Corrigé Bac L Littérature 2014

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Pour Musset, Le théâtre est un miroir social qui à travers ses différentes
fonctions replace le langage dans un contexte historique, et souligne sa
permanence. On peut observer que ce genre littéraire devient un MONDE
PARALLELE : Il donne à travers un langage, une image de la société sincère et
salvatrice. Plus représentatif de la vie artistique que le roman, doublement
ancré dans la réalité par son texte et par une mise en scène vivante, il témoigne
par sa complexité et sa force de préoccupations existentielles et politiques…
doit il être lu ou joué ? MUSSET opte pour la première réponse … Le théâtre
dans un fauteuil reprend cette vision : En n’écrivant pas pour la scène, Musset
n’aura pas à craindre d’être de nouveau exposé aux sifflets ininterrompus d’un
public « aussi sot que celui-là » … Il s’interroge : « Que dit-on de nous dans les
théâtres ? De nous dans les livres ? » Enfin il se soustrait à de nombreuses
responsabilités, toute représentation impliquant la collaboration de toute une
équipe et des enjeux financiers. Le théâtre, art collectif, impose des contraintes
plus grandes que l’édition. Indépendant, Musset n’aura affaire qu’au directeur
de La Revue des deux mondes, Buloz, pour la publication de sa pièce … et à ses
lecteurs qui, s’ils sont déçus, n’auront du moins pas effectué un déplacement
inutile !
Publié le : mercredi 18 novembre 2015
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BACCALAURÉAT
Série : Littéraire
Épreuve :LITTERATURE
Session 2014
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1
Question 1
Pour Musset, Le théâtre est un miroir social qui à travers ses différentes fonctions replace le langage dans un contexte historique, et souligne sa permanence. On peut observer que ce genre littéraire devient un MONDE PARALLELE : Il donne à travers un langage, une image de la société sincère et salvatrice. Plus représentatif de la vie artistique que le roman, doublement ancré dans la réalité par son texte et par une mise en scène vivante, il témoigne par sa complexité et sa force de préoccupations existentielles et politiƋues… doit il être lu ou joué? MUSSET opte pouƌ la pƌeŵiğƌe ƌĠpoŶse … Le thĠâtƌe dans un fauteuil reprend cette vision: EŶ Ŷ’ĠĐƌivaŶt pas pouƌ la sĐğŶe, Musset Ŷ’auƌa pas à ĐƌaiŶdƌe d’ġtƌe de Ŷouveau edžposĠ audž sifflets iŶiŶteƌƌoŵpus d’un public « aussi sot que celui-là »… Il s’iŶteƌƌoge : « Que dit-on de nous dans les théâtres ? De nous dans les livres ? » Enfin il se soustrait à de nombreuses responsabilités, toute représentation impliquant la collaboration de toute une équipe et des enjeux financiers. Le théâtre, art collectif, impose des contraintes plus gƌaŶdes Ƌue l’ĠditioŶ. IŶdĠpeŶdaŶt, Musset Ŷ’auƌa affaiƌe Ƌu’au diƌeĐteuƌ deLa Revue des deux mondes,Buloz, pouƌ la puďliĐatioŶ de sa piğĐe … et à ses leĐteuƌs Ƌui, s’ils soŶt dĠçus, Ŷ’auƌoŶt du ŵoiŶs pas effeĐtuĠ uŶ dĠplaĐeŵeŶt inutile !
QUESTION 2
LORENZACCIO, le Đhef d’œuvƌe de MUSSET, Đoŵpaƌaďle audž œuvƌes de SHAKESPEARE, nous plonge dans la Florence du temps des MEDICIS avec comme toile de fond historique la REVOLUTION DE 1830 en France.
Le théâtre de MUSSET reste complexe et LORENZACCIO demeure le drame romantique par excellence, avec des bases philosophiques, poétiques et politiques vitales.
S i le thĠâtƌe ĐlassiƋue ƌeste le dĠfeŶseuƌ de l’oƌdƌe soĐial, LORENZACCIO pouƌ sa paƌt est le sLJŵďole d’uŶe soĐiĠtĠ dispeƌsĠe, peƌdue daŶs ses oďsĐuƌitĠs:
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l’esthĠtiƋue du dƌaŵe ƌoŵaŶtiƋue pƌeŶd aloƌs tout soŶ seŶs! MUSSET trouve daŶs soŶ œuvƌe uŶ ŵode d’edžpƌessioŶ adaptĠ et Đapaďle de ŵettƌe eŶ luŵiğƌe la perversité du monde et des hommes : son théâtre devient un laboratoire littéraire moderne !
NuaŶĐes fƌagiles, ĐhaŶgeŵeŶts d’huŵeuƌ des peƌsoŶŶages, phƌases Đouƌtes… qui augmentent la tension dramatique: l’appaƌeŶĐe tƌoŵpeuse devieŶt aloƌs un thème majeur de LORENZACCIO qui place le drame dans une forme de modernité visionnaire : le mal de vivre romantique symbolise ce langage perfide et manipulateur du genre humain (représenté par le masque dans la piğĐe) … MUSSET et sa littĠƌatuƌe aŶŶoŶĐeŶt aloƌs l’iŵpuissaŶĐe du ŵoŶde moderne face à ses propres errances. .. Difficiles à justifier, dans la vie comme au théâtre, ce rapport le prouve.
Rapport du comité de censure du 23 juillet 1864 à Charles de La Rounat, directeur du théâtre de l'Odéon
LORENZACCIODrame en cinqactes. 23 juillet 1864.
Ce n'est pas la première fois qu'il est question de représenter cet ouvrage,qu'Alfred de Musset n'avaitpas composépour la scène. Le Théâtre-Français, qui y avait songé, a reculé devant des difficultés qui lui parurent insurmontables.
Dans la version que le directeur de l'Odéon soumet à la censure, on a cherché à adapter l'ouvrage à la scène par des suppressions nombreuses et des soudures ayant pour objet de rapprocher les différentes péripéties que les digressions, toutes naturelles dans un drame écrit pour être lu et non pour être joué, isolaient les unes des autres.
Nous ne croyons pas que cette œuvre, arrangée telle qu'elle est, rentre dans les conditions du théâtre. Les débauches et les cruautés du jeune duc de Florence, Alexandre de Médicis, la discussion du droit d'assassiner un souverain dont les crimes et les iniquités crient vengeance, le meurtre même du prince par un de ses parents, type de dégradation et d'abrutissement, nous paraissentun spectacle dangereux à présenter au public.
En conséquence, nous ne croyons pas qu'il y ait lieu d'autoriser la pièce.
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