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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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SécuritéS
La lettre d’information
d’AMARANTE International
Juillet 2010
n°2
Au-
delà du fait que l’évènement peut génér
er des crises dans la crise en
révélant ou exacerbant des dysfonctionnements internes ou volontairement
ignorés, l’entreprise est confrontée à deux considérations essentielles que
sont l
’impératif de l
a libération de ses collaborateurs et la communication
imposée par la crise.
L’implication de l’entreprise dans la gestion de la crise, ainsi que la stratégie
adoptée sera d’abord fonction du mobile des ravisseurs, qui peut être de
deux natures :
Les otages sont détenus par un groupe politico-militaire, en vue
d’obtenir
une
exigence
autre que financière
de
la
part
d’un
gouvernement.
Les otages sont détenus par un groupe politico-militaire ou criminel
dans le but de négocier une rançon, destinée à financer leurs
activités.
Dans le premier cas, la gestion de la crise échappera en grande partie à
l’entreprise puisque la revendication ne lui est pas adressée et qu’elle n’a
pas les moyens de la satisfaire.
Dans le second cas, le montant et les modalités de paiement de la rançon
donneront lieu à une négociation, souvent indirecte, entre deux dirigeants.
(1) : Selon une étude menée par Hiscox
Dossier :
Kidnapping et gestion de crise : importance
de l’organisation et des homme
s
Après les Chinois, les Français seraient les principales victimes de kidnapping dans le monde (1). Pour
une
entreprise, ces prises d’otages
de collaborateurs sont synonymes de bouleversements majeurs ;
d’abord parce que ce type d’événement affecte l’en
semble de son personnel, ensuite parce
qu’elle
se voit imposer un rythme qui n’est pas le sien et enfin parce qu’elle se voit contrainte d’adopter, au
moins temporairement, un mode de fonctionnement particulier.
Agenda
1
Inscription d'Amarante
sur la liste des
prestataires de la
Commission
Européenne
Amarante a été jugé
éligible à l'attribution
de marchés spécifiques
relatifs à des services
de sécurité pour les
besoins des
délégations de la
Commission
Européenne dans les
pays hors de l'UE.
SécuritéS
« Selon le dernier bilan
fourni par le ministère
des Affaires étran-
gères, cinquante-neuf
Français ont été la
proie de ravisseurs en
2008 à travers le
monde, contre onze
seulement en 2004. »
Le Figaro, 25 janvier 2010
Compte tenu des enjeux, les prises d’otages nécessitent un dispositif
de gestion de crise particulier
. L’architecture et les procédures de ce
dispositif
doivent
s’adapter
aux
spécificités organisationnelles de
l’entreprise, ainsi qu’au tempérament des
dirigeants et des cadres
impliqués.
De la nécessité
de disposer d’une organisation
adaptée
Comme tout problème complexe, la résolution
d’une prise d’otage
concerne les trois
niveaux de conception, de mise en œuvre et
d’exécution de l’entreprise. De ce fait, plus qu’une cellule de crise, il
convient d’envisager un dispositif complet de gestion de
la crise,
s’articulant
autour de plusieurs cellules distinctes, disposant chacune
d’attributions
et de responsabilités différentes.
Par
mesure
de
prévention
et
d’anticipation,
de
nombreuses
entreprises
se
dotent
d’outils
de
gestion
de
crise,
quelles
qu’en
pourraient être la nature et la cause. En raison de la complexité des
situations nées de prises d’otages, leurs spécificités doivent être prises
en compte en am
ont et intégrées à l’élaboration du dispositif global
de façon à ce que celui-ci puisse être facilement adapté aux cas de
kidnapping.
L
a gestion de ce type de crise fait appel à des fonctions qu’une
entreprise peut ne pas pouvoir satisfaire en interne. Certaines
organisations se voient donc contraintes, ou choisissent de les
externaliser
à
des
services
d’Etat
(si
ceux
-
ci
acceptent
de
s’en
charger) et/ou à des sociétés spécialisées.
Du management en situation de gestion de
prise d’otages
En raison de la grande disponibilité requise et du poids des décisions à
prendre, les crises résultant de kidnappings soumettent les hommes
impliqués à un stress important
, qu’il convient d’anticiper et de gérer
.
Etant posée l’influence du facteur humain sur la résolution
de la crise,
il est essentiel que chacun tienne sa place dans le dispositif, reste
modeste,
ne
cède
pas
à
l’angoisse
et
ne
profite
pas
de
l’exceptionnalité de la situation pour
instrumentaliser des rivalités, des
ambitions o
u des imperfections jusqu’alors
dissimulées.
De plus, il convient de tenir compte du reste du personnel de
l’entreprise, non directement impliqué
dans la gestion de la crise mais
qui continue
d’assumer la charge de travail imposée par le maintien
de l’activité. La communication interne
sur la crise joue alors un rôle
essentiel.
Face aux défis que constituent l’adaptation
de son organisation et la
cohésion indispensable de ses effectifs,
l’entreprise peut juger utile de
recourir à des experts qui, en plus de la conseiller dans la conduite de
la négociation, pourront
la décharger d’une partie du
stress.
Pays classés sensibles au regard
du risque d’enlèvements
:
1.
Mexique
2.
Venezuela
3.
Colombie
4.
Brésil
5.
Nigéria
6.
Somalie
7.
Golfe d'Aden
8.
Irak
9.
Afghanistan
10.
Pakistan
Motivations souvent poursuivies
par les ravisseurs :
-
Politiques
-
Idéologiques
-
Criminelles
-
Passionnelles
-
De survie
Nationalités les plus exposées
au risque de kidnapping :
1.
Chine
2.
France
3.
Allemagne
4.
Philippines
5.
Russie
6.
Grande Bretagne
7.
Inde
8.
Espagne
9.
Corée du Sud
10.
Italie/Ukraine
et 2007. Les prises d’otages avec
demande de rançon ne sont plus
uniquement la spécialité de la
Colombie
la
politique
répressive menée par le Président
Uribe a fait chuter le nombre
d’enlèvements.
Les
kidnappings
ont explosé au Mexique et au
Venezuela (où se pratiquent de
nombreux « kidnappings express »,
voire des kidnappings virtuels). A
ces
pays
viennent
s’ajouter
le
Nigéria, la Somalie, le Pakistan,
l’Afghanistan, l’Inde, les Philippines
ou
l’Irak qui font partie du «
Top
10 » des pays les plus touchés par
l’enlèvement
(source
Hiscox).
Quant à la piraterie maritime,
impliquant dans 82% des prises
d’otages, elle s’est déplacée
de
l
Asie du Sud-Est
à la corne de
l’Afrique (notamment Golf d’Aden
et côtes somaliennes) et reste une
préoccupation
majeure
pour
certains
clients
ayant
une
exposition maritime.
Face
à
cette
menace,
les
entreprises
n’hésitent
pas
à
renforcer
leurs
mesures
de
sécurité, à se doter de plans de
crise et d’outils préventifs parfois
sophistiqués.
Cependant,
la
prévention est parfois difficile à
mettre en place car chaque crise
est
différente
et
les
modes
opérationnels
utilisés
par
les
criminels sont diversifiés. La hausse
du nombre de sinistres « K & R » et
« piraterie
maritime »
enregistrés
ces
dernières
années
par
la
plupart
des
assureurs
de
ce
marché
de
niche
a
pour
conséquence
un
durcissement
des conditions de souscription,
dont
certaines
exclusions
territoriales
et
l’
augmentation
inéluctable
des
primes,
notamment
pour
le
risque
maritime.
Quel est le rôle des produits que
vous proposez et en quoi ceux-ci
peuvent-ils
être
utiles
aux
entreprises dans la gestion de
cette menace?
Gras Savoye a développé depuis
plusieurs années une expertise au
sein de son Département Risques
Financiers & Politiques, confiée à
une équipe dédiée aux risques
politiques et criminels et à la
sécurité. Les garanties « Risques
Spéciaux » que nous proposons,
étudiées
bien
souvent
« sur
mesure »,
sont
adaptées
aux
besoins de nos clients, compte
tenu de leur exposition et de
certains
critères
(comme
la
qualité
et
l’expérience
des
Experts qui interviendront dans la
gestion
de
la
crise).
Cette
garantie couvre généralement
l’ensemble
des
salariés
de la
société souscriptrice, qu’ils soient
voyageurs
d’affaires,
expatriés
ou
locaux.
La
solution
développée par Gras Savoye est
à la fois un concept financier,
une réponse à la crise et une
offre
de
prévention.
La
couverture offre les services d’un
Consultant de crise indépendant,
reconnu
et
expert
en
négociation, dont les frais seront
Le nombre d’enlèvements
d’étrangers a été multiplié par
3,5 entre 1997 et 2007 »
Interview
Marie ORTIGOSA
Responsable Risques Spéciaux
Gras Savoye
Sel
on vous, quelle a été l’évolution
du risque de kidnapping sur les
dix
dernières
années
et
quel
impact a-t-elle pu avoir sur les
entreprises ?
Les menaces qui préoccupent le
plus les entreprises occidentales
exerçant une activité dans les
pays
émergents
sont
les
enlèvements de leurs salariés et la
violence politique, qui inclut les
actes de terrorisme. Ces menaces
se
sont
globalisées
et
complexifiées
depuis
ces
dernières années : bien que les
motivations
restent,
dans
la
majorité
des
cas,
purement
crapuleuses,
la
technique
du
kidnapping semble de plus en plus
utilisée par des groupes terroristes
afin
soit
de
satisfaire
leurs
demandes idéologiques, soit de
financer leurs activités.
Selon
Hiscox,
l’un
des
assureurs
spécialisés dans la couverture de
ces risques criminels, le nombre
d’enlèvements
d’étrangers
(e
xpatriés et voyageurs d’affaires)
a été multiplié par 3.5 entre 1997
n
de
ce
Marie ORTIGOSA :
Chargée de clientèle au sein du
Département Risques Financiers &
Politiques du courtier Gras Savoye.
Responsable du pôle "Risques
Spéciaux" (Extorsion/K & R) depuis
2000 spécialisé dans la gestion des
risques criminels et politiques.
A rejoint Gras Savoye en 1995 après
une longue expérience, à
l'international auprès de PME et de
grands groupes français et
européens.
Enseigne également à l'ENASS.
NASSAU,
filiale
de
l’assureur
hollandais NASSAU Verzekeringen
et,
tout
récemment
LIBERTY
France, filiale de LIBERTY Mutual
(compagnie américaine).
Les
avantages
de
placer ces
risques très sensibles sur le marché
français
sont
multiples :
la
proximité, permettant de mieux
discuter/négocier avec l’assureur,
un texte en français, une clause
de juridiction avec des tribunaux
français, le coût de la police
(moins
d’intermédiaires)
et
une
confidentialité totalement respe-
ctée.
Enfin, cela nous permet
aussi
d’offrir
les
services
d’un
Consultant
français
pouvant
intervenir
à
la
place
ou
en
complément
du
Consultant
exclusif lié à l’assureur (suivant les
zones,
les
compétences
d’un
Consultant
et
ses
capacités
d’intervention
ne
s
ont pas les
mêmes…).
Selon
vous,
la
formation
des
voyageurs
d’affaires
et
les
mesures de prévention mises en
place par les entreprises sont-
elles nécessaires et efficaces ?
Les prenez-vous en considération
dans la mise au point de vos
produits ?
Bien entendu, la formation des
voyageurs
d’affaires
est
absolument nécessaire puisque,
pour
une
grande
partie,
les
kidnappeurs prennent pour cible
des voyageurs internationaux, cas
qui sont résolus à 65% par une
remise
de
rançon
(source
Clayton).
Les
Consultants
s
pécialisés
s’aperçoivent
bien
souvent,
à
la
relecture
de
certaines
situations,
qu’elles
auraient pu être évitées grâce à
une meilleure connaissance du
pays ou de la zone et à une
adaptation de comportements.
Les mesures de prévention mises
en place par les entreprises sont
donc indispensables pour réduire
leur
exposition
aux
risques.
Cependant, la sécurité a un
coût et toutes les entreprises, en
particulier
les
PME,
n’ont
ni
responsable de la Sûreté ni les
budgets sécurité qui vont avec.
La
prévention
est
complé-
mentaire
à
l’assurance
;
elle
permet
d’anticiper, de former
les salariés aux comportements à
tenir dans des zones sensibles ou
face à des situations à risques,
avant et pendant la mission.
Cette
prévention
peut,
par
ailleurs,
être
valorisée
par
le
courtier
au
moment
de
la
souscription
d’un
contrat
et,
dans de nombreux cas, être
prise
en
compte
dans
l’appréciation
du
risque
par
l’assureur
et,
par
conséquent,
dans sa tarification.
« La prévention est
complémentaire à
l’assurance
»
A chaque nouvelle étude, notre
équipe
demande
une
offre
prévention
aux
assureurs
approchés.
En
effet,
il
nous
semble
important
de
pouvoir
aider nos clients dans la mise en
place de moyens ou de réflexes
de sécurité. Ainsi, nous sollicitons
les
compagnies
afin
qu’elles
participent
aux
efforts
de
prévention
de
l’entreprise,
ne
fusse que pour une petite partie.
En
complément
d’une
ou
plusieurs
demi-journées
de
formation offertes dans le cadre
d’une
garantie
«
Risques
spéciaux », nous accompagnons
nos clients, les conseillons (guides
du voyageur, cartographies, risk
rating, informations pays etc) et
organisons
les
formations/
sensibilisations
avec
les
Consultants
de
crise
de
leur
choix (ou préconisés dans le
cadre de leur contrat).
intégralement pris en charge afin
d’
aboutir
à
la
libération
des
victimes. Elle prévoit également le
remboursement
de
la
somme
prévue en cas de demande de
rançon, la prise en charge de
tous les frais associés (salaires des
victimes, frais de séjour et de
déplacement
d’un
salarié
intervenant dans la gestion de la
crise,
frais
d’interprète,
frais
de
communication, la récompense
à informateur, les frais médicaux
et/ou
chirurgicaux, de
soutien
psychologique des victimes etc.)
ainsi qu’une responsabilité civile
consécutive
à
l
’événement
assuré. En effet, une crise mal
gérée
peut
avoir
un
impact
destructeur
(famille,
medias,
perte
d’image…) et l’employeur
risque de voir sa responsabilité
recherchée au civil comme au
pénal (cf. jurisprudence Karachi
et Jolo) pour manquement à ses
obligations
de
moyens
et
de
résultat de sécurité face à des
situations de danger identifiées.
Face aux assureurs anglo-saxons
auxquels
les
entreprises
fran-
çaises
font
largement
appel,
existe-t-il un marché français de
l’assurance «
Kidnap & Ransom »
et quels sont les avantages à
avoir
recours
à
un
opérateur
français ?
Historiquement, cette garantie a
été développée sur le marché de
Londres, par les Lloyds, vers le
milieu
du
XXème
siècle ;
elle
n’était
pas
aussi
aboutie
que
celle que nous pouvons trouver
aujourd’hui
sur
le
marché
et
surtout,
elle n’offrait pas l’accès
immédiat à un Consultant de
crise,
aguerri
à
ce
type
de
risques. Après les événements du
11
septembre,
la
liste
des
assureurs spécialisés
s’est réduite
de
moitié :
en
dehors
de
l’assureur
Hiscox
(Syndicat
des
Lloyds de Londres) que nous ne
pouvions approcher que via un
courtier local agréé, nous faisions
appel
aux
Compagnies
américaines
AIG
(aujou
rd’hui
CHARTIS) et CHUBB qui proposent
depuis longtemps la souscription
de ces risques financiers sur le
marché
français.
Depuis
ces
dernières années, nous pouvons
approcher
le
bureau
parisien
d’Hiscox qui souscrit ces garanties
en France. D’autres acteurs
sont
venus
compléter
ce
marché :
Article 13
Du projet de loi n°73,
tel qu’adopté par le Sénat
le 22 février 2010
L'État
peut
exiger
le
rembou-
rsement de tout ou partie des
dépenses qu'il a engagées ou
dont il serait redevable à l'égard
de tiers à l'occasion d'opérations
de
secours
à
l'étranger
au
bénéfice
de
personnes
s'étant
délibérément
exposées,
sauf
motif légitime tiré notamment de
leur
activité
professionnelle
ou
d'une situation d'urgence, à des
risques
qu'elles
ne
pouvaient
ignorer.
DécryptagE
Suite au décès du président
Umaru Yar’Adua
le 5 mai dernier, le vice-président originaire du sud,
Goodluck
Jonathan
a été investi comme chef d
’Etat et de gouvernement. Président pa
r intérim depuis début février, il doit à
présent conduire son pays jusqu’aux élection
s prévues en avril 2011, malgré les nombreux facteurs de crise et
d’insécurité menaçant le pays depuis plusieurs années.
L’opposit
ion entre le Nord et le Sud : un fragile équilibre politique
Bien qu’aucun texte n’institue un partage du pouvoir entre
ressortissants su nord et du sud du pays, le
Parti
Démocratique du Peuple
(PDP) qui domine la vie politique du pays a instauré la règle dite du «
zoning
», qui conduit
à la prise en compte de considérations géographiques et confessionnelles dans la nomination des responsables
politiques. Selon ces règles, chaque président doit être originaire en alternance du nord ou du sud (pour deux
mandats) et son vice-
président de l’origine opposée.
Umaru Yar’Adua
(originaire du nord), décédé au cours de son premier mandat devrait donc être remplacé par un
nordiste
à
l’issue
des prochaines élections présidentielles. La
popularité
de G. Jonathan et son éventuelle
candidature pourraient cependant
mettre fin à l’équilibre imposé par le parti.
Les violences interconfessionnelles
Le Nigeria est affecté par de très fortes tensions entre communautés musulmanes (majoritaires au nord) et
chrétiennes (majoritaires au sud), entraînant régulièrement de graves affrontements.
Récemment,
l’accession
du
chrétien
Patrick Yakowa
au
poste
de
gouverneur
de
l’Etat
de
Kaduna
(en
remplacement du musulman
Namadi Sambo,
nommé au poste de vice-président) a entrainé le mécontentement
d
e la communauté musulmane, majoritaire dans cette région, accusant G. Jonathan d’avoir chercher à la faire
contrôler par un chrétien.
Les conflits dans la région du Delta du Niger
Fournissant 90% du pétrole nigérian, la région du Delta du Niger, est pour
tant l’une des plus pauvres du pays. Les
populations locales, qui appartiennent à des ethnies minoritaires, réclament un partage plus équitable des
richesses et la cessation des conséquences écologiques de l’exploitation pétrolière.
Plusieurs groupes armés et milices ont pris part au conflit depuis le début des années 90. Les plus importants sont le
MEND
(
Mouvement pour l’émancipation de Delta du Niger), et deux groupes de l’ethnie Ijaw
: les
NDPVF
(Forces
volontaires des peuples du Delta du Niger) et la
NPV
(Niger Delta Vigilante).
Ces groupes sont à l’origine de nombreux actes de sabotages, de kidnappings (plus de 300 étrangers enlevés
depuis 2006), de vols ou encore de faits de piraterie maritime.
Entre août et octobre 2009, une trêve a permis à quelques 8.000 militants de déposer les armes contre la promesse
d’une amnistie. La maladie et l’absence d’Umaru Yar’Adua ont amené le MEND à déclarer la fin du cessez
-le-feu
en janvier. Cependant, l’accession au pouvoir de G.Jonathan, lui même issu de la région et de l’ethnie ljaw a été
perçue comme un signal encourageant par une partie des rebelles. Pour autant, l
e MEND n’abandonne pas sa
lutte (selon les déclarations de son leader,
Henry Okah
) et les membres de la NPV, dirigés par
Ateke Tom
n’excluent
pas de reprendre le combat si le gouvernement ne tient pas ses promesses de développer la région.
Perspectives : les élections de 2011
Les prochaines élections présidentielles devraient avoir lieu en avril 2011. Des candidats du nord
, dont l’ancien
président
Ibrahim Babaganda
et l’ancien vice
-président
Atiku Abubakar
, ont déjà fait savoir qu’ils souhaitaient
représenter le PDP. Toutefois, il n’est pas exclu que Goodluck Jonathan se présente. L’élection d’un
candidat du
sud pour effectuer un mandat « réservé » au nord pourrait alors entraîner une intensification des violences.
Nigeria
F
acteurs de crise et d’insécurité
ExpertiseS
Dans le cadre du développement de leurs activités à
l’international,
de nombreuses entreprises se retrouvent
exposées à la menace de groupes criminels ou de
mouvements politico-militaires qui, pour atteindre leurs
objectifs, n’hésitent pas à recourir à l’enlèvement de
personnes.
La prise en otage
d’employés locaux ou expatriés est
souvent génératrice de crises collectives importantes pour
les organisations et de crises individuelles durables pour les
collaborateurs. La prévention et la maitrise de la réaction
à de telles menaces permet d
’en réduire les effets.
Protection des personnes
: Négociation et libération d’otages.
Ressources humaines
AMARANTE réuni des conseillers et des experts ayant participé à la résolution de crises liées à des prises
d’otages, souvent peu médiatisées, que ce soit dans le cadre de leurs précédentes fonctions au service de
l’Etat français ou au sein d’AMARANTE.
-
Les conseillers en gestion de crise de type K&R
sont d’anciens officiers supérieurs, ayant longtemps
servi dans les forces spéciales, formés et ayant participé
à différents niveaux
à plusieurs
opérations de libération d’otages.
-
Les experts techniques (dont négociation)
sont d’anciens
cadres des forces spéciales, formés à la
libération d’otages et à la négociation, ayant mis leur expertise en œuvre dans le cadre de
plusieurs opérations de libération d’otages.
Ce volume de conseillers et d’experts permet à AMARA
NTE de soutenir, simultanément, plusieurs crises de K&R
longues et complexes.
Services proposés
AMARANTE
intervient à plusieurs niveaux afin de prévenir le risque de kidnapping et d’aider les entreprises
dans la gestion des crises résultant d’une prise d’otages.
PREVENTION
REACTION
-
Audit des dispositifs de projection
-
Vérification du dispositif
d’ac
compagnement des voyageurs
-
Formation des membres de cellules de crise
-
Formation des intermédiaires de
négociation
-
Formation des expatriés avant leur départ
Consultez le catalogue de formation d’AMARANTE
Ici
-
Appui des entreprises en cas de K&R
(cellules de crise, négociation, recherche
de renseignements…)
-
Partenaire de sociétés de sécurité
étrangères dans des crises complexes
-
Conseil des crises en cours
-
Extraction des otages négociés
Références
AMARANTE est un des interlocuteurs spécialisés de plusieurs assureurs offrant une couverture du risque K&R
et a récemment été impliqué dans la gestion de crises nées de prises d’otages en Somalie et en
Afghanistan.
SécuritéS
, lettre d’information bimestrielle d’Amarante In
ternational
Contact inscription : inscription@amarante.com
Siège social: 14 avenue de l’Opéra, 75001 paris
Bureaux : 5 rue Jean Mermoz, 75008 Paris
Tel : + 33 (0) 1 53 16 29 25
Fax : + 33 (0) 1 53 16 14 00
www.amarante.com
Une permanence téléphonique est
assurée par les directeurs d’Amarante,
permettant à ses clients de les joindre
rapidement
en cas de prise d’otage ou
d’événement grave
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