Durkheim avant Durkheim

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La célébration du 150e anniversaire de la naissance d'Émile Durkheim en 2008 a été l'occasion d'appréhender les milieux dans lesquels il s'éveilla : sa famille, dont son père, le rabbin Moïse Durkheim ; la communauté juive d'Epinal, sa ville, qui amorce une irréversible mutation sociale et économique que la défaite de 1871 accélère. Ces informations inédites permettent de mesurer l'influence qu'eurent son éducation et son environnement sur sa relation à la société et apportent un regard neuf sur la genèse de son oeuvre pionnière.
Publié le : dimanche 15 février 2015
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EAN13 : 9782336370484
Nombre de pages : 268
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Sous la direction de Durkheim avant Durkheim
Marcel FOURNIER et Charles KRAEMERUne jeunesse vosgienne
Sur la vie, la carrière et l’œuvre d’Émile Durkheim, tout n’est pas écrit !
eLa célébration, le 28 mai 2008, du 150 anniversaire de sa naissance à Épinal,
dans l’Est de la France, a donc été l’occasion d’appréhender les milieux dans
lesquels il s’éveilla : sa famille, dont son père, le rabbin Moïse Durkheim ; Durkheim avant Durkheimla communauté juive spinalienne amplement « régénérée », pour reprendre la
formule utilisée au temps des Lumières ; sa ville, qui amorce alors une lente,
mais irréversible, mutation sociale et économique que la défaite de 1871 accélère ; Une jeunesse vosgienne
son collège, qui participe à sa formation intellectuelle.
Les organisateurs de cette rencontre espéraient ainsi fournir à la communauté
scientifique des informations souvent inédites, permettant de mieux mesurer
l’influence qu’eurent son éducation et son environnement d’enfant et d’adolescent,
sur le comportement mental, social, intellectuel et politique - terme à prendre
ici dans sa relation à la société – de l’homme et du savant qu’il est devenu, et
apporter un regard neuf sur la genèse de son œuvre pionnière.

Marcel Fournier est professeur titulaire au département de sociologie de l’Université de
Montréal et spécialiste, internationalement reconnu, de l’École française de sociologie.
Il est l’auteur, entre autres, des deux imposantes biographies de Marcel Mauss et d’Émile
Durkheim, publiées chez Fayard.
Charles Kraemer, archéologue de métier, est président de la Société d’émulation
du département des Vosges. En 2010, il a fondé, à Épinal, en collaboration avec le
Laboratoire 2L2S de l’Université de Lorraine, les biennales « Durkheim-Mauss » qui
ont pour objectif de croiser les regards disciplinaires sur un « fait social » que l’héritage
de l’oncle et du neveu permet d’expliquer.

SOCIO
SANTHROPOLOGIE
A
SOCIOISBN : 978-2-343-03453-9
ANTHROPOLOGIE28 e
Sous la direction de
Durkheim avant Durkheim
Marcel FOURNIER
Une jeunesse vosgienne
et Charles KRAEMER

Durkheim avant Durkheim
Sous la direction de
Marcel FOURNIER et Charles KRAEMER






Durkheim avant Durkheim

Une jeunesse vosgienne






PRÉFACE DE PIERRE BOUVIER











© L'HARMATTAN, 2014
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-030453-9
EAN : 97823430304539
Préface : Parentèle et vitalité durkheimienne
Pierre BOUVIER
Professeur émérite des Universités
Université Paris Ouest-Nanterre La Défense, Laios/Iiac/Ehess

Cet ouvrage remarquable situe Émile Durkheim dans le cours de sa
WUDMHFWRLUHKXPDLQHIDPLOLDOHVRFLDOHHWVFLHQWL?TXH
Natif d’Épinal, Émile Durkheim précède de quelques années son neveu,
0DUFHO 0DXVV Qp pJDOHPHQW GDQV FHWWH YLOOH YRVJLHQQH /H HU SUHPL YRLW OH
GH PHPEUHV [ GHX WRXWHV VRQW IDPLOOHV /HXUV HQ VHFRQG /H HQ MRXU
OD FRPPXQDXWp MXLYH G?eSLQDO OLHX GH OHXU QDLVVDQFH 'H IDLW
d’Émile Durkheim devient la femme du père de Marcel Mauss, lui-même
RULJLQDLUHG?$OVDFHGXGpSDUWHPHQWGX%DV5KLQ
Cette conjugaison va induire l’une des plus fertiles tendances des
VFLHQFHV KXPDLQHV HW VRFLDOHV (OOH VHUD H[FHSWLRQQHOOH GDQV Q VR GRPDLQH
G?LQYHVWLJDWLRQ?O?KRPPHHWOHVKRPPHVHQVRFLpWp
Émile Durkheim reprenant, non sans réserve, le terme comtien de
sociologie, croisement de racine latine et grecque, adresse et affronte, en
eFHWWH ?Q GH ;,; VLqFOH OHV GLVFLSOLQHV UpJQDQWHV ,O V?DJLUD HQ SDUWLFXOLHU H
GH O?DXWHXU GH SURSRV /H SV\FKRORJLH OD GH HW SKLORVRSKLH OD De la division du
travail social concerne non seulement l’individu, mais aussi les agrégations
TXHVXVFLWHVDYLHHQVRFLpWp
Dans la préface à la première livraison de la revue intitulée L’Année
sociologique
GLUHFWHXU VRXOLJQH OH IDLW TXH FHWWH UHYXH QH V?HQ WLHQGUD SDV VHXOHPHQW DX[
V?DWWDFKHUD OOH TX?H SOXW{W PDLV VRFLRORJLTXH GX H[SOLFLWHPHQW UHOHYDQW WUDYDX[
j PRQWUHU FRPPHQW GH WUqV QRPEUHX[ pOpPHQWV DQDO\VpV RX SUpVHQW
cadre d’autres modalités d’interpellation peuvent et doivent retenir l’attention
GHV VRFLRORJXHV &HFL OXL DSSDUDvW FRPPH SOXV TXH QpFHVVDLUH D GLVFLSOLQH
HVW HQ FRXUV GH IRUPDOLVDWLRQ HW HOOH SHXW WURXYHU SUR?W j V?DS
GRQQpHV ODWpUDOHV FHOOHV TX?DQDO\VHQW SDU H[HPSOH OHV HV VFLHQF VSpFLDOHV
WUDLWDQW GH O?pFRQRPLH GH OD UHOLJLRQ GHV P?XUV RX GX GURLW /D SUpVHQWDWLRQ
UDLVRQQpH GH WUDYDX[ pODERUpV QRQ GLUHFWHPHQW GDQV OH FDGUH FLRORJLTXH VR
G?DQDO\VH PS FKD OH JLU G?pODU SHUPHWWUH GRLW DQQH[HV GRPDLQHV GHV GDQV PDLV
de compléter des connaissances, de donner à entendre les multiples aspects
TXL UHOqYHQW GHV IDLWV VRFLDX[ 3RXU PHWWUH HQ SODFH HW SHU GpYHORS O?DQDO\VH
VRFLRORJLTXH LO FRQYLHQW GH PRQWUHU GH TXRL FHOOHFL QH UHOqYH
5
GHVVXUSDVOHV'XUNKHLPSX\HU/OHGDQVLVjpVFRXYUDQWDQQpHVXQHVRQGHVePLOHV?XUV9GHWDurkheim, une jeunesse vosgienne
YLV GH OD SV\FKRORJLH OHV GLVWDQFHV GRLYHQW rWUH VFLHQWL?TXHPH
HW JXPHQWpHV DU OH UqJQH VRFLDO FHOXL R VH FRPELQHQW HW DOJDPHQW V?DP OHV
représentations individuelles, ne peut être traité avec les méthodes d’une
GLVFLSOLQH TXL QH V?DWWDFKH TX?DX[ FRQVFLHQFHV LQGLYLGXHOOHV X?DX[ DWRPHV
HW QRQ DX[ VSpFL?FLWpV SURSUHV j OHXUV LQWHUDFWLRQV /D JLH VRFLROR VH Gp?QLW
clairement par son souci du social et de ses liens mais, comme la psychologie
SDU DLOOHXUV HOOH YHXW VH GLVWLQJXHU GHV JpQpUDOLWpV V RUGLQDLUH DX[ WUDLWpV GH
SKLORVRSKLH VRFLDOH ePLOH 'XUNKHLP LQVLVWH VXU OH IDLW TXH WU
OHV WUDYDX[ VRFLRORJLTXHV QH SHXYHQW JXHU DU G?XQH TXDOLWp WL?TXH VFLHQ
IDXWH GH GRFXPHQWDWLRQ VXI?VDQWH HW TXH GqV ORUV LOV VRQW LPLOpV DVV j GHV
Up?H[LRQV G?RUGUH JpQpUDO VLQRQ j XQH OHFWXUH PpWDSK\VLTXH GHV
VRFLDOHV &HWWH DVVLPLODWLRQ FRQFHUQH QRPEUH GH WUDYDX[ G?LGpRO
philosophes relevant de thèses et de perspectives évolutionnistes, positivistes
ou socialisantes voire utopistes, néanmoins souvent associés à la démarche
VRFLRORJLTXH &RPPHQWDQW 0RQWHVTXLHX 'XUNKHLP SUpFLVH VRQ SURS
VRXOLJQH OHV UHODWLRQV TXL XQLVVHQW OD QDWXUH GHV VRFLpWpV DX[ YDOHXUV JpQpUpHV
OLHQV &HV HWF LRQ UHOLJ OD FRPPHUFH OH IDPLOOH OD TXH WHOV VWUXFWXUDQWV GHV SDU
LQWHUURJDWLRQV HV UHQFRQWUH ?XYUH VRQ GH ORQJ DX WRXW UpDOLVH TX?LO SURMHW &H
Ce dernier reprend et prolonge, sous un angle plus anthropologique, les
VHXOHPHQW
en contribuant plus qu’effectivement à la réalisation de la revue L’Année
sociologique PDLV pJDOHPHQW SDU GHV pOpPHQWV SHUVRQQHOV ,O V?DJLUD HQ
particulier des notions d’échange, de don et de contre-don, de mana, de fait
social total qui corroborent des présupposés latents dont l’interdépendance
TX?HOOHV H[SULPHQW GDQV OHV VRFLpWpV LQGXVWULHOOHV RX GDQV H FHOO GH OD WUDGLWLRQ
sont également des points d’intersection que Mauss met à jour et analyse en
WDQW TXH IDLWV VRFLDX[ j pWXGLHU HQ WDQW TXH WHOV /H H ELRORJLTX \ RFFXSH XQH
SODFH SOXV TXH FRQVpTXHQWH &HV pWXGHV pWD\HQW GHV DQDO\VHV NKHLPLHQQHV GXU
Cette parentèle est une des rarissimes situations intellectuelles mais
pJDOHPHQW IHFWLYHV DI R O?RQ YRLW OHV FDSDFLWpV DJUpJDWLYHV TXH FHV GHX[
personnalités hors norme ont pu et su induire de leur collaboration sans pour
cela réduire la part ni de l’un ni de l’autre dans les domaines des sciences
KXPDLQHV HW VRFLDOHV HW SOXV SUpFLVpPHQW GH FHX[ GH OD VRFLRORJ LH HW GH
O?DQWKURSRORJLH
/HVKXPDLQVJURXSHV,OOHVOHVVRXYHQWDJLVVDQWGXUNKHLPLHQVIDFWHXUVOGLYHUVQWGHVHQULFKLWRXOHVSURORQJHQW,OTWUDYDX[FRUSVHWOHVDSSRUWVFXPXODWLIVGHVRQQHYHX0DUFHO0DXVVGXQRQGHSUpFLVpHVRJXHVRVWHFKQLTXHVHWGDQVOHXUVHVSqFHVHWOHXUVW\SHVFRQVWUXLVHQWOHVVRFLpWpVVFLHQFHVGHRSGLYHUVHVPDQLqUHVAvant-propos
Marcel FOURNIER Charles KRAEMER
Historien, Société d’émulation Professeur de sociologie,
RVJHV GXGpSDUWHPHQWGHVUniversité de Montréal (Canada)
UGSe' VW VS -
H)DPGDSOF Q XS H UR
d’études durkheimiennes dans une démarche de promotion des recherches
Études durkheimiennes puis
les Durkheimian Studies du British Centre for Durkheimian Studies fondées
VD H
biographie de l’américain Steven Lukes SHQFS
3étrangère à ce renouveau et l’on conviendra que celle de Marcel Fournier ,
V VLOGVHS Q QH W DL
G,\
HEG&SWGUj
fait par Marcel Fournier lui-même qu’il était nécessaire de revenir dans l’Est
O)HS jeG F
YRLYOMO
/ F XDQDQ LU V DLVVD FH UpD
l’occasion d’appréhender les conditions dans lesquelles il s’éveilla pour
espé-
ment mental, social, intellectuel et politique, terme à prendre ici dans le sens
aussi tenter d’apporter un regard neuf sur la genèse de son importante
bibliographie, de La Division du travail socialD Formes élémentaires de la vie
religieuse en passant par les Règles de la méthode sociologique et Le Suicide
G SI H OPj3O9
TDDOHPOSY QVDFU
G I V/S F WV GL -
1. BESNARD (Philippe), « Introduction », dans Études durkheimiennes, Droz, Paris-Genève,
S
STEVEN (Luke), Émile Durkheim : His Life and Work. A Historical and Critical Study
SX RQRU 3QJ OHH Q%R RNQ
FOURNIER (Marcel), Émile Durkheim (1858-1917)
DYHHUHLXOLHHHWGLDQRLOUDDTLGOVOHUVLOUXXHVDRLOYHHDGVLO[VLXLLVHRPWLLqRFVDQWWpH?VXLWLQHQ[UX)GD\DWXHQHFXHpQQDpOQDpeOFpEQUDRWSLDRYQWOGVRSRPHQLWHJFWLDQHTLSXWHLHqWPLHFpXQWL[Y[HDUUVHDHXHLSG/HVUSDUUQLHUQWWJFHQQHPUWXRLWHVDH??Y?LDVHHLPJGLXQLp?XSOXHRVFDXGDHHUHHURRFQUDHHOOWULLVJDFSDRFVQH?XQDOHXXRRWJQqP/?KRHWXQHDOPQLXL?OHLODXOF?OLHQQ?WDYQWLD?UHWOROUHXJLpUDHVQVHWLHWVO??KRHPUDVWRRFPL?OVWRHV'XWHWXUXYFHD?OODVDQUqGLQUQULD&GROULLUYROQOpDWX[6PQQLLLJROHRXSLpHVVQWHpHXRQEURDDQOW?QHLQQW?HSQQUOSVOFXHHOVLRHXVYHWQWDLFH?UHPVHWHOOWGFL/XpGDD[QFFGLHUHHOLWLXRXUXjRFORDRUXQpHDe&U?LpLWDDWLWRPQHFLQ?FWFDDLQJLOGDUOUVHSO9XpGQQDL[XDLDVVRULKUVHpLQUHRHrOpXQH3Q?UQWLX?DDHWPU?UHIVHXYHUHHPpHLNOXEOXPWXWWQUDWYLQDFX

Q QH G V V UH VD j DW Q D VRFL pW
Q RUFRPS UH [ U QG UH FRPSUH HX QFH XH TX U W V VX HX PH
GH Qp VRQ LV O XH V VH H O SD V HW V K UH W SUH
W VW FH
W W HL UN GH HW H ?X UH FD D H D U ?
UO QFHTX XH TXHFRQ HVRFL UODS OHX WVX TXH

OD GWOGSW
V VRQ HW VRFL H D GH H H U VXDurkheim, une jeunesse vosgienne
teurs, se sont donc retrouvés le premier jour du colloque dans les rues
d’Épinal pour effectuer, guidés par Gilles Grivel et Jacques Grasser de la Société

UH V VVD
par les autres résidences familiales et l’emplacement des différentes
synagoFRRVSHOU D
dont la plupart n’étaient jamais venus à Épinal, a donné à cette visite pleine
V H FD FW H Q DJ H RQ SD V Q O H DJ TX
s’agit d’un voyage effectué à la mémoire de quelqu’un, de quelque chose ?
Bref, pour reprendre la perspective durkheimienne, un rituel qui, souvent, a

Fp$ . M SGV
publier un court reportage sur Épinal dans Le Monde
C’est à cette première partie du colloque que le présent ouvrage est consacré
- à sa famille, son père, issu d’une lignée de sept rabbins et rabbin
lui-même, avec lequel il entretint le souvenir et le respect de leurs
racines, mais aussi sa mère, qui faisait bouillir la marmite comme chef
G?XQH SHWLWH HQWUHSULVH IDPLOLDOH GH WH[WLOH TXL Q?HVW SDV VDQV UDSSHOHU
OHVWUDGLWLRQQHOVPpWLHUVH[HUFpVSDUOHV-XLIV
- à sa communauté imprégnée de judaïté, pour l’essentiel venue
d’Alsace, installée d’abord dans des petites bourgades des vallées
YRVJLHQQHVDYDQWGHFRQ?XHUYHUVODSUpIHFWXUHGXGpSDUWHPHQW
- à son collège R VRFLDO HW LQWHOOHFWXHO pSDQRXLVVHPHQW VRQ GH FDGUH
?W QH LWXWLRQ O?LQVW TXH WDUG SOXV UHJUHWWD V?LO PrPH pOqYH EULOODQW IXW LO
SDVDVVH]GHSODFHj?O?HVSULWGHFULWLTXHHWG?H[DPHQ?
- à sa ville aussi, marquée encore par sa topographie médiévale,
dominée par son château et le clocher de son église, mais déjà
HQSDUWLFXOLHU HPSUHLQWHGHPRGHUQLWpDYHFVRQFKHPLQGHIHU
O vW TX OD p H VS DO H W SG
beaucoup d’autres de France, une lente, mais irréversible mutation relative à
LUGU HUL&FjFO
HX H Gp \ FR O UHUN D DSSUHGH VRQ H W LVVDJ DL P
8
LUHQOOWqXSQXX?PGHUQqHDVUOLQPR'LWWLRWPDpQ?JGPpLVUPPLQKWN9URXVHFHYOODLWPUQLDWLHH,VDHIUVqSDOLVXUQLYXVHLSQUQVQLGROOHGOLeJHLX1HGQWVSSHRUQPOQGLpWVJLpPUHHUHGWO?Ip?QFOUHpWL&qR[PEHH?XQSVHRKXRQKHL?PDXQULRQHWVYUQWQDVOVLHVQHXUXXSHDHLFYPpHQJHPLHLQFWRVPXOSQLLHGXUDGKPQXQOHRVXJUVQHDUOXLpVXWQHXHSOU[RP?OWHHDUHDJHHDHURWQGGVH'LROXLHHSURLXWUUVULHOFHQVHXVpQUSSHDULXDDXLHWYUHVUWUUHHVXV*XQQLWpVRRWVOFH/6UDDLIQSHHHWLqXFUPWXVDQWRMFLHILHHOHOQHHXHWQFDDV?WHHULq?QORGWPLRDWLQFH?GIHUSHUHpQVpH?UHYDOQYWOQH?PXUQHLOWPpH?QWDMH?RDUKLXJOLPQ?DHODLWWOpDHXQHVKRqGPHHHOUXDLLWDXUVVWRLH?PHWRDRpQOLQLYWOUWURSWqG'VXDDOQHLW?P?HXRQHHXDMH?XVQ?HQVGGGQW
OH
TXH H DW HW QFL UH UF H KD QH FL VW GX VRFL p pW H
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FGHV VHU VHY RV QH? 7 DL UGHVFDVGHY HQpFHVV DL WGRQ
H ? KHLUN O HO GW TM VW
UpM
PRUU H PH Q UH VH HX HW HW GH ? U ? H VD PH
HL ' PRQG OHG/ GPEPHO ID
RQ GH OD V Uq
PH FL DX DO DW LVRQ D GH P HL UN H V V U VX H SUR
H] H QWG9 LRGLFGFU JHRAvant-propos
H RQ QH j Q FRQ UH TX QFR L DO H D GH HW OVD H
arrivants, des Juifs de culture et de langue allemande grossissent les petites
communautés israélites vosgiennes installées dans une quinzaine
d’aggloH5DD HQ pQ -
rées », pour reprendre la formule utilisée au temps des Lumières puis par les
défenseurs des droits de l’Homme, c’est-à-dire émancipées du joug de
l’obs/D pUpP
UD
Durkheim – notable parmi les notables – à laquelle étaient présentes les élites
politiques, militaires et religieuses, toutes confessions confondues, du
département, montre à que point leur « régénération » morale et politique,
économique, sociale et culturelle, en un mot leur acculturation ou, pour le moins,
?P?j3SH\I VKNK JQ
UDp/HVXV -
lites, ces Juifs de France, accèdent à des responsabilités d’entreprises
indusHFWQVOOpUDOWHHVHV HUHVFHQHVOO
FDL V HW -
TX VH L -
feste dans un climat délétère de revanche, ne manquera pas, comme partout
En traitant de la jeunesse de Durkheim, ce colloque contribuait donc à
5combler une lacune sur l’histoire des Juifs de l’Est de la France , rien n’ayant
pIGIVVeHO/9S
DL UH V HW
HS pV
HRjO?GVYVRHJHI
LVDXW XH OR QY FD FH
p-6FT M XQ WDLU
orthographique veut que le substantif « juif » s’écrive dans le premier cas avec une
majusGD O XQ / G jF W W V RX H
à appréhender, les éditeurs ont pris le parti de l’écrire systématiquement avec une majuscule
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9
FpOpRVpUHHGUFXRHDHHUGRLFIHqVHVRFDWLUUHLIVHIQpRXqERLUWHQHRUDDXLLPQXHLOLHWDLXDOIYpLHQDUPHULDSDpDVpLUPVDWIDHDLUOFJISOpS5HWVU[LLHPUHGHR[LPWqXWDKGLWOSDUHRHIUVLVXLPRULXOpLRERUUDVHHWIWLRQHDHDOQ{XLH[OQORXFRVV?QLWPSSUO3LDT??RQPWOGGDVQQLHOGEWDLUVLWOUELORWQX?UFHXOLoGPHUQHHS?DLSRRSOVLHWQLF?QVHUWUHWFDKPRPHHQQPHQYQSGQQODLHOQQUXLJUPDHGYLVSUHL[DV4UXHXOXOFXVpFXHHQWQLPH?LSUORXLHXWHDOYHLVSWRXOUWDWQYWLLOQ?D$IXDUDWH'GUYVHIQXXVXPHERGHQPP?DQQULMRFLHVXFXWVSHHWXLTLL?WQL0O?R[OHDPRLXJWpVHJH[WLWDQQHPQHYJUQLDRKWFpLHWOROHH?kQRQSG\XQRRPHQUTLDDpUDXPRQHULQVVGLXUHDFHQWJQDDLKOHORHXYUQVHGQ)pULDHQFHGHORHXWUUQDSSWHUOLHHUOVHXU?MOXGpLFWOp?UURVHQVDLWPeeL?HXQTDVWUXRO/%PpGWDLHODXLFUUFLQRRSLQODLLPOLRQDRHXVHHDOODHDVHwRW0QDQLXEIERHLOL"JHLROJL?QQHYDTHOULjqHH?FXPJRXJDQOXFHLOUOUHOYJXHR[QOUUqJGWPHOOPDUUOXQIVQVLOHLQGRQFLMXDRPpDOLWVWpVWVpRHWDULPWQFHODDXoVRHQVUF\QVWDpHPHDWLLXTFXOHIHXVUQHRSQLpQODORQQWpQDHPVDQWRXVDJVHIVFOHHQVL\DUUpQVWHRQGWVVPHDRFQWJHPGLUOOWXOGH?OX$QOTLHQO?OLVOXLWRUSTXHHHQHWVLH?LHLSXVJW
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QRXY V L VH Q OVD DW Q j V RVH HW HDurkheim, une jeunesse vosgienne
Un tel événement n’aurait pas été possible sans la collaboration fort
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O Qp O HL GX QH DL GH Up DO RQ O VHL FRQ X FL U j H L DSS
9R GH PH Gp GX DW Q FL p pW D GH H HW FL VH HXLa familleLes racines d’Émile Durkheim
Migrations dans l’espace rhénan (1400-1800)
Pascal FAUSTINI
En parcourant l’ouvrage de Marcel Fournier, nous avons relevé quelques
citations qui témoignent de l’intérêt que portent Émile Durkheim et ses
neveux, Henri Durkheim, mais aussi Henri et Marcel Mauss, à leurs origines
1familiales .
HSG??HU GTIO UD XL -
tions » ; on honore la mémoire du rabbin de Mutzig Simon Horchheim « très
connu pour son éloquence » ; et on se transmet depuis des siècles un précieux
manuscrit, constitué de centaines de feuillets de parchemin, dont certaines
eparties sont antérieures au XVI
siècle, contenant essentiellement
des commentaires talmudiques.
Un manuscrit témoin
de l’histoire
Grâce à Bernard Lyon-Caen,
parent de la famille Durkheim, et
à Avraham Malthête, archiviste
de l’Alliance israélite universelle
à Paris, nous avons pu retrouver
2ce fameux manuscrit qui porte
sur sa couverture l’inscription
suivante :
« Ce recueil, constitué au
eXVI siècle, et qui a appartenu
eau XIX siècle au rabbin
Durkheim d’Épinal, a été
donné à la Bibliothèque de
l’Alliance israélite universelle le
19.12.1956 par M. Henri Mauss
en souvenir de son frère Marcel
Mauss, professeur au Collège
1. FOURNIER (Marcel), Émile Durkheim, Paris, Fayard, 2007, 940 p.
??0 LW$ LD + QF RW % HL Kq HG HO LW
13
JpQQpLpOWHKLWVDLXXOSLHOVTO?QQHUUDqLHVQDLE2EEDLWLVXQDR$?OXVVHDDOQHXQVYFUUHOOH3,U8VOPDurkheim, une jeunesse vosgienne
de France, Membre du Comité central, du philosophe Émile Durkheim son
oncle, du rabbin Durkheim son grand-père et de la longue lignée de rabbins,
ses ancêtres ».
La datation de ce manuscrit est permise par l’une de ses pages qui
comporte un certain nombre de noms et de dates. En haut de cette page, on y lit
en hébreu :
« Ce livre m’a été remis par mon beau-frère Isaac en don ; écrit par moi Moshe
Viennent ensuite de courtes notices rédigées à l’occasion de la naissance
de chacun des enfants du couple ; ces notices couvrent une vingtaine
d’anUWG ?I SUWH
vers 1565.
Les prénoms des enfants sont, selon l’usage, ceux portés par leurs
grandsparents et arrière-grands-parents décédés : ils sont donc la mémoire d’une
3OS -
OPDQ
$GUUSQIM
eXVI siècle (huit chefs de famille), il ne fait guère de doute que nous avons ici
à de multiples reprises ses coreligionnaires devant l’empereur Charles Quint.
La sœur d’Isaac, et épouse du destinataire du manuscrit, nous paraît être une
En d’autres termes, Émile Durkheim descend sans doute de cet illustre
erabbin du XVI W
ele XIX siècle demeure pour l’instant un mystère, mais nous avançons
l’hypoVD FH HGX5 S LVGX5 DXY VO QjQR
IHW DYDQWOD (Q ?Q HI GHV DQQpHV OHV -XLIV IXUHQW FKDVVpV GX UR\DXPH
de France, de Lorraine, des États du Luxembourg, de l’évêché de Trêves (qui
s’étendait jusqu’à Coblence) et des territoires qui correspondent à la Sarre
DFWXHOOH HW j XQH JUDQGH SDUWLH GH OD SURYLQFH GH WLQDW 5KpQDQLH3DOD 2Q D
ecalculé qu’il restait en Alsace une centaine de familles juives au XVI siècle,
réparties sur une quinzaine de bourgs ou de villages, et il faut aller vers la
valOpH GX 5KLQ SRXU WURXYHU GHV FHQWUHV G?LPSODQWDWLRQ MXLYH GH HOTXH TX LPSRU -
tance, comme Worms, Francfort, Mayence ou Bingen.
14
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ePalatinatus ad Rhenum (Blaue Atlas, XVII siècle)
Cette région rhénane est, à son tour, une région d’émigration suite à
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zones frontalières allemandes, en Alsace et en Lorraine, sont pour la plupart
originaires de ces régions rhénanes. Les ancêtres d’Émile Durkheim sont le
produit de ce brassage et de cet aller-retour migratoire, et le manuscrit
transmis dans la famille Durkheim est une parfaite illustration de ces multiples
pérégrinations des familles juives dans cette région.
Quatre grands-parents d’horizons différents
L’identité des quatre grands-parents d’Émile nous oblige à évoquer la
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nom de famille transmissible à leurs enfants. L’usage courant était en effet de
porter le prénom du père à la suite du sien, en y ajoutant parfois la ville dont la
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famille était originaire. De facto, la plupart des familles ne possédaient pas de
patronyme, si l’on met à part le cas des Cahen et des Lévy qui correspondent
3à des fonctions religieuses .
Sans ce décret napoléonien, Mélanie se serait donc nommée Mélanie
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Lazard, décida de porter le nom de Lazard.
Ces quatre grands-parents, natifs du Palatinat (Dürkheim), d’Alsace
(Mutzig), de Moselle (Lixheim : les Isidor et Hellimer : les Lazard) et des
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Les grands-parents maternels : lignées de
commerçants
nelle : les Isidor et les Lazard. Comme l’écrit Marcel Fournier, le mariage
3 . « Cohen?V S WU &K G G cohanim, ces prêtres issus
d’Aaron, le frère de Moïse ; ils étaient chargés du culte. Les Lévy étaient les serviteurs des
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de Moïse Durkheim avec Mélanie Isidor, « c’est l’union de la religion et du
4commerce » .
qui compte parmi les notables de la petite ville de Charmes. Le contrat de
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son, que le salaire de rabbin de Moïse Durkheim est alors de 600 francs par
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enfants, la part de Mélanie représente à elle seule 12 000 francs.
Les frères de Mélanie sont dans le négoce (marchands de chapeaux,
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Phalsbourg, puis de Paris, qui termina sa carrière comme grand rabbin de
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parnassim (dirigeants de communautés),
Metz, Lixheim, Denting (près de Boulay-en-Moselle), toutes familles venues
à l’origine de l’Allemagne toute proche.
Quant à la famille Lazard, elle est composée de personnages « particuliers »

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Fournier et d’autres auteurs n’en disent rien de plus et les recherches
généalogiques effectuées ne dégagent rien de particulier à mettre en relief ; cela
relèverait d’un pur intérêt généalogique.
Les Durkheim, une lignée de rabbins
Israël David Durkheim, le père de Moïse, est né à Dürkheim en 1766.
eCette localité ne s’appellera Bad Dürkheim qu’au XIX siècle lorsque sera
construit l’établissement thermal. C’est une petite ville située au pied du
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4. FOURNIER (Marcel), Émile Durkheim, Paris, Fayard, 2007, p. 24.
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