Cause toujours

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Les hommes naissent et demeurent libres ? Il n'y a pas de liberté sans responsabilité ; mais comment l'individu peut-il être responsable de ses actes quand ils lui ont été perfidement dictés et quand sa conscience est allée rejoindre le Dieu de sa religion, dont elle était la voix au rayon des chimères ? Le plan de la Vie pour la planète Terre étant celui de l'évolutionnisme (Liberté – Responsabilité - Conscience… ), en attendant de trouver mieux, cela signifie pour l'homme se libérer de ses entraves et de ses œillères pour ne plus faire qu'un avec son vrai Soi, étape finale, logique, de l'aventure humaine sur Terre… Prodigieux ! Prometteur mais pas totalement gratuit parce que, si la Vie ne soumet, ni ne punit, elle ne pardonne pas d'avantage ! considérant que le pardon, la rémission, déresponsabilisent et encouragent à l'encroûtement dans les méandres de l'inertie morale… Elle ne pardonne pas, attendant seulement de l'homme qu'il se corrige de ses erreurs et répare les dommages que de tout temps il aura pu causer à autrui. La liberté a un prix dit-on mais il ne nous a jamais été enseigné que le règlement du passif de notre existence y était inclus et que nous y étions assujettis d'office. Nous ferions bien d'y prêter attention mais, mais… C'est si bon de ne pas penser !
Publié le : mercredi 23 septembre 2015
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EAN13 : 9791022709989
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Yves COLETTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dédicace

 

À LA MÉMOIRE DE JAN PALACH

Étudiant tchécoslovaque immolé par le feu le 16 janvier 1969 pour dénoncer l’invasion et l’occupation de son pays par les forces soviétiques.

Du même auteur

 

Du même auteur

– Île de la Réunion – Paysages et Identité Océan Éditions

– Abjection votre Honneur avec Alain Colette – ILV juillet 2009

http://www.inlibroveritas.net/œuvres/14839/abjection-votre-honneur

– La France du Principat à la République – ILV avril 2010

http://www.inlibroveritas.net/œuvres/17817/la-france-du-principat-a-la-republique

– J’existe – Moi et le père nos sommes un – ou E=mc² – ILV mai 2013

http://www.inlibroveritas.net/œuvres/26963/j-existe---moi-et-le-pere-nous-sommes-un-ou---e---mc2

Avertissement

Une chaussure qui va à tous les pieds est une savate.

Cet essai qui ne se voulait au départ qu’un travail d’exploration du seul concept de liberté a, débordant ce cadre, finalement trouvé son achèvement en corrélation avec les notions de responsabilité, de déterminisme, de conscience, elles-mêmes indissociables de la doctrine de l’évolutionnisme.

Tel un puzzle dont les pièces nous seraient apparues à mesure de l’avancée dans la réflexion il s’est finalisé mettant à rude épreuve nos capacités d’écriture d’essayiste de circonstance. Engagé en aventurier, et par la force des choses, dans la voie de l’exploration philosophique, il nous aura fallu faire demi-tour plus d’une fois, abusé par les incohérences d’un balisage approximatif des pistes ! Pour avoir expérimenté un parcours plus que labyrinthique, nous tenons alors à exprimer ici notre effarement devant le constat d’un usage de concepts philosophiques se prêtant à la définition scientifique dans l’à peu-près déconcertant de l’une ou l’autre de leurs extensions. Nous nous insurgeons, en la circonstance, contre l’approximation en matière de langage, génératrice d’équivoques car, procédant de l’inculture (voire de la supercherie), elle participe par effet rétroactif à la progression et à la perpétuation de l’ignorance

Il nous aura fallu composer avec un vocabulaire brodé en d’invraisemblables dérivations et/ou recouvrements, faire le tri entre liberté, libertés et liberté de ; conscience, conscience de soi et conscience morale ; morale et morale sociale ; celle-ci logée comme justice sociale, égalité sociale, paix sociale, démocratie sociale à la même enseigne que droit à la liberté de… C’est toutefois le vocabulaire sacré de la Vie qui, comme au plus haut d’une tour de Babel, souffre des pires confusions : souffle de vie, âme, conscience, esprit, pensée, intelligence, intellect… que l’on a fait, par opportunisme, dériver de noüs (voir : Anaxagore – Texte fondateur – Philo5), atman, prana, psyché, pneuma, spiritus, rouah… désignent, aussi bien que les attributs qu’on lui prête, Dieu lui-même, que chaque culte religieux a par ailleurs fait, concurremment à un pur esprit, une espèce de vieillard chenu, despotique, vindicatif et partial. La philosophie classique le définira encore comme substance (Spinoza) jusqu’à faire, de l’âme, du souffle, de l’esprit, eux-mêmes définis comme substances ou principes immatériels, des espèces de supplétifs. La philosophie mystique (ésotérique) que l’on ne finit pas de décrier, d’application depuis toujours inconcevable sans une parfaite maîtrise de son vocabulaire, a au moins le mérite de ne pas souffrir l’approximatif. Dieu c’est Dieu ; l’âme c’est l’âme ; le souffle c’est le souffle et l’esprit c’est l’esprit, (lequel a du reste plus à voir avec l’amour, l’électromagnétisme, qu’avec la “spiritualité” ! la philosophie mystique en fait une puissance qui attire, qui donne sa forme et sa cohésion à la création matérielle, voir : Le Christianisme Esotérique ou les Mystères Mineurs – Girolle – La Trinité. Chapitre IX). Faut-il maintenant passer en revue quelques autres regrettables confusions : la spiritualité n’est pas le spiritualisme ; l’esprit n’est pas une réalité substantielle, ou une substance incorporelle ; la conscience (le Soi) n’est pas le moi ; l’âme n’est pas une substance immatérielle, le souffle (pas l’air des chimistes !) n’est pas une substance matérielle… l’eau, l’air, le feu, la terre utilisés en relation avec ces termes n’ont rien de ces éléments tels que nous les percevons dans leur matérialité.

Nous reprocherait-on d’insinuer que le monde, finalement, ne sait pas vraiment ce que parler veut dire ? Voyons : les êtres humains (et les animaux aussi) ont comme chacun le sait la capacité de donner et d’ôter la vie à leurs semblables ?

La femme à l’accouchement lui fait seulement oblation d’un temple : sacré ! c’est à l’opposé l’horrible de la destruction de ce temple par l’assassinat : profanation ! Elle se donne elle-même la Vie jusque dans la sublimité de sa “crucifixion” (programmée) dans la matière, ce qu’elle a concrétisé à l’adresse de l’humanité en une mise en scène allégorique au Golgotha il y a quelque 2000 ans. La Vie considérée sous l’optique ci-dessus prend une autre dimension : celle de la “conscience”, de la force pensante en action.

Nous sommes à une époque où les moyens de communication n’ont jamais été aussi divers, aussi faciles et attrayants. Leur évolution en phénomène de masse aide aux échanges dans la futilité jusqu’au délire verbal ; une particularité qui accélère le délayage d’une langue déjà “réduite à une bouillie de langage”, tel que le déplorait Maurice Druon en 1993 encore aggravé par des interventions innovantes (sic) – et institutionnelles ! sur ses racines, propres à précipiter sa déchéance.

Le bon ordre au niveau de la société, comme son désordre, ne font que refléter les mouvements de la pensée dont la langue est le véhicule. Nous fera-t-on grief alors de nous en prendre à la cacophonie verbale, au maquis linguistique ?

INTRODUCTION

Nous ne sommes sujets que de la Vie sur terre. De la Vie seulement… Sujets et non pas esclaves car il n’y a pas d’évolution possible pour l’être humain sous statut d’esclave. La vie ne déploie pas des efforts depuis des millions d’années pour arriver, comme dans un cul de sac, à des résultats tels que la néantisation pour les hommes après un petit tour sur Terre dans une peau de singe ; la production de gnous pour les grands fauves ; de petits poissons pour les gros ; de petits oiseaux pour les rapaces ! Si son objectif est de nous amener à ne plus faire qu’un avec elle nous sommes condamnés à être libres comme l’affirme Sartre, mais nous le serons, effectivement, seulement lorsque nous aurons triomphé des épreuves-tests auxquelles elle nous soumet (la sortie de l’encroûtement en est une) et réparé les dommages dont nous avons été responsables. Si l’homme serait né, comme ça, virtuellement libre, lui dicter adroitement une conduite, travailler sur sa conscience (?), cela revient alors à lui imposer sournoisement cette conduite et à le conditionner à la pratique de la dissimulation. C’est le « formater » à son insu ; c’est en corollaire le contraindre à répondre d’actes dont il ne peut porter l’entière responsabilité – sans que pour autant il en soit déculpabilisé ! Responsable non coupable ? « Lourde astuce de plébéiens » dirait Nietzsche.

C’est à une lecture au premier degré du récit purement allégorique et kabbalistique de la création de l’homme avec une poignée de terre que nous devons d’entretenir depuis des millénaires, à notre corps défendant, une relation de subordination à une omnipotence imaginaire que l’homme a dotée du pouvoir de donner la vie et de la reprendre à son gré ce dont il faudrait lui être à tout jamais reconnaissant ! Il n’en fallait pas plus pour faire de l’être humain le type même du dos courbé, docile, anxieux, mais empressé, pour s’assurer de la promesse de rachat de ses fautes et d’une divine miséricorde. Une imposture qui entraîne avec la dissolution de la notion de responsabilité la perte de la notion de conscience. L’individu se satisfait de plus en plus d’une conduite d’automate à l’instar des bêtes auxquelles, dit-on souvent, il manquerait seulement la parole (ce qui aura précisément fait défaut au chien libre de mon fils qui n’a eu d’un vrai cacique que son appellation).

La vie n’interdit rien. Le verbe interdire, du vocabulaire de l’homme, rime avec asservir et induit la relation de sujétion : État-citoyens, maître-élève, parents-enfants, Dieu-homme. La vie parce qu’elle ne soumet ni ne punit n’a pas à pardonner ; elle attend par contre de l’homme (et non pas de la société !) qu’il répare ses dommages lui accordant patiemment le temps que nécessite sa capacité d’en tirer la leçon, ce qui laisse nombre de soi-disant intelligents croire que la justice immanente c’est pour les couillons. Nous croyons bon de rappeler à ce propos que l’article 1382 de notre Code civil n’est pas une loi de l’homme mais la transcription d’une inflexible loi de la vie. Ce qui semble avoir échappé, par faiblesse de discernement, à nombre de nos magistrats de plus en plus enclins semble-t-il à lui préférer celle des hommes.

Cool la vie ! personne ne s’est encore aperçu qu’il règle tout au long de son existence, malgré lui, ses infractions à la loi d’évolution, au travers des désagréments perçus de manière simpliste comme les emmerdes du quotidien quand ce sont seulement les siennes – les siennes et solidairement celles de l’ensemble de ses semblables. Entre autres emmerdes : les maladies et entre ces maladies celles qui ne sont que des réponses de la nature aux provocations des affairistes et apprentis sorciers : le sida et autres auto-immunes.

Cet essai se veut pragmatique à la différence de tout ce qui a été produit jusqu’ici au sujet de la liberté dont le rôle de pierre angulaire dans l’accomplissement de l’évolutionnisme semble avoir échappé à ses défenseurs passionnés. Souhaitant rendre sa lecture accessible au plus grand nombre nous avons voulu déserter la voie des formules académiques au profit d’une rédaction qui fait un peu devoir de philo, dans la soumission toutefois à cette impérieuse injonction de Voltaire : « Définissez vos termes. » C’est au travers de pratiques visant à sa seule libération physique que l’homme a converti un concept en droit alors que l’on ne peut même pas lui donner une définition philosophique consistante. Les multiples acceptions de la liberté (état absolu à atteindre) ont fini par faire de la responsabilité une de ses implications quand elle n’en serait en fait que le corollaire.

L’invite pressante à dépasser la capacité animale de vivre par cœur ne se pose pas en termes de choix mais d’impératif ; une réponse que l’être humain ne pourra indéfiniment différer au grand dam des soi-disant pasteurs et autres promoteurs depuis toujours d’un nouvel ordre mondial que la Vie éconduit régulièrement pour cause de profanation de ses objectifs.

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