Il était une fois - conditionnement violence - GJD 17-11-09

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Il était une fois - conditionnement violence - GJD 17-11-09

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Il était une fois. La légitimation de la violence masculine illustrée par quelques figures des contes de fées Gonzague Jobbé-Duval, 19 novembre 2009 Cette présentation m’a été demandée à la suite du désistement involontaire de Madame Colette Cosnier qui devait intervenir sur le thème «Barbe-Bleue et Belles-aux-bois: le conditionnement à la violence dans les contes de fées». C’est donc en extension de ma fonction d’animateur de la journée et non en tant que spécialiste du sujet que j’ai repris ce thème à ma manière. En plusieurs occasions je m’inspire directement du texte de Madame Cosnier et toutes les citations de contes sont les siennes. Je reconnais donc ma dette envers son texte et assume seul la responsabilité de l’usage que j’en fais ici avec de nombreux éléments de ma propre composition et dans une intention distincte. « Il était une fois ». La belle formule de notre enfance nous entraîne dans un monde féerique peuplé de princes charmants et de belles princesses, de femmes et d’hommes qui à la fin « se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » Mais que se passe-t-il entre ce beau début et cette belle fin ? Bien souvent des meurtres, des viols, des mariages forcés, des incestes. A travers cette violence, que disent les contes des rapports entre les femmes et les hommes ? A quel modèle habituent-ils encore nos filles et nos fils déguisés en princesses et en chevaliers pour les anniversaires ?Et que nous disent les contes des enjeux sociaux de la violence ? Avec quelques figures classiques des contes je voudrais illustrer une situation qui perdure aujourd’hui : la violence des hommes est présentée comme évidente et naturelle, et celle des femmes comme illégitime. Beaucoup de nos contes ont été écrits du Moyen-Âge au XIXe siècle. La société qui sert de cadre à l’histoire est souvent une société ancienne et patriarcale : « Il était une fois un roi, le plus grand qui fut sur la terre » (Peau d’Âne) Un royaume gouverné par un homme. Est-il si lointain ce temps? C’est seulement en 1944 que les femmes seront électrices et éligibles. Et nos jeux de cartes placent toujours le roi au dessus de la reine ? Les femmes «modèle de famille dans les contes Quelpassent de l’autorité du père à celle du mari». Elles ne se marient pas, «on » lesmarie (dans une certaine mesure les fils aussi). C’est une famille profondément inégalitaire dont le souvenir n’est pas si lointain pour nous puisque ce n’est qu’au XXe siècle que seront progressivement abrogées les dispositions du code Napoléon, dans lequel on trouve cette phrase invraisemblable: «Sont déclarés incapables de jouir des droits civils: les mineurs, les condamnés à une peine offensive ou infamante, les hommes d’une inconduite notoire, les déments et les femmes. » Regardons dans les contes quelques figures de l’autorité du père et de l’époux.  1/3
L’autorité du père : -C’est la fille du roi offerte à un dragon pour sauver la ville -C’est la fille du roi enfermée dans un donjon parce qu’elle refuse le fiancé que lui impose son père : « Il fait bâtir une tour sombre où n’entrait ni la lune ni le soleil » et y enferme sa fille pendant 7 ans (Demoiselle Maleen, de Grimm) L’autorité de l’époux -C’est la femme assassinée avec son amant par le mari jaloux ou par le frère qui défend l’honneur des hommes. -Il n’est pas si loin le Code Napoléon qui stipulait que la femme devait obéissance à son mari et le mari protection à sa femme. C’était une protection obligatoire, un peu comme celle de la mafia. Dans ce cadre l’infidélité d’une femme était comprise 1 comme plus grave que celle d’un homme, notammentcar elle semblait remettre en question sa capacité à protéger et, pour tout dire, à s’approprier son épouse, à « tenir » sa femme. [Les conteurs modernes comme Joey Starr ont malheureusement retenu ce thème : « Sarko, tiens ta femme et tu tiendras la France » ; c’était le titre d’une de ses 2 chansons ] 3 -Bien heureusement, parmi les devoirs du mariage, la fidélité et l’assistance , l’Etat a ajouté il y a quelques années le respect. -Mais combien d’entre nous, bloqués sur les modèles du passé, ont dit en parlant d’une femme que dans le couple « c’est elle qui porte la culotte » : comme si elle usurpait le pouvoir de l’homme, comme si le pouvoir d’une femme n’était toléré que s’il était invisible, dans l’influence. -Ce n’est qu’1970 que la notion d’autorité parentale conjointe, supprime la notion de « chef de famille » -En 1990 : la Cour de cassation reconnaît le viol entre époux. Auparavant la norme était plutôt au «devoir conjugal» de l’épouse. Le viol, d’une manière générale, n’avait pas la définition légale de crime avant 1975 -En 1992 : la loi mentionne expressément que la qualité de conjoint de la victime (n’est pas une circonstance atténuante mais constitue une circonstanceaggravante de l'infraction commise. Auparavant, frapper son épouse pouvait être considéré comme moins grave que de frapper une inconnue, comme si le mariage dérogeait au droit commun concernant la dignité des personnes. Je reviens au conte : comment se fait le passage de l’autorité dupère à celle de l’époux ?: -C’est le prince qui va délivrer sa bien-aimée du donjon paternel -C’est le prince qui va ravir une princesse: parfois sans vraiment lui demander son avis, simplement parce qu’elle est belle (le mariage par rapt) ; parfois la princesse, si le galant lui plait, laisse pendre ses longs cheveux par la fenêtre pour servir d’échelle. -C’est le prince qui reçoit la fille du roi en échange d’un service rendu: il a tué un dragon, défendu la ville, ou rempli des épreuves qui font de lui le plus digne.Femme trophée, simple enjeu d’un combat entre hommes. On ne se préoccupe pas vraiment du désir de femmes, mais tout au plus de leur consentement au désir masculin. Et je voudrai insister sur ce point central : la survalorisation du désir et de 4 l’activité masculine.
1 Aussi parce que les hommes s’étaient arrangés pour que la transmission de leur nom et de leur patrimoine à un héritier légitime soit le grand enjeu de la famille. 2 C’est le titre d’une chanson qui finalement ne fit pas partie du premier album solo du rappeur ; la chanson aurait été refusée par la maison de disque. 3 Concrètement, la fidélité plutôt du côté de l’épouse et l’assistance plutôt du côté de l’époux.  2/3
L’initiative des femmes est oubliée. La princesse choisit rarement son prince. C’est le désir du prince qui est mis en avant, la volonté du prince, le courage du prince. Du désir des femmes on parle peu, il n’y a pas de réciprocité du désir. La princesse est prisonnière dans son donjon, ou bien elle attend qu’un prince arrive (Blanche Neige et son fameux «un jour mon prince viendra »),ou elle est assoupie comme la belle au bois dormant et c’est au prince de l’embrasser pour qu’elle se réveille. Ambiguïté d’ailleurs de ce baiser qu’elle n’a pas sollicité : une ancienne version italienne du conte le décrit clairement comme un viol, sansy voir de mal: c’est un roi marié qui entre dans la château au bout de 100 ans: «il ne put la réveiller quoiqu’il fit. Comme il s’était épris de sa beauté, il la porta à bras le corps sur son lit, la laissa couchée et s’en retourna au palais […]. Neuf mois après la jeune fille accoucha de deux jumeaux. » L’histoire dePeau d’Âneest un autre exemple intéressant. Après la mort de sa femme, le roi veut épouser sa fille qui est plus belle encore que la défunte. Pour échapper à son père, le seul moyen qu’elle trouve est de s’enlaidir en revêtant une peau de bête et de devenir crasseuse en gardant les cochons. Aujourd’hui encore, certaines personnes disent que le désir des hommes est irrépressible et qu’au fond c’est la beauté des femmes qui est responsable des viols. Pensez à cette horrible 5 phrase qu’on entend parfois : « elle l’a bien cherché ». Pensez aussi au voile intégralqui est comme cette peau de bête derrière laquelle on se dissimule au regard de l’homme. Le désir de l’homme n’est pas remis en cause, n’est pas éduqué, il est considéré comme normal et même considéré comme résumant à lui seul l’acte sexuel. Pensez seulement au mot «pénétration », qui est parfaitement unilatéral et laisse croire à un rôle purement actif de l’homme et 6 purement passif de la femme . Et bien je veux croire qu’il pourrait y avoir d’autres mots pour décrire physiquement ce qui se passe quand il y a un désir réciproque, une commune activité : essayons «emboîtement »ou «imbrication » ;et si l’on voulait ne voir que l’activité féminine :« recouvrement »,« englobement »,que sais-je encore? En inventant d’autres mots nous pourrions rendre justice à des relations entre hommes et femmes qui ne soient pas seulement un « consentement » au désir masculin. J’ai pris conscience un jour de cette dissymétrie des rôles masculins et féminins dans les contes de fées (et dans le discours masculin) lors de l’anniversaire de la fille d’une amie. Les filles étaient déguisées en princesse pour la plupart et les garçons en guerriers. J’avais improvisé un spectacle de marionnette. [Ici je mime avec mes mains :] Une belle princesse à main gauche et un valeureux prince à main droite. Le chevalier se démène pour rejoindre la princesse prisonnière dans le donjon de son père, il tue deux ou trois dragons, terrasse le chevalier noir, etc. Le spectacle avait plu aux enfants mais à ma grande confusion je m’étais rendu compte que de toute l’histoire la princesse n’avait pas bougé d’un pouce, qu’elle n’avait pas eu beaucoup d’importance dans l’histoire sinon comme aiguillon du courage du chevalier à cause de sa beauté. Mais je ne m’étais pas préoccupé de son désir et de son initiative.
4 Je demande pardon aux femmes qui pourraient légitimement être heurtée par la faible prise en compte dans mon exposé des initiatives et des résistances des femmes. Des femmes réelles mais aussi des femmes imaginées et fantasmées dans les contes (la fée, la sorcière, la marâtre, sur lesquelles il y aurait beaucoup à dire, ainsi que les princesses malicieuses et hardies qu’on rencontre parfois). L’histoire qui clôture mon exposé me vaudra peut-être votre indulgence. 5 Comparaison due à Mme Cosnier. 6 Sans même parler de tous les mots d’argot qui accentuent la violence de cette sexualité unilatérale entre les « baiseurs » et les « baisé(e)s » comme on dit significativement.  3/3
Nous sommes encore très marqués par cette répartition des rôles. D’une manière générale, la littérature de jeunesse aujourd’hui est encore très portée à valoriser le rôle des hommes, à en faire les héros de l’histoire. Le ministère de l’éducation nationale avait préparé une liste de référence des ouvrages de littérature préparée en 2002 par pour les classes de CE2, CM1, CM2. La liste a été préparée avec les meilleures intentions du monde, notamment pour « remettre en cause des préjugés » et « interroger les valeurs qui organisent la vie et lui donnent signification ». 7 Et bien, voyons le résultat de l’enquête menée par trois chercheuses . Si l’on regarde l’âge et le sexe du personnage principal : -25 % des histoires donnent le rôle principal à un garçon -20 % à un homme -13 % à plusieurs hommes -11 % à une fille -06 % à plusieurs garçons Parfois les contes sont encore plus explicites sur le rôle attendu d’une femme. Charles Perrault, qui écrit ses contes principalement pour un public de femmes, nous éclaire là-dessus dansGrisélidis: « Un riche seigneur épouse Grisélidis, une jeune fille pauvre à qui il demande« sielle ferait tous ses efforts pour lui plaire, ne se formaliserait de rien qu’il pût dire ou faire, et lui serait obéissante. » Il considère que « le beau sexe est infidèle et trompeur » et sa méfiance se meut peu à peu en une véritable haine. La malheureuse répond oui à toutes ces exigences, sans savoir ce qui l’attend : on lui enlève ses enfants et on lui fait croire qu’on les a tués, au bout de 13 ans, elle est répudiée et doit céder la place à une jeune fille, l’époux sadique exige même qu’elle se charge de l’organisation de ces noces. Grisélidis résignée accepte tout jusqu’au happy end (mais faut-il vraiment l’appeler ainsi ?) lorsque son mari lui [révèle qu’il ne la répudie pas et que les enfants sont toujours en vie et il lui] déclare «je voulais t’enseigner tes devoirs conjugaux et montrer à ces gens comment choisir et garder une 8 femme ». D’une manière générale, dans les contes on apprend aux femmes soit à se soumettre soit à ruser, comme le fait Shéhérazade dans les contes des Mille et une Nuits, qui échappe à la violence tant qu’elle raconte une histoire captivante, mais on montre rarement des femmes qui s’opposent frontalement ou qui exercent elles-mêmes une violence, et encore moins contre leur mari. On leur apprend plutôt la patience, on leur apprend à accepter leur mari tel qu’il estet à ne pouvoir le changer que par la douceur, la modestie, l’obéissance : regardez laBelle et la bêteou toutes ces histoires de crapauds qui se transforment en beau prince quand on les embrasse. Concluons par un bilan et par un récit plus positif. J’ai essayé de suggérer, au travers des récits pour enfants, que la raison de la prépondérance d’une violence masculine dans le couple ne vient pas d’une nature des hommes qui serait intrinsèquement violente et pas uniquement d’une histoire propre au couple ou de conditions
7 Menée par Carole Brugeilles, Sylvie Cromer et Nathalie Panissat, qui en ont publié les résultats dans : « Le sexisme au programme »,Travail, genre et sociétésn° 21, avril 2009 8 Cf. Colette Cosnier,Barbe-Bleue et Belles-aux-bois : le conditionnement à la violences dans les contes de fées, 2009.  4/3
sociales défavorables mais d’une situation politique, légale et économique qui est le reflet d’un rapport de pouvoir entre les femmes et les hommes, au bénéfice des hommes. Nous pouvons penser que les hommes sont facilement tentés de conserver ou rétablir cette situation favorisée, de maintenir leur emprise sur les femmes, au besoin par la violence. La violence des hommes contre leur conjointe peut-être interprétée comme un acte de contrôle (physique, sexuel, psychologique) exercé sur leur vie, destiné à mettre en échec leurs 9 tentatives pour être autonomes. Les homme sont encouragés dans notre société à s’identifier à un rapport de pouvoir avantageux. Ils y sont tellement habitués ou ils en sont tellement nostalgiques qu’ils craignent de disparaître tout à fait si les relations deviennent plus égalitaires. D’ailleurs ils ont trouvé un mot pour naturaliser leur domination: les femmes seraient des castratrices. Ils s’identifient physiquement à un rapport de pouvoir. A tel point que le plus grand compliment qu’ils trouvent à faire à une femme c’est de lui dire qu’elle n’est pas comme les autres, et même plus directement : « qu’elles a des couilles ». Je voudrais reprendre la pensée de Virginia Woolf, essayiste et romancière britannique du début du XXe siècle : La vie pour les gens des deux sexes est difficile. Elle exige du courage et surtout de la confiance en soi. Et comment pouvons-nous faire naître cette confiance ? En pensant que les autres sont inférieurs à nous. Les femmes ont servi pendant des siècles demiroirs grossissantsfois plus grand queaux hommes, elles permettaient à l’homme de se voir deux nature. «Si elles n’étaient pas inférieures, elles cesseraient d’être des miroirs grossissants. Et voilà pourquoi les femmes sont souvent si nécessaires aux hommes. Et cela explique aussi pourquoi la critique féminine inquiète tant les hommes, pourquoi il est impossible aux femmes de dire aux hommes que tel livre est mauvais, que tel tableau est faible ou quoi que ce soit du même ordre, sans faire souffrir davantage et éveiller plus de colère que ne le ferait un homme dans le même cas ». Si elle dit «la vérité, la forme [de l’homme] dans le miroir se rétrécit ».Supprimez cette apparition dans le miroir et l’homme est comme un drogué en 10 manque . Pour terminer sur une note d’espoir, je voudrais vous présenter un conte moderne qui présente un autre modèle de relations entre les femmes et les hommes. Il s’appellela princesse et le dragon. J’en emprunte le récit à Robert Munsch et Michael Martchenko qui l’ont publié aux éditions Talents Hauts. [Je ne peux ici que résumer le livre] C’est l’histoire d’une belle princesse promise à un beau prince. Mais un dragon emporte son fiancé, réduit le château en cendre et enflamme les beaux vêtements de la princesse. Ni une ni deux, la princesse avise un vieux sac, s’en habille, et part en quête de son promis. Après un long voyage elle retrouve l’affreux dragon. Elle entreprend alors de se servir de la vanité masculine du dragon (rappelez-vous le miroir grossissant) : elle lui demande s’il est vraiment
9 Les enquêtes montrent d’ailleurs que les femmes chômeuses ou inactives sont plus souvent victimes de violences que les actives occupées. Et le fait que la situation économique de la femme soit supérieure à celui de son conjoint est dans certains départements un facteur aggravant de la violence contre les femmes. (Cf. BROWN Elizabeth et WIDMER Isabelle, « Les violences envers les femmes en métropole et outremer : continuités et différences »,inNatacha Chetcuti et Maryse Jaspard (dir.),Violences envers les femmes. Trois pas en avant deux pas en arrière, L’Harmattan, coll. « Bibliothèque du féminisme », 2007, p. 228-229) 10 Tout ce paragraphe est une citation tronquée et une paraphrase d’un texte original beaucoup plus puissant que vous retrouverez dans.  5/3
le plus fort des dragons et si c’est vrai qu’il peut embraser des forêts entières. Le dragon s’exécute si bien qu’il en perd la flamme. Ensuite elle lui demande s’il est capable de faire plusieurs fois le tour de la terre. Le dragon s’exécute et finit par s’effondrer, abruti de fatigue. La princesse s’en va délivrer le prince. Mais le prince, au lieu de l’accueillir avec joie et gratitude, lui dit de revenir quand elle sera habillée comme une vraie princesse. Cette dernière comprend qu’elle a affaire à un imbécile et elle lui dit: «Tu es très élégant et parfaitement bien coiffé. Tu ressembles à un véritable prince, mais tu n’es qu’un gros nul » et « finalement ils ne se marièrent pas ». ** Pour aller plus loin que cette esquisse simplement suggestive : Education des enfants et des adolescents contre le sexisme et la violence de genre -BELOTTI E. G.,Du côté des petites filles. L’influence des conditionnements sociaux sur la formation du rôle féminin dans la petite enfance, Paris : Edition Des Femmes, 1974. -BRUGELLES C., CROMER I. et CROMER S., « Les représentations du masculin et du féminin dans les albums illustrés ou Comment la littérature enfantine contribue à élaborer le genre »,Population, vol. 57 n° 2 p. 261-292, 2002. -BRUGEILLES Carole, CROMER Sylvie,Comment promouvoir l'égalité entre les sexes par les manuels scolaires. Guide méthodologique à l'attention des acteurs et des actrices de la chaîne du manuel scolaire, UNESCO, 2008, 96 p. [A télécharger : unesdoc.unesco.org/images/0015/001588/158897f.pdf] -BRUGEILLES Carole, CROMER Sylvie et PANISSAT Nathalie, « Le sexisme au programme »,Travail, genre et sociétésn° 21, avril 2009 -CROMER Sylvie, « Littérature de jeunesse et genre : le point de vue des enfants », Les Cahiers de l’ARS, n° 4, Genre et identités, pp. 37-61, 2007. -DAFFLON NOVELLE A., « La littérature enfantine francophone publiée en 1997. Inventaire des héros et des héroïnes proposés aux enfants. Revue Suisse des Sciences de l’Education, 24 (2), 2002, p.309-326 -DAFFLON NOVELLE A., « Histoires inventées : quels héros et héroïnes souhaitent les garçons et les filles ? »Archives de psychologie, 70, 2003, p.147-173 -DELEGATION REGIONALE AUX DROITS DES FEMMES D’ÎLE DEFRANCE, Prévention des comportements et de la violence sexiste à l’adolescence. Adaptation du programme québécois VIRAJ, Paris, 1997. -FONTANINI Christine et PANISSAT Nathalie, « Les manuels scolaires entre normes e et controverses : continuités, aléas, avatars », 3journée Pierre Guibbert. Montepellier 9 mai 2007, Paris : L’Harmattan, coll. « Langues et cultures ».-FRANZ (Marie-Louise von),La femme dans les contes de fées, Editions Jacqueline Renard, 1972. -Je ne suis pas un super héros -JOSSET Julien et RAPAPORT Gilles,Je ne suis pas un super-héros, Ed. Circonflexe, 2004album pour enfants -MONJARET Anne, « De l’épingle à l’aiguille. L’éducation des jeunes filles au fil des contes »,L’Homme, n°173, janvier - mars 2005, p.148 ss. -MUNSCH Robert Munsch et MARTCHENKO Michael,La princesse et le dragon, Paris : Talents Hauts, 2005album pour enfants  6/3
-OBSERVATOIRE DEPARTEMENTAL DES VIOLENCES ENVERS LES FEMMES DESEINE-SAINT-DENIS,Les comportements sexistes dans les relations filles et garçons. Préventionet Recueil d’outils pour la prévention des sexistes dans les relations filles/garçons, Actes de la deuxième rencontre de Bobigny, 4 mars 2004. -RAULT Françoise, « La socialisation des garçons à travers les contes pour enfant », in Problèmes politiques et sociaux, n° 894 : « L’identité masculine. Permanence et mutations », La Documentation française, novembre 2003 Analyse des violences conjugales -CADOR Petra,Le traitement juridique des violences conjugales : la sanction déjouée, Paris : L’Harmattan, 2005. -CHETCUTI Natacha et JASPARD Maryse (dir.),Violences envers les femmes. Trois pas en avant deux pas en arrière, L’Harmattan, coll. « Bibliothèque du féminisme », 2007 -HIRIGOYEN Marie-France,Femmes sous emprise. Les ressorts de la violence dans le couple, Paris : Oh ! Editions, 2005. -HOUEL Annick, MERCADER Patricia, SOBOTA Helga,Crime passionnel, crime ordinaire, Paris : PUF, 2003. -JASPARD Maryse et al.,Les violences envers les femmes en France. Une enquête nationale, Paris : La documentation française, 2003. -JASPARD Maryse,Les violences contre les femmes, La Découverte, coll. « Repères », 2005. -JASPARD Maryse, BROWN Elizabeth, LHOMOND Brigitte, SAUREL-CUBIZOLLES Marie-Josèphe, « Reproduction ou résilience : les situations vécues dans l’enfance ont-elles une incidence sur les violences subies par les femmes à l’âge adulte ? »,Revue française des affaires sociales, n° 3, 2003. -MATHIEU Nicole-Claude, « Quand céder n’est pas consentir »,inNicole-Claude Mathieu (dir.),L’arraisonnement des femmes : essais en anthropologie des sexes, Paris : EHESS, 1985. ReproduitinNicole-Claude Mathieu (1991),L’anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris : Côté femmes, 1991. -ROMITO Patrizia, « Violence privée, complicités publiques. Les réponses des institutions sociales et sanitaires aux femmes victimes de violences conjugales »,inPierre Aich, Dominique Cèbe et al. (dir.),Femmes et hommes dans le champ de la santé. Approches sociologiques, Université de Rennes : ENSP, 2001. -WELZER-LANG Daniel,Les hommes violents, Paris : Payot & Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot », 2005. -WOOLF Virginia,Une chambre à soi, traduit de l’anglais par Clara Malraux, Denoël, collection « Bibliothèques 10/18 », 2008, pp. 52-55. [Ne porte pas directement sur le sujet]
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