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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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I.U.F.M COLONNA Isabelle Académie de Montpellier Site de Montpellier Écrire un recueil de contes au cycle III. Discipline concernée : Français Niveau : Cycle III Tuteur du mémoire : Monsieur ROMÉRO. Assesseur : Monsieur PUECH-MOREL. Année universitaire : 2001-2002 1 Résumé : Le travail présenté s’inscrit dans une réflexion sur l’acquisition des compétences en lecture et en production d’écrits au cycle 3. Autour de la problématique, ‘comment donner du sens à l’enseignement du français ?’, le conte semble être un socle solide pour fédérer et insuffler à ces apprentissages un caractère nécessaire. El trabajo presentado se inscribe en una reflexión sobre la adquisición des suficiencias en lectura y en producción de escritos en el ciclo 3. Alrededor de la problemática “¿como dar sentido a la enseñanza del francés?”, el cuento parece ser una base sólida para federar y insuflar a estos aprendizajes un carácter necesario. Mots clés : Lecture , écriture , chantiers d’écriture , projet de classe , conte, production d’écrits . Palabras claves : lectura, escritura, talleres de escritura, proyecto de aula,cuento, producción de escritos 2 Mention et opinion motivée de jury : 3 SOMMAIRE : INTRODUCTION…………………………………………………………………………...p.7 I- POURQUOI LE CONTE ? A )Définition du conte : B) Approche du conte :……………………………………………………………..p.9 a) du point de vue de l’imaginaire……………………………………………….p.9 b) du point de vue psychanalytique ………………………………….…………p.10 C) De la lecture plaisir vers l’écriture d’un conte…………………………………..p.11 II -PRÉSENTATION DES CHANTIERS D’ÉCRITURE : A) Les instructions officielles………………………………………………………….p.12 B) Regard sur les nouveaux programmes……………………………………………...p.13 C) Les objectifs ………………………………………………………………………..p.13 1° La structure du conte ……………………………………………………p.14 2° Les savoirs métalinguistiques…………………………………………...p.14 3° La méthodologie ……………………………………………………….p.14 III - LA MISE EN OEUVRE: A) Une séquence présentée en ZEP……………………………………………………p.15 B) Le projet de classe ( Projet autour du conte sur 3 semaines à St Drezery)………...p.15 4 IV - ANALYSE DES SÉQUENCES : A) L’imprégnation……………………………………………………………………..p.19 B) L’analyse : 1° Définir le conte :…………………………………………………………p.20 2° La structure du conte :…………………………………………………...p.20 2.1 Le modèle de Vladimir Propp…………………………………..p.21 2.2 Greimas et le schéma actanciel ……………………………...…p.21 2.3 Le modèle de Larivaille………………………………………..p.21 3° Les personnages :………………………………………………………..p.23 C) L’écriture : 1° La trame …………………………………………………………………p.24 2° La grille d’écriture ………………………………………………………p.25 3° L’écriture du premier jet :………………………………………….…… p.26 3.1 A l’école BOULLOCHE…………………………………..……p.26 3.2 A l’école de St Drézery………………………………….……..p.26 D) Les remédiations : 1° L’insertion des activités décrochées . …………………………..………p.28 2° L’élaboration des activités « accrochées ». …………………….………p.28 E) La réécriture : 1° À l’école BOULLOCHE. …………………………………….…………p.29 2° À l’école de St Drézery . …………………………………….……….…p.30 F) La production finale : 1° Présentation. …………………………………………………..…………p.30 2° Le toilettage orthographique. ……………………………………………p.31 3° L’utilisation de l’ordinateur. …………………………………….………p.31 5 V- QUELS PROLONGEMENTS ? A) les prolongements envisageables : ……………………………………………..p.32 1° Écrire des histoires pour les raconter . …………………………………..p.32 2° Écrire des contes pour les jouer. …………………….…………………..p.32 3° Écrire des contes et les partager . ………………………………………..p.32 B) Les prolongements vers d’autres productions d’écrits : ………………………..p.32 1° Les contes détournés. ……………………………………………………p.33 2° Les contes , supports pour d’autres écrits ……………………………….p.33 3° Les contes d’ailleurs……………………………………………………..p.33 4°Un jeu de cartes des contes ……………………………………………....p.33 CONCLUSION……………………………………………………………………………..p.34 BIBLIOGRAPHIE …………………………………………………………………………p.36 ANNEXES………………………………………………………………………………….p.37 6 INTRODUCTION: Le travail par projet d’écriture est suggéré par les programmes de l’école primaire de 1995 et confirmé dans les nouveaux programmes. Si l’intérêt d’une telle démarche est évidente puisque c’est en écrivant que l’on pourra apprendre à écrire. « En bref , il faut que les enfants trouvent leur place non plus comme lecteurs et récepteurs mais comme producteurs , comme éditeurs et comme diffuseurs ».[ Groupe de recherche d’Ecouen : former des enfants producteurs de textes.]; il reste néanmoins la complexité de la mise en œuvre du projet. En effet, quel support donner au projet? Quelle pertinence dans sa mise en œuvre dans les écoles dites favorisées et dans les écoles dites défavorisées ? Le conte s’est imposé comme support puisque d’une part, il s’agit d’un genre littéraire que les enfants connaissent en cycle III ( et donc qu’ils manipulent avec une certaine aisance ce qui permettait un réel travail sur un laps de temps limité); d’autre part le conte est porteur d’imagination, de merveilleux. Le succès d’Harry Potter réaffirme d’ailleurs l’engouement manifeste des enfants et des adultes pour les contes. De plus le conte permet la mise en œuvre instantanée du procédé cathartique chez les enfant qui s’identifient au héros et cherchent à se confronter au danger sans se mettre en péril. Ce qui assure un minimum de motivation dans l’activité de production d’écrits. Le projet d’écriture permet, en outre, de fédérer les enseignements ( au sein d’une même discipline, mais aussi de l’ensemble des matières ). En effet, la richesse du conte autorise un travail transdisciplinaire, véhiculant du sens au delà du projet d’écriture lui-même. Ainsi ce travail rend aux apprentissages du français toutes leurs complexités et leurs réalités, balayant les frontières factices de l’orthographe , grammaire , conjugaison , lecture et écriture; l’ensemble étant relié par la nécessité de raconter une histoire . 7 Enfin, la mise en œuvre de ce travail s’est déroulée en deux temps. Une première séquence présentée dans la classe de Monsieur Jean-luc Roméro, en CM1/ CM2 à l’école BOULLOCHE ( 20 élèves), et à l’école de St Drezery dans la classe de Madame Cuny en CM1 ( 29 élèves), pendant mon stage en responsabilité . Cela a été une véritable chance puisque cela a permis d’affiner les objectifs de la démarche et d’apporter presque immédiatement les remédiations qui étaient apparues nécessaires . 8 I - POURQUOI LE CONTE ? : A) Définition du conte : Aujourd’hui dans le langage courant, le terme « conte » désigne « tout récit constitué de faits et d’aventures imaginaires, destiné à distraire les enfants ». À cette définition, on peut ajouter un élément important : le conte désigne un récit en prose d’événements fictifs transmis oralement . Il est difficile de trouver l’origine du genre littéraire. Bruno BETTELHEIM dans l’introduction de son ouvrage qui présente Les contes de Perrault nous donne une indication permettant d’estimer l’ancienneté du genre : « Alors qu’il est impossible de déterminer avec précision l’époque où a été inventée la première histoire du type « Cendrillon », il est certain qu’une version chinoise de ce conte a été écrite, il y a plus de mille ans, par un certain Tuan CH’ENGSHIH, l’un des premiers à avoir recueilli des contes populaires , ou tout au moins le plus ancien que nous connaissions. Et il nous apprend qu’en son temps, il s’agissait déjà d’une histoire extrêmement vieille qui avait été sans cesse répétée de génération en génération » . L’engouement pour le conte ne s’étiole pas ; pour preuve le succès d’Harry Potter qui n’est rien d’autre qu’un conte contemporain, tous les ingrédients étant réunis ( le héros, les adjuvants, les opposants, la quête, les épreuves glorifiantes …). On peut alors se demander pourquoi le conte plait-il toujours ? À une époque où la télévision prend une place importante dans la vie des enfants, le conte garde sa place de façon immuable. En effet avec le conte, l’enfant entre dans un monde merveilleux dans lequel l’identification au héros, la peur, l’imaginaire forment une recette extraordinaire grâce à laquelle chacun de nous peut entrer. B) Importance du conte au niveau : Le conte comble notre besoin profond de merveilleux. La valeur du conte peut être envisagée autour de deux axes : l’imaginaire et la psychanalyse . a) Du point de vue de l’imaginaire : Les contes donnent du plaisir, ils plongent dans la tourmente de l’angoisse. En effet, chaque enfant à qui on a lu un soir Le Petit Chaperon rouge a tremblé pour la fillette et jubilé 9 à l’arrivée du chasseur. Le conte met l’enfant en face d’une situation - problème dont il trouvera la solution grâce à sa capacité d’imaginer. L’enfant va multiplier les images mentales afin de créer l’atmosphère du lieu, le caractère du héros. La formule magique « Il était une fois … » plonge l’enfant dans un monde imaginaire. L’enfant sait, dès les premiers mots, qu’il entre dans un autre monde dans lequel tous ses rêves peuvent se réaliser. Mais personne n’est dupe, l’enfant sait qu’il s’agit alors d’un monde factice. C’est comme un accord passé entre le conteur et l’enfant : ils entrent dans le merveilleux. C’est par cette imprégnation que l’imagination de chacun peut naître. Avoir de l’imagination, comme on l’entend souvent en classe par des petits constats de type « Moi , je n’ai aucune imagination » ne relève pas du don mais d’une aptitude à entrer dans le merveilleux. Cette aptitude se travaille, s’apprend en étant baigné dans un monde magique qu’offrent les contes . On peut alors s’interroger sur les versions proposées par WALT DYSNEY. N’y a t-il pas un risque de réduire considérablement la part d’imaginaire chez l’enfant ? b) Du point de vue psychanalytique : Afin de comprendre l’importance du conte du point de vue psychanalytique, il est intéressant de revenir sur les propos de Bruno BETTELHEIM dans Psychanalyse des contes de Fées : « Les contes inculquent à l’enfant des espoirs à une période de sa vie où il ne peut pas encore envisager avec confiance que ses efforts lui vaudront l’accomplissement de ses souhaits les plus chers, de ses désirs les plus ardents. » Pour l’auteur, le conte n’entraîne pas une fausse représentation du monde rationnelle, mais apporte à l’enfant la sécurité psychique nécessaire à cette période de sa vie. Loin d’insinuer la peur chez les enfants, le conte leur donnent « l’occasion de concrétiser des angoisses indéterminées et en même temps, de les rendre beaucoup plus maîtrisables. » Les contes sont, toujours selon l’auteur, des instruments de sublimation qui permettent aux enfants non seulement de fantasmer pour le plaisir, mais aussi de résoudre leurs problèmes psychologiques personnels. L’enfant au travers des contes peut prendre confiance en lui et en son avenir. En effet le héros du conte de fée affronte les difficultés et tout au long de sa quête parvient à surmonter les obstacles jusqu’à la victoire. 10
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