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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Les lieux de la
29
ème
Marche vous sont contés.
75- Paris IV.
Cathédrale Notre-Dame
Lieu de culte depuis 20 siècles. Un temple gallo-romain, une basilique chrétienne, et une
église romane s’y sont succédé. L’actuelle cathédrale gothique fut édifiée de 1163 à 1345.
75- Paris V.
Arènes de Lutèce
Monument gallo-romain détruit par les barbares en 280, redécouvert lors du percement de la
rue Monge. Elles sont cachées par un haut mur.
Eglise Saint Médard
Dès le IX
e
siècle, une chapelle dédiée à saint Médard aurait été construite le long d'une voie
romaine de Lutèce à Lyon au point du franchissement de la Bièvre. Sa construction s'est
étalée du 15
ème
au 18
ème
siècles. Elle fut interrompue par les guerres de religion, saccagée lors
du Tumulte de Saint-Médard. Les convulsionnaires se réunirent sur la tombe du diacre
François de Pâris située dans le petit cimetière du chevet de l'église pour y rechercher des
transes mystiques, des guérisons et toutes sortes de miracles ; le Roi en interdit l'accès en
1732 ; en 1901 une chapelle remplaça ce cimetière.
75- Paris XIII.
La Bièvre suit la Rue Wurtz sur son bord Ouest.
94- Gentilly.
Dagobert donna la terre de Gentilly à Saint Eloi. Du 9
ème
au début du 17
ème
siècles, la
seigneurie appartint aux évêques de Paris. Jusqu' au 18
ème
siècle, la présence de la Bièvre en
fit un but de promenade pour les parisiens, avec de nombreuses maisons de plaisance. Au
19
ème
siècle s’établirent les blanchisseries, le travail du cuir et les carrières de pierre à bâtir.
La mairie fut construite à l'emplacement du château en 1845. En 1859, Paris annexe les 3/4
de sa population et la moitié de son territoire. En 1896, la création de la commune du
Kremlin-Bicêtre l’ampute encore d’une moitié. Avec l’ouverture de la station de Gentilly
l’Ouest se développe. En 1932 une chapelle fut construite pour la cité universitaire.
L'industrie du cuir disparaît après 1950, la Bièvre est recouverte.
Robert Doisneau,
photographe humaniste, y naquit le 14 avril 1912, et y vécut toute sa vie.
Victor Hugo
y séjourna en 1822.
.
94- Arcueil.
La ville, autrefois Arcaloï, doit son nom aux arches du premier aqueduc construit par les
Romains. Rattachée à la paroisse de Gentilly, Arcueil fut une villégiature appréciée. Le 27
avril 1894, Arcueil absorba Cachan, devenant Arcueil-Cachan. Suite à des différends, la loi
du 26 décembre 1922 sépare à nouveau Cachan. La Bièvre fut entièrement recouverte pour
raisons d’hygiène au début du 20
ème
siècle, mais pourrait être partiellement redécouverte.
Arcueil fut fréquenté par des poètes du 16
ème
siècle (Ronsard, Garnier, De Baïf), des écrivains
et artistes (Marquis de Sade, Louis Pergaud, Henri Rousseau, Erik Satie), diverses
personnalités
(Emile Raspail, François-Vincent Raspail, Dulcie September, Michel Winock).
Berthollet et Laplace y habitèrent ; c’est chez Berthollet que se réunissait, de 1807 à 1818, la
Société Scientifique d’Arcueil, cercle des plus grands scientifiques de l’époque : Berthollet,
Laplace, Chaptal, Gay Lussac, Von Humbolt, Arago, Biot, Malus, Poisson, Monge…
Eglise Saint Denys
C’est l’une des plus belles églises de village de la région, chef d’oeuvre gothique du 13
ème
siècle, dotée d’un très beau triforium. Le clocher fut édifié au 16
ème
siècle.
Centre Culturel Marius Sidobre
Ancienne mairie.
Aqueducs
Un premier aqueduc fut construit au 4
ème
siècle par les Romains pour amener l'eau de
Wissous aux thermes de Lutèce, sur le site de Cluny. Au 17
ème
siècle, Marie de Médicis fit
remplacer cet aqueduc en ruine par un nouveau qui prélevait l’eau à Rungis afin d’alimenter
le Château du Luxembourg. En 1872, Belgrand lui superposa les arcades de 41 m qui
permettent à l’aqueduc de la Vanne de franchir la Vallée de la Bièvre.
94- Cachan.
Cachan fut séparé d’Arcueil en 1923. Deux fontaines et le nom d’un quartier évoquent le
temps où les poètes de la Pléiade (16
ème
siècle) fréquentaient la vallée, attirés par les
baignades dans la Bièvre, le vin et les melons. Un ancien palais des rois Mérovingiens
pourrait s’y trouver. Léon Eyrolles, ingénieur, y fonda l’École Spéciale des Travaux Publics,
du bâtiment et de l'industrie (ESTP). Plusieurs établissements d’enseignement supérieur y
sont implantés.
Château Prouvy
Contre les aqueducs : aile Renaissance avec son oratoire gothique tardif ; ailes 17
ème
-18
ème
siècles ; communs (actuel "Conservatoire national de musique et de danse").
La mairie
Elle fut construite entre 1930 et 1935. Elle est fortement influencée par l’architecture de
l'École hollandaise.
Aqueduc du Loing et du Lunain.
94-L’Haÿ les Roses.
Après la fin de l'Empire romain d'Occident, Clovis I aurait distribué une partie importante du
Sud parisien à l’Église de Paris, dont le territoire de L’Haÿ-les-Roses. Le nom de Laiacum ou
Lagiacum, évoque un ancien propriétaire, un Romain nommé Lagius. Le petit village de Lay
se développe, à partir de la rue des Tournelles, et devint L’Haÿ. Des petites fabriques liées à
la nature argileuse de son sol : plâtrières, carrières et surtout 2 briqueteries employèrent
plusieurs centaines de personnes jusque dans les années 1950. La roseraie fut crée en 1899
par le Jules Gravereaux , un des fondateurs du Bon Marché à Paris, et en mai 1914, la ville
devint l’Haÿ les Roses.
Eglise Saint Léonard.
Edifiée au 13
ème
siècle, reconstruite fin 15
ème
début 16
ème
siècles, consacrée en 1523. Le
clocher fut refait en 1837. En 1871, l’église fut incendiée lors des combats contre les
prussiens, et restaurée en 1876. Elle fut agrandie en 1972 : le choeur et la sacristie furent
remplacés par un vaste édifice à charpente de bois.
92-Bourg la reine
Compte 20018 réginaburgiens en 2007 sur 1,51 km².
Le nom de
Burgum Reginae
est attesté depuis le 12
ème
siècle. De nombreuses hypothèses ont
été échafaudées quant à la reine dont il s'agit. La versions la plus simple et vraisemblable, est
la suivante : le village se serait appelé au Moyen Âge Bourg-la-Rivière écrit le plus souvent
sur les manuscrits Bourg la Rière devenu de copie en copie Bourg-la-Reine. Au début, le fief
appartenait aux bénédictins d'Yerres. En 1134, il passa à l'abbaye de Montmartre qui le garda
jusqu'à la Révolution, sauf de 1710 à 1736 où les dames de Montmartre furent obligées
d'aliéner leur domaine par impécuniosité en faveur du duc du Maine. Cette terre s’est aussi
appelée « Pré Hilduin » suivant une charte de 1160.
Thomas de Mauléon, abbé de Sainte Geneviève, seigneur, affranchit les habitants en 1247. En
août 1346, lors de la chevauchée d’Édouard III, Bourg-la-Reine subit le pillage des soudards
anglais. En 1360, Édouard III d'Angleterre y passa la nuit alors que son armée assiégeait
vainement Paris. Henri II de Bourbon-Condé, Henri IV, Louis XI y passèrent. Il y avait, tout
près du Bourg, une léproserie, dite de la
Bulbienne
, donnée par Charles IX à l'Hôtel-Dieu de
Paris, qui fut détruite en 1564.
Les 16
ème
et 17
ème
siècles furent des siècles de brigandages en tous genres, guerres de
religions et Fronde. L'église, bâtie en 1152 par les religieuses de Montmartre fut ruinée, pillée
et brulée par les huguenots en 1567. En 1600, la ville obtient la permission de s'entourer de
murailles, dont 2 portes subsistaient au19
ème
siècle. Le fief fut acquis en 1710 par le duc du
Maine. En 1787, la réforme de Necker fit de ce village un chef-lieu d'arrondissement.
En 1789, le directeur de la Manufacture de faïence fut élu syndic de la commune. Dans le
cahier de doléances, on note la demande de reconstruction du pont sur le ruisseau de
Fontenay et la suppression de la Caisse, privilège de marché des communes de Sceaux et de
Poissy. Les biens du chapitre Notre-Dame furent confisqués le 20 juillet 1790. La garde
nationale du district, avec pour commandant
Loridon dit Claude Étienne Duplessis dont la
fille Lucille a épousé Camille Desmoulins, fut créée le 29 décembre 1790, puis un mois après,
création de la milice bourgeoise. En 1792, le village devint Bourg-Égalité jusqu’en 1812. Sur
ses 900 habitants, 40 sont partis défendre les frontières. Le 27 mars 1794, Condorcet fut
incarcéré à la maison d'arrêt du bourg; il y décéda dans la nuit. En 1795, le village perdit sa
qualité de chef-lieu d'arrondissement au profit de Sceaux.
Les faïenceries ont occupé une place importante au 19
ème
siècle à Bourg-la-Reine : au moins 5
en activité. Des fouilles effectuées en 1998 - 1999 ont permis de localiser quatre faïenceries
du 18
ème
siècle, les faïenceries de la première moitié du 19
ème
siècle, la première faïencerie
royale du 18
ème
et la première faïencerie de Jacques et Jullien.
La ville s'agrandit de deux quartiers en 1834 : le Petit Chambord et le Petit Bagneux. Lors du
siège de Paris en 1870, la ville fut occupée à partir du 19 septembre par les armées
prussiennes. La Grande Guerre fit 170 victimes réginaburgiennes. En 1935, une avenue
déviant la circulation du centre fut percée.
La seconde guerre mondiale fit 48 morts dans la ville. La résistance locale bloqua une pièce
d'artillerie allemande postée au bas de l'allée d'honneur. Un poste de secours avait été installé
dans la maison Hennebique, 6 résistants furent abattus. Les troupes de Leclerc traversèrent la
ville.
Bourg la Reine était le premier relais sur les routes de Paris à Orléans, Toulouse et Bordeaux,
ancienne voie romaine via Aurelianensis. La Poste aux chevaux située 80-82 Avenue du
Général-Leclerc, fut transférée à la Croix de Berny en 1751. À la fin du 18
ème
siècle, on se
rendait de Paris à Sceaux en petites voitures à 2 roues dites
Coucous
, puis vinrent
Les
élégantes
voitures à 4 roues. Le chemin de fer de l'ingénieur Jean-Claude-Républicain
Arnoux (1792-1866), dit ligne de Sceaux, fut inauguré en 1846. Le tramway l
'Arpajonnais
fut
inauguré vers 1890; il transportait, outre des passagers, les marchandises pour les Halles ; il
fut électrifié, et disparut vers 1933.
La commune a compté 749 habitants en 1793, 2186 en 1872, 6038 en 1921, 10244 en 1946,
et 20015 en 2008.
Personnalités de la ville
:
Condorcet (1743-1794), philosophe, mathématicien et politologue, mort dans la prison du
village. Philippe-Jean Pelletan (1747-1829), chirurgien qui tenta de sauver Marat et fut chargé
d'autopsier le corps du jeune Louis XVII en vue de son identification. Lucile Desmoulins
(1770-1794), née Duplessis, épouse de Camille Desmoulins, guillotinée pendant la
Révolution, habitait Bourg-la-Reine. Évariste Galois (1811-1832), mathématicien, né à
Bourg-la-Reine, y a vécu son enfance. André Theuriet (1833-1907), poète, membre de
l'Académie française, fut le maire de Bourg-la-Reine de 1894 à 1900, et y est mort. Georges
Clémenceau (1841-1929) habitait 18 rue Ravon. François Hennebique (1842-1921),
ingénieur, mathématicien, dont les travaux ouvrirent la voie aux multiples applications du
béton armé. Charles Péguy (1873-1914), habitait 7 rue Thieuret lorsqu'il partit à la guerre et
mourut au combat en 1914. Boris Dolto (1899-1981), sa femme Françoise Dolto (1908 -
1988) et leur fils, Yvan-Chrysostome, le chanteur Carlos (1943- 2008) sont enterrés à Bourg-
la-Reine. Louis Joxe (1901-1991), ambassadeur de France, ministre d'État, né à Bourg-la-
Reine, a vécu Villa Jeanne d'Arc. Leopold Trepper (1904-1982), chef de l'Orchestre rouge,
trouva refuge à la maison de retraite « Maison Blanche » 15 Boulevard Carnot, en octobre
1943.
Char de la 2
ème
DB :
installé Place de la Libération.
92-Sceaux
Population 19 850 scéens et scéennes en 1999 sur 3,60 km².
L'existence de cette paroisse est attestée depuis 1203 par un acte qui indique que la paroisse
de
Ceaux
a été détachée de celle de Châtenay, cette dernière relevant du chapitre de Notre-
Dame de Paris. La première église de Sceaux fut bâtie en 1214. Au 15
ème
siècle, de la famille
Baillet réunit les fiefs Sceaux-le-Petit (le
petit Ceaux
) au voisinage de l'église, Sceaux-le-
Grand (le
grand Ceaux
) autour de l'hôtel des Baillet, dans le parc actuel, l'Infirmerie de Saint-
Germain des Prés (l'
Enffermerie
) à proximité de l'église. En 1470, Jean Baillet reçut à dîner le
roi Louis XI en son hôtel de
Seaulx le Grand
, au cours d'un voyage d'Amboise à Paris.
L'église actuelle fut construite en 1476 en remplacement de celle du 13
ème
siècle. La
seigneurie de Sceaux passa ensuite à la famille Potier de Gesvres. Louis Potier de Gesvres fit
construire vers 1597 une grande maison à l'emplacement de l'ancien hôtel des Baillet.
Colbert acquit le domaine le 11 avril 1670, puis l'agrandit par l'achat d'autres terres,
réunissant un vaste territoire dépassant largement les limites du parc actuel. Il fit agrandir
l'hôtel existant et chargea Le Nôtre de dessiner un parc à la française. Il réalisa une Allée
d’Honneur depuis le Petit Chambord. Jusqu'à la Révolution et à la confiscation du domaine
comme bien national en 1793, l'histoire du village de Sceaux demeura indissociable de celle
du domaine et de ses propriétaires successifs : Colbert, son fils aîné le marquis de Seignelay,
le duc et la duchesse du Maine, et le duc de Penthièvre.
Le 7 février 1790, en l'église paroissiale, les 125 citoyens actifs
élirent le maire, le procureur
et les cinq membres de la municipalité. Richard Glot, entrepreneur et propriétaire de la
manufacture de faïence et de porcelaine de Sceaux, fut élu maire. En 1793, Sceaux, qui
s'appelait alors
Sceaux-Penthièvre
, devint de
Sceaux-l'Unité
. Les noms des rues furent
modifiés, et l'église transformée en Temple de la Raison.
Le domaine de Sceaux, transformé quelque temps en école d'agriculture, fut acheté en 1798
par Hippolyte Lecomte. Le château, en mauvais état fut détruit ; il conserva divers bâtiments,
dont le Pavillon de l'Aurore et l'Orangerie. Le parc fut transformé en terres agricoles, sort que
l'annexe de la Ménagerie se vit épargner grâce à son rachat par une association d'habitants de
Sceaux. C'est dans ce jardin public que se tiendra le célèbre
Bal de Sceaux
, où Honoré de
Balzac situera certaines scènes de son roman «
Le Bal de Sceaux
». Sceaux devint chef-lieu
d'arrondissement du département de la Seine en 1800.
Le premier chemin de fer reliant la gare parisienne de Denfert-Rochereau au centre de Sceaux
(à proximité de l'église) fut inauguré en 1846. Le château actuel a été édifié de 1856 à 1858
par le 2
e
duc de Trévise, à l'emplacement du château de Colbert. Le lycée Lakanal, dont
l'emplacement a été choisi par Jules Ferry lui-même, fut ouvert en 1885.
Le 20
ème
siècle voit arriver une population plus aisée dans la ville ancienne et au voisinage du
parc, racheté en 1923 par le département de la Seine et partiellement loti sur son pourtour, et
la création de lotissements plus populaires, notamment dans le quartier des Blagis.
Personnalités
: Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV et de
Madame de Montespan, mort à Sceaux en 1736. Son épouse, la Duchesse du Maine,
organisait des fêtes somptueuses au château de Sceaux. Siméon Denis Poisson,
mathématicien, géomètre et physicien, mort à Sceaux en 1840. Augustin Cauchy,
mathématicien, mort à Sceaux en 1857. Pierre Curie et Marie Curie se marièrent à Sceaux en
1895, et y vécurent. D'abord enterrés à Sceaux Curie, leurs restes ont été transférés au
Panthéon en 1995. Frédéric et Irène Joliot-Curie ont vécu, et furent enterrés à Sceaux. Alain
Delon, acteur, est né à Sceaux en 1935. Édouard Depreux, fondateur du PSA, fût maire de
Sceaux à la Libération. Marie-George Buffet, femme politique, née à Sceaux en 1949.
Parc et Châteaux de Sceaux.
Au 15
ème
siècle se trouvait un manoir entouré d’un domaine agricole qui s'étendit peu à peu.
En 1470, le seigneur de Sceaux, Jean Baillet, y reçut le roi Louis XI. En 1597, Louis Potier,
Baron de Gesvres, y fit construire une demeure bourgeoise. En 1670 Jean Baptiste Colbert
acheta le domaine. Entouré d’artistes renommés, il fit restaurer, agrandir la demeure,
construire le Pavillon de l'Aurore en 1672, et aménager un jardin sous la direction d’André Le
Nôtre. Profitant de la position élevée du château, ce dernier proposa une structure
remarquable autour d'une double perspective, l'une dans l'axe du château, la seconde,
perpendiculaire, réservant la découverte d'une grande cascade qui se prolonge par le bassin de
l'Octogone. Une Allée d’Honneur vers Bourg la Reine et des douves sèches furent réalisées.
A la mort de Colbert, son fils, le Marquis de Seigneley acquit de nombreux terrains et le
domaine atteignait alors 2,21 km². Le Nôtre redessina le jardin ; les parterres du château se
prolongent par la Plaine des Quatre Statues, immense perspective, et la grande cascade se
dédouble avec le Grand Canal (1140 m de long). L'architecte Jules Hardouin-Mansart édifia
l'Orangerie en 1686.
La Révolution entraîna la destruction presque totale du site, sa transformation en école
d’agriculture et son rachat en 1798
par un riche exploitant agricole, négociant de Saint-Malo,
Jean François Hyppolite Lecomte ; il détruisit le château en mauvais état, et fit du domaine
une terre agricole. Le marquis de Trévise restaura le domaine, reconstruisit un château de
style néo-Louis XII (actuel Château du parc) et retraça les grandes lignes du jardin.
La première guerre mondiale mit fin à ce renouveau et il fallut attendre 1923 pour que le
département de la Seine achète le domaine et protège le patrimoine historique. Les bâtiments
et sculptures furent classés Monuments Historiques en 1925. La vente de lotissements en
bordure du parc permet de financer les premières restaurations.
Léon Azéma, architecte, dirigea la restauration entre 1930 et 1934. Il conserva le Château,
l'Orangerie et le Pavillon de l'Aurore ainsi que les grandes perspectives et plans d'eau. Il
édifia une nouvelle cascade, il simplifia le tracé des allées, l'organisation des bosquets et
implanta en 1932 le Pavillon de Hanovre, autrefois situé Boulevard des Italiens à Paris. Le
château abrite le Musée de l'Île-de-France depuis 1937. Le parc (1,2060 km² sur Sceaux et
0,60 km² sur Antony) fut ouvert au public. Sa valeur écologique a entrainé son classement en
Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique
. Depuis quelques années, la
régénération du patrimoine arboré est entreprise.
Le Petit château et son jardin ont été restaurés entre 1996 et 2001; le Pavillon de l'Aurore et
son jardin clos sont restaurés.
Eglise Saint Jean-Baptiste.
L'évêque de Paris, Eudes de Sully, en assura la fondation sous le vocable de Saint Mammès,
en 1203 ; elle fut construite en 1214. Elle fût détruite par un incendie en 1530 et reconstruite
immédiatement, achevée en 1541. Agrandie en 1738 sous le nouveau vocable de Saint Jean-
Baptiste, considérablement remaniée en 1897 : sans transept, à chevet plat. Le clocher est du
15
ème
siècle, avec une flèche du 19
ème
siècle due à Lassus payée par le Duc de Trévise. Le
choeur est du 16
ème
siècle, la nef et les bas côtés sont du 18
ème
siècle. La façade conserve une
Gloire entourée de rayons
du 18
ème
siècle. Le buffet d'orgues Louis XIV était précédemment
à l'église Ste Catherine du Val des Ecoliers à Paris démolie à la fin du 18
ème
siècle.
92-Châtenay-Malabry.
Peuplé de 30 621 Châtenaisiens répartis sur 6,38 km², soit 4 800 hab/km².
Le nom Châtenay vient sûrement du latin castellanum qui signifie petit château et camp
romain, ce qui en fait remonter l'origine au 1
er
ou au 2
ème
siècle. On a d'ailleurs retrouvé des
objets gallo-romains, mais aussi préhistoriques et gaulois.
On a évoqué jadis une origine liée au châtaignier, mais la culture du châtaignier est récente
dans cette région. Malabry signifie mal situé, mauvais terrain, sans doute en raison des
nombreuses pentes et vallonnements.
Châtenay est mentionné à partir du 9
ème
siècle sous le nom de Castanetum. La terre appartint
pour sa plus grande partie au Chapitre de la Cathédrale de Paris jusqu’à la révolution.
Châtenay et Antony ont procédé en 1936 à un échange important de terrains : Châtenay a
cédé ses droits sur le parc de Sceaux au profit d'Antony qui a cédé une grande partie de son
territoire au nord-ouest.
Le festival du Val d'Aulnay se tient tous les mois de juin dans la Vallée-aux-Loups.
Voltaire y séjourna en exil à partir de 1719 (il est probable qu'il y soit né), de retour dans la
maison paternelle (château de la Roseraie). Chateaubriand y vécut de 1807 à 1816, dans sa
propriété de la Vallée-aux-Loups. Marie-George Buffet fut adjointe au maire de Châtenay-
Malabry. L’acteur Grégoire Colin y est né en 1975. Y sont morts : Sully Prudhomme (1839-
1907), poète, premier
prix Nobel de littérature, en 1901 ; Paul Ricoeur (1913-2005),
philosophe chrétien français ; Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe chrétien français ;
Paul Léautaud, écrivain, habitant de Fontenay aux Roses décédé en 1956 à la clinique de la
Vallée aux Loups.
92- Antony.
Ses origines connues remontent au 3
ème
siècle. Le nom vient du propriétaire gallo-romain
Antonius. En 1852, des sarcophages mérovingiens furent découverts devant l'église.
Du 9
ème
au 15
ème
siècles, Antony dépendait de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Son gué,
le Pont-aux-Ânes, en fit un lieu de passage depuis Montlhéry. En haut du village se trouvait
une petite place forte, la Tour d’argent. En 1042, le roi Henri I accorda à l'abbaye de Saint-
Germain des Prés un autel dédié à Saint Saturnin, qui deviendra église paroissiale en 1177.
Les habitants étaient tous serfs de l'abbaye. En
1248, Thomas de Mauléon, abbé de Saint-
Germain des Près, les affranchit contre de lourdes charges. Antony subit la guerre de Cent
Ans, la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, la pestes et les ravages.
La route de Paris à Orléans fut pavée sous François 1
er
. En 1702 fut fondée la fabrique de
cires. Fin 18
ème
et début 19
ème
siècles, Antony devint une villégiature proche de Paris : La
Fontaine et Charles Perrault y venaient ; des maisons de maître furent construites par des
notables parisiens.
Antony resta agricole jusqu'au début du 20
ème
siècle. Un relais de poste se trouvait à la Croix
de Berny. La ligne de Sceaux ouvrit en 1854, et l'Arpajonnais en 1893. Antony devint le siège
de nombreuses congrégations religieuses.
Sous son sénateur-maire Auguste Mounié à partir de 1912,
la ville passa de 4 000 à 20 000
habitants.
Le 14 juin 1940, les allemands arrivèrent, regroupant 8 000 prisonniers. Antony fut libéré par
la 2
ème
DB le 24 août 1944.
De 1955 à 1975, avec le Grand Ensemble décidé par l’état en 1958, la population
passa de
24 512 à 57 795 habitants.
91-Verrières le Buisson.
Childebert I fit don en 543 de la Villa Vedrarias à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, qui
possédait aussi les Migneaux et Amblainvilliers. Les invasions normandes de stoppèrent la
prospérité de l'Abbaye. Sous Charlemagne, Verrières dépendit d'Antony jusqu'à la fin du
12
ème
siècle, où elle fut érigée en paroisse. L'emprise des moines était totale sur les Verriérois,
colons de l'Abbaye. En 1248, Thomas de Mauléon, Abbé de St Germain, les affranchit contre
un lourd tribut.
Le village subit pillages, destructions, épidémies et disettes avec la guerre de Cent Ans, les
Guerres de Religion, la Fronde; en 1562 l'église fut incendiée. La forêt séduisit Louis XIV qui
y chassait ; il l'acquit en 1682. Le village devint Verrières le Buisson.
Amblainvilliers devenue possession du seigneur de Massy au 8
ème
siècle, fut investie en 1358
par les anglais. Evacuée contre rançon en 1360, Jean le Bon fit détruire la place forte ; le
hameau revint à l’abbaye en 1679.
Verrières échoua en 1769 à Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé qui, en 1792, forma à
Coblence l’armée des émigrés. Les biens du Prince et de l’abbaye furent vendus comme biens
nationaux, et le château d’Amblainviliers détruit en 1796. En 1815, la cavalerie du Général
Exelmans repoussa les troupes alliées jusqu’à Rocquencourt.
Des ouvrages fortifiés furent édifiés en Forêt de Verrières après le conflit de 1870-1871 pour
protéger la capitale. 3 moulins existèrent : Amblainvilliers, Grais, les Migneaux.
En 1936, de nombreux ouvriers, souvent bretons, déracinés et durs au mal, jeunes, trouvaient
à Verrières et Igny dans le syndicalisme et le parti communiste, des structures de
socialisation.
Le 29 août 1941, Honoré d'Estienne d'Orves, natif de Verrières fut fusillé par les allemands;
son jeune neveu, David Regnier, fut tué le 20 juin 1944. Le 14 juillet 1944, une manifestation
fut menée par la mouvance communiste. Fin août 1944, la municipalité accueillit en son sein
les représentants de la résistance. Les élections municipales d'avril 1945 leur donnèrent la
victoire à ceux-ci, épisode isolé dans l'histoire locale.
91- Igny
Jusqu’à la révolution, les bois furent sa richesse, et c’est à la suite d’une contestation sur les
revenus du bois qu’un De Vigny fut assassiné. .Ils ont été remplacés par la vigne au milieu du
19
ème
siècle, puis par la culture des fraises jusqu’aux années 1970.
Les peintres de plein air ont apprécié ce site boisé : Chintreuil, Desbrosses, Lafage, Caques,
Carette, ont formé l’école d’Igny. Corot y a
peint quelques tableaux.
Eglise Saint Pierre.
Eglise villageoise typique d’Ile de France, édifiée aux 12
ème
et 13
ème
siècles. Outre le culte,
elle servit, durant la révolution, de maison du peuple ; le 1
er
conseil municipal y fut constitué.
Mairie
Ancien château, résidence de Gustave Fayet en 1914.
91- Bièvres.
Le plus ancien village de la vallée, né là où la voie romaine Lutèce- Orléans franchissait la
Bièvre par l’unique pont de l’époque. Le village s’est développé vers le Nord, dans le vallon
de la Sygrie. Nombreux châteaux et belles demeures. Victor Hugo séjourna au Château des
Roches. Il s’y trouve encore le Musée Français de la Photographie.
78- Jouy-en-Josas.
Site habité depuis le néolithique. Son nom apparaît au 9
ème
siècle.
Le Docteur Calmette, Cambacérès, Léon Blum, Juliette Drouet, Maréchal Canrobert y
habitèrent. De 1760 à 1843, fonctionna la manufacture des toiles de Jouy, propriété
d’Oberkampf.
L’église Saint Martin abrite la célèbre Diège, statue du 12
ème
siècle en bois polychrome.
78- Les Loges-en-Josas.
Ce village tire son nom des « loges » ou petites huttes en bois qui abritaient bûcherons et
charbonniers. Les Loges est le nom d’une agglomération qui s’est développée par
défrichement d’une zone boisée. Ce village est mentionné depuis le 13
ème
siècle. Les rois y
chassaient.
78-Forêt Domaniale de Versailles.
Deux parcs furent établis autour du Château de Versailles. Le Grand Parc était une immense
réserve de gibier ceinturée d’un mur entrecoupé de quelques portes. Des bornes à fleur de lys
ou à
couronne royale jalonnaient les routes. Autour de ce parc demeuraient les chefs
louvetiers qui gardaient le gibier et détruisaient ses prédateurs (renards, loups). Il en reste
aujourd’hui plusieurs massifs forestiers, dont le
Bois de la Garenne des Loges
, le
Bois des
Gonards
, et le
Bois des Metz
que vous traverserez lors de la 28
ème
marche.
Les Arcades de la Vallée de la Bièvre
sont celles de l’aqueduc édifié entre 1684 et 1686 sur l’ordre de Colbert pour amener les eaux
du plateau de Saclay à Versailles. Il enjambe la Vallée sur 580 m. 20 000 hommes de troupe
travaillèrent à sa construction. 3000 d’entre eux, dit-on, y furent décimés par la malaria.
78-Guyancourt
Guyancourt, 13 km², 28600 guyancourtois, comporte 3 zones de carrières creusées pour
l’amendement des sols agricoles : on cherchait en profondeur des matériaux absents en
surface pour améliorer les terrains cultivés. A Guyancourt, on alourdissait des terrains
sableux par des argiles ou des marnes .
Des vestiges tels que flèches, grattoirs de silex, haches polies ont été retrouvés à Bouviers,
Troux et Villaroy. Une urne découverte en 1892 à La Minière atteste des implantations
romaines, les sarcophages exhumés en 1998 dans l’église Saint-Victor datent de l’ère
mérovingienne (fin 6
ème
ou début 7
ème
siècle). Au 14
ème
siècle existait une Maison-Dieu
destinée à loger les pauvres, les passants, les voyageurs et les pèlerins.
Après 700 ans de règne des seigneurs sur la commune, Guyancourt fut intégré, en 1693, dans
le
Grand Parc du roi Soleil, qui s’étendait autour du château de Versailles. La vocation
essentielle des environs de Versailles devint surtout maraîchère, pour subvenir aux importants
besoins de la Cour.
Le cahier de doléances, nous apprend que les Guyancourtois, pour la plupart de modestes
paysans, vivaient difficilement dans des conditions de famine. Il traduit l’immense désir de
liberté, la volonté de justice et le refus des privilèges.
Une épidémie de choléra frappa Guyancourt en 1850. Une plaque murale de l’église Saint-
Victor indique que l’abbé Chaude a élevé deux autels en 1854, l’un à sainte Julienne et l’autre
à sainte Geneviève à titre d’ex-voto.
En 1870, Guyancourt, fut occupée par les armées prussiennes. L’ennemi répandit la terreur,
les maisons furent pillées, les habitants maltraités : 400 d’entre eux s’enfuirent. À la suite de
cette cuisante défaite, Séré de Rivières fit construire une nouvelle ceinture de fortifications
pour défendre Paris : ainsi fut construite en 1879 la Batterie de Bouviers.
Au début du 20
ème
siècle, Guyancourt était un village de 614 habitants produisant blé, avoine,
betteraves, fourrage et pommes de terre. Les fermes de Guyancourt dominaient les espaces
économique et politique de la commune.
Les commerces étaient nombreux, avec 16 marchands de vin . Cette abondance de commerce
de boisson s’explique par la présence de nombreux militaires, à la Batterie de Bouviers et à
Satory.
La guerre de 1914-1918 a coûté la vie à trente-six Guyancourtois.
L’entreprise Caudron construisit l’aérodrome en 1930. Le 1
er
juillet 1933, la société Caudron,
en difficulté financière, fut rachetée par Louis Renault. L’aérodrome fut utilisé pour le
tournage de nombreux films.
Dans le Bois Robert, une stèle est érigée en mémoire de Jean Lanot (22 ans) et de Jean Roger
Allviger (25ans) fusillés le 23 août 1944 par les nazis. Les allemands,
retranchés dans
l’aérodrome de Guyancourt, en furent délogés par la 2
ème
division blindée de Leclerc le 24
août.
En 1972, Guyancourt fut intégré dans la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines,
devenue communauté d'agglomération le 1
er
janvier 2004. La commune va croître de façon
importante à partir de 1970 pour atteindre
28 600 habitants et plus de 24 000 emplois en
2007.
Le 26 Fructidor de l’an III,
Christophe-Philippe Oberkampf
(1738 - 1815), industriel,
acquit de l’ancienne ferme royale de Bouviers afin de contrôler la qualité des eaux de la
Bièvre dont la source se trouvait sur ces terres.
Le prince Roland Bonaparte
, sorti de
l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, résida à Guyancourt vers 1880 en tant que sous-
lieutenant au 36
e
régiment d’infanterie, de la Batterie de Bouviers.
Pierre Curie
a écrit à
propos de ses promenades aux étangs de La Minière : «
Oui, je me souviendrais toujours avec
reconnaissance des bois de la Minière ! C’est de tous les coins que j’ai vus, celui que j’ai le
plus aimé et où j’ai été le plus heureux. Je partais souvent le soir, et je remontais la vallée, je
revenais avec vingt idées en tête…
».
René Aubert
(La Loupe, 1894 ; Versailles, 1977), a
peint
L’église de Guyancourt
,
conservée au Musée Lambinet de Versailles. Les
frères
Caudron
installèrent leur société sur l’aérodrome de Guyancourt.
Hélène Boucher
(Paris, 23 mai 1908 - Guyancourt, 30 novembre 1934) était aviatrice ; le
8 août 1934, aux commandes d’un Caudron-Renault, elle enleva le record de vitesse sur
100 km à 412 km/heure et le record des 1 000 km à la moyenne de 409 km/heure ; le 11 août,
elle s’adjugeait le record du monde féminin à 445 km/heure ; mais le 30 novembre 1934, elle
se tua lors d’un vol d’entrainement en Vallée de la Mérantaise aux commandes d’un Caudron
"Rafale".
André Dunoyer de Segonzac
(1884 - 1974) a peint des paysages guyancourtois ;
un de ses tableaux représentant le village et l’église Saint-Victor est exposé dans la salle du
conseil de l’Hôtel de Ville.
Ferme de la Minière.
En 1892, le fermier Monsieur Leclère déterre dans un champ de la ferme de La Minière, une
urne datant de l'époque romaine qui prouve une occupation à cette époque. En 1952, cette
exploitation de 260 hectares est achetée par l'Institut national de la recherche agronomique
qui y installe par la suite les laboratoires et services de La Minière.
La ferme de Bouviers.
Elle appartenait au Collège de la Marche, puis fut vendue au Collège de Montaigu. Lors de
l'intégration de Guyancourt dans le parc de Versailles, elle devint une ferme Royale. Ceux
sont alors des fermiers du Roi qui la gèrent. L'industriel Christophe-Philippe Oberkampf
(1738 - 1815) a racheté la ferme en septembre 1795, afin de contrôler la qualité des eaux de la
Bièvre dont la source se trouvait sur ces terres. Après la faillite d'Oberkampf, la ferme fut
vendue. Entre 1861 et 1872, Ferdinand Lebeau, maire de Guyancourt, en était le fermier.
L’exploitation cessa en 1987. Les bâtiments sont loués à une entreprise privée d'espace vert.
La Fontaine des Gobelins.
C’est la source officielle de la Bièvre à Bouviers à 134 mètres d’altitude. Mais plusieurs autre
sources alimentent cette rivière : une source à Bois d’Arcy, et l’Etang de Saint Quentin.
Les Etangs de la Minière.
Le premier des étangs de La Minière fut créé en 1668, à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert.
Il fit parti d’un dispositif général pour alimenter en eau le parc de Versailles. Les eaux de
l’étang de La Minière étaient montées au sommet du plateau de Satory par des moulins à vent
successifs munis de chaînes à godets, puis de Satory, l’eau était acheminée à proximité de la
pièce d’eau des Suisses.
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