La Fille écarlate

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Nymphomane et provocatrice, Laure pratique l'amour comme l'un des beaux arts. Elle est prête à toutes les audaces pour aller au bout de ses passions. Saura-t-elle explorer les chemins du désir ? Au cœur de ses aventures, elle porte avec audace le plus merveilleux des bijoux, un joyau qui se lègue de mère en fille, et dont le charme est si puissant que nul ne peut le contempler sans succomber. Pourtant, Laure déborde d'amour ! Elle en sème tout autour d'elle à pleines brassées, pour la plus grande joie de tous ceux et de toutes celles qui l'approchent. On a tous envie de la rencontrer !
Publié le : lundi 1 juin 2015
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Roman érotique et joyeux
I
Je la suis depuis dix minutes.  Je lui ai emboîté le pas sans y prendre garde. Elle me plaît.  Fine, élancée, la taille bien prise, la croupe rebondie, elle est belle de corps. Sa marche souple etrapide s’accompagne d’un doux claquement de talons aiguilles. Elle a l’air de danser sur le bitume. Je la devine douce et sensible.  Affectant de ne pas la regarder, je la suis à quelque distance. De temps à autre, mon regard glisse sur ses hanches, sur sasi jolie croupe, sur ses jambes d’une chair éclatante, que la jupe découvre au rythme de ses pas. Sous le fin tissu, les fesses ondulent avec grâce et mon désir monte. Je règle mes mouvements sur les siens, m’arrêtant chaque fois qu’elle regarde une vitrine ou qu’elle entre dans un magasin, affectant de contempler des cageots de pommes ou des empilements de boîtes de conserves, quelques boutiques plus loin, tout en la surveillant du coin de l’œil. Il ne faut pas la dépasser, ni la perdre de vue, ni se faire remarquer. Elle ne se méfie pas. Pourquoi se méfieraitelle ? Et si j’allais vers une déception? Il y a des femmes qui sont attirantes vues de dos et dont le visage se révèle sans charme, voire hideux, lorsqu’elles se retournent.Elle entre dans uneboutique de lingerie… De nouveau, il me faut attendre, admirer pendant de longues minutes les nuisettes diaphanes, garnies de dentelle, les guêpières, les slips et les soutiensgorges aux troublantes transparences, qui affublent des mannequins sans bras ni jambes, qui voilent des fesses et des seins de plastique pâle. Lingerie sophistiquée, qui promet mille félicités, un paradis de plaisirs défendus et recherchés. Tentation. Tentation pour le bourgeois qui mate d’un œil sournois. Tentation pour la ménagère qui achète.Rêves pour tout le monde. Dans un coin, une grande photo. Une jolie modèle, poitrine suave et généreuse, ventre plat, pubis délectable…Des bijoux dans des écrins de lingerie, avec le nom de la marque. Publicité, humble servante d’un honnête commerce, pourvoyeuse des moulins de l’argent, tu nous donne, comme dit le poète, «de jolies pensées interlopes ! » J’observe ma proie, àtravers la stupide vitrine. Au premier plan, accroché à des pampres, resplendit un string minuscule, un triangle entièrement transparent, avec le balconnet assorti. Ce sont les dépouilles d’une nymphe victime d’un satyre.Romantique et raffiné : vous serez irrésistible avec ce soutiengorge en tulle brodé, légèrement ampliforme…Au dessus de cette bucolique scène de viol, trône un cul rebondi. Il arbore une petite
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culotte rouge, translucide, ornée de petits nœudscoquins,de broderies et de guipures destinées à cacherl’essentiel…Un cul comme un soleil qui rayonne sur la ville. J’imagine les clientes avides de séduire, les bourgeoises comme les petites employées, soucieuses de retenir qui un mari fortuné, qui un amant plein d’ardeur, d’acquérir ou de consolider une place dans lavie, sous le soleil de l’amour ou dans la quiétude du confort. Un cul comme un soleil qui offre sa chaleur. Un cul comme une promesse, un cul comme un espoir…Lorsqu’elle sort j’aperçois enfin son visage. Un visage quelconque, mais empreint de fraîcheur,un visage de jeune fille ou de toute jeune femme… Le maquillage discret souligne la régularité de ses traits. Très belle ? Non. Mais jolie, ce qui est encore mieux. Avec, dans ses grands yeux, un peu de mélancolie. Elle me plaît tout de suite. Je la laisseprendre de l’avance, et je me remets à la suivre.Nous quittons les rues commerçantes pour entrer dans un lacis de rues bordées de façades grises. Des rues calmes, larges et droites. Je m’approche un peu d’elle.Un immeuble terne, de cinq ou six étages, s’élève sur une pelouse rase. Une allée goudronnée mène aux trois marches de ciment qui donnent accès à l’édifice.Elle ne fait pas attention à moi. Pourtant, mon pas résonne derrière elle. Je la suis dans l’entrée bien tenue, lambrissée de faux bois clair,décorée de quelques plantes vertes, égayée de quelques sousverres. Sur un panneau d’affichage, à côté des boîtes aux lettres, on a épinglé quelques avis aux locataires. Une rangée de globes dépolis diffuse la lumière à profusion. « Une résidence pour cadres moyens ». Un viol, dans cette maison pleine de quiétude? Ou plutôt, mes cours de droit me reviennent à l’esprit,une agression sexuelle. C’est bien ce que je projette d’accomplir.Mon cœur bat un peu plus fort. L’excitation de la chasse. La crainteaussi de manquer la proie, de ne pas porter suffisamment vite l’estocade. Et si elle criait? Si elle allait porter plainte ?  Qui la croirait ? Elle vient d’appuyer sur le bouton d’appel de l’ascenseur. Je me mets derrière elle, et j’attends. Elle est coiffée d’un chignon, retenu par une grande pince. Une boucle de cheveux blonds s’en échappe, longue mèche souple et soyeuse qui lui caresse le cou.Lorsque la cabine est là, elle entre la première et me tient la porte. J’ai même droit à un sourire.  Je monte au dernier étage, lui disje.  Je m’arrête avant vous, répondelle. Elle se tourne face aux boutons et appuie sur le quatrième. Elle me tourne le dos. Elle est plus désirable encore que dans la rue. Tout près d’elle, je contemple son cou gracile et sa nuque couverte de fins cheveux bouclés. Les talons aiguille l’obligent à cambrer la taille, m’offrant la vision d’un joli derrière bien rebondi. Mon regard remonte le long de ses jambes finement gainées de nylon. Le mollet potelé, l’enivrant creux du genou, la cuisse galbée que frôle l’ourlet de la jupe…2
Une bouffée de désir m’envahit.J’appuie sur le bouton rouge. L’appareil stoppe.Je croise son regard étonné. Mais, avant qu’elle ne puisse esquisser le moindre geste, j’ai relevé sa juped’un geste brusque.Elle ne porte pas de culotte. J’ai devant moi deux fesses roses et nues, encadrées par la dentelle blanche du portejarretelles. Des joues d’enfant, douces aux caresses et aux baisers.Elles sont séparées par un fin sillon d’ombre,délicatement découpé, vallée suave et fraîche, paradis de lait et de miel. Elle ne pousse pas un cri, mais elle serre les cuisses. Trop tard! J’ai déjà placé ma main audessus de la lisière des bas. La chair y forme un bourrelet de satin, que j’explore dema paume.  Vous êtes folle !s’écrietelle.  Non,c’est du bonheur que je t’offre. Je plaque mes lèvres sur les siennes, pour l’empêcher d’appeler. Profitant da sa stupeur, je lui fourre brutalement ma langue dans sa bouche, tandis que ma main remonte vers le sillon d’amour.De ma paume, je lui effleure les fesses. Doucement d’abord, puis plus fermement. J’en explore le galbe, j’en savoure le modelé,plus parfait qu’une sculpture de Donatello. Leur peau de satin, si douce au toucher s’émeut sous ma caresse, et se couvre d’une fine sueur, des perles de rosée. Elles se blottissent dans ma main, comme des petites filles apeurées…Ce sont des beaux fruits que je tâte sans vergogne. Elles se cabrent alors sous mes doigts, telles des cavales impatientes qu’on éperonne. Je pince la peau, des bourrelets de chair se forment, que je masse aussitôt. Je veux m’enivrer de cette chair.Le visage de la jeune femme est écarlate. Ses yeux me supplient. Je libère sa bouche de mon baiser ventouse. Elle ne crie pas. Elle reprend son souffle. Elle chuchote : Je vous en prie…Laissezmoi. Pour toute réponse, je l’ensevelis sous une salve de baisers. Ils tombent n’importe où. Elle en reçoit partout, sur ses lèvres, dans le cou, sur les joues, sur les lobes de ses oreilles, sur ses paupières closes. Ils sont rapides et légers. Sous cette pluie battante, elle reste interdite. Je pousse mon avantage. Ma main se place à la base de ces jolies fesses tant désirées et tant aimées… Mon majeur s’introduit dans la raie, explore la douce vallée de miel, cherche un puits où s’abreuver.D’une secousse, elle tente de se dégager, mais je la tiens fermement de mon autre bras, passé autour de sa taille. De la pulpe du doigt, je lui caresse l’anus. Doucement. Tendrement. Ses yeux s’agrandissentde surprise et de révolte. Pourtant, je la sens prête à céder. Son corps s’est alangui dans mes bras. Sa tête est maintenant contre la mienne. C’est le moment. Mes doigts s’allongent entre les cuisses, effleurent la vulve, fourragent dans la toison intime. Je la sens tressaillir. Son souffle est devenu rauque, saccadé. Je lui prends de nouveau la bouche pour le plus ardent des baisers. J’ai besoin de sentir sa langue contre la mienne pendant que je la toucherai au plus profond d’ellemême. Elle se laisse faire. 3
Indiscret, mon index se place dans la vulve entrouverte et se pare des joyaux qu’elle contient. Il se promène le long des nymphes, à la recherche du clitoris…L’impatience me tenaille les chairs. Je suis toute congestionnée, toute brûlante, toutehumide de sécrétions, avec des envies furieuses de masturbation et de pénétration. Mais je ne peux pas la lâcher. Il faut finir. Je viens de trouver son petit bouton tout gonflé, tout dur, impatient lui aussi, malgré les scrupules de la jeune femme : le désir n’a que faire des interdits. Elle m’inonde les doigts d’une crème chaude et suave. Je commence mes tractions, douces d’abord et de plus en plus rapides. Je fais rouler son petit bouton sous mes doigts. Pas ici, murmuretelle. Pas ici. Venez chez moi.Je rabats sa jupe, et la défroisse en quelques tapes. Nous traversons le couloir comme deux amies. J’ai glissé mon bras autour de sa taille, pour lui imposer ma tendresse et aussi pour l’empêcher de s’échapper. Vaguement honteuse, elle baisse la tête.Elle a toujours le rouge au front. A peine atelle refermé la porte que je me jette sur elle. Sans m’embarrasser de baisers ni de caresses, je la trousse de nouveau, impatiente de retrouver le contact humide et soyeux de sa fleur. Elle s’offre, se laisse faire, ouvre même les cuisses. Mes doigts effleurentplusieurs fois la vulve nue, puis s’arrêtent sur le clitoris, cherchent le bouton, le font rouler d’une traction ferme et douce…Je la sens venir. Son souffle s’accélère, devient plus chaud, plus court, plus rauque. Je la branle, debout contre la porte, lajupe retroussée jusqu’à la taille, les jambes écartées, ouverte, se laissant fouiller. Elle est toute rouge. Les yeux clos, la bouche entrouverte, toute sa chair palpitante monte vers la jouissance…Soudain, elle m’inonde les doigts. Elle est prête pour l’amour. Elle se couche sur le sol, à même le carrelage et dresse vers le ciel ses cuisses écartées. Elle m’offre tout, son cul, sa moule. Elle se rend. Elle capitule sans condition. Je suis maîtresse de la place. Je peux faire ce que je veux. Sa voix, que le désir déforme et rend presque inaudible, chuchote : Viens… Viens… Je ne peux pas résister. Tu es trop cochonne! Je suis en pays conquis. J’en prends possession par une rafale de petits baisers qui tombent un peu partout. Sur la naissance de la jolie raie puis, entre les fesses sur le charmant pertuis… Elle soupire longuement, je la sens vibrer d’impatience. Tout son corps attend le plaisir. Ma bouche remonte entre les cuisses, effleure les lèvres sublimes, toute roses, tapissées de sueur. Je sens quemon sexe tuméfié s’est ouvert, lui aussi, qu’un petit capuchon rose pointe son nez entre mes lèvres intimes. Une bouche affamée ! Une gueule béante! J’ai envie de me frotter sur elle. Tout de suite! De briser cette tension, d’assouvir la soif qui me dévore. Pourtant, la voyant alanguie, une tendresse monte en moi et me submerge. Un vide s’est formé au creux de ma poitrine: mon cœur aussi a soif d’amour.Ma langue passe partout où mes doigts sont passés, la pointe darde dans la fente, écarte les nymphes gorgées de sang, ouvre le portail du temple. Il faut absolument lui donner du plaisir! Elle gémit doucement. Elle a fermé les yeux. Elle s’abandonne… De nouveau je4
l’enlace, de nouveau je l’embrasse. Des baisers partout, sur la bouche, sur les yeux, sur les cheveux, je mordille ses boucles blondes. Un corps à corps. De nouveau elle gémit. De ma main restée libre, j’ai relevé ma jupe et je me suis plaquée contre elle, ventre contre ventre. J’ai recommencé la branlette.Sucemoi encore, supplietelle dans un souffle. Goûtemoi au plus profond. Je replonge. La tête entre ses cuisses que je baise et rebaise. La langue dans la fente, je cherche à débusquer le clito sous son joli manteau rose, je musarde à l’entrée de chaqueorifice, je savoure mille saveurs, mille parfums, toutes les liqueurs épicées d’un con en rut. Avec une habileté d’artiste, je fais rouler du bout de ma langue le petit bouton épanoui. Je la sens vibrer de toutes ses tripes. D’une voix rauque, elle me supplie de l’achever.Alors, je lui ouvre la chatte, et je la pénètre de deux doigts joints. Ses yeux chavirent, elle hurle de plaisir.Lorsqu’elle est revenue à elle, je lui demande: Tu n’as jamais gouiné? Si, une fois, au lycée, avec une fille plus âgée. Mais je n’ai presque rien senti.  Et aujourd’hui?  Avec toi,c’est très bien.Je n’ai jamais joui comme ça! Elle se relève doucement sur ses genoux. Elle est décoiffée, presque hirsute, et sa jupe est toute fripée, informe. Je soulève ma jupe. Le rapide corps à corps n’a pas apaisé la fureur de mon sexe. Je suis mouillée jusqu’aux jarretelles, et ma toison trempée me colle à la motte. Vatelle me rendre mon baiser ? Elle hésite un moment, puis plaque sa bouche sur mon sexe. Que c’est bon! Elle m’embrasse. Baiserléger comme un zéphyr, deux lèvres rouges viennent d’effleurer ma vulve grande ouverte. Une onde se propage, me traverse, me ravit et m’emporte. Un bout de langue pénètre entre mes nymphes tuméfiées, les soulève, les lutine, y dépose un filet de salive. Elle explore ma grotte d’amour, puis je la sens remonter vers le haut de ma fente. Elle aussi goûte mes liqueurs, les nectars exsudés depuis le début de l’étreinte. Elle suce mon bouton de rose, gonflé à l’extrême, prêt à éclore. Elle le prend pour un bonbon gluant de sucre et de miel, ruisselant d’arômes puissants. Je suis prête à partir. Elle fourre sa langue dans mon fourreau de soie. Une onde puissante, rythmique, secoue mes tripes. L’orgasme me laisse toute pantelante. Quand j’ouvre les yeux, l’inconnue m’a prise par le bras et m’entraîne. Le papier de la chambre à coucher s’orne de bouquets de roses, trois petites roses nouées entre elles, qui se répètent obstinément tous les dix centimètres, le long de verticales régulièrement espacées. Le long des plinthes et du plafond court une frise qui représente un ruban violâtre, délicatement noué pour former une boucle au milieu de chaque mur. Un abatjour de couleur tendre filtre la lumière. La pièce entière baigne dans une lueur rose, qui imprègne jusqu’aux rideaux de mousseline. Sur le lit trône une grosse peluche blanche, avec un nez en truffe noire et des yeux brillants. Sur l’un des chevets, sous les sunlitghts de la lampe, se dresse une poupée mannequin. Je remarque sa minijupe, ses lèvres vermillon, sa poitrine arrogante. Je devine que c’est le côté où dort la jeune femme. 5
Je m’appelle Carine, ditelle en ôtant son corsage. C’était étrange, et presque drôle, de se présenter après une première jouissance.Elle est là, devant moi, en soutiengorge diaphane. Je vois ses larges aréoles sombres qui pointent sous la fine gaze.  Je réponds :   Mon nom est Laure. Je suis avocate.  Elle se déshabille rapidement, avide de me montrer son corps. Elle ôte sa jupe. Je revois son pubis délicat et duveteux. Lorsqu’elle est nue, elle se couche voluptueusement sur le lit. Elle ouvre ses cuisses pour offrir sa chatte à ma convoitise. Elle est revenue au repos, c’est maintenantune petite bouche délicatement découpée, aux lèvres pudiquement jointes.  Je dépose un long baiser sur cette bouche encore émue et moite de plaisir. Puis, je me déshabille à mon tour : ma jupe à volants, qui porte une griffe prestigieuse,tombe à terre, bientôt rejointe par mon petit haut de soie sauvage. D’ordinaire, je suis plutôt soigneuse, mais la hâte charnelle est la plus forte. Tout en me précipitant sur le lit, je me débarrasse prestement de mon soutiengorge. Il ne me reste plus que mon portejarretelle et mes bas, mais j’ai sorti l’essentiel de mon petit outillage intime, dont je compte faire bon usage. Dès que je suis étendue contre son corps, elle me prend les seins, et en palpe le galbe…J’aime les seins, me ditelle. Souvent, quand je voisd’autres femmes, j’ai envie detoucher.  Avec moi, tu peux, lui disje en souriant. Profitesen ! Elle se plaît à titiller les pointes, qui s’érigent rapidement. Je deviens folle quand on me fait cela.  Elle le sent. Elle me met une main dans la raie fessière, tout en continuant de me caresser la poitrine de l’autre main. Elle allonge ses doigts sur ma vulve et me masturbe vigoureusement le clitoris. Après ce qui s’était passé dans l’ascenseur et dans l’entrée,je m’excite rapidement, et je sens mon corps s’apprêter pour l’amour.Toute inhibition a disparu. Elle se couche surmoi, m’enlace voluptueusement, couvre mon visage de baisers longs et appuyés, puissamment charnels. Sa bouche descend, explore mes seins, aspire mes tétons durcis, les titille des dents et de la langue. Je laisse échapper une plainte enamourée, tout me corps se détend et s’offre.Elle se met en place pour me chevaucher. J’aperçois sa petite bouche d’amour, ouverte pour le festin, laissant voir ses lèvres internes, délicats pétales de la plus belle des fleurs. Elles ont revêtu un somptueux manteau rose vif, dont les pans se rejoignent pour former un petit dôme qui darde hors de la fente. Sous ce capuchon de moine se cache, tel un jésuite, le bourgeon avide de plaisirs. Je me sais dans le même état. Je le sens à l’impatience de ma chair, à la chaleurqui irradie mon sexe gonflé. Ma motte s’est ouverte comme un fruit trop mûr, prête à laisser déborder ses sucs et ses nectars.  Nous sommes bouche à bouche. Elle se frotte doucement contre moi. Attouchement léger qui m’emplit de ravissement. Je pousse un long soupir de bien être. Elle se frotte encore. Je sens le petit bouton de chair qui va et vient dans ma fente, qui se glisse entre mes lèvres 6
profondes et vient bizouiller mon clitoris… Ce sont deux mignon petits nez qui se bécotent, sebranlent mutuellement ! Elle déverse ses nectars dans ma moule. Nous somme trempéestoutes deux. Puis le frottement recommence, un peu plus fort. Une onde ardente part de mon ventre et se propage dans mon corps tout entier. De ma bouche grande ouverte s’exhale un souffle torride. Je supplie :  Encore ! encore ! fousmoi ! fousmoi !  A grands coups répétés, elle porte son bassin en avant. A chaque fois, elle laboure mon sillon, fait naître des pluies d’étoiles. Pantelante, cuisses écartées, je m’abandonne, ravie… Jeme laisse prendre. La chaleur monte, devient presque insupportable. Mon sexe, prêt à éclater, hurle en silence, comme une gueule avide qui exige une proie. Je n’en peux plus! Je la pousse, presque brutalement. La voilà sur le dos, offerte à son tour. Je me jette sur elle, la bouche en avant, à baisequeveuxtu ! Long baiser ! Succion. Je la pénètre de toute la longueur de ma langue. Je vais et je viens dans sa grotte d’amour. Je pistonne. Je lape. Je bois le vin capiteux qu’elle sécrète. Message compris! Elle me fourre à son tour. Mon con plein exulte. L’orgasme nous déchire toutes les deux en même temps. Laure, je t’aime! Laure, je t’aime! Laure, je t’aime! s’écrietelle alors que nous roulons ensemble, flanc contre flanc. Après l’orgasme, nous nous abandonnons aux bras l’une de l’autre, alanguies, la chair satisfaite. C’est un long moment de douceur et de tendresse. Ma nouvelle amie me caresse les cheveux, caresse désintéressée, car nous sommes toutes les deux recrues de plaisir.  Tu as de beaux cheveux ! Je suis brune autant qu’elle est blonde. Mes cheveux sont noirs, couleur de jais. Elle, c’est une vraie blonde: elle offre à mes regards une motte couverte de duvet blond, une chatte au pelage de platine. Elle lève un peu la cuisse : elle a compris que jouis par le regard autant que par le toucher, par l’imagination autant que par le corps. Jouisseuse par chacun de mes sens.
Lesbos, île sacrée où se prennent les nymphes Où nos corps amoureux se cherchent et se désirent, Rivage bienheureux bruissant de nos soupirs, Jardin d’ombre et de feu que jalouse l’Olympe,
Je me suis enivrée de la fille aux yeux d’or,Aux parfums capiteux de cette fleur éclose, J’ai bu à sa fontaine la divine liqueurEt nos corps pleins de fièvre s’étreignent dans la nuit
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Carine se met à rire.  Comment ? Tu récites ?  C’est un poème de Saphô. Elle chante Lesbos, l’île des amours… Tu es une cérébrale !  Tu as raison. Il faut s’aimer sans penser à rien d’autre.Après un dernier baiser, je me lève, à regret. Il se fait tard, et il faut songer à partir, en me promettant bien de faire à ma nouvelle amie une visite prochaine. Je récupère monsac à main dans l’entrée. A l’intérieur, il y a tout ce qui est nécessaire à une jolie femme : mini vaporisateur doré, palette de fond de teint, rouge à lèvres, rimmel, et même une petite culotte, au cas où…Devant la glace du salon, je refais un maquillage mis à mal par nos étreintes. D’abordles cils, que je noircis consciencieusement, puis la bouche. J’aime avoir une bouche cerise,pulpeuse comme un fruit. Je commence à l’effleurer soigneusement, du bout de mon bâton de rouge qui ressemble à un petit phallus. Qu’estce que tu fais ? Carine m’a rejointe.Tu vois : je me maquille ! Elle rit. Mais tu es toute nue ! C’est vrai! En tout et pour tout, j’ai remis mon pendentif, un cœur en argent avec au centre un rubis brut, comme une tache sanglante. Sept petites chaînes y pendent, avec au bout de chaque, un petit cœur d’argent.C’est joli, ditelle. Cela vient de la place Vendôme. C’est un cadeau de mon père. Je suis la fille de Maître Clérioux. Celui qu’on voit à la télé?  Oui. Il plaide aux assises, à Paris. J’espère faire une carrière aussi brillante que la sienne.  Elle me regarde, étonnée.  Tu es homosexuelle ?  Pas du tout. Je suis « bi ». Fille ou garçon, tout est bon pour moi.Mon cul est universel.  Cette nuit, tu peux rester avec moi. Mon mari conduit le 18 h 50 pour Paris. O surprise! Il ne m’a pas fallu longtemps pour la convertir aux amours féminines, et à leurs puissants délices !  Il est cheminot, précisetelle. Il conduit des rapides. Il ne rentrera que demain, aux commandes d’un autre train.
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II
Pourquoi le nier ? Je suis divine. D’abord, je suis très belle. On me le dit souvent. Et ceux qui ne le disent pas le pensent: je le devine à leur regard. Pas très grande ( 1m69) j’ai cependant la taille très fine, ce qui me fait un joli cul rebondi, que les messieursdévisagentsouvent. Ma poitrine est fort agréable: je n’ai pas de ces nichons gros comme des ballons, mais je n’ai pas non plus des appas embryonnaires, de ces petites coques de noix imperceptibles sous un corsage ou sous un pull. Je m’honore d’un 90 C fort sympathique, apte à contenter bien des garçons, et mêmene soyons pas sectaires bien des filles…Maintenant que j’ai parlé de l’essentiel, quelques mots de mon visage. Il est tout simplement adorable : un ovale parfait, des traits fins et délicats, une bouche bien dessinée, un peu pulpeuse, une bouche de gourmande, toujours vermeille. Mon teint, de lys et de roses mêlées, surpasse par sa fraîcheur ces fleurs à peine écloses. Quant à mon nez, il n’y a rien de si joli que mon nez: ni trop long, ni trop court, il n’estpas à refaire comme celui d’une quelconque vedette de cinéma. Mais surtout, rien ne vaut le charme immense de mes yeux. Aucune fille n’a des yeux pareils aux miens. Des yeux noisette, lumineux, qui me donnent un regard de miel, que je filtre entre mes longs cils. Mes cheveux sont d’un noir de jais, je les porte mi longs, ils forment des boucles qui me tombent dans le cou.  Existetil une fille plus superbe ?  Ah! J’oubliais… la petite fente qui s’ouvre entre mes cuisses. Beaucoup croient sottement que toutes les filles se ressemblent de ce côté là. C’est une erreur: la mienne est bien plus jolie : fine, délicatement découpée, elle orne le plus beau fruit qui soit au monde, et elle se montre parfois effrontément sous une touffe de poils noirs. Elle me vaut de nombreux compliments.  Je suis Laure, la belle Laure, la douce Laure.  Une jeune fille bien sage, bien élevée, bien polie. Celle qui parle aux enfants avec une voix flûtée, malgré son horreur pour ces tyrans en culottes courtes, si imbus d’eux même. Hitler, Staline, Pol Pot futurs ... bébés aux fesses joufflues ! Gambadez et gazouillez, Laure vous sourit. Et les petites vieilles inquisiteuses, qui m’interrogent: «c’est quand le grand jour? », elles veulent parler du mariage, et elles pensent :t’estu fait décapsuler ?.Je leur répond gentiment : «j’ai le temps», sans même rougir, car les vierges effarouchées n’ont plus la cote. 9
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