Take Shelter, ou l'avis d'une adepte

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Mon avis sur le film Take Shelter de Jeff Nicohls, qui m'a marqué de par sa qualité.

Publié le : jeudi 26 janvier 2012
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Take Shelter, ou l’avis d’une adepte.
Il est bon, avant d’aller voir un film, de ne pas visionner la bande-annonce. Celle-ci dévoile
l’histoire, et la fausse parfois, puisqu’un condensé d’images censé résumer l’intrigue donne
souvent une image, une ambiance qui ne reflète en réalité pas vraiment la vraie nature du film.
En effet, la bande-annonce de Take Shelter semble raconter une histoire vaguement
ressemblante au « Jour d’Après », façon moins blockbuster hollywoodien.
J’avais vu la bande-annonce de Take Shelter mais je ne m’en souvenais pas. C’est après avoir
vu le crash test du Grand Journal sur Canal+, qui est souvent assez sévère avec les sorties
cinéma, donner de très bonnes notes à ce film, qu’un avis plutôt positif de l’œuvre s’est
installé dans mon esprit.
Je me suis donc rendue à une séance du soir, qui je trouve, est le meilleur moment de la
journée pour se rendre au cinéma, avec une amie.
Curtis Laforche (Michael Shannon) est un ouvrier du bâtiment au nom étonnamment français,
qui vit avec sa femme et sa fille, une vie apparemment sans histoire. Mais Curtis incarne un
personnage habité par l’obsession, une obsession pour un orage, ou une tempête dont il est
effrayé.
Loin des clichés psychologiques que l’on retrouve dans certains films, ce trouble est présenté
justement. Il ne résulte pas d’un esprit dérangé ou malsain, et n’est pas non plus un caprice
irraisonné, mais il peut survenir à n’importe quel moment, chez n’importe qui, et rendre
esclave une personne de ses propres pensées, qui ne peut lutter contre.
Le fantastique, la folie, et la réalité se mêlent ici. La musique oscille entre des mélodies
aériennes, légères comme une bruine d’été, et des musiques lourdes, rappelant le tonnerre et
l’angoisse.
Elle plonge le spectateur dans une atmosphère étrange. On se sent à la fois mal à l’aise, et
apaisé.
Même si la fin n’est pas non plus complètement imprévisible, tout est si poétique, et si réel à
fois, que l’on peut voir ce film, uniquement pour le plaisir de voir une œuvre réellement belle,
plus que pour son dénouement.
Etant quelqu’un d’assez distrait, les films longs ont tendance à m’ennuyer un peu si je ne suis
pas plongée dans l’histoire. Je me sers de ce critère pour m’aider à déterminer si le film m’a
plu, ou non. (Oui car il est difficile de savoir si on a aimé.)
Je n’ai pas vu passer les deux heures du film.
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