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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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L'action sanitaire ensemble
Rhône
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S B u l l e t i n 2009/2010
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L'action sanitaire ensembleIsère
SOMMAIRE
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Éditorial Le Conseil d'Administration du GDS Les actions du GDS Les maladies contre lesquelles le GDS propose des plans de maî-trise La vaccination Petite histoire de la vaccination Un vaccin comment ça marche ? La fabrication d’un vaccin Un programme de vaccination adapté Pharmacovigilance : la surveillance de l’efficacité et de l’inocuité des vaccins est l’affaire de tous, éle-veurs, vétérinaires, laboratoires... Résultats de la surveillance des vaccins FCO au cours de l'année 2008 et 2009 Notification des mouvements en lots des petits ruminants Nouvelle ASDA : information sur la chaîne alimentaire Les boucles électroniques chez les petits ruminants arrivent
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Qualité de l’eau : protéger la source Les fondamentaux de l’élevage, méthode d’analyse Examen du vagin – Etape 3 de l’examen du bovin malade Examen du nombril – Etape 3 de l’examen du bovin malade Propreté des abords : la fièvre catarrhale aussi Nos vaches vidéosurveillées... Une chèvrerie bien ventilée … pour un troupeau en bonne santé Les mycotoxines chez le porc La toxoplasmose en élevage caprin Financement et organisation de l’équarrissage Les règles pour les ovins et les caprins Les règles pour les bovins Les règles pour les porcins Adresses utiles
ÉDITORIAL
Le Mot du Président, Mobilisation col-lective en Isère et en Savoie contre le Charbon Avant d'intervenir sur ce qui nous attend, j'aimerais revenir sur l'actualité de l'année écoulée. Avec tout d'abord la résur-gence du Charbon dans notre département ainsi qu'en Savoie. A cette occasion, le GDS s'est mobilisé aux côtés des éleveurs et des vétérinaires qui étaient en première ligne face à la maladie. Pour endiguer la propaga-tion de la maladie, l'ensemble des rumi-nants exposés à la maladie ont été vaccinés. Je tiens aussi à remercier tous nos partenai-res de la MSA, de la DDSV, les services d'in-fectiologie de l'hôpital de la Tronche et de Chambéry, les Maires des communes concernées, ainsi que le Conseil Général, qui face à cette maladie se sont investis et ont répondu présent pour aider les éleveurs. L'Etat annonce la gratuité de la vaccina-tion contre la fièvre catarrhale Vaccination toujours, mais contre une mal-adie qui s'est étendue à notre département depuis maintenant deux ans : la fièvre catarrhale. Au cours de l'année passée, la vaccination a montré son efficacité. Notre Ministre nous a annoncé sa poursuite, et la gratuité "de la vaccination et du vaccin" pour les éleveurs. Nous en prenons acte. Mais nous continuons à penser qu'il aurait mieux valu confier aux éleveurs volontaires le soin de vacciner ou faire vacciner leurs animaux, et d'utiliser les crédits disponibles pour aider les producteurs en difficulté. La réforme de l'Etat et les difficultés de l'économie de l'élevage imposent aux organisations agricoles de travailler dif-féremment Nous continuons à travailler pour optimiser les services rendus aux éleveurs, qu'il s'agis-
se de services volontaires ou de prestations obligatoires. Au niveau régional, GDS Rhône-Alpes s'est organisé politiquement et techniquement pour mutualiser les moyens humains et financiers. Un exem-ple : le bulletin que vous avez en main est le fruit d'un travail collaboratif des vétérinai-res et des techniciens des GDS de Rhône -Alpes. Au niveau départemental, nous met-tons déjà en commun de nombreux moyens avec le Contrôle Laitier afin de réduire nos charges administratives. De nouveaux plans de lutte pour les ovins et les caprins L'année passée a été à l'origine de nomb-reux problèmes sanitaires chez les ovins et les caprins. Le GDS est soucieux de l'accom-pagnement qui doit être fait à ces élevages, nous avons donc mis en place des plans de maîtrise de certaines maladies qui touchent ces espèces. Notre formation et nos connaissances sont nos meilleurs atouts pour l'avenir Dans les missions du GDS, la formation et l’information des éleveurs sur les questions sanitaires est une priorité. Ce bulletin y par-ticipe, mais également la journée sanitaire cette année consacrée aux médicaments et comment mieux, pour ne pas dire moins, les utiliser. Y contribuent également les for-mations "éleveur infirmier", et nos réunions d'information cantonales tout au long de l'hiver. Si vous avez des questions ou des sujets qui vous intéressent, n'hésitez pas à nous les proposer. L'équipe de responsables professionnels qui m'entoure à la tête du GDS, et moi-même, conscients des grandes difficultés de l'élevage, avons décidé de ne pas appe-ler la cotisation de la CSSA (Caisse Solidarité Santé Animale) pour 2010. Malgré tout, gardons confiance en notre métier et son avenir. Le président du GDS, Michel BOURSIER
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Le Conseil d'Administration du GDS
Le conseil d'administration du GDS détermine la politique sanitaire départementale et supervise les actions conduites par le GDS. Il est composé par : • les délégués cantonaux, les représentants des sections spécialisées (ovins, caprins, négoce et apiculture), les représentants des partenaires de travail du GDS. Délégués cantonaux relaient l'information sanitaire et font fonctionner le GDS cantonal Allevard Corps Morestel Clelles M. Joël GENTIL M. Gaston Grand M. Thierry Reynier M.Michel Gachet Autrans Pont De Beauvoisin Valbonnais Monestier de Clermont M. Patrick Girard M. Jean Burille Mme M.Mauricette Champollion Jean-Yves Bouchier Beaurepaire Pont en Royans La Mure Mens M. Michel Rostaing M. Bernard Idelon M. Jean-Noël Luyat M. Sébastien Baup Bourgoin-Jallieu Rives Saint Marcellin Tullins M. Didier Brechet M. Etienne Blanc M. Robert Marion M. Francis Mietton La Cote Saint-André Roussillon Le Touvet La Verpillière M. Bernard Vallin M. Jean-Paul Roche M. André Grand M. Gilles Revellin-Piallet Crémieu - Pont de Chéruy Roybon La Tour du Pin Vienne M. Serge Roybin M. Pierre Dumoulin M. Claude Orcel M. Bruno Rivoire Domène St-Etienne de Saint Geoirs Vizille Vif M. Joël Revel-Mouroz M. M. Eugène Besson M. Jean-Michel Vial Goncelin St-Geoire en Valdaine Vinay Villard de Lans M. Benoit Marouby M. Louis Monin-Picard M. Jérôme Champon M. Jean-Michel Ravix Le Grand Lemps St Jean de Bournay Voiron Virieu sur Bourbe M. Jacky Gros M. Christian Loup M. Alain Marcoz M. Martial Durand Heyrieux Saint Laurent du Pont M. Denis Emerard M. Michel Boursier
Représentants des sections spécialisées
section ovine section caprine section apicole négociants en bestiaux M. Philippe Claret M. Thomas Nunge M. Michel Effantin M. Jean-Claude Berruyer
Membres de droit et représentants des organisations professionnelles lC'MoE.l emiivtdaéigered ' (OVerilixle.a rCntation deireeuqinhce TntmepeEouGr)EDMo.nCsheriils tiGaénnNéruaclci DF.D.S.E.A.DiVré tPéireirre-Loui Dumas d MmeAnnie-Noëlle Coudur ernas Chambre d’Agriculture C.D.J.A. Ordre des Vétérinaires D.D.S.V. M. Gérard Seigle-Vatte MmeAude Roland Dr Jean-Marc Petiot M. Claude Colardelle ommissaire aux C.I.E.L. dicat de CCMo. Amlpaites Pierre-Yves Bonnetoniévent M.SDyrnMichel CosuVdeérttérinaires DM..DJ.eAa.nF-.Pierre Lestoille n Et
5epuorger iuq noiou prseuevéls lenortetc l tu rall-s mae leG epuoréf Dseenenemdet erG(SD )S natiiaassociatest une ladasem ecd llnarveiSunoitirappa'l elleirvsuS GDe sLieparticipe à la md sem ladaei stero pylphieaxs esip neecalsed 
pour les éradiquer . Cela s'applique ausi bien à des maladies réglementées comme la brucellose ou la leucose, qu'à des mal-adies non réglementées comme la BVD... Défense et solidarité des éleveurs Le GDS négocie les tarifs, les moins élevés possible, avec la profession vétérinaire et les laboratoires d'analyses. Il défend auprès du Conseil Général et Régional toutes les aides financières nécessaires pour les prophy-laxies (analyses, abattages, etc.). En cas d'abattage obligatoire, ou de coup dur sanitaire, le GDS est là pour vous aider techniquement et financièrement. Face aux grandes épizooties (fièvre aphteu-se, fièvre catarrhale ovine), les 90 GDS de France ont mis en place des caisses de soli-darité pour indemniser les pertes dues à la maladie ou au blocage des exploitations. Services pour le bien-être de l'exploitation Le GDS vous propose des services pour l'hy-giène de votre élevage et le bien-être de vos animaux (p. 8), Face aux maladies les plus courantes, votre GDS vous propose des plans de lutte pour vous aider à les maîtriser (p. 7), Notre filiale AGRODIRECT met à votre disposi-tion plus de 1800 articles de matériels pour l'élevage et la transformation fermière (p. 40).
Les actions du GDS L adies du bétail. Le GDS est là pour organiser une démarche cohérente entre tous les éle-veurs. Les maladies infectieuses arrivent très souvent avec l'achat d'un animal et se jouent des barrières entre les exploitations. Aussi, dès lors que 60 p. cent des éleveurs ou bien les éleveurs représentant 60 p. cent des animaux appliquent des mesures de prévention, le GDS peut demander à rendre celles-ci obligatoires pour tous, afin que les efforts de la majorité des éleveurs ne soient pas gâchés par la négligence de quelqu'uns. Information, veille et sensibilisation Le GDS a un rôle d'information sur la recon-naissance et la prévention des maladies d'é-levage, sous forme de réunions et sessions de formation. Organisation administrative Par délégations de la Chambre d'Agriculture et de la DDSV, le GDS : - Gère l'identification des animaux d'éleva-ges, les déclarations de ruchers et met à disposition les documents administratifs (passeports, cartes vertes, attestations sani-taires) pour la circulation des animaux, Edite les documents pour les prophylaxies -et assure le suivi de leur réalisation par les vétérinaires.
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Actions spécifiques pour les élevages caprins • Dépistage de la brucellose caprine : finan-cement du transport des échantillons, négociations pour la reconnaissance des analyses sur le lait ; • Prophylaxie du CAEV, prise en charge du western blot de confirmation sur résultats ELISA positifs (nous contacter avant la réalisation des prises de sang) ; • Taille des onglons, désinfection, désinsecti-sation, dératisation, blanchiment des éta-bles, ventilation des bâtiments et analyses d'eau, • Plan de maîtrise de la paratuberculose: aide technique à la mise en place des règles hygiéniques, aides aux analyses, • Plan de maitrise de la fièvre Q : aide tech-nique au diagnostic, aide aux analyses, aide à la mise en place de la prévention (hygiénique et vaccination). Actions spécifiques pour les élevages ovins • Dépistage de la brucellose ovine : finance-ment du transport des échantillons, négio-cation pour l'allègement du rythme de pro-phylaxie, • Génotypage des béliers vis-à-vis de la  tremblante et aide à leur remplacement par des animaux qui transmettent à leur descendance le gène de résistance à cette maladie. • Taille des onglons, désinfection, dératisa-tion, désinsectisation, analyses d'eau, ven-tilation des bâtiments, et blanchiment des étables,
• Plan de maîtrise de la paratuberculose : aide technique à la mise en place des règles hygiéniques, aide aux analyses, • Plan de maîtrise de la fièvre Q : aide tech-nique au diagnostic, aide aux analyses, aide à la mise en place de la prévention (hygiénique et vaccination). Actions spécifiques pour les élevages bovins • Prophylaxies : édition et envoi des DAP (Documents d'Accompagnement des Prélèvements), prise en charge du dépis-tage de la leucose, du varron et de la bru-cellose, financement du transport des échantillons de prophylaxies, commande des analyses sur le lait, commande des contrôles en descente d'alpage, gestion du statut IBR, • Gestion des contrôles à l'introduction, par-ticipation financière au kit intro (garantie supplémentaire en cas d'achat), • Aides complémentaires aux abattages demandés par l'Etat en cas de suspicion de maladie réglementée (ESB, tuberculose, brucellose) Plans de lutte contre la paratuberculose, la BVD, la fièvre Q et les maladies néonatales et les troubles de la reproduction (voir page 7) • Parage, écornage, marquage à l'azote des bovins, désinfection, dératisation, désin-sectisation et blanchiment des étables, ventilation des bâtiments, analyses d'eau, rainurage des sols.
Les maladies contre lesquelles le GDS propose un plan de maîtrise Entrée en plan Déroulement Aides Clôture BVD ou maladie des muqueuses Bovins Découverte d'un IPI 5 euros reversés Au bout de un an et demi, (infecté permanent p1a,r animal dépistéquand tous les IPI sont éliminés immunotolérant) Dépistage de tous par le GDS à l'éleveur et que la prévention est bien uSnéer omloagjioer itpéo sditei vjee usnuerslesl easn IiPmI aduex  l'aefixnp ldo'iétlaitimoinner77 euros reversés par IPImitsreo deunc tpiloanc ed e( dbéêptiesst adgae nàs  ll'ein-animaux éliminé cheptel cci ation) , va n Paratuberculose Bovins Diagnostic aDnéapliyssteasg es éarnolnougeilq puaers  doeus1,5 euros reversé Durée moyenne de 4 à 6 ans de la paratubercul PCR par animal dépisté Arrêt du plan quand le cheptel ose Mise en place de mesures 77 euros par animal positif répond aux critères de garantie hygiéniques préventi s éliminé paratuberculose ve Maintien de la prévention Caprins, ovins Mise en place de mesures Symptômes de paratu- hygiéniques au niveau de Quand il y a disparition des berculose et analyse l'élevage Participation du GDS aux symptômes de paratuberculose, positive Selon indication, dépistage analyses préserver les mesures hygié-sérologique et élimination niques pour éviter la récidive des positifs Fièvre Q Bovins, ovins, caprins Confirmation du diagnostic Prise en charge des analy-Symptômes de fièvre Q selon le protocole ACERSA ses nécéssaires au diagnos-et analyse positive Mise en place de mesures tic selon l'ACERSA Au bout de 3 ans, et plus de Aides à la vaccination si elle symptômes de fièvre Q hygiéniques et préventives est indiquée Mortalité néonatale et problèmes de reproduction (néosporose, chlamydiose, etc.) Bovins, ovins, caprins Avortements, mortalité Mise en place d'un plan de Aides sur 30 p.cent des ou morbidité dépistage, d'assainisse- dépenses après accord du des jeunes ment et de prévention GDS plafonné à 200
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La vaccination est l’avancée médicale qui a sauvé le plus de vies humaines et animales. Le principe est simple : on introduit chez l’homme ou chez l’animal une partie inoffensive d’un microbe responsable de maladie. L’organisme apprend alors à se défendre un peu comme un soldat qui s’exercerait à «blanc». Ensuite, lorsque l’individu vacciné est confronté à la maladie réelle, son système de défense immunitaire sait déjà la reconnaître et s’en protéger efficacement.
Les GDS œuvrent pour lutter contre les maladies.
tion. Lorsqu’un vaccin est disponi-ble, tout est mis dans la balance, coût, efficacité, risques, de manière objective, sans présupposé idéolo-gique ni influence commerciale. Il y a eu les vaccinations contre la Fièvre Aphteuse, la brucellose, la rage et, plus récemment celle des animaux IBR positifs. On réfléchit actuellement à la place de la vacci-nation dans la lutte contre la BVD avec pour objectif d’éviter la nais-sance de veaux IPI. On agit aussi pour obtenir d’importer un vaccin contre la fièvre charbonneuse desti-né aux élevages dont les pâtures sont contaminées. Michel BOURSIER Président de GDS Rhône-Alpes
D nombre de fléaux. Aujourd’hui, grâce à l’éradication de grandes maladies, l’amélioration des condi-tions d’hygiène, et la très grande disponibilité des antibiotiques, des éleveurs et des citoyens ont oublié une partie de son intérêt et la relè-guent volontiers à une simple déci-sion de protection individuelle. Pourtant, une maladie humaine ou animale ne coûte pas seulement au propriétaire des animaux ou à l’in-dividu. Pour toutes les maladies contagieuses, nous avons un prix collectif à payer : celui de la conta-gion, de la solidarité face aux per-tes, de la production et du travail perdus. C’est pourquoi, face aux épidémies graves, le choix de pro-mouvoir et parfois d’imposer une vaccination relève d’une décision collective et du politique.
La vaccination
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Petite histoire de la vaccination A l’origine tout est affaire de vaches et de moutons...
A l’origine, il y a une observation empirique : certaines infections guéries protègent des maladies. Partant de ce constat, l’homme essayera de mimer l’infection pour se protéger et protéger ses animaux : c’est le principe de la vaccination. L’histoire de la vaccination mêle médecine humaine et vétérinaire.
La lutte contre la variole
Les médecins chinois commencè-rent par inoculer du pus à partir de patients atteints de variole, tech-e nique reprise en occident au XVII siècle. A la fin du XVIIIesiècle, éle-veurs et médecins observent que les trayeuses dont les mains sont fréquemment atteintes de vaccine ne contractent pas la variole. En 1796, Edward Jenner inocule la vac-cine à des enfants puis les soumets à l’inoculation de la variole. Ceux-ci sont protégés. Le terme «vaccin» (vacca: vache en latin) vient de cette anecdote.
Les avancées de la science Au milieu du XIXesiècle, Robert Koch établit la relation de cause à effet qui lie un microbe à une maladie. En 1881, Louis Pasteur réalise la première vaccination ani-male «grandeur nature» en proté-geant contre la fièvre charbonneu-se un troupeau ovin en Seine-et-Marne puis met au point la vacci-nation contre la rage. A la suite de ces succès, les vaccins contre le rouget du porc, le tétanos, l’entéro-toxémie, sont mis au point.
Les grandes prophylaxies
Après la seconde guerre mondiale, l’a-griculture doit nourrir une population en pleine expansion et de moins en moins agricole. Dès 1960, la vaccina-tion contre la fièvre aphteuse est géné-ralisée et rendue obligatoire. Suivront la lutte contre la brucellose, puis cont-re la rage. L’association vaccination et abattage des animaux contaminés a permis d’éradiquer ces maladies. A la fin des années 1980, le nombre de foyers s’étant considérablement réduit, la vaccination a pu être arrêtée. L’avenir
Aujourd’hui, les connaissances en immunologie permettent de com-prendre ce qui améliore ou limite l’efficacité des vaccins. De nomb-reux défis persistent : comment pro-longer la mémoire immunitaire de la vaccination ? Comment vacciner les sujets très jeunes ? Comment concevoir un vaccin capable d’im-muniser vis-à-vis de certains agents évolutifs (FCO, grippe, VIH, paludis-me,...) ou vis-à-vis de maladies chroniques ? Michel DUPRÈS, GDS 38
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On injecte à l’animal le microbe rendu inoffensif.
Il porte desstiannegè( qui permet de le reconnaître.
Pour l’éliminer, le système de défense produit des globules blancs (lymphocytes) et des anticor) exactement adaptés à l’antigène.
Un vaccin comment ça marche ? Rendre les microbes inoffensifs La vaccination repose sur la mémoire immunitaire : apprendre à l’organisme à reconnaître un microbe... et à l’attaquer là où il est vulnérable. L’étni têrl edvaa i-cctina eongenétsd l  arérea-form tion de globules blancs «mémoire» (les lympho-cytes T4). En cas de nou-velle exposition à l’agent pathogène, ceux-ci entraîneront une répon-se du système immuni-taire accrue. Mais pour être efficace, la réponse devra se faire avec des armes adaptées et au bon endroit. Les vaccins induisent une protection avant tout basée sur les anticorps. Les anticorps produits grâce à la vacci-nation devront donc pouvoir neutraliser les agents pathogènes avant que ceux-ci ne provoquent les symptô-mes de la maladie. Vaccins vivants ou atténués Les vaccins vivants ou atténués font appel à une forme non pathogè-ne du micro-organisme.Le principe de la vaccination (d’après source INPES) Elle est obtenue par une culture dans des conditions défavo- nué est que le pathogène atténué rables, ou par sélection d’un simule véritablement une infection mutant. L’avantage du vaccin atté- sans conférer la maladie. Dans la
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Ca prend du temps, mais l’animal ne subit pas les conséquences de la maladie parce que le microbe a été rendu inoffensif
Le microbe rendu inoffensif est éliminé, mais le système de défense garde l’antigène en mémoire.
Quand le vrai microbe rentre dans l’organisme, il est tout suite reconnu et éliminé, avant même que l’animal ne tombe malade.
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plupart des cas, comme le micro-organisme est vivant, il stimule suf-fisamment le système immunitaire pour induire la production de cellu-les mémoire pour une longue durée. Par ailleurs, le génie géné-tique rend possible la production d’antigènes d’autres agents patho-gènes ce qui permet d’induire simultanément une immunité cont-re plusieurs agents infectieux diffé-rents (on parle alors de vaccins hétérologues ou vaccins à vecteurs vivants multivalents). Toutefois, ces vaccins contenant des organismes vivants, il y a un degré d’imprévisi-bilité. Les microbes atténués peu-vent revenir à une forme pathogène (risque de réversion) ou à l’inverse, trop atténués, ils ne seront pas suf-fisamment immunogènes. Enfin, si un système immunitaire normal peut facilement éliminer un micro-be atténué, un système immunitai-re affaibli peut être débordé. Actuellement, les techniques de génie génétique permettent de contourner ces inconvénients en supprimant les gènes qui sont responsables de la virulence. Les vaccins vivants sont particuliè-rement sensibilisés intéressants aux conditions de stockage, de pré-paration et d’emploi. En cas de gel, ou de chaleurs, les micro-organis-mes qu’ils contiennent vont mourir ou perdre leurs caractéristiques. De même en cas de mélange du vac-cin avec d’autres produits (y com-pris des vaccins). Plus qu’avec tout autre produit, il faut scrupuleuse-ment respecter les recommanda-tions de stockage et d’utilisation. Les vaccins atténués sont particuliè-
rement intéressant lorsqu’une réponse immunitaire locale (intes-tin, poumon,...) est recherchée. C’est le cas avec les vaccins respiratoires ou les vaccins anti-parasitaires. Exemples de vaccins atténués : Mucosiffa (BVD), Rispoval (RSV), Bovilis IBR (IBR), Ecthybel (Ecthyma)...
Vaccins tués ou inactivés Un vaccin inactivé utilise un agent pathogène qui est mort et n’est plus capable de se multiplier au sein de l’hôte. L’inactivation est obtenue par la chaleur ou des moyens chimiques, tout en veillant à ce que les antigènes de surface soient préservés intacts. Les vac-cins inactivés sont généralement très sûrs, mais ne sont pas entière-ment sans risque, car ils peuvent contenir des fragments de bacté-ries succeptibles de provoquer des réactions anaphylactiques (réac-tions allergiques exacerbées). Une seule injection d’un vaccin inactivé est rarement suffisante pour indui-re une immunité protectrice. L’organisme de l’animal vacciné ayant tendance à se débarasser très rapidement des agents patho-gènes morts et les vaccins inacti-vés sont souvent rendus immuno-gènes par l’adjonction d’adjuvants. De plus, les vaccins inactivés indui-sent une réponse immunitaire basée uniquement sur des anti-corps (immunité humorale) ce qui les rend sans intérêt pour les mécanismes d’infections qui sont essentiellement intra cellulaires.
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