Section A, NRC 87486 - Claude Lavoie - PARCS ET RÉSERVES ...

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Section A, NRC 87486 - Claude Lavoie - PARCS ET RÉSERVES ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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PARCS ET RÉSERVES ÉCOLOGIQUES :
ENJEUX ET PERPSECTIVES
AME-6007
3 crédits, A-10
Les mercredis, de 12h30 à 15h30
Professeur: Claude Lavoie
Bureau: FAS 1642
Téléphone: 418-656-2131, poste 5375
Courriel: claude.lavoie@esad.ulaval.ca
PLAN DE COURS:
INTRODUCTION:
De tous les problèmes de nature écologique auxquels les aménagistes seront confrontés
dans un avenir prochain, la conservation des ressources naturelles est certes l’un des aspects qui
nécessitent une attention toute spéciale. En effet, l’aménagement responsable des ressources,
dans un esprit de conservation de ces dernières pour les générations futures, a des répercussions
sur la qualité de l’environnement non seulement à l’échelle locale et régionale, mais également sur
celle de l’ensemble de la planète. Les aménagistes, en raison de leur formation multidisciplinaire,
occupent des postes-clés dans le processus de décision en matière d’aménagement du territoire; il
importe donc de les sensibiliser aux grandes questions environnementales pour qu’ils développent
un esprit critique à l’égard de l’avalanche d’information qu’ils reçoivent et puissent prendre ainsi les
meilleures décisions possibles.
Ce cours aborde les grandes questions écologiques d’actualité
reliées à la conservation des ressources naturelles, et ce, dans des perspectives historique
et d’analyse critique. Le thème central du cours est la problématique de la conservation des
ressources naturelles au sein d’aires protégées.
Tous les sujets traités sont abordés par la
lecture d’essais récents écrits par des scientifiques de renommée internationale. La discussion des
problèmes de conservation, et plus particulièrement des controverses qui s’y rattachent, ainsi que
du rôle de l’aménagiste dans la gestion de ces problèmes, est un aspect central de ce cours. Il n’est
évidemment pas question, à l’intérieur d’un cours d’une durée de 45 heures, de toucher à
l’ensemble des problèmes de conservation des ressources naturelles. Seuls les sujets qui
constituent actuellement des enjeux majeurs dans notre monde en perpétuel changement seront
abordés.
OBJECTIFS:
À la fin de ce cours, l’étudiant:
-
sera
au fait des
questions d’actualité
en matière de conservation des ressources naturelles et de
gestion des parcs et réserves écologiques;
-
saura
où chercher l’information
requise pour résoudre les problèmes de conservation auxquels il
sera éventuellement confronté;
-
sera en mesure de faire une
analyse critique
d’un problème de conservation concret;
-
saura quels sont les
outils
qu’il a à sa disposition pour résoudre les problèmes de conservation
auxquels il sera éventuellement confronté et quelle est la meilleure façon de les utiliser.
FORMULE:
Comme il s’agit d’un cours avancé en écologie destiné aux aménagistes, la plupart des cours
suivront une formule mixte. Règle générale, le cours débute par un
exposé magistral
sur le sujet
de la semaine donné par le professeur ou par un conférencier invité (60-90 min.). Cet exposé fait
place à un
séminaire de la part d’un étudiant
(60 min.) sur un problème particulier (relié au sujet
de la semaine) qui mérite d’être davantage approfondi. En tout temps, l’accent est mis sur la
discussion
des problèmes traités. Pour favoriser les échanges, les cours doivent donc être
préparés. De courtes
lectures
sont proposées aux étudiants pour qu’ils soient déjà au fait de
certains aspects du problème traité avant le début du cours. Un très court
examen
(5 min.) au début
de chaque cours permet aux étudiants de faire le point sur leur degré de compréhension des
lectures.
HORAIRE:
01 septembre
Présentation du cours
Présentation des travaux, formation des groupes, sélection des travaux
08 septembre
Aucun cours
(aura lieu le 13 septembre)
13 septembre
Visite du parc national du Bic
(un LUNDI, toute la journée)
20 septembre
Visite du parc national de Frontenac
(un LUNDI, toute la journée)
29 septembre
La tournée des parcs:
première partie
06 octobre
La tournée des parcs:
deuxième partie
13 octobre
Biodiversité:
première partie
Aspects généraux
Biodiversité:
deuxième partie
Déforestation équatoriale et tropicale
20 octobre
Parcs et réserves:
première partie
Aspects généraux
27 octobre
Semaine de lecture
03 novembre
Parcs et réserves:
deuxième partie
Aires protégées au Québec
Conférence de Nancy Bolduc (directrice) et de Nathalie Rivard (responsable du
Service de la conservation et de l’éducation), parc national de la Jacques-Cartier
Gérer et développer un parc national au quotidien
10 novembre
Parcs et réserves:
troisième partie
Présentation du film
The
National Parks : America’s Best Idea
(Ken Burns)
Conférence de Claude Samson, Agence Parcs Canada
Le réseau des parcs nationaux canadiens : enjeux et perspectives
17 novembre
Parcs et réserves:
quatrième partie
Exposé étudiant (1) : parcs internationaux : enjeux et perspectives
Exposé étudiant (2) : des parcs pour toujours ?
24 novembre
Parcs et réserves:
cinquième partie
Exposé étudiant (3) : la gestion du feu dans les parcs
Exposé étudiant (4) : routes et parcs : bon ménage ?
01 décembre
Parcs et réserves:
sixième partie
Exposé étudiant (5) : la lutte au braconnage dans les parcs
Exposé étudiant (6) : réintroduire le loup dans les parcs : conflits en perspective
06 décembre
Parcs et réserves:
septième partie (un LUNDI)
Exposé étudiant (7) : gérer l’afflux touristique dans les parcs
Exposé étudiant (8) : parcs marins : enjeux et perspectives
15 décembre
Parcs et réserves:
huitième
partie
Exposé étudiant (9) : parcs nationaux : la dimension autochtone
Exposé étudiant (10) : payant, un parc national ?
ÉVALUATION :
-
Participation active aux cours (présence, questions, discussions) :
10%
-
Examens hebdomadaires sur les lectures obligatoires :
20%
-
Travaux de session:
-
Tournée des parcs :
20%
-
Exposé étudiant (présentation orale) :
40%
-
Exposé étudiant (fiche synthèse) :
10%
ÉCHELLE DE NOTATION :
A+ :
90–100%;
A :
85–89%;
A- :
80–84%;
B+ :
75–79%;
B :
70–74%;
B- :
65–69%;
C+ :
60–64%;
E :
59% et moins (échec).
QUELQUES VOLUMES DE RÉFÉRENCE :
Héritier, S., et L. Laslaz, rédacteurs.
2008.
Les parcs nationaux dans le monde. Protection,
gestion et développement durable.
Ellipses, Paris.
Lockwood, M., G.L. Worboys et A. Kothari, rédacteurs. 2006.
Managing Protected Areas. A
Global Guide.
Earthscan, Londres.
Meffe, G.K., et C.R. Carroll, éditeurs. 1994.
Principles of Conservation Biology.
Sinauer
Associates, Sunderland.
Wright, R.G., éditeur. 1996.
National Parks and Protected Areas. Their Role in Environmental
Protection.
Blackwell Science, Cambridge.
PARCS ET RÉSERVES ÉCOLOGIQUES :
ENJEUX ET PERPSECTIVES
AME-6007
3 crédits, A-10
Les mercredis, de 12h30 à 15h30
Professeur: Claude Lavoie
Bureau: FAS 1642
Téléphone: 418-656-2131, poste 5375
Courriel: claude.lavoie@esad.ulaval.ca
TRAVAUX:
Vous aurez à réaliser deux travaux au cours de la session qui constitueront l’essentiel de
votre évaluation pour ce cours. Il s’agira dans un premier temps de brosser un portrait rapide d’un
parc naturel et des problèmes de conservation auquel il est confronté, puis, dans un deuxième
temps, d’approfondir un problème particulier relié à un des sujets traités dans le cours et de
présenter devant vos collègues le résultat de cette réflexion. Voici les grandes lignes que vous
devrez respecter pour réussir vos travaux.
La tournée des parcs (échéances: 29 septembre ou 6 octobre)
Chaque étudiant (ou équipe d’étudiants, selon le nombre d’étudiants inscrits au cours)
devra, lors du premier cours (
1
er
septembre
) sélectionner au hasard un continent (
États-Unis
d’Amérique
[incluant l’Alaska, Porto Rico et Hawaii, mais excluant le Yellowstone National Park
et l’Arctic National W ildlife Refuge],
Amérique latine
[Mexique, Caraïbes, Amérique centrale,
Amérique du Sud],
Europe
[incluant le Groenland, la Turquie et tous les pays de l’ex-U.R.S.S., y
compris la portion asiatique de la Russie],
Afrique, Madagascar et Moyen-Orient
[à l’ouest de
l’Inde, mais excluant le parc national d’Amboseli],
Asie
[incluant l’Inde, l’Océanie, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande]). Il devra ensuite sélectionner un parc national ou une réserve naturelle qui se
trouve au sein du continent qu’il aura choisi. Plusieurs étudiants sélectionneront le même
continent, et sont donc susceptibles de choisir le même parc. Il est en conséquence important de
communiquer son choix au professeur le plus rapidement possible par courriel. Un parc particulier
sera attribué selon le principe du premier arrivé, premier servi. En cas de litige, la date et l’heure
de réception du courriel seront utilisées pour attribuer le parc à un étudiant (équipe) plutôt qu’à
un(e) autre.
Une fois le choix du parc confirmé par le professeur, l’étudiant (équipe) devra parcourir
toutes les sources d’informations disponibles (bibliothèque, toile) et se documenter sur le parc en
question. Il est recommandé de contacter par courriel les autorités du parc sélectionné pour
obtenir des informations supplémentaires difficiles d’accès. Si, après analyse, l’information n’est
pas assez abondante, l’étudiant (équipe) pourra sélectionner un autre parc (toujours dans le
même continent), mais il devra faire approuver son choix par le professeur. À l’aide de
l’information recueillie, il devra dresser le portrait du parc (statut, localisation, étendue, historique,
principales ressources naturelles, principales infrastructures, activités touristiques, etc.) et,
surtout, mettre en relief les problèmes auxquels les gestionnaires de ces parcs sont confrontés
(surabondance des touristes, braconnage, manque de ressources, conflits armés, catastrophes
naturelles, surabondance de la grande faune, voisinage plus ou moins harmonieux avec les
populations environnantes, déforestation, etc.). Ces informations devront être résumées et
présentées oralement avec appui visuel les
29 septembre
et
6 octobre
. La durée de la
présentation sera de 15 à 30 minutes (selon le nombre d’étudiants inscrits au cours), incluant la
période de questions. Les étudiants devront aussi remettre au professeur avant la présentation la
liste exhaustive des sources documentaires consultées et utilisées, ces dernières étant citées
selon les règles de l’art.
Exposés étudiants sur un problème de conservation (échéances: du 17 novembre au
15 décembre)
Lors du premier cours (
1
er
septembre
), chaque étudiant devra choisir un sujet parmi ceux
proposés à la fin du présent document. Selon le nombre d’étudiants inscrits au cours, un sujet
sera attribué à un seul ou à deux ou trois étudiants. Le professeur pourra fournir quelques
références qui seront utiles au démarrage de la réalisation du travail.
Dès le
1
er
septembre
, chaque étudiant (ou équipe d’étudiants) devra débuter sa recherche.
Au plus tard une semaine avant leur exposé, les étudiants devront rencontrer le professeur à son
bureau pour discuter du plan de la présentation.
Entre le
17 novembre
et le
15 décembre
, deux
exposés étudiants sont prévus à chaque cours selon l’horaire fourni dans le plan de cours. Il
s’agira, comme mentionné auparavant, d’un exposé oral où l’étudiant (équipe) fera part à ses
collègues de sa recherche (introduction, mise en contexte, exposé du problème, controverses s’y
rattachant), de son analyse critique du problème (quelle est son opinion professionnelle sur le
problème en question) et des questions que son travail soulève. L’étudiant (équipe) aura
60 minutes à sa disposition, mais il est fortement suggéré de conserver une période de
10 minutes à des fins de discussion, cette dernière étant animée conjointement par les étudiants
(surtout !) et par le professeur (un peu…). L’utilisation d’un support visuel sera obligatoire pour
illustrer le propos (figures, tableaux). Il ne sera pas nécessaire de reproduire de nouvelles figures
ou tableaux. La simple reprographie du matériel déjà inclus dans la littérature consultée sera
suffisante. Les étudiants devront aussi remettre au professeur avant la présentation la liste
exhaustive des sources documentaires consultées et utilisées, ces dernières étant citées selon
les règles de l’art.
Enfin, le jour même de l’exposé oral, l’étudiant (équipe) devra remettre à tous les étudiants
(une copie chacun) et au professeur (deux copies) une fiche technique bien illustrée résumant,
sur une seule page 8½ × 14 (recto-verso), les principaux éléments de la présentation orale (ce
que tous les étudiants devraient retenir à la suite de l’exposé). La forme de la fiche est libre, mais
à la fois le contenu (succinct mais néanmoins complet et informatif) et la qualité de la
présentation (forme attrayante et lisible, fiche bien illustrée de figures pertinentes) seront évalués.
Aucun retard ne sera accepté pour la fiche technique.
Liste des sujets proposés
1) 17 NOVEMBRE. Parcs internationaux : enjeux et perspectives.
La faune ne connaît pas de frontières, et lorsqu’on constitue un parc aux limites d’un pays, on
s’expose à des problèmes transfrontaliers qui peuvent miner les efforts de conservation de pays
qui font preuves d’initiatives en la matière. Les parcs internationaux (ou transfrontaliers)
représentent une solution possible à ce problème : plutôt que de gérer au cas par cas (de part et
d’autre de la frontière), on tente plutôt de faire une gestion plus globale dans le meilleur intérêt de
la faune (en particulier), surtout celle qui fait de grandes migrations. Il ne s’agit toutefois pas d’une
solution facile : les pays sont jaloux de leurs juridictions, et les différences culturelles sont parfois
suffisamment importantes pour compliquer singulièrement les rapports entre les états, sans
compter que certains d’entre eux ont pu être impliqués, dans un passé récent, dans un conflit
armé. Quelles sont les initiatives qui ont été entreprises, dans le monde, en la matière ? Est-il très
complexe de créer un parc international ? Ces initiatives sont-elles couronnées de succès ?
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Héritier S., et L. Laslaz, coordonateurs.
2008.
Les parcs nationaux dans le monde. Protection, gestion et développement durable.
Ellipse,
Paris.
2) 17 NOVEMBRE. Des parcs pour toujours ?
En principe, lorsque l’on constitue un parc national ou une réserve faunique, c’est à perpétuité. En
principe seulement, car il existe la plupart du temps dans les textes législatifs des dispositions
permettant à un gouvernement de mettre fin à un statut de parc. De telles dispositions ont
rarement été appliquées à ce jour, mais quelques exemples récents (Arctic National W ildlife
Refuge en Alaska, parc national d’Amboseli au Kenya) indiquent qu’on pourrait y avoir recours de
plus en plus souvent dans l’avenir pour satisfaire un besoin croissant en ressources naturelles.
S’agit-il de cas isolés ou d’une tendance réelle qui risque de prendre de l’ampleur ?
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Q uam m en, D. 2006.
An endangered idea.
National G eographic
210 (4) : 62-67.
3) 24 NOVEMBRE. La gestion du feu dans les parcs.
En 1988, huit feux ont ravagé près de la moitié du parc national de Yellowstone, dans l’ouest des
États-Unis. Ces feux ont eu un immense impact dans la population car ils ont incendié le tout
premier parc de conservation établi dans le monde. Ils ont également mis en évidence que les
politiques de contrôle des feux dans les parcs établies au cours du 20
e
siècle ont eu des
conséquences néfastes pour ces derniers. Malgré l’exemple éloquent de Yellowstone, les
politiques de gestion des feux sont constamment remises en question par les gestionnaires de
parcs selon les tendances qui existent dans l’opinion publique. Le feu est-il encore considéré
comme un agent destructeur ou plutôt comme un outil de gestion efficace du patrimoine forestier
naturel ? Qu’avons-nous appris des feux de Yellowstone ?
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Baskin, Y. 1999.
Yellowstone fires : a decade later. Ecological lessons learned in the wake of the conflagration.
BioScience
49 : 93-97.
4) 24 NOVEMBRE. Routes et parcs : bon ménage ?
Les routes figurent parmi les structures les plus omniprésentes dans le paysage, surtout dans les
régions fortement développées. Pourtant, on leur accorde fort peu d’attention quant à leurs
impacts sur l’intégrité écologique des écosystèmes qu’elles traversent. Les routes ont-elles des
impacts appréciables sur la faune et la flore et si oui, comment les mitiger ? Ces questions sont
particulièrement pertinentes dans les parcs de conservation où l’on doit non seulement protéger
les ressources naturelles mais aussi rendre accessible au public (par le biais de routes) de vastes
portions de territoire. Les étudiants en charge de ce travail devront effectuer une revue des
impacts écologiques des routes – plus particulièrement dans les parcs nationaux – et voir
comment les gestionnaires de parcs parviennent à en réduire les impacts.
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Form an, R.T.T., D. Sperling, J.A. Bissonette, A.P. Clevenger, C.D.Cutshall, V.H. Dale, L. Fahrig, R. France, C.R. G oldm an, K. Heanue,
J.A. Jones, F.J. Sw anson, T. Turrentine et T.C. W inter. 2003.
Road ecology. Science and solutions.
Island Press, W ashington.
5) 1
er
DÉCEMBRE. La lutte au braconnage dans les parcs.
Le braconnage des ressources fauniques représente un fléau avec lequel les parcs composent
depuis longtemps. Il est d’autant plus difficile de contrer ce problème si le parc est immense, sans
infrastructure routière ou avec de bien maigres ressources (particulièrement dans les pays en
voie de développement). Si de surcroit les populations voisines sont pauvres ou si elles doivent
composer avec un conflit armé, les tentations pour s’alimenter dans le parc ou pour y abattre des
trophées qui pourront se vendre à fort prix sur le marché noir seront très fortes. Comment les
gardes-parcs s’y prennent-ils pour lutter contre le braconnage ? Quels sont les différences entre
les moyens de lutte des parcs des pays occidentaux par rapport aux parcs des pays en voie de
développement ? Les problèmes sont-ils aussi aigus dans les pays riches que dans les pays
pauvres ? La lutte contre le braconnage est-elle efficace et si oui, a-t-elle un impact sur
l’aménagement d’un parc en tant que tel ?
LECTURES DE DÉM ARRAG E
Dobson, A., et L. Lynes. 2008.
How does poaching affect the size of national parks ?
Trends in Ecology and Evolution
23 : 177-180.
W asser, S., J. Poole, P. Lee, K. Lindsay, A. Dobson, J. Hart, I. Douglas-Ham ilton, G . W ittem yer, P. G ranli, B. M organ, J. G unn,
S. Alberts, R. Beyers, P. Chiyo, H. Croze, R. Estes, K. G obush, P. Joram , A. Kikoti, J. Kingdon, L. King, D. M acdonald, C. M oss,
B. M utayoba, S. Njum bi, P. O m ondi et K. Now ak. 2010.
Elephants, ivory, and trade.
Science
327 : 1331-1332.
6) 1
er
DÉCEMBRE. Réintroduire le loup dans les parcs : conflits en perspective.
Le loup, plus que tout autre carnivore, a de tout temps eu très mauvaise presse auprès du grand
public, des éleveurs de bétails et même, parfois, des agents de conservation de la nature. On lui
attribut (à tort) une grande agressivité et le pouvoir de décimation de proies (particulièrement les
cervidés) qui sont très appréciées des chasseurs. Là où il est présent, on lui attribut aussi une
grande part des mortalités du bétail, ce qui n’est pas toujours justifié. Quoiqu’il en soit, la
perception du loup s’est améliorée récemment avec l’évolution des mentalités, notamment grâce
à une meilleure compréhension de son rôle écologique fondamental. On a réintroduit le loup à
plusieurs endroits, notamment dans certains parcs nationaux américains. Mais est-ce que cette
réintroduction fut un succès ? Le tout s’est-il fait sans heurt ? Qu’est ce qui change dans
l’écosystème et les mentalités une fois le loup réintroduit ?
LECTURES DE DÉM ARRAG E
Chadw ick, D.H. 2010.
W olf wars.
National G eographic
217 (3) : 34-55.
Jones, K. 2002.
Fighting outlaws, returning wolves.
History Today
m ars 2002 : 38-40.
7) 6 DÉCEMBRE. Gérer l’afflux touristique dans les parcs.
Les parcs nationaux sont parfois victimes de leur popularité. En effet, l’afflux de touristes vers les
principales attractions des parcs menace l’intégrité écologique de certains espaces protégés. Il
est toutefois légitime que ces attractions soient vues, puisqu’un parc national a aussi une mission
éducative et récréative. Plusieurs gestionnaires de parcs, notamment dans les pays en voie de
développement, sont aussi confrontés à un dilemme douloureux: dans un contexte de ressources
financières limitées, doivent-ils restreindre l’accès aux parcs pour mieux les protéger (mesures
forcément impopulaires) ou doivent-ils au contraire favoriser la venue de touristes pour garnir les
coffres des parcs et avoir ainsi les moyens d’adopter des mesures de protection plus
importantes ? Dans ce travail, il faudra mettre en relief les avantages et désavantages de chaque
stratégie et les mesures qui sont prises, partout dans le monde, pour gérer le flux touristique de
manière à ce que les visiteurs aient le moins d’impact possible sur l’intégrité écologique.
LECTURES DE DÉM ARRAG E
Eagles, P.F.J., et S.F. M cCool. 2004.
Tourism in national parks and protected areas : planning and management
. CABI Publishing, O xon.
M anning, R
.
E. 2007.
Paks and carrying capacity. Commons without tragedy.
Island Press, W ashington.
8) 6 DÉCEMBRE. Parcs marins : enjeux et perspectives.
Jusqu’à tout récemment, les mers et les océans étaient les parents pauvres de la conservation.
La pertinence et la faisabilité de la conservation d’une étendue d’eau libre ne vont pas de soit,
d’autant plus qu’entrent parfois en jeu des considérations de nature économique, comme les
pêcheries, qui compliquent singulièrement la mise en réserve de vaste étendues marines. Des
efforts considérables, au Canada comme ailleurs, ont toutefois été effectués au cours des
dernières décennies pour mettre en place un réseau de parcs marins. Quel est le bilan de tous
ces efforts ? Quels sont les obstacles que les planificateurs ou les gestionnaires doivent franchir
pour mettre en place un parc marin ? Les objectifs de la création de tels parcs sont-ils rapidement
atteints ? Les parcs marins sont-ils bien acceptés des populations qui utilisent les ressources
marines pour leur développement économique ?
LECTURES DE DÉM ARRAG E
International Union for the Conservation of Nature et W orld Com m ission on Protected Areas. 2008.
Establishing marine protected
area networks : making it happen.
International Union for the Conservation of Nature, W orld Com m ission on Protected Areas, National
O ceanic and Atm ospheric Adm inistration et The Nature Conservancy, W ashington.
Spalding, M .D., L. Fish et L.J. W ood. 2008.
Toward representative protection of the world’s coasts
and oceans : progress, gaps, and
opportunities.
Conservation Letters
1 : 217-226.
9) 15 DÉCEMBRE. Parcs nationaux : la dimension autochtone.
Plusieurs parcs sont établis très loin des grands centres urbains. Cela ne veut pas dire que ces
parcs sont situés dans des régions inhabitées, bien au contraire : certaines de ces régions sont
habitées depuis des millénaires par des populations autochtones qui ont utilisé les ressources des
parcs pour assurer leur subsistance. À une certaine époque, on faisait peu de cas des
revendications des peuples autochtones lors de la création ou dans le mode de gestion des
parcs. On en tient de plus en plus compte de nos jours. Quels sont les défis qui attendent les
planificateurs et les gestionnaires de parcs créés dans des territoires occupés par des peuples
autochtones, que ce soit dans les Amériques, en Afrique ou en Asie ? Est-il nécessaire de faire
des ajustements quant au mode de gestion ? Jusqu’où les compromis sont-ils possibles ?
Comment les communautés autochtones perçoivent-elles les nouveaux projets de parcs ? La
situation au Québec est-elle différente de celle qui se vit ailleurs ?
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Neufeld, D. 2008.
Indigenous peoples and protected heritage areas : acknowledging cultural pluralism .
In
Hanna, K.S., D.A. Clark et
D.S. Slocom be, rédacteurs.
Transforming parks and protected areas. Policy and governance in a changing world.
Routledge, New
York, p. 181-199.
10) 15 DÉCEMBRE. Payant, un parc national ?
Un parc est souvent perçu par les politiciens comme une simple dépense ou un frein au
développement économique, d’où souvent le peu d’intérêt de leur part pour la création de
nouveaux
parcs
et
leur
aménagement.
Pourtant,
les
parcs
procurent
des
bénéfices
environnementaux considérables qui ont une valeur monétaire certaine, quoique difficilement
quantifiable. Ils constituent aussi des sites touristiques fort appréciés, et donc engendrent leurs
propres revenus et permettent à des collectivités locales d’assurer, du moins pendant une partie
de l’année, leur subsistance. Quel est le bilan économique global associé à un parc ? Un parc
est-il «rentable» (d’un point de vue économique) et se doit-il de l’être ? Les collectivités locales
bénéficient-elles vraiment de l’apport économique d’un parc ? La situation des pays en voie de
développement est-elle différente, à cet égard, de la situation des pays développés ?
LECTURE DE DÉM ARRAG E
Lockw ood, M ., et C.E. Q uintela. 2006.
Finance and econom ics.
In
Lockw ood, M ., G .L. W orboys et A. Kothari, rédacteurs.
M anaging
protected areas. A global guide.
Earthscan, Londres, p. 328-358.
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