Discours de NKM au Cirque d'hiver

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Discours de Nathalie Kosciusko-Morizet Cirque d’Hiver - Mercredi 19 mars 2014 Seul le prononcé fait foi Mes chers amis, C’est un grand honneur de vous retrouver ce soir. C’est un grand honneur que je partage avec toutes les têtes de liste de retrouver tous ceux qui contribuent à cette campagne. Qui se battent. Chaque jour, chaque matin. Sur le terrain. Je vous remercie. Je vous salue. Je vous dis que grâce à vous, on va gagner. Grâce à vous et grâce à ceux qui ont rendu possible l’union. Christian Saint Etienne, chef de file de l’UDI à Paris et tête de liste dans le 11ème arrondissement. Marielle de Sarnez, chef de file du Modem et candidate dans le 6e arrondissement. Et bien sur mon ami Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, qui assène défaite sur défaite à Mme Hidalgo dans le 15è depuis longtemps. Sa campagne de terrain et de proximité est exemplaire. Merci à toi chère Valérie pour ta présence et ton soutien, Paris et la région île de France ont tant de choses à faire en commun pour améliorer le quotidien. Je te souhaite également tout le succès que tu mérites en 2015. Nous nous connaissons et nous apprécions suffisamment pour savoir nous entendre. Je vous le promets : on ne jouera pas au chat et à la souris comme MM. Delanoë et Huchon le font depuis si longtemps. Enfin merci à toi cher François.
Publié le : jeudi 20 mars 2014
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Discours de Nathalie Kosciusko-Morizet Cirque d’Hiver- Mercredi 19 mars 2014
Seul le prononcé fait foi
Mes chers amis, C’est un grand honneur de vous retrouver ce soir.C’est un grand honneur que je partage avec toutes les têtes de liste de retrouver tous ceux qui contribuent à cette campagne. Qui se battent. Chaque jour, chaque matin. Sur le terrain. Je vous remercie. Je vous salue. Je vous dis que grâce à vous, on va gagner. Grâce à vous et grâce à ceux qui ont rendu possible l’union.Christian Saint Etienne, chef de file de l’UDI à Paris et tête de listedans le 11ème arrondissement. Marielle de Sarnez, chef de file du Modem et candidate dans le 6e arrondissement. Et bien sur mon ami Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, qui assène défaite sur défaite à Mme Hidalgo dans le 15è depuis longtemps. Sa campagne de terrain et de proximité est exemplaire. Merci à toi chère Valérie pour ta présence et ton soutien, Paris et la région île de France ont tant de choses à faire en commun pour améliorer le quotidien. Je te souhaite également tout le succès que tu mérites en 2015. Nous nous connaissons et nous apprécions suffisamment pour savoir nous entendre. Je vous le promets : on ne jouera pas au chat et à la souris comme MM. Delanoë et Huchon le font depuis si longtemps. Enfin merci à toi cher François. Au-delàde ta présence comme député de Paris, c’est aussi à l’ancien Premier Ministre au côté duquel j’ai eu l’honneur de travailler que je m’adresse.Plusieurs fois au cours de cette campagne, tu as eu l’occasion de nous manifester ton soutien etton amitié et je t’en suis reconnaissante, comme les candidats que tu es allé soutenir dans leur arrondissement. Cette victoire que l’union rend possible, cette victoire sera une responsabilité.Car nous devrons redonner confiance. A tous ceux quise disent que décidément Paris n’est plus pour eux. A tous ceux qui se disent que Paris dérive. A tous ceux qui voient que Paris, c’est une ville globale qui devient locale. Quand je regarde les villes globales, les autres,je vois des changements, des transformations. Londres, c’était la City et la finance ? C’estdevenu la capitale des industries créatives, de la mode, de l’art contemporain.L’East End était déserté? Il a été reconquis avec les Jeux Olympiques. Séoul était une ville technologique ? Elle se lance dans le biomédical et le design.
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New York était en faillite ? Elle s'en est sortie. Elle a été attaquée ? Elle se relève. Wall Street a fauté ?Le maire diversifie les ressources de la ville. New York est redevenue une capitale touristiquemondiale. Et elle investit comme jamais dans l’éducation et les infrastructures.Et Paris? Paris attend. Depuis 13 ans. Il y a quelques fêtes municipales. Des clientèles bien servies. Des discours qui dégoulinent de bons sentiments. Et pour le reste lesimpôts. Et la dette ! Et l’insécurité!! Paris perd son centre financier: le maire ne fait rien. Paris crée moins d’emplois que les autres villes globales: le maire ne fait rien. Paris s’enfonce dans le passé. Le maire trouve cela moderne.C’est beauune ville musée mais les Parisiens méritent mieux : ils doivent avoir le passé, mais ils doivent aussi pouvoir se saisir de l’avenir. Grâce à Paris.Oui, nous allons changer Paris. La remettre dans la course des grandes villes du monde. Prendre des risques pour créer des emplois. Prendre des risques pour innover. Prendre des risques pour que les Parisiens vivent mieux. Moi, je n’ai hérité aucune circonscription électorale.Moi, je n’ai pas de mentor omniprésent.Moi, je prends des risques. Et nous il faut que nous allions au bout de Paris. De la campagne de Paris. D'ailleurs je voulais débattre. Parce que la politique, la démocratie, c’est le débat, la contradiction, la discussion. Mais Mme Hidalgo ne veut pas débattre. Madame Hidalgo ne fait pas campagne. Madame Hidalgo hiberne. Elle se cache. Dommage le printemps est arrivé. Plus tôt que prévu. Allez, Madame Hidalgo, venez confrontez vos idées aux nôtres. Je veux ici, avec vous, rappeler ce que vous proposez et le comparer à ce que nous voulons. -------------Mes chers amis, depuis des mois, j’ai rencontré des milliers de Parisiens. Sur les marchés, à leur travail, dans les transports. De quoi me parlent ces Parisiens ? Ils veulent une ville, une mairie, un maire qui se tient à leurs côtés, qui leur apportent la protection, le coup de pouce dont chacun de nous peut avoir besoin. Ils veulent sentir le dynamisme de la ville. Celui qui saisit quand on arrive à Berlin ou Barcelone. Le jour, la nuit. La semaine, le week-end. Le dynamisme de la créativité. Les Parisiens veulent que la ville leur donne plus d’énergie qu’elle ne leur en prend.Alors Mme Hidalgo, confrontons nos projets. Tenez ce soir, on fait le débat qui devait avoir lieu demain soir sur France 3 et que vous avez fait annuler. Sur la sécurité, vous nous expliquez que c’est l’affaire du Préfet de Police, que tout se résume aux effectifs et que s’il y a des problèmes, c’est de la faute de Nicolas Sarkozy.
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Et vous nous proposez, dans une novlangue dont vous avez le secret, une « sécurité durable », avec des «correspondants de nuit» qui ne travaillent que de 16h à minuit… Mme Hidalgo, la sécurité des Parisiens, c’est 24h sur 24, et 365 jours par an. Et pas seulement à l’approche des élections ! Vous proposez également de confier une mission de sécurité aux conseils de quartier, en somme, de demander aux Parisiens de faire eux-mêmes ce que vous refusez de faire depuis 13 ans. Je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt sur la sécurité. Je n’hésiterai pas à exiger davantage du Préfet de police: les 300 millions d’euros que la Ville lui verse chaque année m’en donnent le droit. Je veux rattraper le retard accumulé, en créant une véritable police de quartier, en remettant les agents sur le terrain, en doublant le nombre de caméras de vidéo-protection, et rétablissant les arrêtés anti-mendicité, ou encore en disant NON à l’installation d’une salle de shoot.Sur lestransports, vous nous dites: ce n’est pas Paris qui gère, c’est le STIF. Donc la mairie n’y peut rien. Pourtant, les subventions de la ville représentent 30 % des contributions publiques du STIF. Vous croyez que ce n’est rien? Parce que j’ai souligné le décalage entre vos discours et vos actes, vous nous dites maintenant que vous allez éradiquer le diesel de la flotte municipale: pourquoi avoir attendu 13 ans? Aujourd’hui, le diesel c’est 45 % de la consommation de carburant des véhicules de la ville. 50% d’augmentation en 6 ans! Mais c'est sûr, promis juré, vous promettez de ne pas recommencer. Moi, je suis claire, je dis que la place de la voiture individuelle polluante va diminuer. Avec des solutions nouvelles, les nouvelles technologies et la voiture électrique. Sans compliquer la vie des Parisiens. En libérant même certains boulevards, comme Magenta, Saint Marcel ou Montparnasse car là-bas, les artères sont tellement bouchées qu’on risque la crise cardiaque! La mobilité, c’est aussi se déplacer plus facilement: c’est la raison pour laquelle j’étendrai les horaires d’ouverture du métro parisien, d’une heure en semaine et toute la nuit le week-end. Mme Hidalgo, vous aviez promis d’élargir les horaires lors des régionales en 2010, avec M. Huchon. Quatre ans plus tard, rien n’a changé. Pourtant vous avez été en charge du bureau des temps. Il devait s’agirdu temps perdu. Je veux aussi que la jeunesse parisienne se déplace plus vite et plus facilement. Vous et M. Huchon avez augmenté leurs tarifs. Depuis 2010, chaque Parisien dépense 126 € de plus par an pour son abonnement Navigo. Pendant ce temps, la qualité du service baisse. C’est la raison pour laquelle je souhaite instaurer la gratuité des transports en commun pour les jeunes étudiants de 18 à 22 ans. Cette gratuité, je la rétablirai par ailleurs pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap dont vous avez taxé la mobilité. Lapollution quisévit? Selon vous, c’est la faute de la Ministre de l’Environnement du gouvernement d’avant 2012, c’est-à-dire moi-même. Et tant pis si le taux de diésélisation du parc
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automobile en France a plutôt un peu baissé grâce au Grenelle de l'environnement. Souvenez-vous Mme Hidalgo, l'époque à laquelle il avait explosé, c'était du temps de M. Jospin. Sur ce sujet vous racontez un peu n'importe quoi. J'ai cru longtemps que vous mentiez sciemment. Mais depuis votre attaque ratée contre les Verts, je crois en fait que vous n'y connaissez pas grand-chose. Alors du coup vous visez mal, forcément. Vous limitez la vitesse sur le périphérique, mais expliquez-nous pourquoi? Quel est l’intérêt de diminuer de 80 à 70 la limitation de vitesse, quand on sait que sur le périph, on roule en moyenne à 37km/h? Et à moins de 30 quand il y a des bouchons. Alors que beaucoup de poids lourds polluent plus à 70 qu'à 80 à cause des boites de vitesse mal réglées. Vous déclenchez la circulation alternée une semaine après un pic de pollution qu'on pouvait pourtant anticiper. Mais Mme Hidalgo, quand le pic est là, c'est déjà trop tard. Alors 5 jours après, c'est carrément ridicule! Face à l’accessoire et au gadget, je veux proposer des solutions durables aux Parisiens. La seule mesure véritablement efficace pour réduire la pollution à Paris, c’est de réduire la part des véhicules les plus polluants. Si les Parisiens nous font confiance, dès 2017 tous les cars de tourisme et poids lourds les plus polluants seront interdits à Paris. Les outils sont là, tous prêts. J’agirai dès ma prise de fonctions.Sur lapropreté, comme la ville avait la fièvre, vous avez cassé le thermomètre. La ville de Paris avait un baromètre sur la propreté. Et devinez quoi? L’équipe sortante l’a supprimé en 2009, au motif que les Parisiens étaient parfaitement satisfaits de la propreté. Ce n’est pas vraiment ce qu’ils me disent sur le terrain tous les jours.Je refuse que notre ville devienne une ville poubelle. Le baromètre de la propreté sera rétabli. J’instaurerai au contraire la tolérance zéro sur les petites dégradations du quotidien, en créant des brigades vertes et en développant les pouvoirs du maire d’arrondissement: les petites interventions doivent se faire dans les deux heures, sur simple demande des Parisiens. Quant aulogement,il mérite mieux que la démagogie et la fausse générosité. Vous nous dites que vous allez construire 30 % de logements sociaux sans accentuer l’exode des classes moyennes ? Qui peut le croire ? Peut-être vos amis communistes. Mais pas le reste des Parisiens. Ni d’ailleurs les spécialistes de la Ville de Paris.Mais ce n’est pas grave pour vous, un accord avec les communistes vaut bien un gros mensonge.La vérité, c’est que l’on construit aujourd'hui deux fois moins de logement par an qu’il y a quinze ans ! La vérité, c’est que l’on rachète à prix d’or, à coup de préemption, des logements de la classe moyenne pour les convertir en logements sociaux. Avec des discours moralisateurs à la clé et des calculs électoraux. Pour que Paris redevienne une ville accueillante pour les classes moyennes, nous allons reconquérir les espaces délaissés pour bâtir les quartiers de demain. Nous pourrons ainsi
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accroître la construction de logements. Car l'effondrement de la construction ces dernières années a une grande responsabilité dans l’explosion des prix.Nous pourrons surtout privilégier les Parisiens, en proposant systématiquement 20 % des nouveaux logements à un prix inférieur de 25 % à celui du marché. Et le quota de logements sociaux ne sera pas augmenté au-delà de la limite légale. Quant à lafiscalité, c’est simple, je me suis engagée à être le maire du zéro impôt supplémentaire. Depuis 12 ans, les impôts payés par les Parisiens ont augmenté de 40 %. La taxe foncière a connu la hausse la plus élevée de France (+ 70 %), et la taxe de balayage de certains Parisiens a même explosé de 600 %. Pourquoi ? Parce que la masse salariale a augmenté de 35 %. Parce que les frais de fonctionnement ont augmenté de 40 %. Votre réponse est édifiante. Vous nous dites: c’est vrai, les impôts augmentent mais les taux sont faibles à Paris. Sous-entendu, on peut les augmenter encore ! Et encore si ces impôts nouveaux avaient permis des investissements ou des dépenses utiles. Mais, non, cet argent a été gaspillé aux Halles, dont le coût a été multiplié par 4, Cet argent a été gaspillé pour refaire trois fois de suite les aménagements de la voirie que vous aviez ratés, alors que certaines rues sont pleines de nids de poule. Cet argent a été gaspillé pour acheter des hôtels particuliers comme avenue George V, 21 millions d'euros pour faire savez-vous combien de logements sociaux ? 26Je le dis aux Parisiens : si vous souhaitez quevotre argent continue d’être jeté par les fenêtres, si vous voulez que rien ne change, alors votez pour l’immobilisme.Si vous voulez que Paris soit à nouveau bien gérée, choisissez une nouvelle énergie. J’ai annoncé un plan d’économies d’un milliard d’euros sur la mandature pour mettre fin aux gaspillages. Avec cette somme, non seulement nous n’augmenterons pas les impôts, mais nous pourrons également les baisser de 100 millions d’euros dès la première année pour les particuliers et les très petites entreprises. Tout en investissant plus d’un milliard d’euros par an.Les Parisiens subissent déjà l’overdose fiscale du Gouvernement, je veux protéger leur pouvoir d’achat. Les impôts locaux baisseront. Et l’administration fera des économies.--------------Mais vous savez, je comprends pourquoi Mme Hidalgo ne veut pas débattre avec moi. Ça l'obligerait à sortir de l'ambiguïté. Le travail du dimanche ? Elle était contre en 2010, disait : « pourquoi pas ? » en avril 2013. Deux mois après, en juin, pendant les négociations avec les communistes, elle était à nouveau contre. Puis disait à nouveau « pourquoi pas ?» à l’automne…La vidéo protection? Après n’avoir financé que 2% du dernier plan, on comprend que oui il en faut un peu plus, mais surtout pas trop. Léonarda ?Le vendredi elle fait une conférence de presse pour réclamer "solennellement" le retour de la jeune fille. Une semaine après, elle disait le contraire. L’Elysée était passé par là.Le stationnement payant des scooters ? Elle était pour le 13 janvier. Le 21, elle rencontrait les motards : elle était devenue contre.
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Alors, vous me direz, il suffit de lire le programme de Mme Hidalgo. On saura bien où son choix s'est finalement fixé. Mais quel programme prendre ? Celui du dimanche 23 mars au matin ou celui du lundi 24 mars au soir ? Car entre temps, il y aura l’alliance avec les communistes, les écologistes, le Front de gauche. Et ce ne sera pas le même. Quels postes sera-t-elle obligée de promettre aux communistes qui sont contre la vidéo-protection que la candidate sortante se met subitement à proposer timidement ? Quels postes proposera-t-elle au Front de Gauche qui est résolument opposé au travail du dimanche, auquel la première adjointe se déclare parfois favorable, après n’avoirrien fait pendant 13 ans ? Quels postes proposera-t-elle aux écologistes qui sont catégoriquement opposés aux tours que la première adjointe à l’urbanisme a programmées dans Paris? Comment va-t-elle parler à ses futurs partenaires qui ont fustigé cette semaine ses « moments d’égarement» ? Comment accepteront-ilsque celle qui a détourné la vérité en les accusant d’avoir accepté encore plus de bus diesel soit demain leur alliée ? Lorsqu'elle est en difficulté sur son bilan, Mme Hidalgo perd son sang-froid et cherche des bouc-émissaires: ce n’est jamais elle la responsable.Comment pourrait-elle gouverner avec les Verts qui dénoncent « la persistance de grands projets inutiles à Paris » comme la canopée des Halles et autres chantiers aux coûts « pharaoniques » ? Comment pourrait-elle gouverner avec les Verts et le Front de gauche qui parlent de « concertation expéditive » et de mascarade à propos de la réforme des rythmes scolaires ? La dernière personne que j’ai en tête qui parlait toujours dans lesens du vent, c’est François Hollande pendant la campagne présidentielle. Alors je dis aux Parisiens : mobilisez-vouspour que Hollande perde le 30 mars. Paris, c’est une promesse. Le visage qu'ils donnent à la France, c’est une déception.Mobilisez-vouspour l’alternance à Paris. Mobilisez pour une nouvelle énergie pour Paris! -----------------A nous de construire la majorité pour Paris. Avec ceux qui refusent le conformisme. Avec ceux qui veulent que Paris bouge. Avec ceux qui veulent que Paris se projette dans le monde. Eux ce sont des Français, des Parisiens ni très riches ni très pauvres. Ni très branchés ni très paumés. Eux ce sont des citoyens qui payent cher le privilège d’être au centre de la France. Là où tout s’invente. Là où la France dialogue avec le monde. Eux ce sont des Parisiens qui veulent que Paris soit plus simple, plus efficace. Car ils ont la vie devant eux.
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Eux, c’est nous, c’est notre majorité. La nouvelle majorité que notre famille politique doit construire. La nouvelle majorité que je veux construire. Unenouvellealliancedesclassesmoyennes. Une nouvelle alliance des Parisiens. Venus de la droite. Mais aussi du centre. Et pour certains de la gauche. La gauche qui en a assez du cynisme ambiant. Celui de Hollande. Celuid’Hidalgo. Celui de Taubira et de Ayrault qui savaient, qui ne savaient pas, qui surtout ne savaient pas ce qu'ils pouvaient dire. C’est avec eux que l’on va gagner. C’est avec cette alliance que l’on va gagner. Il faut les mobiliser. Il faut leur parler, les convaincre. Par-delà leurs différences, ces Parisiens ont l’histoire de Paris en partage.Ils se souviennent tous des soldats de Leclerc entrant dans Paris par le quatorzième arrondissement. Ils se souviennent tous de de Gaulle, de « Paris outragé, de Paris humilié. De Paris libéré ». Et je vais vous dire. Moi aussi je m’en souviens. Moi je me souviens de mongrand-père qui me parlait du Général. Moi enfant je vivais dans l’admiration du grand homme. Le général. Mon grand-père. Les souvenirsde la guerre. L’admiration pour ceux qui ont libéré Paris.Alors ces Parisiens-là, il faut les mobiliser. Comme il faut mobiliser ceux qui se souviennent de la descente des Champs Elysées en juin 1968. Pour éviter la chienlit. Rétablir l’ordre.Et Malraux qui se lançait, au premier rang, de la manif. pour soutenir le Général. Le gaullisme, c’était pour tous.Paris changeait. Et Paris était éternel. Il faut mobiliser ceux qui se souviennent de cette France-là, de ce Paris-là. Qui en ont parfois la nostalgie. C’est avec nous qu’ils pourront être entendus. Pas en s’abstenant ou en votant extrême. Mais on ne gagnera pas qu’avec eux.Il ne faut pas oublier ceux qui 30 ans après descendaient eux aussi les Champs Elysées. A Paris. Toujours à Paris. Cette fois-là, c'était pour fêter la Coupe du monde. Il y avait les enfants de ceux de juin 68. Mais il y avait aussi les enfants de ceux qui arrivaient à peine en France à l’époque. Sans toujours connaître notre langue. Notre culture.Ceux de 98, la France a montré qu’elle savait être grande en les intégrant. En en faisant de vrais Parisiens. Ils portaient le souffle de la victoire. Le souffle de l’optimisme. Le souffle de la nation réunie. D’autres Parisiens. De nouveaux Parisiens. Qui n’avaient pas connu de Gaulle. Mais qui étaient la France, mais qui étaient Paris. Parce que Paris avait su en faire des Parisiens et des Français. Alors ceux-là aussi, il faut les mobiliser. Car on gagnera en rassemblant tous les Parisiens. Comme il faut mobiliser ceux de 2002 qui votèrent pour Jacques Chirac, un grand Maire de Paris, que je salue ici, Jacques Chirac qui réunissait la France. Alors je pense à eux. A ceux de 2002. Mais je ne condamne pas ceux qui avaient peur.
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Et il faut mobiliser ceux qui voudraient qu'on leur donne confiance, confiance en eux, confiance en la ville. Qui demandent juste un peu moins de problèmes. Un peu plus de solutions. Un peu moins de contraintes. Un peu plus de liberté. Pour pouvoir travailler, créer, avancer. Paris est fait par eux. Paris doit être fait aussi pour eux. Nous gagnerons en faisant l’alliance de tous ces Parisiens.Tous ces Parisiens qui ne se retrouvent pas dans la politique d’Hidalgo, de Hollande. La politique du cynisme. La politique d’une clientèle. D’un moralisme triomphant. Qui interdit de penser. Qui interdit d’être libre. En fait qui voudrait tout nous interdire. Mais qui, elle, ne s’interdit rien: il s'en est tout de même trouvé un, un ministre, un socialiste, pour oser dire : "quand on a rien à se reprocher, on n'a pas peur d'être écouté" ! Alors on va gagner. Parce qu’on va mobiliser tous ces Parisiens.Et parce que les autres vont comprendre que voter pour Hidalgo, c’est donner une victoire à Hollande. Qui a envie aujourd’hui de donner une victoire à Hollande ? Ceux qui sont au chômage et qui ont cru à la promesse de la fameuse "inversion de la courbe"? Ceux qui pensaient que «moi président » serait normal et exemplairecomme il l’avait promis? Je veux vous dire un mot d’éthique. Les socialistes n’ont que ce mot à la bouche. Ils avaient promis de «changer d’ère» en 2001. Treize ans après, quel est le résultat : 5 adjoints au maire de Paris en logements sociaux ; une première adjointe attachée à la transparence pour tous sauf pour elle: combien coûte son cabinet ? On ne le saura pas. Et des révélations quotidiennes sur les Halles ou la Philharmonie, Sur les petits arrangements entre amis. Je vais vous dire une chose: les socialistes ont essayé de me caricaturer. De faire de moi la candidate de certains quartiers. D’une minorité de Parisiens. De me coller une étiquette comme ils adorent le faire. Et bien je vais vous dire: je suis fière d’être la candidate de certains quartiers. Mais aussi des autres. Celle des quartiers abandonnés à l'insécurité que nous voulons faire revivre. Celle des quartiers oubliés des grands projets d'urbanisme que nous voulons reconquérir. Je suis fière d’être la candidate des quartiers Est. Parce que je sais d’où je viens.Et je suis fière de mes origines. Françaises et Polonaises. D'ici et d'ailleurs. Et je suis fière d’être attachée à des valeurs,- au travail, à la sécurité, à la fraternité! - et de refuser en même temps un certain conformisme. Et je suis fière d'être née à Paris et d'avoir aussi traversé le périph. Et plus d'une fois ! Et je suis fière d’être une femme qui a de l’ambition.Sauf que là il n’y a pas de surprise: on a trop longtemps dit aux femmes que l’ambition n’était pas faite pour elles !
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Alors voilà qui je suis. Et je crois que je ne suis pas très loin de cette majorité de personnes qu’il faut rassembler. De ces Parisiens qui viennent de partout et parfois d’ailleurs. De ces femmes qui se battent pour réussir leur vie. De ces religions qui cohabitent, se regardent, s’inquiètent mais finalement vivent ensemble. Parce que Paris est un creuset. Parce que Paris est une victoire. Parce que Paris est une énergie. Voilà la vérité. Voilà la simple vérité. La majorité qu’il faut construire, il faut de la liberté pour la faire accepter. Parce qu’elle est nouvelle. Il a fallu faire accepter à certains le changement. Personne n’est propriétaire d’un arrondissement. Paris a changé. Les candidats changent aussi. Alors ça grince. Les ambitieux ont pu être déçus. Les héritiers troublés. Mais je leur dis : aujourd’hui il faut se rassembler. A moins qu’ils ne préfèrent l’immobilisme de Mme Hidalgo. A moins qu’ils ne préfèrent les reniements. A moins qu’ils ne préfèrent la caricature. A moins qu’ils ne préfèrent l’échec.-----------Mes chers amis, Il nous reste, il vous reste trois jours. Trois jours c’est trois fois rien.Mais c’est énorme à la fois.En trois jours, on peut partir de loin et gravir le Mont Blanc. En trois jours, on peut commencer une manifestation et finir en révolution. En trois jours, on peut croire qu’on a gagné et perdre à la fin l’élection."Le magnifique incendie du progrès, c’est Paris qui l’attise" disait Victor Hugo.C’est tout l’enjeu je crois de cette élection.Réinventer le progrès. Réinventer le mouvement. Quand Paris tousse, les vies sont monotones. Quand Paris se répète, l’énergie disparaît.Quand Paris innove, les Parisiens se réinventent. Il est temps d’innover. Il est temps de jouer. Il est temps de gagner.Vous allez tous repartir ce soir avec ce bracelet en tissu aux couleurs de notre campagne. Ce lien nous unit tous jusqu’à la fin de ces élections et doit unir dans les prochains jours toutes celles et ceux qui souhaitent que ça change à Paris. Alors portez le, partagez le et soyez fiers de vous battre pour donner une nouvelle énergie a notre ville et aux Parisiens! Je compte sur vous. Lançons la renaissance de Paris !
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