L'ENVIRONNEMENT DE HATRA A TRAVERS SES GRAFFITI : ANIMAUX ET CHASSE

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L'ENVIRONNEMENT DE HATRA A TRAVERS SES GRAFFITI : ANIMAUX ET CHASSE

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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L’ENVIRONNEMENT DE HATRA A TRAVERS SES GRAFFITI : ANIMAUX ET CHASSEDans beaucoup de villes anciennes, à côté d’un art officiel représentant souvent des personnages et des symboles liés à la politique et à la religion, il existe un art « populaire ». Celui-ci enrichit remarquablement le répertoire iconographique et la connaissance de la vie quotidienne : il s’agit des graffiti, incisés le plus souvent sur l’enduit des murs dans les maisons, comprenant soit les inscriptions soit les dessins. Dans le cas de Hatra, en particulier, les dessins graffiti, dont une grande partie reste encore à publier, nous informent sur une pratique qui a connu une grande diffusion dans le monde oriental ancien : la chasse. Les reliefs assyriens représentent souvent les rois en train de pratiquer cette activité seigneuriale, par ailleurs symbole de la puissance de ce peuple et de sa cruauté contre les 1 ennemis . Ensuite, on retrouve les scènes de chasse sur les 2 sceaux achéménides : la chasse était considérée en Perse comme un élément important dans la formation de l’individu, et de grandes chasses étaient régulièrement organisées 3 (Xénophon,Cyropédiece qu’on ne trouve pas du tout en) , 4 Grèce, par exemple . Hérodote parle également de la chasse à l’arc à cheval comme d’un grand prestige pour la noblesse persane qui la pratiquait ainsi que comme un bon exercice pour 5 les maîtres d’armes . Alexandre le Grand a également pratiqué la chasse, et plusieurs trouvailles archéologiques, comme le sarcophage d’Alexandre, le montrent clairement. Le thème de la chasse comporte en effet une série de sujets intéressants à étudier, qui vont du vêtement du chasseur aux armes employées, à la faune et à la flore existant dans la région.
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D’abord, il faut rappeler que la région dont la ville de Hatra fait partie correspond au domaine de la civilisation 6 assyrienne et elle est appeléedjézirehîle ») . (« Géographiquement elle se situe au centre de l’Irak, au sud des montagnes du Sinjar, délimitée par les vallées escarpées du Tigre et de l’Euphrate. Cette région est mentionnée dans les textes hatréens comme « ‘Arabyye » mais le mot n’a pas de référence ethnique : il est à interpréter dans le sens 7 géographique . Située à une altitude comprise entre 150 et 300 m. au-dessus du niveau de la mer, ladjézireh est traversée par des ouadis qui en assurent l’alimentation en eau. Le plus important de ces ouadis est l’Ouadi Tharthar, qui court sur 4 kms environ à l’est de Hatra et qui se jette dans un lac au nord-ouest de Bagdad. Au printemps, cet ouadi est plein d’eau et toute la steppe autour de Hatra se couvre d’herbe. On a déjà des témoignages historiques concernant l’Ouadi Tharthar dans les annales du roi assyrien Tukulti-8 Ninourta II (890 Av. J.-C.) . Plusieurs historiens et géographes 9 arabes, tels at-Tabari et al-Hamadhani , ont ensuite mentionné cet houai en parlant de la région de Hatra. La région de Hatra est indiquée comme pâturage pour le bétail et certaines parties de terrain peuvent être cultivées bien que l’irrégularité des précipitations ne favorise pas les récoltes. Le climat de l’Iraq, en effet, est semi-aride, avec des étés secs et des hivers froids. Parmi les ressources de ladjézirehfaut signaler la il présence de deux types de pierres dont l’un est un calcaire, employé dans la plupart des bâtiments hatréens, et l’autre un gypse apparemment semblable à l’albâtre (marmar). Les animaux dont les hommes du Proche-Orient se sont servis au cours de l’histoire comprennent trois catégories 10 principales : d’abord les animaux domestiques (chèvres, 11 vaches, etc.) , qui ont été l’un des pôles de l’économie ancienne, puis les animaux sauvages (lion, sanglier, etc.), et enfin les espèces animales qui ont été exploitées par les hommes sans avoir été domestiquées (abeilles, poissons, etc.).
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Nous allons nous intéresser plutôt aux animaux sauvages, en raison de l’environnement où la chasse se déroulait, c’est-à-dire à l’extérieur de la ville. Les animaux sauvages les plus répandus dans la région dont Hatra fait partie sont les cervidés, en particulier la gazelle, dont il existe un grand nombre d’espèces. Les gazelles sont représentées dans la plupart des graffiti hatréens ayant pour sujet la chasse (fig. 1). Toujours dans l’espèce des cervidés, une variante mésopotamico-iranienne du cerf semble avoir habité la Mésopotamie (Dama dama mesopotamica) : ses cornes à paume sont caractéristiques et ne manquent pas dans les 12 représentations figuratives . En ce qui concerne le deuxième animal statistiquement le plus attesté dans les scènes de chasse, le lion, il faut rappeler qu’il a toujours été un symbole de force et de férocité (fig. 2). Le lion a ensuite disparu à cause de la chasse fréquente dans le Proche-Orient ancien.Quant au sanglier, on en possède quelques exemples dans les graffiti hatréens (fig. 3), dont un inédit. Ils étaient considérés comme dangereux en raison de leurs défenses. Effectivement, les graffiti montrent cet animal en train d’attaquer avec férocité le chasseur. Même lorsqu’il est représenté isolé, le sanglier montre un aspect agressif. Rappelons enfin les animaux qui apparaissent plus rarement dans les scènes de chasse, tels les lapins et les oiseaux (fig. 4). Les lapins, représentés dans l’art et mentionnés dans les textes anciens, n’ont jamais été domestiqués dans le bassin méditerranéen oriental avant l’époque romaine ; de plus, ils ne faisaient pas partie du régime alimentaire classique. Il n’est donc pas étrange qu’on les voie chassés avec d’autres animaux sauvages. En ce qui concerne les oiseaux de la région attestés dans les graffiti, à part l’aigle, qui a eu une valeur religieuse très importante à Hatra, on n’en trouve pas une grande variété. D’après les textes, les oies, comme les pigeons et les colombes, dans le Proche-Orient ancien semblent avoir servi surtout pour les sacrifices. Enfin on citera les canidés : le loup et les chiens qui en sont dérivés. Actuellement on compte environ une vingtaine de 13 graffiti publiés ayant pour sujet la chasse . D’autres graffiti inédits ont été trouvés dans la maison (« Edifice A ») fouillée par la mission archéologique de l’Université de Turin, dirigée par Roberta Venco Ricciardi ainsi que dans les maisons 14 fouillées par les archéologues irakiens . 62
La plupart des graffiti que l’on va considérer proviennent de la porte est de la ville et de la maison appelée Beit Ma‘nu, située au sud du téménos. D’autres graffiti ont été également trouvés dans le bâtiment partiellement fouillé dans la section septentrionale de la ville : le palais nord (Qaær shimali). L’examen des sujets figurant ici permet de faire quelques remarques générales. On peut reconnaître une série de caractéristiques qui se retrouvent dans la plupart des graffiti : ils ont été réalisés à une hauteur comprise entre 1 m. et 1,50 m. du niveau du sol. Les personnages mesurent généralement 15-20 cm, ce qui correspond d’ailleurs à la longueur du corps des animaux. Dans les chasses reproduites sur les graffiti hatréens, on peut distinguer tout d’abord les scènes où les chasseurs sont 15 à cheval et les scènes où les chasseurs sont debout. Dans le premier cas, le chasseur a toujours des dimensions assez disproportionnées par rapport au cheval (fig. 16 1) . A titre d’information, on rappelle que le chasseur est généralement représenté avec le torse et le visage en position frontale (fig. 5). Le torse est rendu par un triangle. Le bras gauche est allongé pour tendre l’arc, tandis que le bras droit tient la flèche. L’arc est généralement formé par deux éléments courbes unis par un trait vertical (la corde). Dans la plupart des cas, en effet, l’arme employée est l’arc, mais on trouve également un exemple de chasseur avec une lance. Le chasseur a également un carquois, qu’il tient attaché au cheval, derrière lui, selon le style assyrien et parthe. Le chasseur est parfois coiffé d’une tiare assez haute ou bien il présente souvent la coiffure parthe tripartite. Même dans le vêtement - il est habillé d’un pantalon surmonté d’une robe fermée par une ceinture - on retrouve le style parthe, très répandu au Proche-Orient. Les artistes ont porté beaucoup d’attention au cheval, représenté en pleine vitalité en train de courir (fig. 1), selon le style que l’on retrouve dans l’art assyrien. Mais, dans le cas des graffiti hatréens, il n’y a pas de chars traînés par les chevaux, comme dans les reliefs assyriens. L’artiste a souvent rendu l’équipement du cheval avec quelques lignes sur le corps de l’animal (fig. 5). On rappelle que plusieurs races de cheval étaient présentes au Proche-Orient, à côté des ânes et des onagres, attestés dans les reliefs assyriens. On les retrouve dans un contexte domestique et dans un contexte sauvage. Dans les cas où le chasseur est debout, il présente presque les mêmes caractéristiques que celles qui figurent dans 63
la chasse à cheval (vêtement parthe, arc, carquois, etc.). Il y a un seul cas où le chasseur porte une lance et se protège avec un 17 bouclier de l’attaque d’un lion . Dans ce cas le chasseur est orienté vers la gauche, tandis que généralement les personnages sont représentés se dirigeant vers la droite. A ce propos, on rappelle que les animaux aussi sont généralement évoqués en train de fuir le chasseur en courant dans la même direction. Lorsque l’animal est un lion ou un sanglier, l’artiste l’a généralement montré en train d’attaquer le chasseur. Pendant les premiers siècles Ap. J.-C., en effet, la tradition iconographique de l’Orient ancien perdure. Plusieurs 18 exemples analogues ont été trouvés à Doura-Europos . A côté des scènes de chasse on voit des animaux isolés ainsi que de rares motifs végétaux. A ce propos, il faut remarquer que les arbres et la végétation en général ne figurent que très rarement dans les graffiti. Si l’on excepte un graffiti figurant un sanglier entouré d’arbres (fig. 3), il ne reste que très peu d’exemples, tandis que l’art mésopotamien conférait beaucoup d’importance à la représentation des végétaux, dans 19 un contexte religieux (l’arbre de la vie) et profane . En ce qui concerne les animaux représentés isolément, on rencontre même un exemple d’autruche, ce qui n’est pas rare dans la tradition iconographique mésopotamienne. Toujours au sujet des oiseaux, on voit dessinés une 20 cigogne, un paon , des pigeons, des perdrix. Cette dernière interprétation est suggérée par le contenu de l’inscription 21 incisée à côté du dessin . Il faut rappeler que les inscriptions incisées à côté des dessins s’y réfèrent rarement, ceci étant valable pour toutes sortes de représentation. On rappelle ici les deux textes publiés par K.J. Ibrahim concernant les dessins représentés : dans un cas on se réfère aux oiseaux (perdrix et pigeons), dans l’autre on parle de la victoire contre l’attaque d’un lion. Dans les inscriptions hatréennes, on ne trouve pas de références aux animaux ou à la chasse, à moins qu’il ne s’agisse de textes religieux se référant à l’aigle (Shamash) ou au chien (Nergal), dans un contexte bien précis. Le seul cas que l’on pourrait citer est un titre (nÊšrp, inscription n. 112) qui a été traduit « maître de chasse » par K.J. Ibrahim mais dont la signification n’est pas assurée, comme pour d’autres titres 22 d’origine iranienne attestés à Hatra . Ce qui nous intéressait ici ce n’était pas de faire une analyse détaillée de l’iconographie des graffiti, mais plutôt de présenter les éléments qui permettent d’évoquer l’environnement de la ville de Hatra. 64
Il faut considérer, en effet, que la plupart des graffiti en question peuvent être datés de la dernière période de la ville (IIIe siècle Ap. J.-C.) et, qui se situent vraisemblablement après la date de sa prise par les Sassanides en 240/241 Ap. J.-C. A la suite de cet événement, qui n’a peut-être pas eu lieu à la date 23 citée ci-dessus et généralement acceptée , on a raison de supposer la chute de la classe dominante, qui a dû comporter la cessation d’une production artistique de luxe et, donc, favoriser le développement d’un art « populaire », qui a été toujours 24 présent dans la ville . D’ailleurs, les inscriptions incisées ne font jamais référence aux gouverneurs de la ville, ce qui contribue à renforcer l’hypothèse que la plupart des graffiti ont été réalisés dans une période postérieure à la prise de la ville, pendant laquelle Hatra a été occupée de manière intermittente par des personnes qui vivaient dans la région. Par rapport à d’autres villes de l’Orient hellénisé telles que Palmyre et Doura-Europos, qui ont été abandonnées après avoir été prises par les Sassanides, Hatra semble avoir connu une occupation immédiatement postérieure. Il n’y a, en effet, aucun témoignage d’une déportation en masse de ses habitants ni d’une destruction de la ville après sa prise. En raison du prestige de cette ville sainte consacré au dieu Shamash au coeur de ladjézireh irakienne, on pourrait supposer que Hatra a été désertée graduellement par ses 25 habitants . Mais jusqu’à présent on n’a pas pu établir exactement la durée de l’occupation postérieure à la prise de la ville. La seule chose qu’on sache : au IV siècle Ap. J.-C., l’historien Ammien Marcelin écrivait que Hatra était un « oppidum [...] olimque desertum » (Histoires, XXV.6). Il reste donc à connaître la durée sous-entendue dans l’adverbeolim... Roberto BERTOLINO Ecole normale supérieure 1  On pense surtout aux reliefs du roi Assourbanipal à Ninive (BARNETT, R.D.,Sculptures from the North Palace of Ashurbanipal at Niniveh, 668-627 B.C., London, 1985).2  Voir le chapitre consacré à l’époque achéménide dans BOARDMAN, J.,Greek Gems and Finger Rings : Early Bronze Age to Late Classical, London, 1970.65
3 XENOPHON,Cyropédie, trad. de M. Bizos, Paris, 1971, livre I, 4-16. Voir égalementl’Art de la chasse(trad. de E. Delebecque, Paris, 1970) et l’Anabasede Xénophon, où l’on raconte la lutte victorieuse de Cyrus le Jeune contre un ours.4  La pratique de la chasse dans l’antiquité (ANDERSON, J.K., Hunting in the Ancient World, Berkeley-Los Angeles, 1985) ne se limitait pas à l’aire proche-orientale, mais, il faut le rappeler, était largement attestée en Asie centrale (GHIRSHMAN, R.,Parthes et Sassanides, Paris 1969), comme le montrent, par exemple, le coffre du temple du dieu Oxus à Takht-i-Sangin et la plaquette d’os de Kurgan Tepe. Après la période hellénistique et parthe, la chasse continue également à être pratiquée à l’époque sassanide : par exemple, on trouve à Tang-i-Sarvak un relief représentant une chasse à l’ours (façade nord-ouest, registre moyen). Voir HARPER, P.O., The Royal Hunter : Art of Sasanian Empire, New York, 1978.5 HERODOTE,Histoires, trad. de E. Legrand, Paris, 1932, livre I.6  IBRAHIM, K.J.,Pre-Islamic Settlement in Jazirah, Bagdad, 1986.7e AGGOULA, B., « Arabie et Arabes en Mésopotamie (du III siècle e av. J.-C. au III siècle apr. J.-C.) », H. Lozachmeur (éd.),Présence arabe dans le Croissant fertile avant l’Hégire, Paris, 1995, pp.73-79.8  GRAYSON, A.K., Assyrian Royal Inscriptions, 2 vol., Wiesbaden 1972-1976, Scholarly (éd.), The Royal Inscriptions of Mesopotamia : Assyrian Periods, 3 vol., Toronto, 1987.9  Voir la liste des sources arabes et les références bibliographiques dans IBRAHIM, K.J.op.cit.10 COLLINS, B.J. (éd.),A History of the Animal World in the Ancient Near East,Leiden-Boston-Köln, 2002.11  CRABTREE, P.J., « Early Animal Domestication in the Middle East and Europe », in M.B. Schiffer (éd.),Archaeological Method and Theory, Tucson, 1993, pp.201-245.12  GILBERT, A.S., « The Native Fauna of the Ancient Near East », in B.J. Collins (éd.),A History of the Animal World in the Ancient Near East,Leiden-Boston-Köln, 2002, pp.21-26. Rappelons en outre que dans un graffito inédit le mouflon est représenté.13  ASH-SHAMS, M.A., « Arabic Graffiti from Hatra » (en arabe), Sumerpp.146-158. Une partie des graffiti publiés a été reprise 37, dans IBRAHIM, K.J.,op.cit. pp.157-165.14 Au cours de cette publication on fait surtout référence aux graffiti déjà publiés. Toutefois, nous ne manquerons pas d’intégrer les informations tirées des graffiti inédits.15  D’après K.J. Ibrahim (op.cit, p.157), dans un graffiti le chasseur monte un âne plutôt qu’un cheval ; dans un autre dessin le personnage avec l’arc - probablement le chasseur - monte un dromadaire. Ces deux graffiti proviennent des pièces à côté de la porte orientale de la ville.66
16 On trouve même un cas où le chasseur est plus grand que l’animal qu’il monte.17 IBRAHIM, K.J. pl. 171.18  ROSTOVZEFF, M.I. (éd.),Excavations at Dura-Europos. Preliminary Reports of the Sixth Season, 1932-1933, New Haven, 1936.19 Voir les contributions de GILBERT, A.S. (« The Flora and Fauna of the Ancient Near East », pp.153-173) et de RENFREW, J.M. (« Vegetables in the Ancient Near Eastern Diet », pp.191-201), in J.M. Sasson (éd),Civilizations of the Ancient Near East, vol. I, New York, 1995.20  Graffiti inédit provenant de la maison fouillée par la mission archéologique de l’Université de Turin.21 IBRAHIM, K.J.op.cit.,pp.159 et 201.22  F. Vattioni (Le iscrizioni di Hatra, Naples 1981, p.58) traduit également « capocaccia » tandis que B. Aggoula (Inventaire des insciptions hatréennes, Paris, 1991, p.69) a proposé « maître de guerre ». Au sujet des titres employés à Hatra, voir HARNACK, D., « Partische Titel, Vornehmlich in den Inschriften aus Hatra », dans F. Altheim - R. Stiehl (éd.),Geschichte Mittelasiens im Altertum, Berlin, 1970, pp.492-549.23  TARDIEU, M., « Le cycle duodécennal des révélations manichéennes et la datation de la chute de Hatra », in F. Briquel-Chatonnet - H. Lozachmeur (éd.),Proche-Orient ancien. Temps vécu, temps passé, Actes de la Table-Ronde du 15 novembre 1997, Antiquités sémitiques III, Paris 1998, pp.153-176. Un graffiti inédit provenant d’une maison hatréenne fouillées par les irakiens semblerait dater de 250 Ap. J.-C., dix ans après la date indiquée dans le codex de Cologne (240/241).24 Un certain nombre de graffiti, probablement antérieurs à ceux que l’on trouve dans les maisons, a été réalisé sur les parois de deux temples de la ville (nos 4 et 6) ; voir SAFAR F.- MUSTAFA, M.A., Al-Êa¼r, madînat ash-shams (Hatra, the City of the Sun God), Bagdad, 1974.25 TEIXIDOR, J., « The Kingdom of Adiabene and Hatra »,Berytus17, pp.1-11, pls. I-II.
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1) Graffiti hatréen avec une scène de chasse aux gazelles (Ibrahim, pl. 161)
2) Graffiti avec chasseur attaqué par un lion (Ibrahim, pl. 157)
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3) Graffiti représentant un sanglier (M. Ash-Shams,Sumer 37, .155, fi . 23)
4) Chasse à plusieurs animaux (oiseaux, lapin ; Ibrahim, pl. 162)
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5) Graffito figurant un chasseur à cheval (M. Ash-Shams,Sumer37, p. 153, fig. 18).
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