Web 2.0 : l'Internet deuxième génération ?

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Web 2.0 : l'Internet deuxième génération ?

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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mars 2006
Web 2.0 : l'Internet deuxième génération ?
Depuis quelques mois, le monde d'Internet connaît des bouleversements profonds
liés à l'apparition d'outils très simples qui offrent aux internautes de nouvelles
possibilités de s'exprimer. Qualifié de Web 2.0, ce mouvement correspond aussi bien
à un changement d'usages des internautes qu'à une série de nouvelles applications
mettant l'utilisateur au coeur de leur fonctionnement. Aujourd'hui pratiqué par
seulement très peu de technophiles, le Web 2.0 devrait bientôt être utilisé par le plus
grand nombre. Parfois contradictoires, parfois risqués, les univers que le Web 2.0
dessine constituent cependant une opportunité pour France Télécom.
Qu'est-ce que le Web 2.0 ?
Très globalement, le Web 2.0 décrit une deuxième génération de sites Web, basés
sur des fonctions simples, facilitant la participation et l'accessibilité et donc, par
conséquent, centrés sur les utilisateurs les plus actifs. Pour aller plus loin, il apparaît
clairement que le terme est difficile à définir, tant il recouvre d'aspects différents.
Le concept de Web 2.0 a été tout d'abord introduit par Tim O'Reilly dans ses
publications et lors de conférences en octobre 2004 et octobre 2005. Il décrit à la fois
des innovations techniques – avec des interfaces homme-machine (IHM) plus
réactives, des interfaces de programmation plus ouvertes – et des changements
sociologiques ou comportementaux des internautes. L'implication volontariste des
utilisateurs est en effet un point primordial. Ils sont beaucoup plus impliqués sur le
Web, s'expriment plus et peuvent être amenés à réutiliser eux-mêmes les
applications et à les combiner.
Par ailleurs, d'un point de vue technique, le Web 2.0 ne constitue pas une rupture,
comme l'a été la première génération du Web, mais s'articule autour d'une série
d'innovations qui continuent d'apparaître. Enfin, le phénomène Web 2.0
s'accompagne de modèles économiques non stabilisés qui en compliquent la lecture.
La difficulté à définir formellement ce mouvement découle directement de cette
hétérogénéité de causes et d'origines. Quelques clés pour décrypter ce mouvement
peuvent être cependant formulées :
Des internautes plus impliqués
Les outils du Web 2.0 ne tranchent pas singulièrement avec ceux habituellement
utilisés sur Internet. Par exemple, si les portails sont toujours là, ils sont beaucoup
plus souples et configurables par les utilisateurs eux-mêmes. On assiste ainsi à
l'émergence d'agrégateurs, qui permettent à chacun de composer simplement son
portail. Dans cette même idée du "sur mesure", on peut citer des widgets ou plug-in,
micro-applications qui s'exécutent en toute autonomie sur l'ordinateur de l'utilsiateur
et qui s'alimentent parfois d'un fil RSS (cf. paragraphe dédié). Ces applications
peuvent compléter le navigateur en proposant, par exemple, un comparateur de prix
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automatique, situé dans une petite fenêtre lorsque l'utilisateur visite un site
marchand.
Exemple de widget notifiant l'arrivée
de nouveaux messages sur un compte
e-mail Wanadoo
Côté outils d'expressions, les internautes utilisent d'avantage les blogs et les Wikis
que leurs pages persos pour s'exprimer. En effet, grâce à la simplification des
mécanismes de publication sur Internet, tout internaute, sans connaissances
techniques particulières, a pu ouvrir son journal personnel. Dans les blogs, tout le
monde peut, de plus, réagir via les commentaires. Avec les Wikis, nouveaux outils
coopératifs, les internautes ont la possibilité de contribuer collectivement à la
rédaction d'articles, par exemple pour la publication d'encyclopédies en ligne.
Wikipédia
, "L'encyclopédie que chacun peut améliorer", en est la parfaite illustration
puisque ce site concurrence désormais les poids lourds du genre comme Microsoft
Encarta ou Encyclopaedia Universalis.
Enfin, les outils des communications en temps réel tels que Skype sont aussi
considérés comme étant des composantes importantes du Web 2.0.
Le tag pour qualifier le contenu
Un des éléments communs à tous ces outils, c'est l'utilisation de tags, ou mots-clés,
choisis par les utilisateurs eux-mêmes pour désigner un article, un billet de blog, un
site, une image, etc. Ce phénomène de création d'étiquette, le "tagging" (étiquetage),
permet de créer une nouvelle forme de nomenclature, qui est appelée "folksonomy"
en anglais. Cette intelligence collective résume tout à fait l'esprit du Web 2.0, où la
coopération entre internautes permet de produire des contenus. L'exemple
emblématique de ce phénomène de "tagging" est le site
del.icio.us
(cf. deuxième
partie).
Les flux RSS : un nouveau mode de consultation des sites
Grâce à des techniques de notification de mise à jour telles que les flux RSS (Really
Simple Syndication), il est possible de s'abonner à ses fils d'informations ou ses
blogs préférés. L'internaute est alors averti de la mise à disposition de nouveaux
contenus qu'il peut consulter à sa guise. Devant la multitude de sites et
d'informations disponibles, cette technique très simple permet, d'un coup d'oeil sur
son agrégateur de contenus, de découvrir quelles modifications ont été apportées à
ses sites favoris et de sélectionner les articles ou billets les plus intéressants.
Audioblogging et podcasts
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Le système du flux RSS permet également de notifier la publication de contenus
audio. Certains blogs spécialisés dans la musique – les audioblogs – ont lancé ainsi
les premiers podcasts, sortes d'émissions de radio réalisées souvent par des
amateurs et téléchargeables au format mp3. Dès leur disponibilité, les internautes
abonnés au flux RSS de ces sites sont avertis et peuvent les télécharger sur un
lecteur mp3 pour les écouter sans contrainte d'horaires. Depuis le 1
er
janvier 2006,
Radio France propose gratuitement, via son
site
, certaines de ses émissions en
podcast. Dans une même logique, les premiers podcasts vidéo commencent à voir le
jour, tirant parti du fait que les baladeurs mp3 sont de plus en plus compatibles avec
le format vidéo.
Des services qui se combinent entre eux : les mash-up
De grands acteurs du Web tels que Google, Ebay ou Amazon ont publié les API
(Application Programming Interface) d'accès à leur service et la documentation de
leur mise en oeuvre. Ces sites peuvent ainsi se connecter les uns aux autres, et
l'accès à leurs interfaces de programmation permet également d'accéder aux
données qu'ils contiennent au format XML. Mais il est également possible pour les
créateurs de sites Web d'utiliser ces informations pour créer de nouvelles
applications. Si plusieurs services se combinent, on parle alors de mash-up. Par
exemple, en utilisant les API du service de positionnement de points sur des fonds
de cartes géographiques Google Maps, une multitude d'applications sont possibles :
géopositionnement d'associations autour d'une même activité, visualisation de
photos géolocalisées, etc. C'est une autre innovation majeure du Web 2.0.
Des interfaces homme-machine évoluées
Avec le Web 2.0, le chargement des pages est plus fluide : celles-ci peuvent en effet
être partiellement rafraîchies. Par exemple, en exploitant une technologie comme le
javascript asynchrone, les données peuvent être chargées au fur et à mesure de la
saisie d'un formulaire. La plupart des sites permettant ces évolutions utilisent les
techniques développées dans le concept cadre Ajax. L'application Netvibes constitue
un bon exemple des possibilités offertes par ces nouvelles solutions.
La longue traîne, une composante du Web 2.0
Le domaine de la distribution de contenus en ligne a fortement évolué ces dernières
années, grâce notamment à la baisse des coûts de distribution de stockage : il est
désormais possible de rentabiliser plus de produits, même si leurs ventes sont peu
importantes. Par ailleurs, la présentation dématérialisée des contenus a permis de
s'affranchir des limitations liées à l'espace de présentation physique des rayons.
Compte tenu de cette nouvelle situation, il deviendrait moins rentable, pour les
distributeurs, de sélectionner les contenus à mettre en ligne que de les publier sans
filtrage préalable.
Le concept de "longue traîne" reprend ces idées en formulant l'hypothèse selon
laquelle les revenus d'un distributeur de contenu sont plus importants lorsqu'ils
agrègent les ventes de contenus de niches et ne se limitent donc pas seulement à
aux best-sellers ou blockbusters. Les sites peuvent donc proposer des produits
rares, anciens ou des versions déclinées de l'original (collectors, occasions, etc.). De
la même manière, le service
Google AdSense
tire parti de ce phénomène de longue
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traîne en proposant de nouveaux modèles de publicités pour des micro-sites Web.
Exemples d'applications Web 2.0
Il est difficile d'imaginer quels seront les services qui feront figures de référence à
l'avenir. Cependant, il apparaît assez clairement que, dans le Web 2.0, les données,
produites par les utilisateurs eux-mêmes, priment sur les applications. Dans ce
cadre, les services qui compteront demain seront très certainement des points de
passage obligé pour accéder aux données générées par les internautes. Des
services de cartographie comme
Google Maps
ou de partage de photos comme
Flickr
sont des exemples de services dont le succès ne cesse de croître.
Flickr
Flickr
est l'une des applications les plus emblématiques du Web 2.0. Spécialisé dans
le partage de photos, ce service est au croisement du blog et de l'album photo. Les
internautes peuvent partager leurs clichés et tout le monde peut les commenter.
Cette application fait également appel à l'intelligence collective puisque chacun peut
apposer des mots-clés ou "tags" sur chaque image. Il est alors très facile de trouver
des photos sur un thème donné, grâce à un moteur de recherche. De plus, depuis
Flickr, il est possible de publier ses photos vers un blog perso ou de réutiliser ses
images dans le cadre d'autres applications.
Netvibes
mars 2006
Netvibes
est un outil permettant d'agréger sur une seule page d'accueil des contenus
provenant de différents portails ou pages Web. En entrant sur ce site, l'utilisateur
s'enregistre (nom, e-mail) afin de pouvoir, à l'avenir, accéder à son espace personnel
depuis n'importe quel ordinateur et/ou navigateur. La confidentialité des informations
est ainsi également garantie. Quelques services d'information sont proposés en
standard, mais l'utilisateur peut les supprimer, les déplacer ou les modifier en un clic.
Les fils RSS de ses sites préférés, des outils de recherche (Google, MSN,
Wikipédia…), l'accès à son Webmail ou la météo de sa ville sont ainsi accessibles
d'un seul coup d'oeil.
del.icio.us
mars 2006
Avec
del.icio.us
, tous nos marque-pages sont disponibles partout et ce, quel que soit
l'ordinateur ou le navigateur utilisé. Comme pour Netvibes, une simple inscription (e-
mail/nom) est nécessaire. Lors de la première visite, deux boutons sont installés
automatiquement dans la barre de navigation de son explorateur : "Tag this" pour
ajouter une nouvelle page et "My del.icio.us" pour accéder à son espace de marque-
pages personnels. Pour chaque nouveau site enregistré, l'utilisateur choisit un ou
plusieurs mots-clés associés – les "tags" – ce qui permet de retrouver ultérieurement
la page et ce, quasi instantanément. La grande originalité de ce service est que ce
travail de repérage est partagé par l'ensemble de la communauté des utilisateurs de
"del.icio.us". A côté du nom de la page "taguée" apparaît le nombre de personnes
ayant également marqué cette page. Il est alors possible de découvrir si certaines de
ces personnes ont fait d'autres repérages sur ce même thème, en suivant le fil de
leurs "tags". C'est l'exemple type de la folksonomy : l'information est organisée et
partagée collectivement grâce à des mots-clés. Par ailleurs, la page principale de
del.icio.us affiche en temps réel les pages enregistrées par l'ensemble des
utilisateurs et met en valeur les pages les plus repérées.
Enjeux et opportunités pour France Télécom
Les opérateurs sont pour le moment exclus du mouvement Web 2.0 puisque celui-ci
est mené uniquement par des acteurs de l'Internet. Ceux-ci proposent des services
sur un réseau peu intelligent – dit "best-effort" – et placent toute leur ingénierie dans
des plateformes de services et dans les terminaux. Ceci n'étant pas dans la tradition
des opérateurs télécoms, un changement de culture doit s'effectuer. France Télécom
aurait alors un rôle à jouer en tant qu'opérateur de services convergents, fournissant
des services de contenus, de vie pratique ou encore de communication accessibles
via Internet mais avec une valeur ajoutée permise par l'intelligence de son réseau.
On notera également que tous les services Web 2.0 partent du principe que
l'utilisateur est connecté en permanence pour pouvoir recevoir des notifications,
prendre en compte sa présence, etc. En tant que fournisseur d'accès Internet fixe et
mobile, cette notion de connexion permanente revêt une importance stratégique pour
France Télécom.
Autres atouts de France Télécom : la fiabilité et la sécurité reconnues de ses
services, ainsi que sa connaissance de ses clients et de leurs usages. En effet,
devant la fragmentation des producteurs de contenu, la dispersion des pourvoyeurs
de service, la confiance que France Télécom entretient avec ses clients peut jouer un
rôle différenciant par rapport à la concurrence. L'opérateur peut ainsi devenir le
garant de l'authenticité de l'identité du rédacteur d'un message ou de la publication
d'un contenu.
Des outils d'un nouveau genre
Comme nous l'avons vu, de grands acteurs d'Internet (Google, Ebay, Amazon, etc.)
ont d'ores et déjà publié les API d'accès à leur service, favorisant ainsi la création de
"mash-up". Ceci pourrait être fait également pour certains outils développés par la
R&D de France Télécom. Ainsi, en ouvrant partiellement les API des blogs Orange,
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par exemple, leur contenu pourrait être croisé avec une application fournie par
d'autres acteurs de l'Internet.
Par ailleurs, en tirant parti de certains outils techniques et de nouveaux usages, de
nouvelles formes de communication sont possibles. Par exemple, le blog, avec son
système de notification RSS, peut servir d'alternative à l'e-mail pour informer les
membres d'une même communauté ou d'une même famille qu'un nouveau billet
vient d'être publié. Ces nouveaux territoires, à la croisée de la communication
interpersonnelle et de la publication de contenu, sont à explorer.
Au-delà des ordinateurs
Par ailleurs, puisque le Web 2.0 tend à proposer les mêmes éléments aussi bien
pour les PC ou les Mac que pour les mobiles, ce mouvement s'intègre très bien dans
la stratégie de convergence Internet/mobile engagée par France Télécom. Il pourrait
même devenir un vecteur d'accélération de cette initiative.
Dans ce contexte, la R&D de France Télécom travaille notamment à développer des
widgets, qui sont de petites applications qui s'exécutent soit dans soit en-dehors de
navigateurs Web et ce, aussi bien sur les ordinateurs que sur les mobiles. Ces
développements pourraient permettre d'accélérer la convergence fixe/mobile. Sur ce
point, France Télécom dispose d'une avance indéniable sur les acteurs pure player
très actifs pour le moment dans le domaine du Web 2.0. En effet, sa maîtrise des
services mobiles est un avantage concurrentiel indéniable. De plus, la Livebox, qui
est au coeur du domicile de l'utilisateur final, constitue un autre atout. Celle-ci permet
à d'autres terminaux de s'interconnecter, mais aussi de proposer des services
sécurisés, de rapatrier de l'information vers le domicile ou d'en envoyer lorsque
l'utilisateur est à l'extérieur, etc.
Objectifs liés au Web 2.0
Pour réussir le passage au Web 2.0, les applications futures issues de la R&D de
France Télécom devront être beaucoup plus ouvertes aux internautes et devront tenir
compte de leurs commentaires, de leurs désirs, de leurs expressions. L'objectif est
donc de fédérer des communautés d'utilisateurs autour de ces nouveaux services en
créant une vague d'adhésion massive. Si les utilisateurs viennent à les utiliser
couramment, tout un écosystème d'applications et de nouveaux services pourra être
créé.
Par ailleurs, le monde du Web 2.0 est l'archétype d'un monde de "co-opétition" :
chacun s'appuie en effet sur les briques des autres pour fournir des services
potentiellement concurrents. Dans ce cadre, France Télécom pourrait être, d'une
part, fournisseur de service en son nom propre et, d'autre part, fournisseur de
briques qui seront réutilisées par les autres acteurs. C'est le défi que la R&D
s'emploie à relever.
Liens
Wikipédia, l'encyclopédie libre, gratuite et multilingue que chacun peut améliorer
mars 2006
Google Maps, le service de positionnement de points sur des fonds géographiques
Le site de partage de photo Flickr, qui fonctionne selon un étiquetage des photos à
l'aide de tags
Del.icio.us, pour accéder à ses marque-pages partout et les partager avec tous les
internautes en les référençant grâce aux tags
Netvibes, portail entièrement personnalisable et accessible depuis n'importe quel
ordinateur
Glossaire
Agrégateur
: service Web offrant aux internautes la possibilité de configurer une
page d'accueil Web personnelle comportant en général un moteur de recherche, la
gestion des flux RSS, un accès à un Webmail, la météo, un accès à des photos, etc.
Ajax
:
Asynchronous JavaScript and XML
, méthode de développement d'applications
Web. Permet notamment d'accroître la réactivité des pages Web (saisie de
formulaire par exemple).
API :
Application Programming Interface
, liste des fonctions par lesquelles un
composant informatique logiciel peut interagir. Il s'agit de l'interface de
programmation permettant d'échanger des données XML entre deux sites.
Blog
: site Web personnel sur lequel un internaute publie des billets (texte, photo,
vidéo, son). Ceux-ci sont présentés par ordre chronologique inverse et sont ensuite
librement accessibles aux internautes qui peuvent les lire et les commenter en temps
réel. D'après Skyblog.com, la France se trouve à la 2
ème
place mondiale pour le
nombre de blogs créés, avec près de 4 millions de blogs début 2006.
Fil RSS :
Really Simple Syndication,
protocole non normalisé de syndication qui
permet à un navigateur d'afficher le sommaire d'un site Web. En pratique, les fils
RSS sont utilisés pour diffuser l'information (notification) de la publication d'un
nouveau billet sur un blog ou d'un article sur un site de presse.
Folksonomy
: néologisme construit par analogie avec le terme "taxonomy" en
utilisant le terme anglais
folk
. Désigne une nomenclature floue construite par
agrégation de mots-clés saisis par un ensemble d'utilisateurs et associés à un objet
(site Web, photo).
Flickr
ou
del.icio.us
constituent de bons exemples de mise en
oeuvre de la folksonomy.
Longue traîne
: traduction de "long tail", terme utilisé dans un article de la revue
Wired qui a fait référence. Désigne le potentiel économique que représente
l'agrégation d'un ensemble de niches. A titre d'exemple, Amazon cite le fait que son
chiffre d'affaires sur un grand ensemble d'ouvrages vendus à très peu d'exemplaires
est supérieur au chiffre d'affaires qu'il réalise sur les
blockbusters
ou
best-sellers
.
mars 2006
Podcast :
néologisme constitué à partir du nom de marque Ipod et du terme
to
broadcast
(diffuser). Le podcast – baladodiffusion pour les Québécois – est une
diffusion de contenus sonores. Il est possible de s'abonner à un flux RSS d'émission
de radio. Par exemple, Radio France propose sur son site de s'abonner à certaines
de ses émissions. Le téléchargement de chaque nouveauté est alors effectué
automatiquement.
Syndication
: terme d'origine anglo-saxonne qui désigne la revente d'un contenu de
presse à plusieurs médias. Par extension, la syndication décrit la mise à disposition
d'un contenu (blogs, publicité) sur des sites Web tiers.
Tagging
: étiquetage, attribution non contrainte, par les utilisateurs, de mots-clés à
des objets (sites, photos…). Point de départ de la folksonomy.
Widgets :
en anglais "truc". Petite application proposant une interface graphique,
conçue pour répondre à une tâche unitaire. Fonctionne de façon autonome à
l'intérieur ou en dehors du navigateur Internet. Peut être alimenté par un fil RSS.
Wiki :
du tahitien
"wiki wiki"
(vite), site coopératif de publication de contenu.
Wikipédia :
mise en oeuvre wiki dont l'objet est de constituer une encyclopédie libre.
Parfois contestée pour l'absence de contrôle des articles publiés, Wikipédia s'est
imposée comme un concurrent sérieux des encyclopédies traditionnelles.
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