Dossier de presse "La lyre d'ivoire"

De
MUSÉE DES BEAUX -ARTS DE NANTES DOSSIER DE PRESSE LA LYRE D’IVOIRE, HENRY-PIERRE PICOU (1824-1895) ET LES NEO-GRECS Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Le Combat de Coqs, 1846, huile sur toile, 143 x 204, Musée d’Orsay, Paris NANTES – Musée des Beaux-arts Chapelle de l’Oratoire 25 octobre 2013 - 26 janvier 2014 MONTAUBAN - Musée Ingres 21 février - 18 mai 2014 Présentation à la presse > Jeudi 24 octobre 2013 à 11h30 Voyage de presse > Jeudi 7 novembre 2013 Android / Apple Télécharger l’application de l’exposition S O M M A I R E COMMUNIQUE DE PRESSE...................................................................................... 3 COMMUNIQUE DE PRESSE : APPLICATION .................................................................... 6 TEXTE DU CATALOGUE (EXTRAITS)/ CYRILLE SCIAMA..................................................... 7 TEXTE DU CATALOGUE (EXTRAITS)/ HELENE JAGOT ...................................................... 8 COLLOQUE Jeudi 16 janvier 2014 ............................................................................... 10 AUTOUR DE L’EXPOSITION ....................................................................................11 INFORMATIONS PRATIQUES...................................................................................
Publié le : jeudi 24 octobre 2013
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MUSÉE DES BEAUX -ARTS DE NANTES  DOSSIER DE PRESSE  LA LYRE D’IVOIRE, HENRY-PIERRE PICOU (1824-1895) ET LES NEO-GRECS 
Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Le Combat de Coqs, 1846, huile sur toile, 143 x 204, Musée d’Orsay, Paris  NANTES – Musée des Beaux-arts Chapelle de l’Oratoire 25 octobre 2013 - 26 janvier 2014   MONTAUBAN - Musée Ingres 21 février - 18 mai 2014  Présentation à la presse > Jeudi 24 octobre 2013 à 11h30 Voyage de presse > Jeudi 7 novembre 2013   
 
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COMMUNIQUE DE PRE
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COMMUNIQUE DE PRESSE: AIOATICPPLN ....................................................................6
TEXTE DU CATALOGUE(EXTRAITS)/ CYRILLESCIAMA..................................................... 7
TEXTE DU CATALOGUE(RTXESTIA)/ HELENEJAGOT...................................................... 8 
COLLOQUE Jeudi 16 janvier 2014...............................................................................10 
AUTOUR DE LEXPOSITION................................................1 .1...................................
INFORMATIONS PRATIQUES 51...................................................................................
 
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE  
  LA LYRE D’IVOIRE, HENRY-PIERRE PICOU (1824-1895) ET LES NEO-GRECS   NANTES – Musée des beaux-arts Chapelle de l’Oratoire 25 octobre 2013 - 26 janvier 2014  MONTAUBAN - Musée Ingres 21 février - 18 mai 2014
 
Henry-Pierre Picou, Jean-Léon Gérôme, Gustave Boulanger, Dominique Papety, Léopold Burthe, Auguste Toulmouche, Jean- Louis Hamon.
 
Le musée des beaux-arts de Nantes s’associe au musée Ingres de Montauban pour organiser la première exposition consacrée au peintre et dessinateur nantais Henry-Pierre Picou, et plus largement au mouvement néo-grec.
Cette exposition s’appuie sur la richesse de la collection du musée des beaux-arts de Nantes, du fonds Picou notamment. C’est l’occasion de mettre en lumière ce mouvement pictural méconnu ainsi que les fonds exceptionnels du musée des beaux-arts de Nantes et du musée Ingres de Montauban.
La Lyre d’ivoire rassemble des peintures, notamment certaines œuvres essentielles de Picou ; des dessins préparatoires à des tableaux dont la plupart sont aujourd’hui perdus ; ainsi que des sculptures et des objets d’art témoignant de l’influence des néo-grecs sur les arts décoratifs. Des portraits, en passant par les scènes de genre et la peinture d’histoire, l’exposition du musée des beaux-arts de Nantes et du musée Ingres de Montauban bénéficie de prêts exceptionnels de musées français, dont le musée d’Orsay, et de collections particulières.La lyre d’ivoire apporte éclairage inédit sur ce un courant pictural du XIXe et permet de découvrir ce mouvement néo-grec qui vécut une vingtaine d’années (1847-1865).
Henry-Pierre Picou (1824-1895), est issu d’une famille nantaise d’artistes. Dès l’âge de 12 ans il entre dans l’atelier de Paul Delaroche. Dans cet atelier il se lie d’amitié avec ses camarades : Gérôme, Hamon, Aubert. Ces jeunes artistes vivent, travaillent ensemble dans une sorte de phalanstère à Paris, rue de Fleurus. Bénéficiant du double enseignement de son premier maître Delaroche puis de Gleyre, Henry-Pierre Picou et ses camarades désireux de faire revivre le raffinement et l’harmonie antiques élaborent ensemble le style dit « néo-grec ». Ces Néo-grecs n’échappent pas au regain d’intérêt pour l’Antiquité suscité dès 1750 par la redécouverte de la Grèce et des sites archéologiques de Pompéi et
d’Herculanum. En 1847, ils débutent au Salon parisien. Gérôme s’y fait connaitre le premier avec son tableauLe Combat de coqs fait de lui le chef de file du groupe.. Le succès inattendu de ce tableau
Gérôme, Hamon, Boulanger élargissent les thèmes de leur peinture avec pour ambition commune le renouvellement de la peinture d’histoire. La référence à l’Antiquité est avant tout un prétexte pour traiter de nouveaux sujets anecdotiques. Ils retranscrivent des scènes de vie contemporaine dans un décor antique, voire antiquisant. Cette Antiquité idéalisée, complètement revisitée, est le théâtre dans lequel évoluent des corps harmonieux et sensuels, où se déroulent des enècss d’où l’humour n’est pas absent.
Dès 1848, le public est séduit par la grâce des scènes de genre dites néo-grecques. Les artistes bénéficient d’achats de l’Etat ou de collectionneurs privés, la gravure facilite une large diffusion de leurs œuvres. La critique est cependant mitigée. Champfleury et Baudelaire, défenseurs de l’Ecole réaliste de Courbet, qualifient le style néo-grec d’ « Ecole du calque »ou d’ « Ecole des pointus ». Selon eux, les artistes manquent parfois d’imagination et affirment une certaine prétention à l’exactitude archéologique. A l’inverse, Théophile Gautier adhère pleinement au style néo-grec dont il devient le défenseur aux côtés de Théodore de Banville et Leconte de Lisle. Les peintres néo-grecs inspirent les poètes. C’est Théophile Gautier qui évoquant le monde antique, dans son recueil de poèmes «La comédie de la mort» (1843),Au Sommeil - Hymne Antiquefait allusion à la lyre d’ivoire, instrument des poètes et des muses. « Je t'aime, ô doux sommeil ! Et je veux à ta gloire, avec l'archet d'argent, sur la lyre d'ivoire…. ». Le titre de l’exposition fait référence aux relations étroites entre poésie et peinture dans le mouvement néo-grec.
Le courant néo-grec eut une influence et un succès important dans le domaine des arts décoratifs, notamment dans le domaine de la céramique. L’exposition montre quelques beaux exemples sortis des ateliers de la Manufacture de Sèvres. (Vase de Lesbos, assiettes du service du Prince Napoléon)
Cette nouvelle esthétique connait des développements originaux. Ainsi Jérôme Napoléon (cousin de Napoléon III) ira jusqu’à faire construire une villa Pompéienne à Paris. Cette villa néo-grecque, construite pour la tragédienne Rachel inaugurée en 1861 sera détruite en 1891. Une maquette permet au visiteur de voir un des rares exemples d’architecture néo-grecque.
La scénographie de l’exposition à la manière d’un clin d’œil propose un parcours dans une villa antique.
Le salon de 1857 marque la fin de la vague néo-grecque. La critique reproche aux artistes un manque de souffle nouveau, des dissensions politiques, des enjeux de carrière viendront à bout du mouvement. Gérôme se tourne vers l’orientalisme, comme Boulanger, Hamon part à Capri. Picou est l’un des seuls artistes du groupe à poursuivre au-delà de 1865 une carrière néo-grecque. Il développe des thèmes mythologiques, qu’il associe à des décors antiques. Des œuvres de sa fin de carrière, à Nantes, prennent place dans l’exposition.
 
Le catalogue est édité aux Ed Le Passage
 Un colloque sur les Neo-grecs a lieu le 16 janvier à l’école des Beaux –arts de Nantes. Il est organisé par le musée en collaboration avec l’université de Nantes.
 L’application de l’exposition met à disposition des commentaires d’œuvres et des sélections musicales. Elle est éditée par Smartapps. Elles et téléchargeable gratuitement sur GooglePlay et AppleStore.  Commissariat général: Blandine Chavanne, directrice du musée des beaux –arts de Nantes  Florence Viguier-Dutheil, Conservatrice du Patrimoin Directrice du musée Ingres de Montauban e,  Commissariat scientifique XIX la collection: Cyrille Sciama, chargé dee  ScénographieSilvio Crescoli  Partenariats media d’art, WikConnaissance des arts, Lemon, Metrobus, L’objet
Parrainage: Crédit mutuel Loire Atlantique Centre Ouest
Avec l’aimable collaboration de La chocolaterie Débotté  
 Contact presse : Véronique TRIGER 06 84 95 92 90 02 51 17 45 40 veronique.triger @mairie-nantes.fr Site web: museedesbeauxarts.nantes.fr  MUSÉE INGRES 19, rue de I'Hôtel de ville 82000 Montauban Tél : 05.63.22.12.91 Fax : 05 63 22 28 99 museeingres@ville-montauban.fr 
Asae HIRAO 02 51 17 45 47 mba-communication2@mairie-nantes.fr  
 
MUSÉE DES BEAUX -ARTS DE NANTES COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’APPLICATION DE LEXPOSITION LA LYRE D’IVOIRE, HENRY-PIERRE PICOU (1824-1895) ET LES NEO-GRECS 
 
INFORMATIONS PRATIQUES  LA LYRE D’IVOIRE, HENRY-PIERRE PICOU (1824-1895) ET LES NEO-GRECS  NANTES – Musée des beaux-arts Chapelle de l’Oratoire 25 octobre 2013 - 26 janvier 2014  Application réalisée par smArtapps.fr   comoreRéalisation des contenus audio : S Android / Apple    
 
 
CYRILLESCIAMA  HENRY-PIERREPICOU4-1895),1(28 UNNEO-GREC OUBLIE(AITRTSXE)
Comme de nombreux artistes proches de l’esthétique de Jean-Léon Gérôme (1824-1904) qui attendent encore réhabilitation - Gérôme lui-même, son maître Charles Gleyre et Alexandre Cabanel ayant reçu les honneurs d’expositions récentes - Henry Pierre Picou (1824-1895) demeure systématiquement relégués au rang de peintre mineur. Jean-Louis Hamon (1821-1874) ou Auguste Toulmouche (1829-1890) sont dans un cas identique. De nos jours, tous ces peintres, qualifiés facilement de « pompiers » au cours du XXe siècle, ne doivent leur renommée qu’à leur appartenance, souvent passagère, au mouvement néo-grec, qui suscite un renouveau des recherches depuis quelques années. Le débat s’est longtemps cristallisé sur l’aspect rétrograde de ces peintres face à la « modernité » incarnée par les impressionnistes menés par Monet. La revanche du XXesiècle, louant les audaces des réalistes, puis des impressionnistes, fauves et cubistes, remisèrent au rang des réserves des musées les œuvres de la génération précédente.
 
Le style des néo-grecs, qualifié de fade, maniéré, académique, aux couleurs lisses, au dessin parfait, loin des réalités économiques et sociales de l’époque fut d’autant plus vilipendé que leur succès fut immense, notamment par la gravure, largement diffusée dans les espaces privés des demeures bourgeoises et populaires. C’est pourtant toutes ces qualités qui intéressent depuis quelques temps la recherche, surtout américaine, où ces œuvres ont été appréciées très tôt – comme William Bouguereau et Jean-Léon Gérôme, dont les plus beaux tableaux sont actuellement localisés aux Etats-Unis. Preuve d’un revirement français, l’acceptation en dation par le musée d’Orsay d’un ensemble exceptionnel de Bouguereau, à faire pâlir tout amateur éclairé et la toute récente exposition Cabanel à Montpellier.
 
Plus précisément, la méconnaissance que nous avons de Picou tient en grande partie à la discrétion du personnage, mais également des articles et publications consacrés à l’artiste, que ce fût de son vivant ou après sa mort. Cette réserve, que les témoignages de l’époque rapportent, explique aussi le peu de commandes publiques que reçut Picou, et qui auraient pu faire perdurer la mémoire du peintre dans la société. A Nantes, en 1856, il orne le Cercle des Beaux-arts, à l’Hôtel Chardonneau, de quatre allégories des saisons (collection particulière). En 1858, il décore toutefois Notre-Dame-du-Bon-Secours à Nantes (La Cèneet Saint-Eustache. Les riches particuliers font également appel à) et à Paris les églises Saint-Roch lui pour peindre leurs demeures particulières, comme les hôtels Pereire et Schneider, puis l’Hôtel de la Païva. Picou meurt oublié de tous, sourd, à l’Hôpital Saint-Jacques, après une carrière pourtant très honorable. Heureusement, plus de deux cent dessins à la technique variée (aquarelles, gouaches, mine de plomb, sanguine), furent donnés en 1986 par la famille de l’artiste au musée des Beaux-Arts de Nantes. Jamais présentés, d’une exceptionnelle fraîcheur, ces dessins témoignent de la pratique d’un artiste dans toutes ses dimensions. Il est donc temps de rouvrir le dossier Picou.
  
 
 
HELENEJAGOT  LES NÉO-GRECS, DES IDÉALISTES ESQUMIDÉCA-AITNA (TERXAITS)
Nés dans les années 1820 et entrés sur la scène artistique à la fin de la Monarchie de Juillet, les néo-grecs sont de parfaits exemples d’une génération frondeuse qui cherche à s’émanciper des modèles et des valeurs artistiques de leurs aînés, mais aussi des institutions d’enseignement académique telles que l’Ecole des Beaux-arts et l’Académie de France à Rome, pour suivre une voie plus en accord avec les attentes d’une société bourgeoise et sécularisée. Formés par les promoteurs d’un romantisme du « juste-milieu » que l’on a tant décrié par le passé avant d’en percevoir la modernité et les innovations artistiques, la génération montante des années 1840 se défie autant de l’austérité du néoclassicisme davidien que des outrancesquestoihgdes derniers feux du romantisme. Leur maturité artistique intervient à un moment particulièrement critique pour l’école française. Le mécontentement des artistes face à l’administration du Salon s’amplifie et les critiques s’interrogent sur l’avenir de cette manifestation dans le nouveau contexte d’un marché de l’art capitaliste, tandis que la fin de la bataille romantique signe à la fois le délitement du débat critique et l’abandon des écoles artistiques au profit d’un éparpillement des artistes dans de multiples et éphémères chapelles stylistiques, communément qualifié d’ceitélcesm.   Le Combat de coqsde Gérôme, la promesse d’un nouvel idéalisme ?  L’acte fondateur du groupe des néo-grecs – la présentation du tableau de Jean-Léon Gérôme,Jeunes Grecs faisant battre des coqs, ditLe Combat de coqset le succès critique dont il(fig. ?), au Salon de 1847 bénéficie – annonce une voie prometteuse dans le marasme de l’éclectisme : le rajeunissement d’une Antiquité idéale, mais quotidienne, par des thèmes empruntés au genre, plus à même de charmer un public lassé des leçons de morale du néoclassicisme et à la recherche de plaisir et de divertissement, sans tomber dans le matérialisme et la trivialité du réalisme naissant. Théophile Gautier va être le principal promoteur de ce genre historique renouvelé, évitant les écueils d’un excès de couleur locale caractéristique des derniers développements du genre historique romantique, et respectueux d’un certain idéal formel par l’emploi du Nu. Le succès du premier envoi de Gérôme, s’il est quelque peu surprenant par son ampleur, s’inscrit dans le renouveau d’intérêt pour l’hellénisme, qualifié deréaction classique touche alors toutes les formes qui artistiques. Les découvertes archéologiques et les voyages aux portes de l’Orient des antiquaires et des artistes ont contribué dans les années 1830-1840 à modifier la perception de la Grèce antique et du modèle grec, tant en architecture – avec le groupe desrG-oéNsce, Labrouste, Vaudoyer, Duban, Duc et Garnier – qu’en peinture. Les voyages de l’ingriste Amaury-Duval en 1829 lors de l’expédition de la Morée, de Charles Gleyre en 1834 ou de Dominique Papety (fig. ?) en 1846-1847, marquent profondément leurs œuvres respectives d’une empreinte archaïsante, résolument anti-académique que l’on retrouvera par la suite dans la production des néo-grecs. L’émotion provoquée par la présentation deLa Stratonice – miniature étrusco-chinoise ?)d’Ingres (fig. selon Théophile Thoré – et la sympathie du public et des critiques pour des œuvres plastiques et littéraires commeLe Soirde Charles Gleyre (fig. ?) etLucrècede François Ponsard, fondateur de ce que certains commentateurs qualifient péjorativement d’école du Bon senset que les esprits chagrins, comme Champfleury, comparent aux productions picturales néo-grecques, s’expliquent plutôt par la nouveauté d’interprétation de l’héritage antique. Bien loin de ressusciter le classicisme, cetteoi naétcr
classique offre surtout une perception inédite de la fraîcheur et de l’originalité grecques, qui doit beaucoup à la révolution romantique et s’oppose dans son essence même aux doctes académiques. Tableau hybride entre le genre et l’histoire,Le Combat de coqs de Gérôme est immédiatement enrôlé sous la bannière de l’ingrisme que nombre de critiques considèrent, à tort, comme un renouveau du classicisme. Comme Ingres, Gérôme bouscule la hiérarchie des genres en associant l’Antiquité à un sujet anecdotique conçu pour la délectation esthétique, mêle naturalisme et idéalisme, choisit un sujet rare même dans la scène de genre contemporaine, traité dans une harmonie colorée assourdie et utilisant des modèles antiques difficiles à identifier.  Si, dans la critique de Gautier, Gérôme apparaît, paradoxalement, à la fois comme un vrai peintre classique ayant réussi à trouver le juste équilibre entre la Nature et la tradition, grâce à la naïveté de son regard, et comme l’archétype du bon peintre éclectique, à l’aise dans tous les genres, capable d’ennoblir n’importe quel sujet par les qualités de son métier et l’élévation de son style sans tomber dans le pastiche, la plupart des autres commentateurs reprochent au tableau ses déficiences anatomiques, son coloris disharmonieux, le maniérisme des attitudes, et surtout son manque d’unité stylistique. L’œuvre semble avoir été peint par deux tempéraments artistiques antagonistes – un idéaliste et un réaliste – tant la divergence de traitement entre l’affrontement des coqs et le reste du tableau est importante. La réception critique duCombat de coqsamorce les débats esthétiques des années 1850 sur la peinture néo-grecque et ses ambitions de renouvellement de la peinture à l’antique par l’introduction des notions de pittoresque et de couleur locale, nouvelles caractéristiques du genre historique comme déclinaison légère et sensible de l’ancienne peinture d’histoire. Pourtant, les néo-grecs vont souffrir dès leurs débuts des exigences contradictoires de leurs partisans car comment être à la fois éclectique, avec un don pour le détail naturaliste et un sens de la reconstitution archéologique, et classique, adepte du beau idéal ? Dans un premier temps, les œuvres néo-grecques vont emporter l’adhésion des critiques inquiets de la montée en puissance du Réalisme de Courbet, comme Théophile Gautier, Claude Vignon, Louis Peisse, en apportant au public un art facile d’accès, moralisant les codes de la scène de genre par le recours à l’Antique et à un classicisme formel gracieux. Pourtant, sous les apparences d’une facture classicisante, leur peinture est délibérément antiacadémique. Loin d’être les sauveurs du classicisme, ils se révèlent des fossoyeurs de la peinture d’histoire et de ses idéaux d’exempla virtutis. Leur peinture penche trop du côté de la fantaisie pour entrer dans les critères d’appréciation des œuvres académiques, aux sujets sévères et aux références antiques et renaissantes traditionnelles. Les néo-grecs manient l’ironie et l’irrévérence pour offrir au public une vision ironique de l’Antiquité, comparable à celle des opéras-bouffe d’Offenbach, contemporains de leurs œuvres.                
COLLOQUE > Jeudi 16 janvier 2014, Amphithéâtre de l’Ecole des Beaux-arts de Nantes  Place Dulcie September / angle rue Fénelon 44001 Nantes  Une journée entière spéciale est consacrée aux artistes Néo-Grecs (peinture, gravure, arts décoratifs….) avec de nombreuses interventions d’historiens de l’art. Organisé en partenariat avec l’Université de Nantes  Séance de la matinée : Les Néo-Grecs Modérateur : Hélène Rousteau-Chambon Professeur en Histoire de l’art moderne, Université de Nantes 09h. Accueil des participants 09h30 Introduction : Blandine Chavanne Directrice du musée des Beaux-arts de Nantes, Commissaire générale de l’exposition 09h45 : Florence Viguier : Ingres et les Néo-Grecs Directrice du musée Ingres de Montauban. Commissaire générale de l’exposition 10h15 : Cyrille Sciama : Les Néo-Grecs oubliés Conservateur au Musée des Beaux-Arts de Nantes, Commissaire scientifique de l’exposition 10h45 : Sabrina Legendre : Picou, Hamon et les graveurs Responsable du service des publics Musée des Marais Salants de Batz sur Mer 11h15 : Hélène Jagot : La fortune critique des Néo-Grecs Directrice du musée de la Roche-sur-Yon  Après-midi : Représentations et variations Modérateur : Cyrille Sciama 13h30 : Lucie Thevenet : La Grèce et les Néo-Grecs au XIXe siècle Maître de conférences en langue et littératures grecques, Université de Nantes 14h : Ludi Chazalon : les copies d’antiques grecques Maître de conférences en histoire de l’art antique, Université de Nantes 14h30 : Basile Baudez : les architectes en Grèce au XIXe siècle Maître de conférences en patrimoine moderne et contemporain Université de Paris –Sorbonne, Paris IV 15h15 : Thomas Renard : Sujet à déterminer Maître de conférences en histoire de l’art contemporain 15h45 : Eric Moinet : Sèvres et les Néo-GrecsouSébastien Quéquet sur les Arts décoratifs 16h15: Edouard Papet : Les décors et les sculpteurs néo-grecs Conservateur en chef, musée d’Orsay 16h45 : Débat et conclusion 17h30/20h : Visite du passage Pommeraye et de l’exposition  Sans réservation -Entrée libre dans la limite des places disponibles
 AUTOUR DE LEXPOSITION  Les premiers dimanches (du mois) // Entrée libre  Concert:Splendid isolationde Benjamin Jarry Solo de violoncelle dans lequel ce musicien nantais, flirte avec les musiques minimalistes et répétitives en s'aventurant vers des digressions noise et des drones hypnotiques. >Dimanche 3 novembre à 16h30 Proposé en partenariat avec Drone sweet dronehtteswedronwww.p://mocrdte.eno Parrainage Crédit Mutuel Loire Atlantique Centre Ouest  > Dimanche 1er décembre 10h30 à 12h :Le temps d’une pose: séances de dessin avec modèles vivants, devant une sélection de tableaux.  15h: Visite de l’exposition avec une conférencière du musée (tarifs : 4€/2€40)  16h30 : concert de Carine Lequyer, musicienne, auteur compositrice, joue de la harpe classique, de la harpe électrique. Selon la légende, la harpe serait née des mains d'Apollon qui, charmé par le son de l'arc de Diane, y aurait ajouté plusieurs cordes. Proposé en partenariat avec Drone sweet dronetpht/w:/d.wwenoreewsordtne.com  Dimanche 5 janvier > 16h à 17h30 : Animation spéciale pour les enfants et leur famille   Les nocturnes // Entrée libre – les jeudis soirs à partir de 18h30 Un rendez-vous insolite invite à poser un autre regard sur les œuvres : performance, conférence, rencontres...  > 7 novembre ŒUVRES A LA LOUPE : Les coups de cœur de Cyrille Sciama, conservateur au musée, chargée des collections XIXe, commissaire de l'exposition : découverte des œuvres de J.L. Gérôme, L. Burthe, H.P.Picou  > 14 novembre Présentation de l’application de l’exposition (téléchargeable gratuitement)  > 21 novembre DESSIN : Leçon de dessin avec modèles vivants dans l’exposition.Le matériel fourni par le musée  
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