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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Magazine trimestriel N°14 - 2011 - 3,20 
Ellipsis Otica
AuditionSanté à
Dépistage néonatal de la surdité
SOMMAIRE
. 04 NSITU P. 05 La vie de châtea ELLIPSISOTICA . 10 Surdité néonatale : vers un dépistage systématique CHANGES. 12 roubles auditifs chez les nouveau-nés  un programme e repérage ans es ve ne OUP DEPROP. 14 us c en pres yacous que : trouver e on au oprot és ste BOUCHE ÀOREILLE. L aide auditive : toute une histoire  L oreille dans l ar ÉFI SCIENCE. 20 Leffet Larsen LESCENTRESAUDITIONSANTÉP. 22
Directrice de la publication Anne-Marie EXPOSITO Coordination, rédaction Pascale ALLÉGATIÈRE Crédit photos AuditionSanté - Fotolia Conception, réalisation, photogravure et impression IMAGYNE - Cahors Tirage : 3 500 exemplaires
AuditionSanté Chemin des Mathieux La Beyne-Est 46000 CAHORS Téléphone : 05 65 23 20 30 Télécopie : 05 65 30 04 84 Consultez notre site : www.auditionsante.fr
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Desvaleurs toujours dactualité
Comme nous vous lavions annoncé, le groupe AuditionSanté sest Þ tement installé dans Paris et sa région.nitivement et for En effet plus de 30 laboratoires AuditionSanté accueillent désormais les malentendants à Paris et en Ile-de-France pour leur appor ter toujours plus de confor t auditif, en par ticulier dans notre laboratoire de Versailles, spécialisé dans lappareillage des enfants sourds. En 2011, AuditionSanté va encore et toujours se concentrer sur ses valeurs véhiculées depuis un an par notre joyeuse mascotte, le « Ptit Intra » : Professionnalisme en sappuyant sur lexper tise de lensemble de ses spécialistes de laudition ; Proximité, en allant encore et toujours vers ses patients ; dans plus de 400 villes en France, léquipement auditif du patient bénéÞcie dun suivi identique ; Sympathie, car nous sommes convaincus quen sor tant du domaine du handicap pour aller vers celui de la qualité de vie, nous ferons naitre lenvie de se faire appareiller. Nous proÞtons de ce début dannée pour réafÞrmer notre profond désir de voir de nouveaux projets aboutir dans les nouvelles techno-logies et dans la prise en charge et laccueil des malentendants. Nous veillerons à rester attentifs, à lécoute des suggestions et des besoins de nos patients et de nos adhérents dont nous apprécions la Þdélité et la diversité. Bonne année 2011 à tous ! Anne-Marie EXPOSITO
LE MAGAZINE DAUDITIONSANTÉ
Magazine trimestriel N°14 - 2011 - 3,20 
AuditionSanté à
Ellipsis OticaDépistage néonatal de la surdité
La vie de château
Village posé sur un vaste plateau marécageux, Versailles a dabord séduit les Capétiens par labondance du gibier qui y proliférait puis par la Þance que Louis XIV développa envers les sombres couloirs du Louvre, alors palais royal où se fomentaient toutes les conspirations. Le Roi-Soleil Þt transformer un pavillon de chasse construit pour LouisXIIIen majestueux château aÞn dy accueillir la cour dès 1682. Versailles, siège du pouvoir politique puis berceau de la Révolution française acquiert ainsi ses lettres de noblesse.
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LE MAGAZINE DAUDITIONSANTÉ
À lécoute du jeun enfant
En septembre 2010, AuditionSanté a réalisé une opération majeure dans sa politique dexpansion avec lacquisition de quatre laboratoires en région ouest de Paris, à Colombes, Mantes-la-Jolie, Dreux etVersailles, ce dernier spécialisé dans lappareillage de lenfant.
Le centre auditif de Versailles, qui appar tenait, comme les trois autres, à Pascal Bouroukhoff, a développé son exper tise en matière dappareillage auditif de lenfant grâce à Marie-France Jovard, audioprothésiste expérimentée, formée par Guy Le Her à Rouen.« Cest lui qui ma fait découvrir lappareillage de lenfant, alors que je débutais dans la profession. Jai tout de suite été passionnée ». En intégrant dès 1974 le laboratoire Raymond Claude deVersailles, Marie-France a pu développer cette passion pour lappareillage du jeune enfant. Sen sont suivies des années de formation continue, de relations suivies avec or thophonistes et psy-chologues.« Cest vraiment un monde à par t, qui na rien à voir avec lappareillage classique et qui nécessite une totale disponibilité »,estime Marie-France, attirée depuis toujours par ce domaine et qui sest donnée les moyens dy intervenir (voir rubrique Échanges). « A lorigine, javais envisagé de faire Pharmacie, mais à cette époque, les femmes avaient peu de chances de réussir dans des postes à responsabilités et je ne me voyais pas vendre de
laspirine toute ma vie Alors jai franchement bifurqué vers laudioprothèse. Je nai aucun regret aujourdhui car cest en pratiquant ce métier que jai découver t la richesse des contacts humains. Ne pas entendre son environnement a des répercussions sur lensemble des compor tements. Un malentendant a du mal à par ticiper à la vie, à être en phase avec les autres, avec ce sentiment terrible dêtre rejeté. Mais avec la «révolution culturelle» du numérique, la vie des patients peut changer du tout au tout ». Et de reprendre à son compte la phrase du philosophe Emmanuel Kant : « Ne pas voir sépare lhomme des choses ; ne pas entendre sépare lhomme des hommes ». Où nous retrouver ? AuditionSanté Versailles 1 rue Saint-Simon Tél. : 01 30 21 13 30 AuditionSanté Mantes-la-Jolie 24 rue Nationale Tél. : 01 39 29 29 29 AuditionSanté Dreux 2 avenue de Melsungen Tél. : 02 37 46 99 99 AuditionSanté Colombes 43 rue Saint-Denis Tél. : 01 47 86 96 30
Lappareillage del’enfant est un monde à part
Le laboratoire deVersailles est un centre impor tant (2 200 appareils vendus en 2010), avec quatre audioprothésistes à plein temps, un à mi-temps, deux techniciens et trois assistantes.« Cette équipe représente une diversité très stimulante. Nous nous réunissons régulièrement pour échanger, nous informer, discuter des cas complexes. En passant sous enseigne AuditionSanté, nous ne perdons pas cette façon de travailler et nos patients ne peuvent quy trouver les avantages dune structure nationale indépendante, que ce soit en termes de garanties, par exemple, ou quils trouvent un suivi de leurs aides auditives nimpor te où en France sils se déplacent. Et nous gardons toute liber té de poursuivre nos relations privilégiées avec les ORL, indispensables à un véritable travail interprofessionnel ». A propos de lappareillage du très jeune enfant, le laboratoire poursuit son étroite collaboration avec les SAFEP (Service dAccompagnement Familial et Éducation Précoce), SSEFIS (Service de Soutien à lÉducation Familiale et à lIntégration Sociale) et CAMSP (Centres dAction Médico-Sociale Précoce) ainsi quavec lhôpital André-Mignot de Versailles pour laudiométrie compor tementale.
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Coups deCur
De Versailles à Washington AuXVIIIe le village de Versailles est siècle, modernisé selon les critères de lépoque pour être à la hauteur de la magniÞcence royale. On crée un plan géométrique de rues en damiers et davenues obliques qui débouchent sur des places circulaires et ouvrent de grandes perspectives vers le château. Ce plan durbanisme inspire Pierre LEnfant, larchitecte français chargé de créer, en 1793, la capitale fédérale des États-Unis, Washington. LEnfant était resté en Amérique après sêtre battu contre les Anglais aux côtés de La Fayette et des insurgés américains menés par le général George Washington, qui deviendra le premier président américain. La perspective quimagine LEnfant relie les deux pôles du pouvoir, le Capitole et la Maison-Blanche.
Versailles à vendre Un promoteur américain a fait construire, à Orlando en Floride, un Versailles bis version américaine pour abriter sa petite famille. Hélas, retournement du marché obligeant, le domaine, à peineÞni, est à vendre pour la modique somme de 75 millions de dollars (100 millions $ us pour achever les travaux). La propriété de 8 360 m2habitables compte 30 chambres, 23 salles de bain, un garage pour vingt voitures et une piscine olympique. En copropriété, peut-être.
Fenêtres sur la Cour Pas moins de 2 153 fenêtres laissent entrer les rayons solaires dans le château. Toutefois, sur la façade du corps central, côté jardin, le dernier étage est en trompe-lil ; ses fenêtres néclairent aucune pièce mais donnent sur les structures por tantes de la voûte de la Galerie des Glaces.
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Pêche insolite Drôle de surprise pour lassociation des Brochets du Roy quand elle a procédé, en 2008, au nettoyage de la pièce deau des Suisses, le bassin situé dans le prolongement de lOrangeraie du château. Outre les éternels sacs en plastique, bouteilles et autres canettes, les nettoyeurs ont repêché une inattendue paire de skis ainsi quun objet ressemblant à une thermos en métal. Il sagissait en fait dun obus datant de 1870 dont on narrive toujours pas à expliquer la présence dans ce bassin. Bien sûr le traité de paix franco-prussien fut bien signé au château en février 1871. Mais on ose supposer que les protagonistes étaient venus désarmés. Quelques mois plus tard, cest un obus de 37 mm, fabriqué entre 1880 et 1945, qui a refait surface.
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Les Mad Men au château Pour développer son image à linternational, une chaine française de télévision cryptée veut lancer une série de grande envergure sur Louis XIV et la construction du château de Versailles, projet que la chaine conÞera aux scénaristes et producteurs de Mad Men, la série américaine la plus primée de ces derniers mois. Douze épisodes de 52 mn duneÞction politique tournée en anglais, on demande à voir. Le tournage n a pas encore commencé, mais il parait que le scénario avance bien.
Du pain ! « Ils veulent du pain ? Quon leur donne de la brioche ! », aurait négligemment dit Marie-Antoinette lors des émeutes de la faim qui préludèrent à la Révolution française. À par tir de 1792, le domaine royal de Versailles est démantelé par la vente des fermes, des terres et des bois. AÞn de nourrir la toute jeune République, le Grand Canal de 23 hectares est comblé et transformé en champs davoine et de blé, les allées royales sont plantées darbres fruitiers pour en faire un immense verger. Cest Napoléon 1er, en 1804, qui rétablira le domaine dans sa conÞguration actuelle.
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ELLIPSIS OTICA
Surdité néonatale vers unepdtaisge systématique Une loi sur la généralisation du dépistage précoce des troubles de laudition chez le nouveau-né, présentée en décembre 2010, a été adoptée par lAssemblée nationale. Cette loi, si elle ne fait pas tout à fait lhunanimité, doit toutefois permettre à la France de combler son retard.
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LE MAGAZINE DAUDITIONSANTÉ
Selon les chiffres donnés en octobre 2010 par la Société française dORL, 800 enfants naissent chaque année avec une déÞcience auditive, soit 1 enfant sur 1 000. Pour le professeur Bernard Fraysse, chef du service ORL de lhôpital Purpan à Toulouse, la surdité néonatale remplit tous les critères dun dépistage utile en terme de santé publique.« Il existe des moyens de prise en charge, comme lor thophonie, lappareillage, laccompagnement scolaire, voire la chirurgie. Mais les résultats dépendent de la précocité de la prise en charge ». Jusquà présent, ce nétait en moyenne qu entre 16 et 18 mois que cette déÞcience était repérée, avec le risque que les troubles auditifs aient des conséquences sur les acquisitions et la vie sociale de lenfant. Pour palier cette prise en charge tardive, la commission parlementaire à lorigine de la proposition de loi suggère un dépistage en deux temps : dabord un repérage en maternité, dès le deuxième jour du nouveau-né ; puis, en cas de suspicion, un diagnostic à réaliser dans un centre spécialisé avant les 3 mois du bébé. Une fois la loi votée, la généralisation du dépistage doit être mise en place de manière progressive par les agences régionales de santé, dans un délai de deux ans, sur tout le territoire. Si la plupar t des pays européens proposent déjà un dépistage organisé, la France le pratiquait jusquà présent dans la moitié de ses maternités, après accord des parents. La loi va donc permettre duniformiser cette pratique et ses modalités, soutenue par les centres de dépistage et dorientation de la surdité (CDOS). Deux points de vue saffrontent dès lors quant au bien fondé dun tel dépistage. Pour les illustrer, le 341 m/s publie lexpérience engagée par la région Champagne-Ardenne depuis 2004 et la synthèse des déclarations de plusieurs associations de malentendants (dont la FNSF, fédération nationale des sourds de France) et de professionnels de la santé mentale.
Une expérience concluante en Champagne-Ardenne En se dotant dimpor tants moyens matériels et humains, la région Champagne-Ardenne pratique depuis 2004, dans ses dix-sept maternités, lévaluation de laudition chez le nouveau-né avant sa sor tie de lhôpital. Le dépistage dune audition trop faible aux deux oreilles permet de prendre des mesures aÞn que lenfant développe une communication complète, y compris en langage oral. Dans les jours qui suivent sa naissance, il est testé une première fois puis, si nécessaire, revu et testé à nouveau jusquà ce quune conclusion puisse être établie. Le test se pratique pendant que lenfant dor t, dans une pièce silencieuse et ne dure que 5 à 8 minutes environ. Il est indolore et ne dérange pas le nouveau-né. Il sagit dun test par oto-émis-sions acoustiques automa-tisées (OEAa), petite sonde placée à lentrée de loreille qui envoie le bruit et capte le très léger écho sonore en réponse. Auprès des prématurés, en service de soins intensifs ou quand lOEAa a échoué, on réalise un autre type de test, par potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAa). Un peu plus long (au moins 15 mn) et, contrairement à lOEAa qui ne vériÞe que loreille, le PEAa cherche aussi à détecter le très faible signal électrique produit par le nerf auditif. Si les tests restent sans résultat, le bébé sera revu 15 jours plus tard, à la maternité ou chez lORL qui pratiquera un nouveau test. En cas de surdité avérée, le dépistage permet de donner au bébé toutes ses chances pour son développement à venir et ses capacités de langage oral. Source Internet : docteur Pascal Schmidt, ORL du CHU de Reims, association Réseau périnatal du Champagne-Ardenne.
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Un dépistage trop précoce Favorables à un dépistage plus précoce que lactuelle moyenne à 16 mois, le Réseau dactions médico-psychologiques et sociales pour les enfants sourds (Ramses) sinquiète cependant de cer tains points peu abordés dans ce systématisme. Lidée directrice du dépistage précoce : plus lenfant retrouve rapidement une fonction auditive satisfaisante, plus le langage et la parole se normalisent par rappor t à un enfant entendant. Lobjectif, en le rendant systématique, est donc de repérer le plus précocement possible les troubles de laudition pour permettre aux enfants daccéder, grâce aux appareillages (prothèse ou implant), au langage oral et de communiquer. Néanmoins, une maladie entre dans le cadre du dépistage systématique lorsquelle représente un problème sanitaire à évolution connue (critères de Wilson), comme par exemple la mucoviscidose, réclamant de façon urgente un traitement ou une prise en charge adaptée. Or la notion durgence vitale nexiste pas concernant la surdité. De son côté, la FNSF sinsurge contre la désignation de la surdité comme affection grave relevant dun problème de santé public en déclarant : « Nous, sourds, ne sommes pas des malades à soigner ». Par ailleurs pour le Ramses,il est absolument nécessaire de prévoir un accompagnement et un suivi immédiat après repérage positif, visant à préserver le lien fragile qui se crée entre le nouveau-né et ses parents, à protéger sans le per turber le processus dattachement mère-enfant. La surdité est un handicap très par ticulier, qui touche à la communication, à la représentation, pour les parents, dun enfant qui nentendrait pas leur voix. La violence de cette annonce au 2eou 3ejour de lenfant, même dans de bonnes conditions matérielles, peut entraver la construction de ce lien. EnÞn, le fait que les CDOS sadossent aux centres hospitaliers dimplants pose la question de la pérennité du bilinguisme (LSF) et des associations de sourds signants, ainsi que des instituts daccueil spécialisés pour enfants sourds. Un repérage moins précoce, entre le 30eet le 60ejour de lenfant, aurait le mérite de préserver une relation satisfaisante entre le nouveau-né et ses parents et dappor ter des solutions alternatives à lappareillage et à loralisme pour des parents en quête dinformations sur les différents modes de communication existants. Source Internet : docteur Delaroche, pédopsychiatre, Réseau dactions médico-psychologiques et sociales pour les enfants sourds (Ramses).
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