Le concile Vatican II Quelques conséquences visibles du concile ...

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Le concile Vatican II Quelques conséquences visibles du concile ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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´ Le pape Jean nÕavait pas prÈvu cela, il sÕattendait ‡ un vote rapide et sans difÞcultÈ sur ces projets quÕil avait tous lus 4 en y acquiesÁant ª, dit le cardinal Ratzinger . Les ÞdËles, eux, nÕont guËre compris ce qui se passait, cÕest-‡-dire que lÕautodestruction Ètait en marche et lÕont oubliÈe sÕils lÕont vue. Mais comme tout dans lÕEglise depuis, sÕest fait au nom du concile, ils peuvent se poser des ques-tions, compte tenu des fruits obtenus!
Quelques conséquences visibles du concile
Les ÞdËles nÕont guËre lu les textes, mais ont forcÈment constatÈ les effets les plus apparents des rÈformes dÕimpor-tances variÈes issues du concileÉ On ne sait que choisir; par exemple, lÕabandon de la soutane puis de tout habit ec-5 clÈsiastique ,lÕabandon du latin, le retournement des autels 6 face au peuple, la mise ‡ lÕÈcart du tabernacle, le tutoiement 7 de Dieu, la communion debout et dans la main, les absolu-«Aussi vrai que Dieu estÞdèle, quand je parle avec vous,tions collectives, les concÈlÈbrations, le je˚ne trËs rÈduit, les 8 ce n’est pas oui puis non» (II Cor. 1, 18)catÈchismes sÈlectifs, sans parler des baptÍmes et des maria-ges par Ètapes! etc., etc. Par ailleurs, ils apprenaient que des 9 milliers de prÍtres abandonnaient, souvent pour se marier , et constataient de multiples irrÈgularitÈs et abus pratiques, y Le concile Vatican II compris des priËres universelles politisÈes, voyaient certains Le cardinal Ratzinger a constaté que JeanXXIII etÈvÍques devenir compagnons de route des communistes, et Paul VI se sont lourdement trompés en ce qui concerne lesdes Ïuvres dÕEgliseedansleÞncnalerrÈaulovnoitramtsix 1 10 fruits du concile, «cruellement opposés» à leur attente. monde. En ouvrant le concile, le 11 octobre 1962, le premier avait en effet dÈclarÈ: ´Notre Sainte MËre lÕEglise est dans laTout cela sÕest produit avec une prÈcipitation jamais vue joie ª et ‡ la Þn de son discours: ´ Le Concile qui vient dedans lÕEglise, et une volontÈ de rupture qui montraient bien sÕouvrir est comme une aurore resplendissante qui se lËve surquÕil sÕagissait dÕune rÈvolution. lÕEglise et dÈj‡ les premiers rayons du soleil levant emplissentLÕEglise, comme le Concile, ne dÈsigne plus jamais nom-11 nos cÏurs de douceurÉ ªmÈment le plus grand danger actuel, le Communisme . Un nouvel ÏcumÈnisme est ‡ la mode o˘ toutes les religions, mÍ-En fait dÕaurore, celle du concile a surpris le pape: dËsme non chrÈtiennes, sont admises, la seule persÈcutÈe Ètant lÕouverture (13 octobre 1962), sur intervention rÈvolutionnai-la religion catholique traditionnelle. Les Grands MaÓtres de re du cardinal LiÈnart qui prit la parole de force, lÕÈlectionla Franc-MaÁonnerie, eux, ont maintenant droit aux obsËques des membres des commissions fut remise en question : lÕauto-religieuses catholiques. Il faudrait des pages pour examiner la destruction sÕannonÁait. Les schÈmas ‡ discuter, prÈparÈs deßoraison dÕautodestruction survenue en un temps record. longue date, sous lÕautoritÈ de Jean XXIII, avec de multiples consultations, furent ensuite ÈcartÈs en quasi-totalitÈ: lÕauto-destruction se prÈcisait. Puis lÕIDOC, institut de documenta-Les contradictions doctrinales tion disposant de moyens matÈriels trËs importants, se mit ‡ inonder les PËres conciliaires de nombreux textes (plusieurs millions de pages furent diffusÈes), prÈparÈes par des ex-Mais si lÕÈcume Ètait bien visible, la vague de fond, obs-2 perts, des ´ cardinaux du bord du Rhin ª, textes dont beau-curcie par la fumÈe de Satan, Ètait moins facile ‡ dÈceler. 3 coup procÈdaient de lÕespriltibÈralCependant, bien des ÞdËles constatant quÕon leur changeait condamnÈpar tous les Papes prÈcÈdents: la fumÈe de Satan se rÈpandait, et dix ansla religion, commenÁaient ‡ se demander ‡ quoi le clergÈ, en aprËs, Paul VI la dÈcouvrira.particulier le jeune clergÈ, souvent politiquement marquÈ,
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croyait encore. Peu de gens se rendaient compte que le chan-ne peuvent Ítre mises sur le mÍme pied. LÕerreur, dans cer-gement allait jusquÕ‡ des contradictions complËtes avec latains cas, peut ÍtretolÈrÈ,emais seule la vÈritÈ a desdroits. doctrine antÈrieure de lÕEglise, souvent mal connue. De telles contradictions ne peuvent laisser indiffÈrent,Cela ne paraÓt plus Èvident de nos jours, compte tenu des mais ne sont pas impossibles. Elles ne remettent pas en causeidÈes libÈrales largement rÈpandues depuis deux siËcles, par-la foi, pour autant que les textes de Vatican II nÕont pas le ca-ce que la foi a beaucoup diminuÈ et que si lÕon ne croit pas 18 ractËre de lÕinfaillibilitÈ. Le pape Paul VI qui les a promul-vraiment, on peut Ítre libÈral. Mais personne ne conteste-guÈs, a pris soin de prÈciser le contraire: ´ Etant donnÈ le ca-ra que lÕÈlËve qui fait une erreur dans son problËme nÕa pas ractËre pastoral du concile, celui-ci a ÈvitÈ de proclamer deles mÍmes droits que celui qui trouve la bonne solution; ou maniËre extraordinaire des dogmes affectÈs de la note dÕin-que le mÈdecin qui fait une erreur grave peut Ítre condam-12 faillibilitÈ ª. nÈ.Il en est de mÍme en matiËre religieuse: la vraie religion Aucune des nouveautÈs de Vatican II nÕa donc cette notea des droits que nÕont pas les religions fausses. Qui nÕadmet et, si lÕon constate des contradictions entre ses textes et desdÕailleurs que lÕEtat doit empÍcher de nuire certaines sec-textes antÈrieurs, il est permis trËs lÈgitimement de sÕinterro-tes ? ger et dÕen discuter. Il est cependant Èvident que les autoritÈs romaines, gÍnÈes, ont une tendance naturelle ‡ ne pas recon-En ce qui concerne la libertÈ religieuse au for interne, il naÓtre les contradictions.nÕy a pas de problËme: tout homme est tenu de chercher la DÕailleurs, plusieurs textes du Concile sont ambigus etvÈritÈ et dÕy adhÈrer; et sÕil se trompe de religion, cÕest un ont besoin dÕinterprÈtations. Jean-Paul II, lorsquÕil a parlÈ auproblËme, grave dÕailleurs, entre Dieu et lui. Les pouvoirs pu-13 dÈbut de son pontiÞcatde lÕenseignement intÈgral du con-blics nÕont pas ‡ sÕen mÍler et lÕon ne peut chercher ‡ forcer cile, avait prÈcisÈ: ´ Entendu ‡ la lumiËre de toute la SaintequelquÕun ‡ croire. LÕEglise a toujours condamnÈ les abus qui Tradition et sur la base du magistËre constant de lÕEglise ª.se sont produits dans ce sens dans le passÈ. Mais, bien entendu, il nÕy a pas que des contradictions dansMais lÕexercicepublicdu culte concerne lÕEtat, et pendant les textes de Vatican II, qui ont proclamÈ des vÈritÈs constan-des siËcles, dans de nombreux pays, la religion catholique a tes, par exemple, que lÕavortement est ´ un crime abomina-ÈtÈ protÈgÈe par lÕEtat avec des droits exclusifs concernant 14 ble ªet quÕil faut ´ conserver et favoriser de toutes maniË-lÕexercice public du culte. Cela nÕempÍchait pas detolÈrer15 res tous les rites lÈgitimement reconnus ª (‡ lÕÈpoque) , etc.lÕexistence dÕautres cultes. CÕest en 1830 que lÕabbÈ de Lamennais a soutenu que lÕEtat devait admettre publiquement la libertÈ de tous les cul-tes. Il fut suivi par Montalembert et bien dÕautres. Une contradiction incontestable CÕest alors quÕ‡ la suite de GrÈgoire XVI, le pape Pie IX sur la liberté religieuse condamna de faÁon extrÍmement ferme ces thÈories dans lÕencycliqueQuanta Curaqui a les caractËres de lÕinfaillibi-Il existe un cas particuliËrement indiscutable decontra-litÈ en ce qui concerne les opinions condamnÈes, et dans son 19 dictionentre un texte de Vatican II et la doctrine tradition-annexe, leSyllabus . 16 nelle de lÕEglise, celui de la libertÈ religieuse au for exter-ne. Lesconditions de lÕinfaillibilitÈ de cette encyclique sont Il est d’autant plus frappant que la doctrine constante estavons jugÈ bon dÕÈlever ‡ nou-14 :´ NousexplicitÈes au ß précisée en particulier dans un document qui a les caracveau Notre Voix Apostolique. En consÈquence, toutes et cha-17 tères de l’infaillibilité: l’encyclique Quanta Curadu papecune des opinions dÈrÈglÈes et des doctrines rappelÈes en Pie IX.dÈtail dans ces lettres, Nous les rÈprouvons, proscrivons et LÕEglise a enseignÈ pendant quinze siËcles une doctrinecondamnons au nom de Notre AutoritÈ Apostolique; et Nous sur le rÙle des autoritÈs civiles en matiËre religieuse: lÕEtat voulons et ordonnons quetousles Þls de lÕEglise catholique doit reconnaÓtre la royautÈ de Notre-Seigneur JÈsus-Christles tiennent absolument pour rÈprouvÈes, proscrites et con-qui est Roi de lÕUnivers. Il a aussi le devoir dÕassurer le biendamnÈes. ª commun et de protÈger les citoyens (par exemple, contre lesSont condamnÈs dans cette encyclique ceux qui osent en-ÈpidÈmies, contre la drogue, contre les perversions, contreseigner que: ´ Le meilleur rÈgime politique et le progrËs de les fausses nouvelles, mais Ègalement en matiËre religieuse).la sociÈtÈ civile exigent absolument que la sociÈtÈ humaine LÕEglise a toujours enseignÈ cette doctrine qui dÈcoulait dusoit constituÈe et gouvernÈe sans plus tenir compte de la reli-simple fait que la vÈritÈ et lÕerreur nÕont pas les mÍmes droits gion que si elle nÕexistait pas, ou du moinssans faire aucu-vis-‡-vis de cet Etat, et donc que la vraie religion et les autresne diffÈrence entre la vraie et les fausses religions. ª Cette
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Vatican II et la liberté religieuse
proposition est condamnÈe de maniËre infaillible; cÕest donctres : ´Allez donc, de toutes lesnationsfaites des disciples ª, 21 que ´les gouvernements doivent faire une diffÈrence entrece qui montre bien sa royautÈ sur les nations. la vraie et les fausses religions ª. Et est Ègalement condam-Cette doctrine admet que, pour Èviter un plus grand nÈ que ´ la meilleure condition de la sociÈtÈ est celle o˘onmal, dans certaines circonstances, lÕexercice des faux cultes ne reconnaÓt pas au pouvoir le devoir de rÈprimer, par dessoittolÈrÈpar les pouvoirs publics, ce qui est trËs diffÈrent peines lÈgales,les violations de la loi catholiquedÕavoir un, si ce nÕestdroit. dans la mesure o˘ la tranquillitÈ publique le demande ª.Vatican II dit le contraire: le droit ‡ la libertÈ religieuse (y Cette proposition est condamnÈe de maniËre infaillible,compris les faux cultes) est un droit civil. cÕest donc que le pouvoir a le devoir de rÈprimer par des pei-nes lÈgales les violations de la loi catholique, par exemple lÕavortement, la profanation dÕune Èglise ou la production de Des experts irrécusables Þlms blasphÈmatoires etc. conÞrment les contradictions Est condamnÈ Ègalement dansQuanta Cura, de faÁon in-faillible, le fait de dire que: ´ La libertÈ de conscience et des 22 cultes est un droit propre ‡ chaque homme. Ce droit doit ÍtreLe R.P. Congar, lÕun des principaux inspirateurs du proclamÈ etgaranti par la loiOn ne peut nier quÕun tel textedans toute sociÈtÈ bien orga-concile, a Ècrit, en effet: ´ nisÈe. ª (Opinion que GrÈgoire XVI qualiÞait dÈj‡ de dÈlire(Dignitatis HumanÊ) ne dise matÈriellement autre chose que dansMirari Vos Ð1832). leSyllabusde 1864, et mÍme ‡ peu prËs le contraire des pro-23 CÕest donc que la loi ne doit pas garantir indistinctementpositions 15, 77 et 79 ª; 24 la libertÈ de tous les cultes, y compris les faux cultes.Le P.John Courtney Murray, parlant des deux ´po-Or Vatican II proclame dansDignitatis HumanÊ cequi sitionsª, celle de la doctrine traditionnelle et celle de est condamnÈ ainsi de faÁon infaillible.Vatican II, a Ècrit: ´ Leurs divergences sont ‡ un niveau plus ß2:´LeConcileduVaticandÈclarequelapersonnehu-profond,siprofonddefaitquÕilseraitdifcÞiledÕallerplusmaine a droit ‡ la libertÈ religieuseÉ de telle sorte quÕen ma-loin. ªIl y a Ègalement Ècrit quÕen ce qui concerne le rÙle tiËre religieuse nul ne soit forcÈ dÕagir contre sa consciencedes pouvoirs publics dans les affaires religieuses (la cura re-niempÍchÈdÕagir, dans de justes limites selon sa conscien-ligiosis), les deux positions sont soit contradictoires, soit con-20 ce en privÈ commeen publicseul ou associÈ ‡ dÕautres. Letraires. droitÉ doit Ítre reconnu de telle maniËre quÕil constitue unLe cardinal Ratzinger admet quÕil sÕagit dÕune ´ nouveau-droit civil. ªtÈ ª,mais dans la ´continuitÈ ª,comme si ´oui ªpouvait ß 3 : ´Le pouvoir civilÉ dÈpasse ses limites sÕil sÕarrogeÍtre dans la continuitÈ de ´ non ª. Il a dÕailleurs employÈ une le droit de diriger ou deÕmpÍcherexpression trËs forte ‡ propos de la Constitutionles actes religieux. ªGaudium et Spes: ´ Si lÕon cherche un dia- deVatican II, quand il Ècrit Comme il sÕagit de toutes les religions, on voit que, pourgnostic global du texte, on pourrait dire quÕil est (en liaison Vatican II,lÕexercice public des faux cultes est devenu unavec les textes sur lalibertÈ religieuse etsur lesreligions droit au regard des autoritÈs civiles. Il y a bien contradic-du monde) une rÈvision duSyllabusde Pie IX, une sorte de 25 tion entreDignitatis HumanÊqui proclame la ´ libertÈ reli-Contre-SyllabusComment mieux montrer quÕil y a desª . gieuse ª au for externe etQuanta Curacontradictions entre Vatican II et le pape Pie IXqui a condamnÈ ´ La? libertÈ de conscience et des cultesª, mÍme si les deux ex-pressions ne sont pas identiques. En effet, lÕexpression ´li- DansleSyllabus, annexe de lÕencycliqueQuanta Cura, on bertÈ religieuse ª englobe bien ´ la libertÈ de conscience etpeut relever en effet les propositions suivantes,condamnÈesdes cultesª mÍme si elle comprend Ègalement dÕautres as-en tant quÕ´ erreurs de notre temps ª: pects (libertÈ de propagande, etc.). Les applications faites deN∞ 15: ´ Il est libre ‡ chaque hommeÉ dÕembrasser et de Dignitatis HumanÊle conÞrment.professerla religion quÕ‡ la lumiËre de la raison, il aura re-gardÈe comme vraie. ª N∞ 55: ´LÕEglise doit Ítre sÈparÈe de lÕEtat et lÕEtat de Résumé des deux thèses contradictoires lÕEglise. ª La doctrine traditionnelle dit que lÕexercicepublic: ´ A notre Èpoque, il nÕy a plus intÈrÍt ‡ ce que laN∞ 77 des faux cultes nÕest undroitaucun titre, ce qui est la consÈ-religion catholique soit considÈrÈe comme la seule religion de ‡ quence du fait, reconnu heureusement par Vatican II, quÕil y alÕEtat, ‡ lÕexclusion de tous les autres cultes. ª une seule et unique vraie religion, la religion catholique, fon-N∞ 79: ´ En effet, il est faux que la libertÈ civile de tous dÈe par Dieu lui-mÍme, Notre-Seigneur qui a dit ‡ ses apÙ-les cultes, et que le plein pouvoir attribuÈ ‡ tous de manifes-
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ter ouvertement etpubliquementnÕimporte quelles opinionsC’est ce que Pie XI avait développé dans l’encycliqueQuas et nÕimporte quelles pensÈes, conduisent plus facilement lesPrimasqui instituait, en 1925, la fête du ChristRoi et dans peuples ‡ la corruption des mÏurs et des esprits, et propagentlaquelle il disait: « Aux Etats, la célébration annuelle de cet lÕindiffÈrentisme. ªte fête rappellera que les magistrats et les gouvernants sont tenus, comme les citoyens, de rendre au Christ un culte pu blic et de lui obéir. » Les conséquences sont graves Il avait ajouté: «On commença par nier le pouvoir du Cette question concerne dÕabord les autoritÈs publiques,Christ sur toutes les nations, on dénia à l’Eglise un droit dé mais les ÞdËles ne peuvent sÕen dÈsintÈresser car il ne sÕagitrivé du droit du Christ Luimême, celui d’enseigner le gen pas dÕune querelle de mots, mais dÕun problËme de fond, rÈ-re humain, de porter des lois, de diriger des peuples, de les vÈlateur dÕun Ètat dÕesprit.conduire à la béatitude éternelle. Alors la religion du Christ  D’abord parce qu’il y a contradiction entre la doctrinefut peu à peu traitée d’égale à égale avec les faux cultes, et traditionnelle de l’Eglise précisée d’une façon infaillible, etplacée avec une choquante inconvenance sur le même ni 27 un texte de Vatican II, et que la hiérarchie, plus de vingt ansveau ». après, n’a pas encore eu le courage de l’admettre et de recª a tellement pÈnÈ-Naturellement, ´lÕesprit du monde 26 tiÞertrÈ un grand nombre de catholiques, que la notion mÍme. Il faudra bien que cela se fasse mÍme sÕil est gÍnant de reconnaÓtre que Vatican II sÕest trompÈ, et sÕil est impos-de ´ RËgne social de JÈsus-Christ ª ne leur dit plus rien; ils sible de dire que Pie IX, utilisant son infaillibilitÈ, ait pu senÕen ont jamais entendu parler et ne la comprennent plus. Il tromper. Mais lÕhistoire montre que cela peut Ítre long. On nesÕagit pourtant dÕun dogme de foi catholique, rappelÈ dans pourra pas cependant se contenter des arguties et des subtili-Quas Primas: ´ Car sa dignitÈ royale (du Christ) exige que tÈs qui ßeurissent ‡ ce sujet.lÕEtat tout entier se rËgle sur les commandements de Dieu et  Ensuite parce que certaines constitutions ou concordatsles principes chrÈtiens dans lÕÈtablissement des lois, etc. ª Et d’états catholiques ont été modiÞés dans un sens défavoraplus loin: ´ La plupart des hommes ont banni JÈsus-Christ et ble à l’Eglise catholique, à la suite de cette déclaration desa foi trËs sainte de leur coutumes et de leur vie particuliËre, Vatican II: Espagne en 1967; Italie en 1984; Colombie encomme de la sociÈtÈ familiale et de lÕEtat. ª Que dirait le pa-1973 ;cantons suisses, etc.pe Pie IX de nos jours! Le cas de l’Espagne est révélateur: dans le Concordat dePourquoi chacun de nous, constatant quÕavec la fumÈe de 1953, il était dit: « La religion catholique, apostolique et ro!), lÕesprit du monde a pÈnÈtrÈSatan (le Prince de ce monde maine continue d’être la seule de l’Etat espagnol». Il était´ dans le temple de Dieu ª, ne mÈditerait-il pas, ‡ partir de ce précisé que personne ne serait inquiété pour l’exercice privé: ´ Il est temps que le chrÈtienque dit le cardinal Ratzinger de son culte, mais que seules seraient autorisées les manifesretrouve la conscience dÕappartenir ‡ une minoritÈ et dÕÍtre tations extérieures de la religion catholique.souvent en opposition avec ce qui est Èvident, logique, natu-Sur pression du SaintSiège (!), en 1967, le gouvernementrel pour ce que le Nouveau Testament appelle Ð et certes pas espagnol accorda l’entière liberté à tous les cultes en s’apdans un sens positif Ð ´ lÕesprit du monde ª. Il est temps de re-puyant surDignitatis Humanæ: la loi du 28juin 1967 détrouver le courage delÕanticonformisme, la capacitÈ desÕop-clare maintenant: « La profession et la pratique, tantpubliposer, de dÈnoncer bien des tendances de la culture ambiante, queque privée, detoutereligion, seront garanties par l’Etat,en renonÁant ‡ une certaine solidaritÈ euphorique post-conci-28 sans autres limitations que celles établies par l’article2 deliaire ª. Il sufÞt dÕappliquer ces paroles ‡ la culture conci-cette loi. »liaire ambiante, ce que nous nous efforÁons de faire ici. C’est donc la hiérarchie catholique ellemême qui a pous sé à la disparition des états confessionnels qui protégeaient La théologie de la girouette partiellement l’Eglise catholique. Devant un tel exemple d’autodestruction, comment ne pas appliquer l’EvangileOn dira volontiers quÕactuellement, il nÕest plus possible pour juger «les faux prophètes à leurs fruits» ?de parler de RËgne social de JÈsus-Christ ou dÕEtat confes-sionnel, car ce nÕest plus du tout dans lÕesprit de notre Èpo-29 que . Le règne social de NotreSeigneur JésusChrist On aboutit alors ‡ lathÈologie de la girouette, condam-30 Les principes mêmes deDignitatis Humanæ sontunenÈe par Pie XII dansHumani Generis: ´ Dieu, Souveraine négation pratique de la royauté sociale de NotreSeigneurVÈritÈ, a crÈÈ lÕintelligence humaine et la dirige, il faut le di-JésusChrist, Lequel est Roi, non seulement de chaque homre, non point pour quÕelle puisse poser chaque jour des nou-me pris individuellement, mais aussi de chaque Nation.veautÈs ‡ ce qui est solidement acquis, mais pour queÉ elle
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Vatican II et la liberté religieuse
ÈlËve progressivement le vrai sur le vraiªÉ ´ CÕest pour-et ‡ Lyon la condamnation implicite du catÈchisme franÁais. Il a ob-tenu quelques rectiÞcations insigniÞantes pour une deuxiËme Èdition. quoi un chrÈtien, quÕil soit philosophe ou thÈologien, ne peut Le catÈchisme hollandais avait ÈtÈ fortement condamnÈ par Rome et se jeter ‡ la lÈgËre, pour les adopter, sur toutes les nouveau-nÕa pas ÈtÈ rectiÈÞ. tÈs qui sÕinventent chaque jour ªÉ Et ‡ plus forte raison sÕil 9  70000 prÍtres se sont mariÈs depuis le Concile (RÈunion de sÕagit des multiples contradictions avec la doctrine constante Castelgandolfo, septembre-octobre 1985). de lÕEglise.10 Le CCFD, en particulier, approuvÈ par les ÈvÍques franÁais, bÈnÈ-Þ Saint Paul nous avait pourtant prÈvenus: ´ Car un tempscie des fonds rÈcoltÈs lors des quÍtes de CarÍme et Þnance, par exem-ple, le FLNKS et la rÈvolution marxiste dans le monde. viendra o˘ les hommes ne supporteront plus la saine doctri-11 Sur ordre de Jean XXIII, en ao˚t 1962, ‡ Metz, un accord a ÈtÈ passÈ ne du salut, ayant aux oreilles la dÈmangeaison dÕentendre entre le cardinal Tisserant et le patriarche NicodËme de Moscou, com-du neuf, il se choisiront au grÈ de leurs passions une foule de me quoi ´ il nÕy aurait pas dans le Concile dÕattaque directe contre le maÓtres. Ils dÈtourneront lÕoreille de la vÈritÈ et se jetteront rÈgime communiste ª, en Èchange de quoi le Patriarcat accepta dÕen-31 sur les fables ª. Mais si la vÈritÈ dÕhier est devenue erreur,voyer des observateurs au Concile ÐIota Unum, p ; 70 (NEL). Ceci ex-plique sans doute que la pÈtition Ècrite, signÈe de quatre cent cinquante pourquoi la nouvelle vÈritÈ ne serait-elle par lÕerreur de de-pËres conciliaires demandant que la question du Communisme marxis-main ? te soit traitÈe par le Concile, remise le 9 octobre 1965, ne fut mÍme pas examinÈe. Quant au nouveau missel franÁais des dimanches, il cÈlÈ-bra lÕanniversaire de la mort de LÈnine (Èdition de 1974, p. 64): ´ Il y a cinquante ans, le 22 janvier 1924, mort de LÈnine. Tout chrÈtien est 1aujourdÕhui interrogÈ par les Ènormes problËmes sociaux et humains Entretien sur la foi., p. 30 auxquels il sÕest attaquÈ ª! Et dans la version de 1983, p. 139, celui de 2 Le Rhin se jette dans le Tibre, par R.M. Wiltgen Ð Editions du CËdre, Marx : ´Il y a cent ans, le 14 mars 1883, ‡ Londres, mort de Karl Marx, p. 17 Ð livre fondamental pour lÕhistoire de Vatican II. Èconomiste et philosophe allemandÉ le reprÈsentant le plus connu de 3lÕathÈisme moderne. ª  LelibÈral est un partisan dÕindÈpendance en tout domaine. Il refu-12 se dÕaccepter une vÈritÈ ou une loi qui serait imposÈe ‡ lÕhomme du 12janvier1966ÐPlusieursautresdÈclarationsconrÞmentcepoint. dehors. Le sens politique du mot est trËs variÈ selon les pays et les 13  5 novembre1979 ÐDocumentation catholiquep. 1003. n∞ 1775, Èpoques. Il nÕest ici question que du sens religieux. Il ne sera jamais Malheureusement, de nombreux textes ambigus de Vatican II nÕont pas question du libÈralisme Èconomique en particulier. La libertÈ mora-bÈnÈcÞiÈ,commeLumen Gentium, dÕune note explicative du Pape. le est: ´la facultÈ de se mouvoir dans le bien et non dans le malª 14 (LÈon XIII), alors que le libÈral veut que la conscience, mÍme erronÈe,Vatican II,Gaudium et SpesÐ 51,3. et la libertÈ ne soient soumises ‡ aucune contrainte, sans relation ‡ la15 Vatican II,De Sacra LiturgiaÐ 4. VÈritÈ dÕune part et ‡ lÕautoritÈ dÕautre part. 16 Parmi dÕautres concernant principalement lÕÏcumÈnisme et les reli-4 Entretien sur la foi, p. 44. gions non chrÈtiennes. 5 Jean-Paul II a rappelÈ dix fois en 1979 lÕobligation pour les prÍtres de17 8 dÈcembre 1864. porter la soutane ou au moins le clergyman. Les ÈvÍques de la rÈgion 18 Voir la note 1. Il sÕagit toujours du libÈralisme religieux et non du li-parisienne prÈcisaient: ´ Le costume civil est absolument interdit aux bÈralisme politique ou Èconomique qui ne sont pas concernÈs ici. clercsÉ (le port de la cravate est notamment interdit ‡ ce titre) ª. Ces directives restent en vigueur, mais ce sont les prÍtres en soutane qui 19 LeSyllabusest un recueil en quatre-vingt points des ´ principales sont considÈrÈs comme suspects. erreurs de notre temps ª qui Þguraient dans les allocutions consisto-6 riales, les encycliques et autres lettres apostoliques du pape PieIX. LÕancienneunitÈdedirection:prÍtre,autel,tabernacle,crucixÞestChaque point a lÕautoritÈ que lui confËre le document dÕorigine. maintenant dissociÈe. Il y a bien une rÈvolution, et tous ne se tournent plus vers cette mÍme direction, ainsi que la cordÈe avec le premier de 20 A la limite, lÕEtat du Vatican ne devrait donc pas, par exemple, sÕop-cordÈe vers le sommet pour la ´ montÈe des ‚mes ª. poser ‡ la construction dÕun temple bouddhiste ou dÕune mosquÈe sur 7 son territoire.  Contrele dÈsir explicite de PaulVI et de Jean-PaulII. Dans lÕIns-truction de la SacrÈe CongrÈgation pour le Culte divin, du 29mai 21 Matthieu XXVIII, 19. 1969 (Documentation catholique1969), il est expliquÈ20 juillet du 22 Expert du concile, ´ illustre thÈologien franÁais ª, dit R. M. Wiltgen, quÕun petit nombre dÕÈvÍques ayant exprimÈ le dÈsir que soit admise la citÈ par R. Martin ´ De Rome et dÕailleurs ª, janvier 1985. communion dans la main, Paul VI interrogea tous les ÈvÍques dont le 23 quart seulement approuva ce projet. A la suite de quoi, ´ Le Souverain CitÈ dansLa PensÈe catholiquen∞ 169. Voir textes de ces 3 propos Pontife nÕa pas pensÈ devoir changer la faÁon traditionnelle de distri-ci-aprËs. buer la Sainte CommunionÉ Aussi, le Saint-SiËge exhorte-t-il vive-24 Qui appartenait ‡ ´ lÕÈlite intellectuelle ª, dÕaprËs le R.P. Congar et ment ‡ respecter la loi toujours en vigueur et qui se trouve conÞrmÈe aurait ÈtÈ le principal rÈdacteur deDignitatis HumanÊ. ‡ nouveauª. ´Cependant (!) l‡ o˘ sÕest introduit un usage nouveau 25 (par une dÈsobÈissance sacrilËge, remarquons-le), le Saint-SiËge auto-Principes de la ThÈologie catholiqueÐ TÈqui Ð 1985, p. 426. riseÉ que la communion soit distribuÈe dans la main dans certains26 Il ne semble pas que cela puisse se produire dans le proche avenir. Le pays, etc. ª, exemple type de lÕattitude de Paul VI cÈdant aux pressions cardinal Ratzinger Ècrit que ´ les Concordats espagnol et italien cher-(dÕinspiration hÈlas diabolique). Jean-Paul II, lors de son premier voya-chaient ‡ conserver beaucoup trop de choses dÕune conception du mon-ge en France, a refusÈ la communion dans la main, y compris ‡ lÕÈpou-de qui depuis longtemps ne correspondait plus aux donnÈes rÈelles ª. se du chef de lÕEtat. Cette pratique est interdite ‡ Rome. Mais Jean-Principes de ThÈologie catholique, p. 427. On pourrait en dire autant Paul II a, depuis, cÈdÈ aux pressions dans certaines occasions. de lÕinterdiction par lÕEglise, de lÕavortement, de la contraception arti-8  Les15 et 16 janvier 1983, le cardinal Ratzinger a prononcÈ ‡ ParisÞcielle ou de lÕadultËre!
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Les textes duThomatique
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27  Oncroirait lire la condamnation de la rÈunion des religions ‡ Assise ! 28 Entretien sur la foi, p. 39. 29 Avec ce genre de raisonnement, toute la morale disparaÓtÉ Le di-vorce,lÕavortement(crimeabominable)etlacontraceptionarticÞiel-le Ètant lÈgalisÈs dans presque toutes les dÈmocraties, il faudrait que lÕEglise les autoriseÉ et pourquoi pas le mensonge, le vol, lÕadultËre, etc., dont lÕinterdiction nÕest plus du tout dans lÕesprit (et dans la prati-que) de notre Èpoque. 30 12 ao˚t 1950. 31 II Tim. IV, 3-4.
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