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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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20atoutsn°78 tarn
Comme la plupart des dé-partements industrialisés, le Tarn s’attache à favoriser et stimuler l’innovation, levier essentiel de la croissance à long terme de l’économie. Aider les acteurs de l’innova-tion, créer un environnement favorable, dynamiser les ter-ritoires et préparer l’avenir constituent les différents axes de la politique pour l’innova-tion du Conseil général. Dans cet esprit, il participe notam-ment au développement des projets issus des pôles de compétitivité et relève ainsi le défi de la diversification du tissu industriel tarnais. Exemples...
Montredon-Labéssonnié : l’entreprise Textile Aéro Tarn.
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> TexTiLe Aéro TArn, capsUR lEs cOmpOsItEs Et l’INNOVatION
Certifiée par les avion-neurs, l’entreprise Textile Aéro Tarn de Montredon-Labessonnié fabrique depuis février 2008 des pièces en matériaux composites pour l’aéro-nautique. Un saut tech-nologique et une muta-tion industrielle unique pour cette entreprise textile tarnaise en re-conversion. u tissage intégral pour les grands de la mode au drapage carbone pour les géants de DofdimrleabutmioatinnarnroTeAéxtileTesirpertnelurpo l’aéronautique, plus qu’un saut technologique, c’est aussi une dustriellede Montredon-Labessonnié (TAT). Le challenge n’était pas gagné d’avance, comme l’a souligné Pierre Conze, l’un des deux dirigeants de Mipnet industrie et actionnaire de TAT en recevant Thierry Carcenac, le président du Conseil général en avril 2008. En 2007, Textile Aéro Tarn était orientée vers la recherche et le développement en matière de textiles techniques et des tissus haut de gamme. Une nouvelle dyna-mique va émerger avec l’arrivée de
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deux nouveaux actionnaires dans le capital de TAT, Mipnet industrie et la société mazamétaine Tour-nier textile. Dans le même temps, Textile Aéro Tarn reprend les actifs de la société Tricotage mécanique du Languedoc de Montredon-Labessonnié. Cette société qui avait déposé le bilan en avril 2006 était spécialisée dans la bonneterie pour la haute couture. Tout en main-tenant une division textile dédiée à la fabrication de vêtements haut de gamme et à la conception de tissus techniques, les dirigeants de Textile Aéro Tarn vont utiliser le potentiel de cette société pour mettre le cap sur le travail des matériaux composites.
Objectif, recruter 200 personnes en trois ans
À cette fin, ils ont mis en place un plan de formation de 750h à l’at-tention d’une dizaine de salariés. Le but étant de leur apprendre les prin-cipes et les différentes étapes de l’élaboration de matériaux compo-sites. Cette formation conduite par des ingénieurs de Mipnet indus-trie a été mise en place sur le site de Montredon-Labessonnié, avec le soutien de l’agence Agate et du Forthac. Prochainement, 15 autres personnes vont être recrutées et formées de la même manière. Actuel-lement, 37 personnes travaillent sur le site de Montredon-Labessonnié. Mais dans les trois années à venir, les dirigeants de TAT ambitionnent de recruter 200 personnes. Certifiée par les sociétés de l’aéronautique,
Textile Aéro Tarn produit depuis février 2008 des pièces intégrées dans les programmes de construc-tion d’Airbus, Dassault, EADS ou Boeing. Preuve s’il en est qu’il y a bel et bien un savoir-faire transpo-sable du textile vers le composite. «Malgré les différences, le travail des matériaux composites n’est pas si éloigné du savoir-faire lié aux métiers du textile et de la confec-tion. Le savoir-faire textile peut être facilement transposable dans les opérations comme la découpe des nappes de carbone, le patronage et le drapage. Il a fallu néanmoins intégrer les normes aéronautiques au niveau de la fabrication», précise Bernard Cabanes, le directeur de TAT.
Le projet RT2I lauréat au niveau régional
Un point de vue que partage Danièle Laval de l’agence Agate. Cette spécialiste du développe-ment des entreprises a travaillé avec les dirigeants de TAT à la concep-tion et à la mise en place du plan de formation composite des sala-riés de cette entreprise. Avec Alain Huppé, conseiller économique au Conseil général, elle a également accompagné Textile Aéro Tarn dans le montage du dossier que Pierre Conze et ses partenaires (Jedo Technologies, Liebherr Aérospace, le laboratoire Cromep de l’école des Mines d’Albi Carmaux et le laboratoire de génie mécanique de Toulouse) ont présenté lors de
l’appel à candidature dans le cadre du projet EPICEA, (émergence de Projets Innovants Composites). Cette initiative a été lancée par la DRIRE et le Conseil régional Midi-Pyrénées. Le projet de la société Textile Aéro Tarn baptisé RT2I, consiste à utiliser des renforts tridimensionnels de fibres de verre et de carbone pour la fabrication de pièces aéronautiques travaillantes. Le 30 octobre 2006, le projet RT2I a été retenu parmi les cinq projets lauréats au niveau de larégion. Il a bénéficié d’une aide de 2 millions d’euros de la DRIRE et la région Midi-Pyrénées.
Des partenariats pour stimuler l’innovation
Ce projet est la résultante de ce que Danièle Laval appelle «la fertilisa-tion croisée». «Le but est de faire travailler ensemble des industriels et des laboratoires qui n’ont pas la même culture. Cette synergie béné-ficie à tous les partenaires», précise-t-elle. Pour Textile Aéro Tarn, le saut technologique a été possible parce que l’entreprise avait déjà le potentiel nécessaire, notamment
en termes de matériel et de compé-tences et qu’elle a investi plus de 4 millions d’euros dans la recherche et le développement. Outre le savoir-faire des salariés, TAT avait recruté un ingénieur de l’école nationale des arts et des industries textiles de Roubaix. C’est lui qui a apporté à l’entreprise une culture de recherche et développement permettant à cette société de changer de cap et de prendre un nouvel élan. Gageons que ce nouvel envol offre à Textile Aéro Tarn de nouveaux horizons pour un développement pérenne et harmonieux. n
Métiers à tisser de l’entreprise Textile Aéro Tarn.
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> CirTeS,la StRatOcONcEptION aU sERVIcE dE la REcHERcHE Et dE l’INNOVatION es prototypes de vase,Par le biais de contrats avec les À la pointe de la recher-des tubulures d’admission,entreprises, nous menons à bien des pales d’éolienne, endes projets de recherche et déve-briquent des prototypesmofDormage de radiateurs, la fabrica-che, les ingénieurs du passant par la réalisationloppement dans deux domaines de d’outillages pour le ther-prédilection, la fabrication de proto-CIRTES de Carmaux fa-types et d’outillage rapide et la tion de pièces en matériaux compo-surveillance de l’usinage», précise sites et des moules de fonderie ouJérôme Massol. et des outillages touchantde mise en forme du béton ou du verre, rien n’est impossible pour Un savoir-faire à des domaines indus-l’équipe de Jérôme Massol, le responsable du Centre européenhors de portée triels divers et variés. des procédés de prototypage et d’outillage rapide de Carmaux (CIRTES). Dirigée par Un savoir-faire articulé Claude Barlier, cette structure, dontconventionnels autour des deux procédés le siège social est situé à Saint-Dié-des-Vosges, a choisi d’implanterDans ces deux domaines, le savoir-brevetés du CIRTES, laune antenne en terre tarnaise enfaire des ingénieurs du CIRTES a fait 2002, en partenariat avec l’écoleses preuves en termes de qualité et Stratoconception et le des Mines d’Albi-Carmaux. «Nousde rapidité. C’est pour cette raison sommes un centre de ressourcesque Jérôme Massol et ses collè-système Actarus. technologiques pour les entreprises.gues ont acquis la confiance de
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nombreuses entreprises et non des moindres, les conduisant à signer des contrats avec Airbus, Peugeot-Citroën SA, Saint Gobain, Alcan, la cristallerie de Baccarat ou la Poste. Membre de la plate-forme tech-nique du lycée Rascol, le CIRTES fait partie du réseau Midi-Pyrénées innovation et du pôle polymère sud. Par ailleurs, le CIRTES intervient en tant que prestataire technologique dans le montage de dossiers de subvention État Région concernant les projets innovants. Cette structure gère en outre de nombreux brevets industriels. Dotés de deux stations de Stratoconception et d’un système de numérisation 3D ultra perfor-mant, les techniciens du CIRTES sont en mesure de réaliser des pièces hors de portée des procédés conventionnels. Le succès de cette démarche et de ce savoir-faire en matière de recherche et de dévelop-pement est basé sur deux procédés brevetés à l’international, la Strato-conception et le système Actarus. Le procédé de Stratoconception permet la fabrication de prototypes et d’outillages. Il a été mis au point par le professeur Claude Barlier et son équipe à la fin des années 1980. À partir d’un standard de prototypage, ce procédé consiste à décomposer un objet en une série de couches élémentaires au sein desquelles sont placés des inserts de positionnement. Couchées sur des plaques de bois, de résine, de
polystyrène ou tout autre matériau en plaque, ces strates sont ensuite usinées par micro-fraisage rapide ou par découpe laser 5 axes. Tous ces éléments sont ensuite assemblés et imbriqués pour reconstituer la pièce finale. De la définition numérique de la pièce au code machine pilotant la découpe 3D, le logiciel Strato-concept permet de paramétrer et de contrôler toutes les étapes de la fabrication.
Pas de limite de dimension ou de taille
«Ce procédé permet de travailler tous les matériaux et de réaliser des formes complexes comme les formes intérieures creuses. Un autre avantage de cette méthode c’est qu’il n’y a pas de limite de dimen-sion, de forme ou de matériaux», précise Jérôme Massol. Quant au système Actarus, il est utilisé pour la surveillance de l’usinage à travers des outils dotés de capteurs permettant de lire et d’enregistrer les paramètres d’usinage (tempéra-ture, force, vitesse). Des procédés qui permettent au CIRTES d’inter-venir dans tous les domaines. À l’heure où les matériaux compo-sites trouvent de nouveaux débou-chés, Jérôme Massol et son équipe fabriquent de plus en plus d’outillages pour la fabrication de pièces en matériaux composites, notamment pour l’aéronautique. Mais il n’y a pas que les industries de pointe à faire appel aux compé-tences de ces virtuoses de la Stra-toconception. Pour la petite histoire, c’est dans les ateliers du CIRTES qu’a été fait le prototype de la maquette du coq réalisée par Céric Soulette pour la dernière coupe du monde de rugby. Une preuve parmi tant d’autres qui vient battre en brèche les idées reçues sur la recherche et le développement qui investissent tous les domaines de notre quotidien. n
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>ASheLveA  lEspIONNIERs dE l’ORdINatEUR ÉcOlOGIqUE
Pour Hugo Sossah et Valentin Pineau, informa-tique rime avec écologi-que. Les deux fondateurs de la société Ashelvea ont créé l’Évolutis, le premier ordinateur recy-clable et biodégradable au monde, dont la pro-duction a été lancée en juillet dernier.
e r fo r m a nt,e ntiè re m e nt recyclable et biodégra-dable, qui pourrait rêver AshPelvea. Valentin Pineau et Hugo mieux d’un ordinateur? Cette merveille a été conçue par la société graulhétoise Sossah les deux dirigeants de cette entreprise sont des pionniers dans ce domaine. Après avoir présenté officiellement leur machine le 12 juin 2008 au château de Salettes, ils ont livré leurs premiers ordinateurs au mois d’août. La société Ashelvea a vu le jour en octobre 2007, sous l’impulsion de l’agence Agate et de la boutique de gestion Créer à Albi. C’est par l’intermédiaire de cette dernière structure qu’Hugo Sossah et Valentin Pineau se sont rencon-trés, il y a trois ans. Cette rencontre a abouti à la création de la société Ashelvea et à la production de l’Évo-lutis. Pour ce faire, cette société a bénéficié, avec l’aide de la direc-tion de l’action économique et de la recherche, d’un contrat d’appui
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régional et, avec le soutien de Midi-Pyrénées innovation, d’une subven-tion dans le cadre de l’appel à Projet Mécanovia lancé par la DRIRE et piloté par la CCI de Rodez. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Valentin Pineau et Hugo Sossah ont bénéficié d’un prêt d’honneur d’Initiative tarnaise et du soutien intellectuel de nombreuses autres institutions, dont les CCI d’Albi et de Castres. Avec son écran plat de 17 pouces, sa technologie Intel, sa souris et son clavier sans fil, son disque dur ultra silencieux, l’Évolutis n’a rien à envier à la concurrence au niveau technologique et perfor-mances informatiques.
Une coque en bio plastique compostable
Mais l’atout de cet ordinateur qui le consacre comme un outil unique par rapport à un ordinateur classique,
ce sont ses propriétés écologiques. Certifiée EN 13432 compost, sa coque a été fabriquée avec un bio plastique à base d’acide polylac-tique (amidon). Un avantage qui lui permet d’être entièrement biodégra-dable et compostable. L’autre point fort de l’Évolutis en matière environ-nementale réside dans la volonté de ses constructeurs d’utiliser des composants électroniques sélec-tionnés suivant les normes Rohs. Ils ne contiennent aucune subs-tance toxique comme le plomb, le cadmium ou le mercure. Au niveau de sa consommation électrique, l’Évolutis se démarque aussi de la concurrence en offrant à son utili-sateur une économie de 20 à 30%. Pour la fabrication de leur merveille, Hugo Sossah et Valentin Pineau travaillent avec quatre partenaires industriels régionaux et une société luxembourgeoise pour la fourniture des composants électroniques. La coque et les pièces en bio plastique sont fabriquées à Montauban. La
réalisation des pièces métalliques et l’assemblage de l’Évolutis sont effectués par une société ruthé-noise. Le traitement de certaines pièces comme le châssis de l’unité centrale est réalisé par une société albigeoise Fin’tech. Pour l’habillage en cuir du pied de l’écran, Valentin Pineau et Hugo Sossah ont choisi la société graulhétoise Baxo. L’ob-jectif d’Ashelvea à moyen terme est de produire 15000 ordinateurs par an. Les dirigeants de cette société souhaitent se développer à l’échelle régionale pour être au plus près de leur clientèle. Un développement qui s’effectue dans trois directions, la production et la vente d’ordina-teurs, la maintenance informatique et le service après-vente et le recy-clage des ordinateurs en fin de vie. Proposé à la vente ou à la location, l’Evolutis est avant tout destiné à des entreprises ou des institutions qui souhaitent jouer la carte envi-ronnementale.
Un ordinateur portable pour 2009
La communauté de communes Tarn et Dadou, mais aussi deux établis-sements scolaires de la Haute-Garonne ont choisi de travailler avec l’Évolutis. Au bout de deux à trois ans d’utilisation professionnelle, une clause de rétrocession permet à la société Ashelvea de récupérer les ordinateurs. Après une remise à niveau dans les règles de l’art, les machines seront proposées à un coût défiant toute concurrence à des associations. C’est ce que Hugo Sossah et Valentin Pineau appellent le cycle social de leur ordinateur. Cette phase de deux à trois ans précède le recyclage complet de l’ordinateur. Une démarche condi-tionnée par un système de traça-bilité permettant de suivre chaque machine. Mais Valentin Pineau et
Hugo Sossah, ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Actuel-lement, ils travaillent avec l’ADEME pour obtenir la certification Eco label délivrée par l’Agence française de normalisation. Par ailleurs, ils prépa-rent la mise au point d’un ordinateur portable écologique de même type que l’Évolutis. Ce portable entière-ment recyclable comme son grand frère devrait faire sa sortie officielle en 2009. La conception d’un ordi-nateur recyclable et biodégradable deuxième génération est également en chantier. D’une certaine manière, Hugo Sossah et Valentin Pineau sont en train de mettre l’ordinateur au vert. n
Pour en savoir plus Ashelvea, Z.A. de la Molière 81 300GRAULHET Tél. : 05 63 34 90 63 Fax : 05 63 81 42 22 E-mail : info@ashelvea.com
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ajoute Claude Reilhes. Primée dans >pour son gâteau à la broche, l’en-la catégorie «savoir-faire industriel» LEs Agro’CœurS treprise Sud Bruyère de Lagrave a de volumes : pour les fêtes, 10000 battENt tOUjOURs plUs fORt elle aussi choisi de surfer sur le jeu vis. A l’origine spécialisée dans la« petitsbrochets »de 110 g sont Deux ans après avoir fabrication des vins AOC Gaillac, laincorporés dans des colis tandis Cave a saisi l’opportunité de pouvoirque des centaines d’exemplaires reçu les premiers tro-disposer d’une technique originaledu gâteau de 280 g sont vendus en phées agroalimentaires pour s’affirmer sur le marché desBelgique. Si l’entreprise familiale qui Vins de pays. Avec 100 000 bouteillesemploie aujourd’hui 17 personnes, du Tarn, les 6 lauréats mises en palettes, la gamme descontre 13, il y a 2 ans, commer-surfent toujours sur laCôtes du Tarn est, sur le plan de la cialise également son gâteau à la communication, une marque aussibroche sous d’autres marques, elle vague de l’innovation. forte que le produit étendard de larefuse tout net l’étiquette de biscui-coopérative, le Perlé. Une offensiveterie industrielle : «Nous restons qui trouve un ultime prolongementune biscuiterie artisanale», rappelle l y a une vie après lesdans le marché à l’exportation :Christian Bruyère. Agro’coeurs. Deux ans après«Le packaging plaît beaucoup aux piPrenant le contre-pied des troisexploitant agricole sur le Gaecrofiter de l’aubaine pour consolider Cap sur avoir été distingués par lesAméricains», confirme le directeur premiers trophées agroalimen-de la Cave, Michel Darles. Dans l’édition 2009 taires du Tarn, les six lauréats ont sula même optique, Claude Reilhes, ou développer leur activité. Dopésde Restes à Maurens-Scopont, apremiers lauréats, les Vignerons de par le succès du produit primé, troischoisi de vendre son «Chichoulet »Rabastens, sacrés dans la catégorie d’entre eux ont choisi de le déclineren bocaux de tailles différentes.« communication »ont préféré faire à travers une gamme complète.Consacré par le jury dans la caté-évoluer le produit «Rouge et Rosé Récompensée dans la catégoriegorie «savoir-faire maison», ce platpiscine » sur un plan essentiellement emballage pour son vin rouge descuisiné à base de pois chiches, initia-qualitatif : «Nous avons modifié la Côtes du Tarn en bouteille capsuléelement conditionné dans un bocalcouleur. A présent, nous travaillons « Léo and Co », la Cave de Labastideen verre de 2 kg pour 4 personnessur le profil aromatique du produit», de Lévis commercialise désormaisest aujourd’hui disponible en 2, 3,commente son directeur Jacques sous la même étiquette des Côtes4, 5 et 8 parts. «Je travaille actuel-Tranier. Avec 120000 bouteilles du Tarn un vin rosé avec capsule àlement sur le format une parvendues par an, ce vin servi dans unt »,
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verre sans pied avec des glaçons, a du même coup rafraîchi l’image de la Cave. «On nous prête une modernité qu’on n’avait pas aupa-ravant», poursuit Jacques Tranier. Pour Damien Ricard, la récompense des Agro’coeurs est également un plus pour l’image de son Gaec Les Paulinétoises, installé à Paulinet. S’il y a encore fort à faire pour propulser en tête des gondoles la plaquette de beurre au lait de brebis que le jury a choisi de consacrer dans la catégorie « produit salé », sur le plan symbolique, au moins, le produit est apprécié
comme une référence d’avant-garde qui permet de valoriser au mieux la production de la ferme. Le temps qui a manqué à Damien pour assurer la promotion de son produit a fait aussi défaut au pâtis-sier Christian-Marc Périé de Puylau-rens. Sollicité par sa clientèle à l’approche de Noël, le lauréat de la catégorie « produit sucré » n’a pas pu profiter d’une formation à l’issue de laquelle une présentation améliorée de ses macarons à l’anis aurait pu déboucher sur leur vente en super-marché. Christian-Marc Périé attend
>Te AgA  &iniTiATiveS TArnAiSeS : UN taNdEm GaGNaNt Complémentaires, pOUR l’ÉcONOmIE l’agence de développe-lOcalE ment économique du département du Tarn qui peinent à boucler leur plan de (AGATE) et Initiativesfinancement, Filtarn offre un soutien financier souvent décisif. Tarnaises aident finan-A tous ceux qui souhaitent accom-cièrement les créateurs,pagner la croissance de leur entre-prise, Filtarn propose son partenariat dirigeants et repreneurs pour renforcer des fonds propres d’entreprises.pas toujours suffisants, restructurer son actionnariat ou encore parti-ciper au rachat d’une entreprise. «Filtarn a pris 60 participations et créé en 20 ans, 1106 emplois», our stimuler l’économieindique Alain Peyro, directeur tarnaise, le Conseil générald’AGATE, «c’est un véritable outil a créé 2 outils : l’agencede solidarité entre les entreprises». déePgitécoea,eéduremmlaicveloppe-ianr,sesérpuexapriMhclestouteslesd de développement écono-Dans son sillage, les compétences mique du département dud’Agate se sont étendues : aide à Tarn et Initiatives Tasi- laconception de produits, à la stra-Albarède. Le premier, rebaptisément économique territorial par les Agate, a bâti sa crédibilité autourprojets européens, aide aux collec-d’un dispositif d’aide au financementtivités locales… chaque question a des entreprises : Filtarn. Alimentéedésormais son expert. par les contributions financièresDans le prolongement d’Agate, de 40 chefs d’entreprises tarnais,Initiatives Tarnaises attribue des cette société anonyme de capitalprêts d’honneur compris entre risque épaule créateurs, dirigeants4 000et 15000 euros et rembour-et repreneurs dans la vie de leursables en 3 ou 4 ans, aux créateurs société. Aux porteurs de projetou aux repreneurs dont le projet a
désormais avec impatience l’édi-tion 2009 des Agro’coeurs : «Cette fois, si je gagne, j’irai jusqu’au bout en valorisant au mieux le produit à l’extérieur de la pâtisserie». C’est en tous cas grâce à ce bel esprit d’ouverture que les lauréats des Agro’coeurs 2006 ont pu nouer de beaux partenariats : le Chichoulet de Claude Reilhes a déjà eu l’occa-sion d’accompagner la dégustation des vins de la Cave de Rabastens quand Sud Biscuits fabrique, de son côté, un gâteau au lait de brebis pour les Paulinétoises. n
été validé après expertise. Jugé atypique, le projet des époux Poujol visant à promouvoir une nouvelle forme d’artisanat participatif - les clients seront invités à venir s’initier au processus de fabrication des meubles - a finalement emporté l’adhésion de la commission finan-cière. A la recherche d’un fonds de commerce pour y installer son futur atelier, le couple peut compter sur les réseaux d’Initiatives Tarnaises, chargée de «mettre en relation les créateurs avec leur environnement», souligne son directeur, Olivier Delbreilh. Un traitement de faveur que recevront à leur tour les 49 autres projets sélectionnés cette année pour se partager les 400000 n euros de prêts d’honneur.
Pour en savoir plus Maison de L’économie 1 av. Gal Hoche 81012 ALBI CEDEX 9
Agropoint- Tél. 05 67 04 65 70
Agate et Initiatives tarnaises Tél. 05 67 48 87 40
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