’Environnement de Polynésie française (le domaine de l’environnement étant de compétence de ce Territoire), en charge notamment de la protection de la nature. Détaché au Centre IRD de Tahiti, j’ai été chargé de mener le programme d’étude et de lutte contre le miconia avec la coordination scientifique des campagnes de contrôle manuel et chimique sur l’île de Raiatea initiées en 1992 en collaboration avec le Service du Développement Rural (As2,As4,Ol1)J’ai également été nommé conservateur par interim de l’herbier de. Polynésie française (contenant plus de 10 000 spécimens), transféré de l’IRD au Musée de Tahiti et des Iles Délibérationparticipation à l’élaboration de la «. Ma relative à la protection de la nature », texte fondateur sur la conservation de la biodiversité en Polynésie française adopté en 1995, a permis d’y inclure un chapitre spécifique dédié aux espèces envahissantes menaçant la biodiversité. J’ai collaboré à l’établissement de la première liste des plantes endémiques protégées en 1996 et réalisé, en tant que contractuel, des fiches descriptives illustrées de ces espèces basées sur des observations personnelles de terrain réalisées lors de plusieurs missions dans les îles de Polynésie française.  Une première expédition botanique aux îles Marquises en 1995, en collaboration avec les botanistes-explorateurs duNational Tropical Botanical Gardende Kauai (Hawaii, USA) et dans le cadre d’un programme sur la flore vasculaire des Marquises avec leSmithsonian National Museum of Natural
 
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History USA), m’a confronté aux conditions parfois éprouvantes des (Washington, prospections dans des îles isolées et dans des milieux naturels difficiles d’accès, mais également gratifiantes avec la découverte de nombreuses plantes endémiques nouvelles pour la science. Nous avons mené ensuite et ensemble quatre autres expéditions dans l’archipel des Marquises en 1997, 2003, 2004 et 2005 afin de compléter cet inventaire et d’identifier les zones naturelles d’intérêt floristique.  Durant cette période, ma collaboration à une tentative de réintroduction d’escargots arboricoles endémiques (Partula Partulidés) dans une réserve spp. artificielle mise en place sur l’île de Moorea par laZoological Society of London m’a conduit à étudier le statut et la répartition des mollusques menacés de disparition par l’invasion de l’escargot carnivoreEuglandina rosea en Polynésie introduit française pour lutter initialement contre l’escargot géant d’AfriqueAchatina fulica (Pi4) et plus récemment de découvrir des populations survivantes de Partulidés sur les plus hauts sommets des îles de la Société(Pi12).  Entre 1996 et 1997, grâce à une bourse du Gouvernement de Polynésie française (financement du Contrat de Développement Etat-Territoire 1997-2000), j’ai effectué un séjour post-doctoral au Département de botanique de de l’Université Hawaiidans les Parcs nationaux hawaiiens (Haleakala National Park,(Honolulu) et Hawaii Volcanoes National Park) sous la direction scientifique du prof. Clifford SMITH (Department of Botany, Cooperative National Park Resources Studies Unit) et du Dr. Lloyd LOOPE (USGS, ex-National Park Service), deux experts de renommée internationale sur les plantes envahissantes dans les écosystèmes insulaires tropicaux. Durant cette période, j’ai approfondi mes connaissances sur les méthodes de gestion plantes envahissantes dans des forêts naturelles des (recherche, réglementation, lutte, suivi, information et éducation) et sur la gestion d’aires protégées (parcs nationaux, réserves naturelles, aires de gestion publiques ou privées)(Td6). Ce post-doctorat m’a permis de découvrir l’extrême richesse et fragilité de la flore et la faune des îles Hawaii ainsi que lefonctionnement des écosystèmes insulaires forestiers,au contact notamment du prof. Dieter MUELLER-DOMBOIS (phyto-sociologue et écologue de l’University of Hawaii) et du Dr. Arthur MEDEIROS (biologiste de l’USGS, ex-National Park Service) en charge de programmes de restauration d’habitats dégradés. A mon retour en Polynésie française, j’ai organisé avec la Délégation à la Recherche la première « Conférence Régionale sur La lutte contre le Miconia » qui s’est tenue à Tahiti en 1997(As3)et ai collaboré à l’élaboration et l’animation du « Comité inter-ministériel de lutte contre le miconia et les plantes envahissantes » créé par le gouvernement de Polynésie française en 1997(As6).  Entre 1998 et 2001, j’ai été employé en CDD à laDélégation à la Recherche pour mener le programme de lutte biologique contre le miconia avec un champignon pathogène hautement spécifique (Colletotrichum gloeosporioides specialis forma miconiae, Deutéromycètes), en collaboration avec le Hawaii Departement of Agriculture avec qui le gouvernement de Polynésie française avait signé une convention en 1997 (financement du Contrat de Développement Etat-Territoire 1997-2000). A partir de 2000, j’ai été rattaché àl’Université de Polynésie française, au laboratoire d’écologie marine dirigé par le prof. Claude PAYRI, alguologue, afin d’y mener un programme d’étude sur les plantes endémiques menacées par le miconia à Tahiti(Pi7).
 
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Durant cette période, j’ai participé aux premières opérations de dératisation menés par laSociété d’Ornithologie de Polynésie la sauvegarde du pour monarque de Tahiti (Pomarea nigra), oiseau endémique gravement menacé de disparition, en collaboration avec le Dr. Jean-Claude THIBAULT (Parc Naturel Régional de Corse) avec qui j’ai étudié le statut de conservation des monarques endémiques de Polynésie française(Pi5,Pi6).  A la fin de mon contrat avec le Gouvernement de Polynésie française, j’ai saisi l’opportunité de travailler pendant une année en 2001 auConservatoire Botanique de Mascarinà l’île de la Réunion (Océan Indien) comme directeur scientifique. J’y ai dirigé une équipe scientifique d’une dizaine de personnes et mené plusieurs programmes de conservation de plantes menacées et de restauration d’habitats impliquant la gestion des espèces envahissantes (plantes et escargots)(As7, As8, As9). Ma collaboration au programme de recherche « Invasion par des plantes exotiques dans une île océanique » mené avec le Dr. Christophe LAVERGNE du CBNM, le prof. Dominique STRASBERG de l'Université de La Réunion et en collaboration avec l’ONF et le CIRAD, dans le cadre de l'appel à proposition de recherche « Invabio » du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, ainsi qu’au projet decréation du Parc National de la Réunion m’a permis d’appréhender les problématiques de conservation et de gestion spécifiques à ce Département d’Outre-Mer, liées à une forte pression anthropique.  De retour en Polynésie française depuis janvier 2002, j’ai été recruté à la Délégation à la Recherche comme chargé de recherche (agent titulaire de la fonction publique territoriale du Gouvernement de Polynésie française). J’ai été chargé de la mise en oeuvre de deux programmes de recherche financés par le Contrat de Développement Etat-Territoire 2000-2004 : (1) lesuivi scientifique du programme de lutte biologique contre le miconia à Tahiti, Raiatea et Nuku Hiva où le champignon pathogène a été introduit respectivement en 2000, 2004 et 2007 en collaboration avec le Hawaii Department of Agriculture et l’Institut de recherches médicales Louis Malardéà Tahiti(Aa5); (2) le volet terrestre desexpéditions scientifiques aux îles Australes et Inventaire le cadre du programme « dans Valorisation de la Biodiversité de Polynésie française » avec l’organisation logistique d’expéditions pluridisciplinaires (avec des botanistes, ornithologues, entomologistes et malacologues français et étrangers) dans les cinq îles habitées (Raivavae et Rapa en 2002, Rurutu et Tubuai en 2003, Rimatara en 2004) en participant comme chef de mission, phyto-écologue et botaniste de terrain. J’ai organisé à Tahiti en 2005 un colloque de restitution des résultats sur la biodiversité des Australes et un ouvrage scientifique en anglais rassemblant l’ensemble des communications est en a8, préparation(A Aa9).  Membre du réseau international « »Invasive Species Specialist Group (ISSG) de l’UICN depuis 1997, j’ai participé en tant qu’expert sur les plantes envahissantes en Polynésie française et dans les îles du Pacifique à plusieurs ateliers de travail et conférences organisés par le Programme Régional Océanien pour l’Environnement (PROE ou SPREP)(As5),  Invasive Species Globalle « Program » (ou GISP)(As6), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), et j’ai été consulté notamment par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le USDA Forest Service de Hawaii et par l’ONG « Conservation International ». Invité par leGouvernement de Nouvelle Calédonie  
 
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en 2005 pour mener une expertise sur la situation du miconia dans la Province Sud, j’ai été ensuite choisi comme spécialiste des plantes envahissantes pour une expertise collégiale sur les espèces envahissantes dans l’archipel néo-calédonien conduite par l’IRD en 2006(Aa1,Aa2) et pour un inventaire sur les espèces envahissantes à Wallis & Futuna en 2007. L’ONF-Internationalm’a récemment sollicité pour réaliser une expertise sur les plantes envahissantes et la mise en place d’un plan stratégique de lutte dans l’île de Rapa Nui (Ile de Pâques) en 2008 en collaboration avec laCONAF, office national forestier chilien, gérant le Parc National de Rapa Nui(Or24).  Fortement impliqué dans l’élaboration de la « Stratégie pour la biodiversité en Polynésie française » (rédigée en 2006) et du « Plan d’action stratégique pour lutter contre les espèces envahissantes » (préparé en 2007) animés par leMinistère de l’Environnement de Polynésie française, et dans un soucis de diffusion et de transfert des connaissances, j’ai récemment publié des synthèses sur les plantes envahissantes en Polynésie orientale (Pi8), sur le statut des forêts naturelles et des aires protégées en Polynésie française(Aa3), sur la caractérisation et la répartition des forêts humides de montagnes ou « forêts de nuages »(Aa6), sur les sites de conservation importants et prioritaires(Or12,), sur la crise d’extinction de la biodiversité en Polynésie française(Oi14, On3)et enfin sur le statut actuel de la biodiversité terrestre  et marine de Polynésie française en collaboration avec le professeur Bernard SALVAT, biologiste marin spécialiste de la Polynésie française(Aa7).  Grâce à ma situation professionnelle géographiquement stabilisée en Polynésie française, j’ai pu entreprendre de nombreuses collaborations scientifiques avec des chercheurs français basés en métropole ou des chercheurs étrangers, en mission ou temporairement basés à Tahiti et Moorea, sur des programmes de recherche sur la conservation de la biodiversité terrestre et la gestion des invasions biologiquesde longue durée facteur temps étant souvent limitant pour mener des études en (le écologie), principalement avec :  - le Dr. Jacques FLORENCE, botaniste de l’IRD, détaché au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, pour la collaboration à la rédaction des trois volumes sur laFlore de la Polynésie françaiseet à laBase de données botaniques Nadeaud (www.herbier-tahiti.pf) (1995-)(Si1);  - le Dr. David LORENCE, botaniste au National Tropical Botanical Garden de Kauai (Hawaii, USA) pour le programme "Vascular Flora of the Marquesas" (http://botany.si.edu/pacificislandbiodiversity/marquesasflora/) (1995-) ;  - le Dr. Jean-Claude THIBAULT, ornithologue au Parc Naturel Régional de Corse et correspondant pour le Muséum national d’Histoire naturelle à Paris, pour des études sur lestatut, la répartition, la phylogénie et la conservation d’oiseaux endémiques monarques ( de Polynésie française :Pomareaspp.), rousseroles (Acrocephalusspp.) et ptilopes (Ptilinopusspp.) (1997-)(Pi5,Pi6);  - Les professeurs Rosemary GILLESPIE et George RODERICK, entomologistes à l’University of California, Berkeley (USA), ainsi que les Dr. Dan POLHEMUS (Smithsonian Institution, Washington, USA), Elin CLARIDGE (UC Berkeley, USA), Ronald ENGLUND et Neal EVENHUIS (Bishop Museum, Honolulu, Hawaii, USA)
 
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