Communication et entraide entre morts et vivants en Afrique

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Cet ouvrage essaie de montrer en quoi la communication cachée, "crypto-communication", peut constituer un vecteur d'entraide entre morts et vivants chez les Maka du Cameroun. A cet effet, une analyse, fondée sur le structuro-fonctionnalisme, l'ethnométhodologie et l'approche dynamiste, a permis de mettre en relief la philosophie existentielle, l'économie communicative et l'entraide entre les morts et les vivants au sein de l'ethnie Maka.
Publié le : dimanche 1 mars 2015
Lecture(s) : 16
EAN13 : 9782336371399
Nombre de pages : 154
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John Tomy Tchouand Mpa
COMMUNICATION ET ENTRAIDE ENTRE MORTS ET VIVANTS EN AFRIQUE
L’exemple des Maka du Cameroun
Préface d’Eugène Booh Bateng
04/02/15 21:19
Communication et entraide entre morts et vivants en Afrique
John Tomy Tchouand Mpa
Communication et entraide entre morts et vivants en Afrique
L’exemple des Maka du Cameroun Préface d’Eugène Booh Bateng
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05500-8 EAN : 9782343055008
A Corneille PITOL
REMERCIEMENTS
Cet ouvrage est le résultat d’une recherche théorique et pratique dans le champ de l’anthropologie de la communication, précisément de la communication africaine. Je voudrais, par conséquent, remercier monsieur le Pr. Eugène BOOH BATENG,qui m’adans la accompagné production de cette œuvre de scienceet inculqué le goût de l’effort et du travail bien fait.
AVANT PROPOS
C’est peut être un truisme d’affirmer que l’économie de la cryptocommunication est unique et identique dans toutes les civilisations d’Afrique noire traditionnelle. En matière de coutumes et de traditions, l’Afrique noire est plurielle. Le cadre, les acteurs et les objets convoqués, pour cette communication de type ésotérique, varient d’une civilisation à une autre. Pour cela, j’espère ne pas tomber dans le piège du raccourci, en généralisant les conclusions d’un travail d’anthropologie de la communication sur la cryptocommunication chez les Maka du Cameroun, à l’Afrique toute entière. Car, cette analyse des rapports entre existants visibles et invisibles de l’univers chez les Maka, correspond à une étude bien limitée dans le temps et dans l’espace.
L’analyse du fait communicationnel dans les sociétés traditionnelles a longtemps été le parent pauvre des sciences de l’information etde la communication. Cet handicap épistémologique (au plan théorique et conceptuel) des sciences de l’information et de la communication, dû à leur contexte de naissance ainsi qu’à l’orientation techniciste qu’ont pris les recherches en informationet/ou en communication, n’a point contribué à une production scientifique dense et diversifiée. Heureusement, les travaux précurseurs de Dell Hathaway Hymes ont permis de fixer le cadre anthropologique de la communication à partir duquel, les premières recherches sur la communication africaine ont été réalisées. Ainsi, à la suite des travaux menés par Fame Ndongo, Booh Bateng, Niangoran Bouah, Mbonji Edjenguèlè et Fiofiri qui ont traité de la communication en Afrique noire traditionnelle, nous procédons à une exploration de la communication cryptée chez les Maka du Cameroun, à
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