Un nouveau souffle pour la coulée verte.

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Un nouveau souffle pour la coulée verte.

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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JDA
Claude Hujeux a présidé son dernier Conseil municipal. Après 43 ans passés au service d’Armentières, Claude Hujeux ne briguera pas un nouveau mandat de maire. Le conseil municipal du 7 ème février a donc été son 289 et dernier conseil au cours duquel il a été ovationné par l’assistance. Le JDA revient sur le parcours de Claude Hujeux, le maire d’Armentières mais aussi le militant associatif et l’homme pétri page 4 d’humanisme. Portrait.
La ville s’engage dans les économies d’énergie. Sensible à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources naturelles, Armentières fait en sorte d’économiser au maximum, le gaz et l’électricité grâce à des mesures concrètes comme la mise en place d’un système de réduction de la tension aux lampadaires de la liaison Kemmel-Faidherbe ou encore la programmation du chauffage des bâtiments communaux en fonction du planning de leur utilisation. L’explication.page 5
Quatre entrepreneurs se lancent grâce à l’Adie. L’Adie - association pour le droit à l’initiative économique - finance et accompagne les personnes qui n’ont pas accès aux crédits bancaires pour la création d’une activité économique en leur proposant des micro-crédits. Quatre Armentiérois ont pu bénéficier d’un micro-crédit à l’Adie et viennent de créer leur petite entreprise. Portraits croisés. page 6
Le sport scolaire monte sur le ring. Le championnat interrégional de boxe française en UNSS (union nationale du sport scolaire) se déroule le mercredi 5 mars, de 10h à 17h30, dans la salle de sport du lycée Paul Hazard, rue Jules Lebleu. Ce championnat est qualificatif pour les championnats de France qui auront lieu en avril prochain, dans l’académie d’Aix-Marseilles. En tout, 70 boxeurs scolaires, venus des académies de Lille, Reims, Amiens et Rouen vont concourir par catégories d’âge, de sexe et de poids. page 7
Sport.La section rugby du club Léo Lagrange célèbre ses quarante années d’existence. Un pari réussi : le club compte 320 adhérents. Çu départ,al’idéeétait udn peurope depuis 68 ! folle. Créer une équipe de fooAt, quelle audace ! En 1968, le rugby au cœur d’une terre de rugby ne rassemblait pas la nation devant des écrans géants et des stades immenses pour assister à une coupe du monde. En 1968, le rugby était surtout un jeu complexe. Un jeu d’initié. Un jeu du sud-Ouest. Mais, Henri Natiez, a conservé de sa jeunesse passée dans le Tarn le goût du ballon ovale et développe le projet de créer un club de rugby dans la ville où il réside depuis ses 14 ans, Armentières. Il rassemble alors quelques copains dont Jean-François Macke et François Despringhere et va frapper à la porte du maire de l’époque, Gérard Haesebroeck pour demander un ter-rain pour jouer.«Au début, per-sonne n’y croyait car, ici, l’institu-tion, c’était le foot !»explique encore dans un sourire Henri Natiez et pourtant, ça marche, l’accord est donné pour la création d’un club de rugby au sein du club Léo Lagrange, le CLLA-rugby-Armentières«Et, moi qui suis d’un naturel inquiet, j’avais peur qu’au bout d’un an tout s’arrête ! Mais grâce au travail de toute une équipe, le club s’est rapidement développé et on a déjà formé trois générations de rugbymen !»Les Armentiérois s’initient aux règles du ballon ovale et se prennent au jeu : le club fait ses premiers pas en compétition et connaît rapidement bien plus qu’un succès d’estime. Le club connaît même une irrésistible ème ascension jusqu’en 2 division à la page 3
Un nouveau souffle pour la coulée verte. a coulée verte ! Le défi à relever était de taille : l’an- agréables à l’œil, et la plupart des clôtures étaient cienne Lys passant par là à l’époque, l’idée était de dégradées. Suite à cet état des lieux, la ville et la commu-HLem et rejoignant le complexe sportif, en passant par le visant à valoriser ce qui existe déjà et à modifier ce qui ne réaliser une trame verte partant de la base des Prés du nauté urbaine réalisent actuellement un travail correctif quai de Beauvais - déjà bien vert - et l’arrière des apparte- fonctionne pas. Le but étant que les riverains de la rue des ments de la rue des Fusillés. Ce dernier endroit, quant à Fusillés s’approprient cet espace. Aujourd’hui, la faille lui, avait en effet bien besoin d’être réhabilité. Il fallait lui est comblée de terre et des massifs arbustifs d’un mètre de redonner une fonctionnalité car il était propice à la délin- haut vont être plantés, ce qui évitera le piétinement et quance et aux squats dans les garages insalubres, délimitera de façon précise le chemin de promenade. Les détournés de leur usage. Ainsi, après de nombreuses espaces verts seront davantage identifiés, plus d’arbres études, la coulée verte est née : des espaces verts ont été seront plantés pour donner du volume à l’environnement. créés permettant des balades, une faille a été construite À la demande des riverains, des espaces de jeux complé-rappelant historiquement la Lys, des espaces de jeux ont mentaires vont être réalisés, notamment un espace de jeux été installés pour satisfaire les plus jeunes. Cependant, la au sol de type marelle, et un espace pour les joueurs de coulée verte n’a pas eu le succès attendu et très vite des football et de basket. Et pour compléter la verticalité du dégradations ont été effectuées le long du chemin, ternis- site, une fresque murale est en cours de réalisation : un sant considérablement son image. Conscientes du pro- enduit de 2,50 mètres de haut a été posé et, prochaine-blème, la ville et Lille métropole communauté urbaine ment, des grapheurs réaliseront une fresque verte avec ont décidé d’agir ensemble. Elles ont entendu les des ombres noires de taille humaine rappelant les activités remarques et les attentes des riverains. Ceux-ci ont en ludiques pouvant être réalisées sur la coulée verte. D’ici effet déploré la faille qui devenait dangereuse à cause de quelques semaines, la coulée retrouvera toute son utilité, sa profondeur ; le chemin dessiné n’était pas du tout pour le bonheur et le bien-être des riverains et des prome-visible et il n’était pas facile d’y circuler avec des pous- neurs armentiérois. settes ; les abords n’étaient pas complètement aboutis, pas
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L’Albatros échange autour de Léonora Miano. A l’occasion de la semaine de la francophonie, la médiathèque a souhaité mettre en avant une auteure camerounaise, Léonora Miano autour d’un café littéraire. L’auteure ne sera pas présente mais les participants pourront échanger autour de ses trois livres : "Contours du jour qui vient" (Prix Goncourt des Lycéens 2006), "Intérieur de la nuit", "Tels des astres éteints". Dès l’inscription, un de ces trois livres leur sera d’ailleurs offert. Les places sont limitées à douze participants mais il est possible d’assister au café littéraire en tant que spectateur. albatros@ville-armentieres.fr Rue Paul Pouchain 03.20.17.11.00 armentieres.fr
Les Prés du Hem er ouvrent le 1 mars. La parc des Prés du Hem sera en er accès libre dès le samedi 1 mars. Il ne sera cependant ouvert que les mercredis, samedis et dimanches, de 10h à 17h, sans activité. Dès le 22 mars et jusqu’au 31 mai, il ouvrira ses portes du mercredi au dimanche, de 10h à 18h, et fonctionnera avec une partie des activités : petit train, bateau mouche, visite de la ferme, mini golf, ‘boitajeux’, parcours de la loutre et du marais des contrebandiers, pédalos et jeux en libre accès. L’entrée sera payante sauf le 22 mars où elle sera offerte à tous les visiteurs. Les tarifs : 5 euros par adulte, 3 euros par enfant (3 à 12 ans) - un groupe de 2 adultes et jusqu’à 3 enfants bénéficie du tarif «carte famille» et paie donc 15 euros pour la journée. 5, avenue Marc Sangnier 03.20.44.04.60
Vente et utilisation de mini-quads : bientôt une loi. En septembre 2007, Claude Hujeux, maire d’Armentières a soutenu Rudy Elegeest, maire de Mons-en-baroeul, dans son combat pour demander une réglementation sur les mini-quads. Le maire avait d’ailleurs déjà écrit au commissariat d’Armentières pour l’alerter sur ce sujet car la prolifération des mini-quads et mini-motos constitue une nuisance et un danger pour les habitants. Depuis, une proposition de loi sur les conditions de commercialisation et d’utilisation des mini-motos et quads, portée par, entre autres, Elisabeth Guigou et Alain Cacheux, a été examinée en commission à l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier et adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale le 5 février. La proposition de loi a ensuite été transmise au Sénat qui l’étudie en première lecture. A suivre…
«Petite leçon de Ch’ti». A l’occasion de la sortie du nouveau film de Dany Boon, Bienvenue chez les CH’TIS, le Comité Régional de Tourisme Nord-Pas de Calais, en partenariat avec Pathé Production, diffuse une brochure intitulée «Petite leçon de Ch’ti» dans les 92 offices de tourisme de la région Nord-Pas de Calais, ou sur simple demande auprès du Comité régional. Grâce à elle, les mots «Braire», «Carabistoules», «Caillele» ou encore «Dracher» n'auront plus de secrets pour les personnes ne connaissant pas le Ch’ti. Comité Régional de Tourisme Nord- Pas de Calais 0.810.59.11.62 (N° Azur) www.tourisme-nordpasdecalais.fr
l’événement
Lien social.Les joueurs de rugby sont unanimes : ce qui fait le charme de ce sport relève pour une part de l’exercice physique mais surtout des liens extrêmement forts entre les joueurs.
Au-delà du sport : le rugbyaest un sportfréputé paour Kazdarmy qui a étéicréé eln 198l2 ene rugby. web TV armentieres.fr sa franche camaraderie et son mémoire d’un joueur décédé et qui cLenfants chaque année autour due la mêlée qui favorise la solida- esprit d’équipe développé. Est- rassemble aujourd’hui 2 500 rité entre les membres d’une ballon ovale. Ou encore le chal-équipe ? Ou l’obligation de jouer lenge Didier Chrétien en hommage collectif pour gagner ? Dans tous à l’ancien directeur de l’école de les cas, le rugby est un sport qui rugby au cours duquel une dizaine met en avant la sincérité des rap- de clubs se rugby s’affrontent ports humains et nombre de chaque année le dimanche de joueurs et notamment les vieilles Pentecôte. L’esprit positif du rugby grolles - les anciens joueurs - évo- en général et du club quent avec émotion la ‘famille d’Armentières en particulier se rugby’, une famille sportive qui, découvre grâce à des anecdotes et comme dans toute famille, connaît des moments de joie intense et des épisodes douloureux. SurtoutUn esprit quand cette famille a 40 ans comme à Armentières. Desde famille moments heureux avec les vic-qui perdure. toires, les montées de division ou, simplement, les événements de la notamment celle-ci : entre 1994 et vie. Ainsi, Henri Duprat, le pre- 1999, le célèbre joueur Philippe mier marié du club, se souvient Fumared qui était alors basé à encore avec émotion de la haie Rouen venait jouer tous les week-d’honneur composée de ballons de ends à Armentières alors qu’il n’é-rugby lors de son mariage en 1968. tait pas payé et que d’autres clubs D’autres souvenirs également, sou- lui proposaient des indemnités vent très douloureux avec les conséquentes pour attirer sur leurs blessés du club ou les décès de terrains ce bon joueur et ce meneur joueurs ou d’un membre de leur d’hommes. Et pourquoi cela ? famille. Mais toujours, la famille Uniquement pour le plaisir, uni- forcément dans d’autres clubs. François a dignement suivi les rugby est là pour soutenir celui qui quement parce qu’il appréciait Mais, tous ont amené leur passion traces de son père puisque c’est lui ème en a besoin, et ce, à tous les âges : l’ambiance du club. Chaque du ballon ovale, comme le dit si qui a mené le club en 2 division à «Tous mes amis sont ici»du club de rugby a, au bien Alphonse Thibautexplique membre «On entrela fin des années 90.«Le renouvel-Sébastien Vantomme, 21 ans,cecours de ces 40 années, apporté aulement des générations, c’estrugby comme on entre en dans le sont plus que des amis, c’est une club ce qu’il pouvait apporter : cer-religion ! Celui qui aime vraiment d’ailleurs ce qui fait le grand plai-deuxième famille.»D’ailleurs, cer- tains ont amené la technique,le rugby n’en sort pas : il joue sir de jouer à Armentières» tains souvenirs douloureux ont été d’autres la convivialité, ce qui faitd’abord puis entraîne les jeunes»explique Henri Duprat,«La relève transformés en moments heureux qu’il règne aujourd’hui un esprit de C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à est là, en famille. On retrouve la comme le challenge Reddad famille que l’on ne rencontre pas l’ancien président du club : son filsfibre père-fils… même si ce ne sont
Rencontre.Richard Gradel, président du comité territorial des Flandres et membre du comité directeur de la Fédération Française de Rugby. «Le Nord doit s’appuyer sur la mondialisation du rugby.» grosse demande de la part des écoles et de nombreux faut que l’on s’appuie sur la mondialisation du rugby partenariats existent : scolarugby avec les primaires, avec nos voisins : le Kent, la Belgique, l’Allemagne planète ovale dans le cadre de l’UNSS avec les et favoriser les échanges et les rencontres. Même si collèges et lycées, ovale U avec les universités, etc. aujourd’hui, le Sud-Ouest est toujours prépondérant Ainsi, par exemple, planète ovale a débuté en 2004/5 pour le rugby professionnel, la Normandie et la et on effectue aujourd’hui une action de fond avec Flandre détiennent aujourd’hui le record d’augmen-les fédérations scolaires. Ces partenariats avec les tation du nombre de pratiquants : + 35%. milieux scolaires contribuent à renforcer la pratiqueJDA : Qu’entendez-vous par « s’appuyer sur la du rugby à tous les âges.mondialisation » ? JDA : Avez-vous senti un effet coupe de mondeRichard Gradel :Le Nord compense la domination dans les clubs de la région ?professionnelle du Sud-Ouest avec l’accueil de Richard Gradel :grands matchs internationaux. Par exemple, desIl y a indéniablement eu un effet JDA : Pouvez-vous expliquer ce qu’est le comité coupe du monde puisque nous sommes passé stades de 35 000 personnes ont été remplis pendant territorial des Flandres ? de 7 000 licenciés en 2007 à 10 000 aujourd’hui et la dernière coupe du monde de rugby. Mais, même Richard Gradel :Le comité territorial des Flandres que 12 ville souhaitent actuellement créer ou relan- avant, il y a toujours eu un public présent pour rem-est une ligue régionale qui s’étend sur 5 départe-cer un club de rugby. D’ailleurs, aujourd’hui encore, plir les stades dans le Nord. Ainsi, en 1991, le sta-ments : le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne beaucoup de jeunes s’inscrivent malgré la météo ! Si dium Nord a accueilli 34 000 spectateurs pour le et les Ardennes. La ligue a essentiellement pour on dispose de suffisamment de formateurs, le princi- match Grande-Bretagne/Nouvelle-Zélande même si vocation à gérer le secteur amateur du rugby : elle pal goulot d’étranglement, c’est aujourd’hui le la coupe du monde se déroulait alors en Grande-n’est pas concernée par les clubs professionnels. Le manque de terrains et de vestiaires. Ces contraintes Bretagne. D’ailleurs, en 2005, lors du championnat comité s’occupe des écoles de rugby et des compéti-de matériel peuvent freiner le développement des d’Europe des – 18 ans, Armentières a accueilli deux tions régionales, des cadets aux seniors, et organise clubs de rugby. matchs dont Ecosse/Russie. De même, les Belges depuis onze ans la fête du rugby amateur dont la JDA : Implanter le rugby dans les Flandres, c’estont acheté 40 000 places au total pour la dernière finale régionale se déroulera, cette année, à Béthune. vraiment possible ?coupe du monde alors qu’on dit que la Belgique JDA : Vous travaillez également beaucoup avec Richard Gradel :n’est pas une terre de rugby… la mondialisation duPour une région comme la nôtre, les écoles ? si on veut sortir de la domination du Sud-Ouest, il rugby change progressivement les lignes. Richard Gradel :C’est vrai, le comité reçoit une
suite de la page 1 fin des années 90.«Pendant 10 ans, on a été les champions du monde !»s’enthousiasme Henri Natiez,«On était crain et on a fait des derby avec plus de 1 500 spectateurs !»et, arrivé à ce niveau de la compétition, les adversaires sont quasiment des professionnels et rémunérés en conséquence. Dur de rester à ce niveau en conservant le pur amateurisme et, pourtant,«la remontée en nationale 2 demeure un objectif à long terme pour le CLLA.»explique Philippe Dumoulein, l’entraîneur «Aujourd’hui, on se maintient à notre niveau, on regroupe les joueurs et on entretient l’esprit d’é-quipe pour avoir des entraînements nombreux et efficaces. Et, en plus, on a une génération de juniors qui arrive et qui a envie de pousser en compétition.»Et pourtant, certains ‘anciens’ regrettent un peu l’évolu-tion du club qui semble suivre l’é-volution de la société avec un peu plus de consumérisme de la part des joueurs sans que ceux-ci réalisent l’ampleur du travail fait pour eux par les bénévoles du club : installer les terrains, préparer la pharmacie ou encore cuisiner les fameux repas du dimanche midi.«Heureusement qu’il y a des petites mains indispen-sables !»s’exclame Jacques Chérigie, un des dirigeants du club «Il y a des gens qui sont là trois soirs par semaine, qui aident un maximum et ne disent rien, ils ins-tallent et démontent le matériel, tra-cent les lignes, lavent les maillots, etc. Ce sont des petites mains qu’on
en chiffres... licenciés au CLLA-rugby en 2008 dont 150 enfants à 320 l’école de rugby. augmentation des effectifs du rugby imputée à 25 % l’effet coupe du monde. licenciés, en 2008, répartis entre les cinq 10 000 départements du comité des Flandres de rugby(Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne et Ardennes).
bénévoles apportent leur précieux soutien au club et à 30 l’école de rugby. nombre de joueurs qui sont, un jour, passés par le 800 club de rugby armentiérois.
pas des enfants naturels ! Des liens extrêmement forts, quasi-familiaux, se créent au fil des années. Mais, sur 40 ans, le plus grand succès du club, c’est qu’on a maintenu une dizaine de gamins dans le droit chemin. Ces enfants, s’il n’y avait pas eu le rugby, ils seraient certainement devenus des voyous.»Et oui, car le rugby, c’est plus qu’un sport physique aux règles du jeu compliquées ! Il ras-semble les notions de combat, de collectif et d’amitié… et de fête. Car de solides amitiés se sont nouées sur le terrain mais aussi au cour de la célèbre troisième mi-temps car«la troisième mi-temps existe réellement !»s’esclaffe Gautier Hoffmann, 27 ans et capi-ère taine de l’équipe 1«après, son importance dépend s’il y a eu vic-toire ou pas ! Mais, dans tous les cas, on ne peut pas la renier !»Et, les anecdotes fourmillent sur ces légendaires moments festifs : ils
ont tissé des liens indestructibles entre les joueurs mais aussi entre les clubs au cours des rencontres de championnat ou lors d’é-changes sportifs avec les villes jumelées. La légendaire traversée d’Armentières par des rugbymen Anglais qui avaient perdu leur match a longtemps laissé en émoi les sages ménagères de la ville ! Les liens qui se tissent entre joueurs de rugby vont donc bien au-delà du club dans lequel ils évoluent,«Les rugbymen sont facilement abordables ! Quand on voit des gens avec les oreilles en choux- fleur ou le nez tordu, il y a une connivence qui s’établit immé-diatement !»s’amuse Henri Natiez,«Ça aide à créer le contact !»et cette connivence s’é-tablit systématiquement, quelque soit l’endroit de France ou du monde où le rugbyman se trouve. Une grande famille que celle du rugby, une très grande famille.
Le CLLA bénéficie d’installations sportives de qualité : deux terrains éclairés et un club house.
ne voit pas forcément mais qui sont indispensable pour faire tourner le club.»Car, à Armentières, il est rarement question d’argent pour faire tourner la boutique : le club s’appuie sur l’aide apportée par la Il y a eu un effet coupe du monde. trentaine de bénévoles et, même pour les joueurs il n’y a pas d’argent à gagner : aucune prime de match n’est accordée.«Ici, il n’est pas question d’argent, ce n’est pas un moteur.»souligne Thomas Abraham 33 ans dont 21 de rugby«A Armentières, on est protégé car il y a des garde-fous ! Les dirigeants sont là pour protéger les joueurs et préserver l’ambiance.»C’est un choix clair et assumé de la part des dirigeants du club qui privilégient une gestion paternaliste, une gestion ‘en bon père de famille’ du club. Toutefois, les joueurs du CLLA,
s’ils ne perçoivent pas de prime de match, bénéficient tout au long de l’année d’installations dont peu de clubs disposent : deux terrains éclairés, une salle d’entraînement pour l’hiver, un club house et depuis l’année dernière, une laverie. Des équipements qui permettent aux 320 licenciés du club de s’entraîner dans de bonnes conditions et qui ont permis au CLLA d’accueillir sans problème logistique les 25% d’ef-fectifs supplémentaires liés à l’effet coupe du monde. Au total, prés de 800 joueurs auront porté les cou-leurs rouge et bleu du CLLA-rugby au cours de ses quarante années d’existence et foulé de leurs cram-pons les vastes terrains avec pour objectif principal de transformer l’essai mais aussi de retrouver les amis du club. Puisque le rugby, c’est aussi et avant tout une belle histoire d’amitié entre les joueurs qui se renouvelle génération après génération. www.clla-rugby.com
Formation.L’école de rugby accueille les enfants à partir de 5 ans pour leur apprendre les rudiments de ce sport et les bons réflexes à adopter. L’école de rugby fait le plein. L’école de rugby est le lieu ou les enfants de 5 à 14 ans viennent découvrir et apprendre le rugby. Les 20 éducateurs ont un rôle éducatif mais également pédagogique pour les 150 enfants inscrits. 150 enfants inscrits … soit une soixantaine de plus que l’année dernière. L’effet coupe du monde s’est largement fait sentir !«Cette coupe du monde a permis aux parents de dédramatiser le rugby.»explique Marie-Françoise Chrétien, directrice de l’école de rugby,«ils ont vu que malgré la réputation de violence de ce sport, il n’y avait pas de grosses blessures. Il n’y a pas plus d’accidents au rugby que dans les cours de récré !»D’ailleurs, à l’école de rugby, c’est le plaisir qui prime. L’esprit de compétition, c’est pour plus tard. C’est pour cela que les groupes ont toujours été hétérogènes : les bons et les moins bons joueurs sont ensembles, dans la même équipe. Dans d’autres clubs, il existe des équipes de niveau différent«mais la mixité permet au groupe de progresser doucement,
Des enfants de tous les milieux se retrouvent au rugby.
mais sûrement. Alors que les équipes réparties selon les niveaux baissent au fur et à mesure des matchs car l’équipe des forts s’épuise et celle des moins bons se démotive.»D’ailleurs, Armentières est en quatrième position au niveau de la ligue des Flandres sur une cinquantaine de clubs en lice. Elle est aussi une des plus anciennes école de rugby : elle a été la troisième a être créée dans le comité des Flandres. Les enfants qui entrent là à 5 ans sortent en sachant jouer et souvent, ils décident de rester au club d’Armentières :«Ce sont les gens formés au club qui fournissent ensuite les joueurs du CLLA. Aujourd’hui, les quatre cinquièmes des joueurs de l’équipe senior ont été formés à l’école de rugby.» explique Henri Natiez, co-président du club. L’école de rugby accueille des enfants de tous les milieux : des enfants de médecins, de directeur de société, d’employés ou de Rmistes.«On a un rôle social sur Armentières» explique Marie-Françoise Chrétien«on n’a jamais refusé un enfant pour des raisons financières. On fait tout pour accepter le gamin : des grilles de loto, du paiement échelonné…»Les lotos servent également à financer les déplacements des équipes de l’école : ainsi, les - 11, - 13 et 15 ans ont été à Francfort pour un tournoi aux dernières vacances de la Toussaint et le week-end du 6 et 7 juin, les enfants se rendront à Champigny-sur-Marne pour une compétition et feront, au moment du trajet retour, un crochet par Eurodisney car, après tout, ces joueurs là sont avant tout des enfants.
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L’école de musique auditionne ses élèves. er Le samedi 1 mars à 14h30, l’école de musique organise une audition à la résidence "Françoise de Luxembourg". Les classes de violoncelle et d’accordéon seront auditionnées le mercredi 12 mars à 18h au centre social «Les 4 saisons» et celles de hautbois et du jardin musical se produiront le mercredi 19 mars à 18h dans la salle Pierre Lecocq de l’école de musique. ecolemusique@ville-armentieres.fr 33, avenue du pt François Mitterrand 03.20.77.62.54
Le Bij fait appel aux créateurs. Pour son prochain festival de la créativité qui a lieu le 24 mai prochain sur la place Chanzy, le Bureau information jeunesse propose aux personnes désireuses de mettre en avant des projets - culturels, sportifs, artistiques ou autres - de s’associer à la manifestation. Associations, particuliers, établissements scolaires, etc., peuvent s’inscrire avant le 4 avril. bij@ville-armentieres.fr 30, place Saint Vaast 03.20.77.19.92
La salle Carnot accueille une bourse aux vêtements. L’association des familles organise une bourse aux vêtements d'été du lundi 17 au samedi 22 mars dans la salle Carnot. Les vêtements doivent être déposés le lundi 17 mars. La vente aura lieu le mardi 18 mars après-midi, le mercredi 19 mars toute la journée et le jeudi 20 mars au matin. Les invendus pourront être repris les vendredi 21 et samedi 22 mars. asso-familles.armentieres@aliceadsl.fr
ATD quart monde œuvre pour la solidarité. Le mouvement ATD Quart monde organise son université populaire le 15 mars de 14h30 à 17h au 11, rue Barthélémy Delespaul à Lille. Ouvert à tous, cet après-midi aura pour thème la solidarité sous toutes ses formes. joel.lemahieu@laposte.net
L’école de musique donne des concerts.
Un concert Arthémus, de musique roumaine traditionnelle et de musique savante, est organisé le samedi 8 mars à 20h dans la salle Pierre Lecocq de l’école de musique. L’entrée est au prix de 2 euros. De plus, l’orchestre de l’école de musique donnera un concert au Vivat le mercredi 26 mars à 20h. L’entrée est gratuite mais sur réservation à l’école de musique ou au Vivat. ecolemusique@ville-armentieres.fr 03.20.77.62.54 levivat@wanadoo.fr 03.20.77.18.77
Journée portes ouvertes à Île de Flandre. Le lycée Île de Flandre ouvre ses portes au public le samedi 15 mars de 9h à 16h et offre un marché aux couleurs. Lors de cette journée, les visiteurs pourront découvrir les différentes sections du lycée mais aussi son marché de légumes, fruits, tissus, art, etc. Quai de la Dérivation 03.20.77.80.20
l’actualité
Vie politique.Claude Hujeux, maire d’Armentières depuis 1999, achève ce mois-ci son dernier mandat en tant que premier élu de la ville. Portrait. La dernière séance de Claude Hujeux.
ans de présence, d’investissement et de pas-sion au service d’une ville, de sa ville. 43 L4orsqu3e Claude Hujeux entre au conseil municipal en années passées au service d’Armentières. 1965, à 27 ans, il n’imagine pas encore l’ampleur de son investissement futur ! Son entrée en politique est avant tout le fruit d’une rencontre entre deux hommes, la rencontre entre Gérard Haesebroeck, maire de la ville depuis 1959 et de Claude Hujeux, alors directeur de colonies de vacances et qui s’apprête à intégrer l’institut régional de formation professionnelle. Le contact passe plutôt bien et Claude Hujeux accepte la proposition du maire de l’époque d’intégrer le conseil municipal : l’homme est curieux de tout, s’intéresse à tout, même si le Conseil municipal d’alors ne comporte que 27 membres et si les dossiers traités sont moins complexes qu’aujourd’hui. Lorsqu’il participe à son premier conseil municipal, Claude Hujeux entame alors le premier d’une longue série puisque, au total, il assistera à 289 conseils, jusqu’à sa «dernière séance» lors du Conseil municipal du 7 février dernier. Petit à petit, Claude Hujeux prend des responsabilités au sein de la municipalité puisqu’il devient adjoint à l’ensei-gnement, puis aux finances et aux jumelages et, bien sûr, Premier adjoint. En 1983, il entre à la Communauté urbaine de Lille pour représenter la ville et, en 1999, Gérard Haesebroeck lui laisse son fauteuil de maire qu’il conserve en 2001 et jusqu’à aujourd’hui. Alors, après 43 ans au service de la ville, c’est tout de même avec un peu d’émotion que Claude Hujeux va rendre son écharpe tricolore mais«avec la satisfaction d’avoir participé au fil des ans à la transformation d‘Armentières.»Même s’il s’était préparé à la succes-sion de Gérard Haesebroeck, les responsabilités qui lui sont incombées comme premier élu de la commune n’étaient en rien comparables avec celles qu’il connais-sait déjà en tant que premier Adjoint associé aux déci-sions.«C’est une responsabilité nouvelle lorsque les gens se tournent vers vous pour attendre la décision finale. On est parfois isolé lorsqu’il faut trancher et que les avis divergent. C’est une responsabilité stres-
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sante mais avec le temps, on acquiert une certaine phi-losophie !»Le maire doit également savoir garder le sens de l’intérêt général quand, parfois, il est en butte aux intérêts particuliers mais, également,«Il doit savoir se remettre en cause. Personne n’a toutes les connaissances et seuls les partenariats et le travail en équipe peuvent faire bouger les choses.»Mais l’homme a l’habitude du travail en réseau et des parte-nariats, lui qui a vécu au moins quatre vies simultané-ment : une carrière professionnelle qui l’a mené à la tête de l’Institut Lillois d’Education Permanente, une
Il a assisté à 289 conseils municipaux
vie associative riche au sein du club puis de la fédéra-tion Léo Lagrange ou encore en tant que président de la mission locale d’Armentières et de l’association régio-nale des missions locales, une vie d’élu en tant que maire et vice-président à la Communauté urbaine en charge de l’action foncière et, bien sûr, une vie fami-liale. Claude Hujeux a aussi été membre du CESR (comité économique et social régional) et, pendant de longues années, membre du COREF (comité régional pour l’emploi et la formation professionnelle). Alors, après une vie aussi trépidante, ne risque-t-il pas de s’ennuyer à l’issue de son mandat électif ? Que nenni, Claude Hujeux restera impliqué dans la vie politique en tant que suppléant du député Yves Durand et dans le parti socialiste. Il restera investi dans le milieu associa-tif notamment à la fédération Léo Lagrange mais aussi dans d’autres associations caritatives.«Et puis, j’ai plusieurs hobbies qui ne m’ont jamais quittés : j’ai la passion des livres, et notamment de la poésie, et de la musique – je joue du violon. Et puis, je vais aujour-d’hui me consacrer davantage à ma famille, ma femme, mes enfants et mes petits-enfants.»Une retraite plutôt active donc, et tournée vers les autres, à l’image même de la vie de Claude Hujeux.
Le centre social Salengro lutte contre l’obésité. La première séance du programme mis en place par le centre social Salengro pour lutter contre l’obésité sévère a lieu le lundi 17 mars, de 9h30 à 11h30. Une diététicienne, un psychologue et un éducateur médico-sportif seront présents. Au total, les participants pourront assister à douze séances ayant pour but de les aider à changer leurs habitudes alimentaires, comprendre leurs rapports avec l’alimentation et connaître les bienfaits de l’activité physique. centresocialsalengro@wanadoo.fr 03.20.44.25.91
L’Albatros : printemps des poètes et concert vibraphone. ème Pour la 10 édition du printemps des poètes, François Marzynski, comédien diplômé, accompagné de Jean-Marc Boël, musicien encore sous garantie, interprétera les poèmes de Jean L’Anselme sur de thème de l’«Éloge de l'autre, carrefours, croisements, métissage». Cette animation a lieu le samedi 8 mars à 16h.
Le samedi 29 mars à 17h, la médiathèque accueille un concert vibraphone autour de la chanson française, «La Voix des lames», avec Jean-Louis Maton au marimba et Bart Quartier au vibraphone (Arno, Edith Piaf, Mecano, Jacques Brel, Enzo Enzo, etc.). albatros@ville-armentieres.fr Rue Paul Pouchain 03.20.17.11.00
Salengro fait son loto de printemps. Le centre social Salengro organise son grand loto de printemps le mardi 18 mars au centre social, rue Jean-Baptiste Lebas, de 14h à 16h30. Cette activité rentre dans le cadre des «Après-midi détente» ouverts à tous. La carte est au prix de 1 euro. De nombreux lots et des paniers garnis sont à gagner. centresocialsalengro@wanadoo.fr 03.20.44.25.91
Finances locales.Le budget primitif 2008 a été voté lors du dernier conseil municipal, le 7 février dernier. Explications. Un budget sincère et ambitieux. ’approche des élections municipales et la contexte général de désengagement de l’Etat sibilité des bâtiments, la part ville des grands perspective d’une nouvelle équipe à la tête et de contraction des sommes allouées par de travaux d’aménagement (mobilier urbain, L de la ville n’ont pas empêché le maire et nombreux financeurs publics, la ville poursuit espaces verts, éclairage public), des crédits les services municipaux de préparer un bud- une politique financière rigoureuse. Pour pour des acquisitions de terrains et l’aména-get primitif 2008 sincère et ambitieux. Le cela, dans la section de fonctionnement, les gement d’équipements sportifs. L’encours de budget prévoit le maintient des taux des taxes élus ont décidé d’ajuster les dépenses au plus la dette par habitant s’élève à 852,39 euros ce locales au niveau de 2007, c'est-à-dire à près des recettes attendues, avec la priorité qui est faible comparativement aux autres 31,92% pour la taxe d’habitation, 28,68% donnée aux services à la population. Les villes de la même strate et ce, d’autant plus pour la taxe sur le foncier bâti et 48,53% sur efforts de rationalisation et de maîtrise des qu’Armentières compte un des potentiels le foncier non bâti. Le budget de la ville est, dépenses se poursuivent dans les domaines de financiers parmi les plus bas de sa catégorie. bien sûr, en équilibre avec une section de l’énergie (gaz, électricité), de la consomma- Le budget primitif qui a été voté lors du fonctionnement qui s’élève à 28 817 826,60 tion d’eau, des assurances, de la téléphonie, conseil municipal du 7 février dernier est euros de dépenses pour 28 817 826,60euros des affranchissements, des fournitures admi- donc un budget rigoureux et sincère qui per-de recettes dont 1 738 709,80 euros de résul- nistratives et des combustibles (fuel, mettra à la nouvelle équipe municipale tat reporté. La section d’investissement, qui essence). En matière d’investissement, les d’aborder son début de mandat dans la plus est, elle, en progression de 11,89 % s’équi- priorités du budget 2008 sont les rembourse- grande sérénité financière, tout en poursui-libre avec 12 437 364,11euros de dépenses ments d’emprunt en capital, les travaux sur le vant l’ensemble des politiques initiées. dont 2 210 103,57 euros de résultat reporté patrimoine communal et notamment les mises pour 12 437 364,11 euros de recettes. Dans un aux normes de sécurité, d’hygiène et d’acces-
la vie en ville
Développement durable.Grâce à de nouvelles installations, la ville réalise aujourd’hui des économies d’énergie, un plus pour l’environnement. Des économies et de l’écologie. tension a été installé à chaque lanterne motif consommait 2,4 kilowattheures du boulevard, de la rue du Kemmel et les nouveaux ont besoin de dix fois jusqu’au giratoire puis sur le nouveau moins d’énergie. Pour compléter son tronçon rejoignant l’avenue de action, la ville accorde aussi une l’Europe. Ces ampoules à basse ten- attention particulière à l’énergie qui sion ne changent presque rien à l’in- est dépensée pour chauffer l’ensemble tensité pendant l’allumage des lan- des bâtiments municipaux. En effet, ternes, entre 23h et 4h - cela ne se voit des diagnostics sur les installations de pas à l’œil nu - mais permettent de gaz ont été effectués dans de nom-réaliser une économie d’énergie de breux locaux. La consommation est quasiment 20%. Pour l’instant, l’é- aujourd’hui adaptée aux besoins : on clairage de la liaison Kemmel- règle le programme de chauffage en Faidherbe est une zone expérimentale, fonction du planning des utilisations. À Armentières, le développement qui pourrait à l’avenir s’étendre dans Et depuis, une baisse effective de la durable est une priorité qu’il n’est pas d’autres lieux de la ville. Toujours en consommation du chauffage au gaz a question de négliger. Chaque jour et à matière d’éclairage, une importance été constatée malgré quelques nou-chaque instant, des gestes simples suf- particulière est accordée depuis 2002 veaux aménagements dans certains fisent pour faire des économies d’é- aux éclairages de Noël que chacun bâtiments : en 2006, la ville utilisait nergie, car on connaît les effets admire en fin d’année. Environ trois dix millions de kilowattheures pour le néfastes d’une trop forte consomma- cents motifs par an sont installés. Tous chauffage au gaz et, en 2007, ce tion d’électricité sur le climat, la pol- ont été progressivement remplacés et chiffre est descendu à 8 millions. Au lution, la santé. Armentières e st il ne reste que trois anciens motifs, les niveau de l’électricité, une étude a consciente de ce problème et fait en «bienvenues» aux entrées de ville. aussi été réalisée : les installations sorte d’économiser au maximum les Les nouvelles illuminations sont électriques ont été remises aux éclairages, le gaz et l’électricité. Tout aujourd’hui équipées d’un système de normes et comme pour le gaz, les d’abord, au niveau de la liaison leds qui engendre moins de mainte- pièces sont aujourd’hui chauffées en Kemmel-Faidherbe, fraîchement réa- nance et une réelle baisse de la fonction de la planification des utilisa-lisée, un système de réduction de la consommation : en effet, un ancien tions.
Commencés depuis début janvier, les travaux de la première phase du centre ville avancent rapidement. En effet, les travaux d’assainissement sont achevés et les premières bordures de trottoirs seront posées le 3 mars derrière l’église Saint Vaast. Débutera ensuite le pavage des voies à partir du 17 mars.
En mars, un prototype de lampadaire spécialement conçu pour les places du centre sera proposé à la ville.
Claude Dupend, directeur de la gestion du patrimoine de la ville d’Armentières.
JDADes réductions dans la consommation de gaz ont été constatées dans l’ensemble des bâtiments municipaux. Comment avez-vous procédé ? Depuis 2002, la consommation de gaz dans les bâtiments municipaux ne cesse de diminuer, surtout entre 2006 et 2007 où on a constaté une baisse de 23%, et ce malgré la construction en 2005 des deux nouveaux restaurants scolaires et de la médiathèque qui a ouvert fin 2007. Des bâtiments à chauffer en plus mais, au total, des économies réalisées. Cela s’explique par l’installation de nouveaux systèmes de chauffage, des enregistreurs électroniques qui mesurent en permanences la température dans les bâtiments. Aujourd’hui, les installations ne sont chauffées que lorsqu’elles sont utilisées car la sensation de chaleur est instantanée : on allume quinze minutes avant l’arrivée des utilisateurs.
L’électricité a aussi connu une baisse de sa consommation. Comment l’expliquez-vous ? Suite au diagnostic réalisé en 2001, nous avons entièrement remis aux normes l’ensemble des installations électriques. Par exemple, dans la salle Jean Zay et la Maison du Temps Libre, les deux plus gros consommateurs en électricité, on a désormais installé des chauffages radiants intégrés dans les plaques des faux plafonds. Et derrière cela, un ordinateur fait de la gestion technique de chauffage (GTC) qui planifie le chauffage en fonction de l’utilisation. La sensation de chaleur est instantanée et on a, grâce à cela, divisé la consommation d’électricité par deux. De plus, la plupart des bâtiments disposent aujourd’hui d’un éclairage avec des ampoules basse tension comme dans le grand escalier de la mairie ou encore les nouveaux restaurants scolaires et même dans le bureau du maire. Et depuis quelques temps certains lieux possèdent des détecteurs de présence.
La ville réalise de gros progrès en matière d’économie d’énergie. Quels conseils donneriez-vous aux Armentiérois pour agir aussi pour notre planète ? Il faut se poser les bonnes questions : est-il nécessaire de laisser la lumière allumée lorsqu’il n’y a personne dans la pièce ? Mon chauffage doit-il fonctionner constamment même quand je ne suis pas chez moi ? Etc. Quelques gestes simples suffiraient à faire des économies d’énergie et, de cette façon, conduiraient à protéger notre planète. Et c’est bien sûr l’affaire de chacun d’entre nous.
Prix de l’eau.Depuis janvier 2008, les redevances versées à l’agence de l’eau Artois-Picardie ont été modifiées pour instaurer une répartition plus juste entre les usagers. Du nouveau sur le prix de l’eau. epuis janvier 2008, quelque chose a qui est nouveau, c’est que toutes les com- l’explique un inspecteur de l’agence de changé dans la facture d’eaux des munes du bassin Artois-Picardie payent l’eau«Avant, on calculait le montant total à D Armentiérois comme dans la facture dorénavant le même taux de redevance.percevoir de la commune et on divisait par d’eau de tous les habitants des communes Avant, chaque commune possédait sonles volumes estimés l’année d’après ce qui appartenant à l’agence de l’eau Artois- propre taux de redevance. Aujourd’hui, queavait un effet pervers : au moins les habi-Picardie. Ce changement est surtout visible vous viviez à Cambrai, à Dunkerque ou àtants consommaient d’eau, au plus la rede-par l’apparition de deux nouvelles lignes Armentières, vous payez le même taux, cevance augmentait.»Aujourd’hui, l’agence sur la facture d’eau des usagers - la facture qui garanti une réelle équité entre les villes de l’eau doit calculer ses prévisions de de la société des Eaux du Nord pour les du territoire. Cette équité est d’autant plus volume sur tout le bassin (et non plus com-Armentiérois - «lutte contre la pollution» et mune par commune), ce qui est plus diffi-Un taux unique «modernisation des réseaux». Ces deux cile pour elle mais plus transparent pour lignes sont soumises à des redevances qui l’abonné. Et plus équitable aussi puisque sont perçues par la société des eaux du nordpour toutles communes de moins de 400 habitants – le distributeur – mais reversées ensuite à qui étaient jusqu’à présent exonérées de la le bassin. l’agence de l’eau, qui est un établissement redevance y sont aujourd’hui assujetties : public chargé de préserver les ressources en importante que les recettes de la redevances elles bénéficient d’une intégration progres-eaux du territoire et de lutter contre la pol- sont réparties sur le même territoire que là sive pour arriver à taux plein en 2012. lution. Ce qui a changé, ce n’est pas l’ap- où elles sont prélevées - il existe 6 agences Ainsi, tous les usagers de l’eau sont aujour-parition d’une nouvelle taxe puisque la de l’eau en France - et que les redevances d’hui au même taux de redevance qui s’é-redevance existait déjà : elle s’élevait à liées à l’utilisation de l’eau sont ensuite value uniquement en fonction de leur 3 0,52 euros HT le m en 2007 et le taux voté redistribuées pour financer les travaux consommation propre. En moyenne, les 3 pour 2008 est de 0,525 euros HT le m nécessaires à la protection des ressources redevances versées à l’agence de l’eau 3 (avec 0,315 euros HT le m pour la pollu- en eau et à la lutte contre la pollution. Ce représentent 17% d’une facture d’eau. 3 tion de l’eau et 0,21 euros HT le m pour la qui change également cette année, c’est le modernisation des réseaux de collecte). Ce mode de calcul de la redevance commehttp://www.eau-artois-picardie.fr/
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Adriatika coache pour garder la forme. Perrine Breyne a ouvert le 4 février dernier Adriatika, sa maison de la forme. C’est un centre ‘power-plate’ qui propose des programmes de remise en forme et d’amincissement de trente minutes sous la forme de séances de coaching. Adriatika est ouvert du lundi au samedi, de 9h à 20h, sur rendez-vous. 105 bis, rue de Dunkerque 03.20.07.66.50 adriatika@live.fr
Les parasites sont en danger. Allo Stop Nuisibles est spécialisé dans l’hygiène antiparasitaire et agréé par le Ministère de l’agriculture. Christophe Walrave et Edouard Cau devisent et interviennent sur simple appel, sept jours sur sept, au 03.20.37.32.43. Leur activité tourne autour de la dératisation (rats, souris, loirs, lérots), l’élimination des taupes, la désinsectisation (cafards, guêpes, acariens), la désinfection, le traitement anti-pigeons, l’enlèvement des essaims, la capture d’animaux toutes espèces, le traitement des milieux agro-alimentaires, etc allostopnuisibles@wanadoo.fr
Les storistes de France se sont implantés à Armentières. Christian Biache vient d’ouvrir son magasin - son « show room » -d’équipements de baies qu’il fabrique dans son atelier de la Ruche des Deux Lys. Il est le seul représentant dans le Nord de l’enseigne nationale des storistes de France. 1, rue du Nord (angle de la rue des Résistants) www.storistes-de-france.com 03.20.10.00.00
Mass BTP : une entreprise de travaux dans la rue du Travail. Au n°1 de la rue du Travail, Slimane Slami a créé une entreprise de bâtiment et travaux publics fin 2007 : Mass BTP. Avec ses six salariés, il propose des prestations relatives à tout corps de métiers et de travaux publics. Mass BTP 03.28.82.07.19 - 06.65.49.60.62
Ruche des deux lys: deux nouvelles entrées. Gérée par Jean-François Boin, Forcinov a intégré la Ruche des er Deux Lys le 1 février dernier : c’est une entreprise de conseils et d’ingénierie adaptée aux lignes de conditions. Studeis est arrivée en même temps et propose, quant à elle, des diagnostics immobiliers (plomb, amiante, performances énergétiques, loi Carrez, prêt à taux zéro, risques naturels et technologiques) et des études environnementales à destination du secteur agricole. Studéis est gérée par Nicolas Fruiet, associé avec Arnaud Leivens. Ruche des Deux Lys 8, avenue Pierre Brossolette 03.20.10.91.20 Forcinov : 03.20.10.03.96 Studeis : 03.20.57.31.75
ils font la ville
Danse.Karine Merten enseigne le modern-jazz au club Léo Lagrange depuis 26 ans. Une passion qu’elle vit intensément et aime transmettre. Karine ou la passion de la danse. «Tous les danseurs qui ont suivi mes cours ont eu de l’importance pour moi, je n’en ai pas oublié un seul, personne n’est anonyme ici. Et puis, on a tel-lement partagé de choses ensemble».Comme le gala par exemple qui ne cesse de se produire chaque année depuis 1985.«Mon premier gala de danse s’est réalisé sur un podium devant la mairie. Il était bien plus court que celui d’aujourd’hui et il
Karine Merten partage sans compter son expérience de la danse modern’jazz. a danse ne doit pas être qu'un art, elle doitKarine met en route ses premiers cours de danse à être un acte, une participation à la vie etelle, à Armentières, au foyer du Bizet«où il fallait «L une nécessité".Cette phrase de Marthaà chaque séance débarrasser tables et chaises Graham, pionnière de la «Modern danse» dans lespour s’aménager un coin assez grand»,se remé-années 20, inspire chaque jour Karine Merten, pro- more-t-elle. Le groupe était composé de quinze fesseur de danse modern-jazz au club Léo personnes, des adultes, qui suivaient les cours de Lagrange. A 45 ans, Karine vit toujours autant plei- Karine à raison de deux fois par semaine. Ensuite, nement sa passion. Elle se souvient de ses premiers deux ans plus tard, Karine crée des cours pour les pas, de danse, qui étaient classiques à l’âge enfants, par petits groupes, et dispose d’une salle de 5 ans. De sa petite dérive, vers la gymnastique au complexe sportif, entre les salles 1 et 2. Au fil mais surtout de son adoration pour le modern-jazz. des années, les groupes sont devenus de plus en Lorsque Karine est arrivée à Armentières en 1982, plus nombreux jusqu’à atteindre aujourd’hui le elle cherchait un club de danse. Mais il n’y en avait chiffre de 238 danseurs. Désormais, elle dispose de pas. Elle s’est rendue au club Léo Lagrange et là, deux ‘vraies’ salles de danse - une au club Léo le directeur de l’époque, Christian Silvert, lui a dit : Lagrange et une dans l’avenue Léo Lagrange - et «Tu n’as qu’à le créer !». A partir cet instant, tout les cours ont lieu chaque jour en fonction de l’âge s’est vite enchaîné. Pendant qu’elle continue à et du niveau des danseurs. Depuis toutes ses prendre des cours à l’école de danse Crasto à Lille, années, Karine se rappelle de chacun d’entre eux :
Diamant noir est sa deuxième comédie musicale.
n’y avait que cinq ballets. Mais ça reste un moment inoubliable», raconte-t-elle avec fierté. Depuis cet instant, chaque année les élèves de Karine montrent au public le travail qu’ils ont réa-lisé pendant l’année écoulée. À chaque représenta-tion, un thème différent est choisi, mais pas au hasard :«Le thème que l’on choisit fait partie de nos valeurs : celui de l’année dernière, ‘De vous à nous’ faisait référence aux relations humaines ; et le gala de juin aura pour titre ‘Différence et indifférence’».Cette passion, non seulement Karine la vit et la partage mais elle la transmet aussi : tout d’abord, à sa fille, Jessica, qui a baigné dedans dès sa naissance et qui est aujourd’hui ani-matrice dans ses cours ; et ensuite à Amélie, Nathalie et Virginie, ses anciennes élèves, qui don-nent désormais aussi de leur temps en enseignant le modern-jazz avec elle. À côté de cela, Karine, avec l’aide de Virginie, a créé une troupe de danse, Evidanse, composée d’une vingtaine de danseurs : en 2007, ils ont interprété la comédie musicale «Mystic» et, le samedi 15 mars prochain à 20h30 au Vivat, la troupe jouera la première de «Diamant Noir», une comédie musicale swinguante et entraî-nante qui se déroule dans le Chicago des années 30.
Enseignement.R g r Guche et Laurent Hoste viennent d’obtenir chacun un poste de Prêts.L’Adie proposemicro-crédits aux créateurs d’entreprises pour démarrer leur des directeur d’école élémentaire à Armentièr s. Deux hommes aux parcours différents qui activité. Quatre armentiérois ont pu bénéficier de ce dispositif. savourent avec modestie leur nouvelle fonction. Créateur d’entreprise : une aide bancaire existe.
’Adie - association pour le droit à l’initiative économique - finance et accompagne les per-L sonnes qui n’ont pas accès aux crédits ban-caires pour la création d’une activité économique. L’Adie possède des antennes partout en France et celle des Flandres, qui comprend le secteur Armentières-Hazebrouck-Dunkerque - est récente. Cécile Meurillon en est la responsable depuis sep-tembre dernier.«Nous finançons jusqu’à 10 000 euros pour démarrer une activité. Mais nous fai-sons aussi plus : nous apportons un suivi comp-table, financier, fiscal, administratif, marketing, etc. et au fur et à mesure, des affinités se créent avec les créateurs d’entreprises. L’Adie propose aussi des formations spécifiques pour celles et ceux qui le souhaitent»,détaille Cécile. Dans tous les cas, l’Adie ne se substitue aux banques : elle emprunte aux banques pour prêter ensuite aux créateurs. De cette façon, l’Adie a accordé 523 micro-crédits en 2006 et, la même année, a accom-pagné 515 entreprises déjà financées.«L’objectif de l’association est de rassurer au maximum le créateur, lui prouver que s’il a un réel projet de création, il ne doit pas désespérer», insiste Cécile. A Armentières, Christophe Fouricquet reconnaît le bienfait qu’a procuré sa rencontre avec l’Adie. En
effet, Christophe a eu l’opportunité de racheter la cordonnerie de la rue de Lille.«Ça n’a pas été facile mais moi, je prends tout avec le sourire. Et heureusement que j’ai rencontré Madame Meurillon sinon je baissais les bras»,raconte-t-il. Le prêt qu’il a obtenu à l’Adie lui a permis de réa-liser les travaux et d’acheter les machines pour sa cordonnerie.«Il faut se battre quand on croit à ce qu’on sait faire»,rajoute-t-il avec fierté. De son côté, Sandrine Sengier, éducatrice sportive, a créé son entreprise de coaching sportif à domicile depuis un an. Ainsi, elle adapte le sport à la per-sonne et répond réellement aux besoins du deman-deur.«Grâce au micro-crédit de l’Adie, j’ai financé ma publicité car si l’on veut être reconnu, il faut avoir une réelle identité visuelle»,explique Sandrine. Belinda Carillo, quant à elle, ouvre pro-chainement son institut de beauté à domicile. Professionnelle de la beauté depuis dix ans, elle a souhaité se lancer dans la création d’entreprise. «Le parcours a duré plus d’un an. Entre avoir l’idée et savoir ce qu’il faut faire pour la créer, il y a un pas», précise-t-elle.«J’ai effectué beaucoup de recherches. La Boutique Gestion Espace de la Ruche des deux Lys m’a accompagnée de façon sérieuse et j’ai suivi une formation sur les aspects
du créateur. Ensemble, nous avons monté mon dossier pour créer mon activité et évaluer mon plan de financement. Et grâce à l’Adie, j’ai pu m’acheter une grande voiture pour transporter mon matériel».Belinda, avec son institut «Bel’Esthétic», proposera bientôt des soins à la tradition du hammam en procurant l’évasion et la relaxation à domicile. De son côté, Jean-Jacques Lancelot a mis en place «Les délices de Jacot» depuis janvier 2007. Cuisinier de métier, ses trente-deux ans d’expérience et sa cessation d’acti-vité l’ont incité à créer sa propre entreprise.«Le micro-crédit que j’ai obtenu à l’Adie m’a permis de financer une partie des produits de Haute-Savoie que j’achète auprès d’artisans ainsi que mon caisson isotherme»,détaille-t-il. Jean-Jacques parcoure depuis un an les salons gastronomiques de la région et vend ainsi ses produits de Haute-Savoie. Ces quatre créateurs d’entreprises voient enfin leur projet se réaliser et savent désormais que ne pas pouvoir bénéficier de prêt bancaire pour créer n’est pas une fin en soi : l’Adie le fait si le projet d’activité est viable.
c.meurillon@adie.org
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