impossibilité de t'oublier

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J’ai le cœur nostalgique ce soir. J’avoue que je pense souvent à toi ces derniers temps, comme lorsque l’on regarde une vieille cicatrice à peine devenue blanche, comme un polaroid oublié qui aurait ressurgit du passé, dissimulé entre les pages d’un vieux cahier. J’ai l’esprit qui vagabonde ailleurs, errant toujours dans les mêmes recoins sombres, comme si le temps s’était arrêté. Je sais que je ne devrais pas. Mais pourtant, je n’ai pas vraiment le choix. Tu te rappelles à ma vie dans chaque instant, comme si tu t’efforçais à me montrer à quel point j’ai eu tort un jour. Je me regarde faire et je me glisse dans ta peau. Je me demande ce que tu penses de ce qui advient de moi. Ta voix résonne dans ma mémoire, comme un signal d’alarme. Je sais que je ne devrais mais. Mais pourtant, je n’y arrive pas. A cet instant, je sais que tu t’envoies en l’air, que tu prends l’air et que tout te réussit. Du moins, c’est ainsi que je le perçois. Et moi, pendant ce temps-là. Je me remémore des souvenirs qui n’existent pas. J’envoie ma vie en l’air, je me fous en l’air et rien ne me va. C’est beau les mots, tu vois ? Ils font mal les maux, tu crois ? J’écoute une musique et te revoilà débarqué dans ma vie comme un fier cavalier monté sur un étalon blanc. Rien ne te résiste, surtout pas moi. Je me demande pourquoi cela s’en va toujours ainsi pour moi. Tu n’étais pas le premier et tu ne seras surement pas le dernier. J’ai le cœur blême et la peau marquée. Je devrais pourtant être habitué.
Publié le : samedi 20 février 2016
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J’ai le cœur nostalgique ce soir. J’avoue que je pense souvent à toi ces derniers temps, comme lorsque l’on regarde une vieille cicatrice à peine devenue blanche, comme un polaroid oublié qui aurait ressurgit du passé, dissimulé entre les pages d’un vieux cahier. J’ai l’esprit qui vagabonde ailleurs, errant toujours dans les mêmes recoins sombres, comme si le temps s’était arrêté. Je sais que je ne devrais pas. Mais pourtant, je n’ai pas vraiment le choix. Tu te rappelles à ma vie dans chaque instant, comme si tu t’efforçais à me montrer à quel point j’ai eu tort un jour. Je me regarde faire et je me glisse dans ta peau. Je me demande ce que tu penses de ce qui advient de moi. Ta voix résonne dans ma mémoire, comme un signal d’alarme. Je sais que je ne devrais mais. Mais pourtant, je n’y arrive pas.
A cet instant, je sais que tu t’envoies en l’air, que tu prends l’air et que tout te réussit. Du moins, c’est ainsi que je le perçois. Et moi, pendant ce temps-là. Je me remémore des souvenirs qui n’existent pas. J’envoie ma vie en l’air, je me fous en l’air et rien ne me va. C’est beau les mots, tu vois ? Ils font mal les maux, tu crois ?
J’écoute une musique et te revoilà débarqué dans ma vie comme un fier cavalier monté sur un étalon blanc. Rien ne te résiste, surtout pas moi. Je me demande pourquoi cela s’en va toujours ainsi pour moi. Tu n’étais pas le premier et tu ne seras surement pas le dernier. J’ai le cœur blême et la peau marquée. Je devrais pourtant être habitué.
A chaque seconde qui passe, elle s’ouvre de nouveau un peu plus, cette blessure que tu as causée. Que j’ai causée. J’admets ne plus trop savoir qui a porté le premier coup. Surement pas toi. Et si seulement tout était aussi facile. Blâmer l’autre de ses propres erreurs. Ne pas passer sa solitude à regretter nos choix passés. Et je sais c’est que ce n’est qu’un vaste regret qui m’habite. Il comble le vide en moi, laissé par ce détachement avorté de toi. Je me regarde. J’ai disparu. Je crois que je ne me suis jamais trouvé en fait. Et avec toi, je n’ai fait que me perdre. A trop vouloir comprendre, contrôler, apprendre, j’ai fini par oublier. Est-ce finalement trop tard ?
Alors j’essaye de faire comme toi. Mais seulement je n’y arrive pas. Prétendre être un autre, sans doute pour réacquérir un autre. C’est voué à ne jamais marcher cette histoire-là. C’est comme si j’avais perdu quelque chose, à l’intérieur de moi. Et je m’efforce à retrouver quoi. A y mettre un nom et à retrouver sa trace. Mais plus je recherche, moins cela aboutit et je finis par me dire que peut-être au fond, finalement, cette chose perdue et tant convoitée, je ne l’ai jamais eue.
J’aurais pu dire que tu m’as laissé brisé, casé, démuni, perdu. Mais cela serait faux. Tu m’as simplement laissé me briser, me caser, me perdre. Mais je suis le seul responsable de cette chute dans laquelle j’ai voulu nous entraîner. J’ai mal joué, j’ai parié sur le mauvais cheval. Je le sais. Pourtant, cela m’est égal. Tu me fais toujours aussi mal.
Dans l’obscurité, je sais que tu n’es pas cette lumière que je cherche tant à atteindre. Tu n’es qu’un fantôme de mon passé. Un souvenir à oublier. Tu n’existes plus, parce que tu n’as jamais réellement existé. Je t’ai créé à partir d’attentes inassouvies, d’espoirs catapultés et d’illusions désenchantées. Tu n’as jamais été celui que je cherchais. Alors continuer à faire ton deuil ne servirait à rien. Je sais que je dois chercher ailleurs, tourner mes forces vers quelqu’un d’autre, de nouveau. Et je sais que même si il semblerait que je n’y arrive toujours pas à présent, ce n’est que pour l’instant. Un jour, je me le promets, j’y parviendrais.
Dans l’attente, dans la solitude, dans la nostalgie et dans l’incertitude, je sais déjà que je me suis trouvé. Et je me console du peu que j’ai. Un faible espoir qui reste, comme une cendre qui s’obstine à ne pas s’essouffler. Tu m’as trouvé, sans doute aimé, alors je sais que je trouverais quelqu’un de semblable, mais sensiblement différent. Quelqu’un avec qui je ne me poserais pas toutes ces questions. Quelqu’un avec qui tout fonctionnerait sans tergiversions. Quelqu’un qui ne serait
finalement pas comme toi et sans doute pas comme celui j’avais espéré que tu sois.
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