Réussite scolaire, j'aide mon enfant : chapitre 1

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Comment aider son enfant à progresser à l'école ? Comment l'encourager dans ses études ? Lui redonner confiance en lui ? L'aider dans ses devoirs ? Comment aider un enfant précoce ou dyslexique ? L'auteur, professeur à domicile, répond à toutes ces questions et à bien d'autres encore. Sans oublier de nous fournir ses trucs et astuces pour bien rédiger un devoir, pour bien apprendre les tables de multiplications etc. Voilà enfin un guide pour apprendre aux parents à aider au mieux leurs enfants du primaire à la terminale.
Publié le : mercredi 7 octobre 2015
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Réussitescolaire:
J’aide monenfant!
Aude Fennec
Édition de la Goutte d’Étoile
Avant-propos1
Je suis professeur à domicile. J’ai des élèves du primaire à la terminale. Depuis que je fais ce métier, j’en vois déiler de toutes les couleurs. J’ai eu l’occasion de travailler avec des enfants en grandes dificultés comme avec des premiers de la classe qui veulent rester au top niveau, des enfants dyslexiques ou simplement des élèves qui ont besoin d’aide pour faire leurs devoirs. J’ai donc eu l’occasion de faire le tour de la question. L’Education Nationale demande beaucoup à votre enfant et vous plus encore. Et vous avez raison ! En ces périodes de crises où l’avenir est incertain pour beaucoup, tous les parents veulent voir réussir leur enfant coûte que coûte. C’est normal, c’est le rôle des parents. Mais comment s’y prendre pour être sûre de réussir et pour ne pas risquer d’obtenir l’effet inverse ? C’est ce que nous allons voir dans ce livre.
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Hormis à certaines lignes du chapitre I.1.b., je parle toujours d’élèves au neutre ou au masculin : votre enfant, il a…
Ce choix délibéré me permet simplement d’alléger les tournures de phrases pour ne pas répéter inlassablementil ou elle. Bien entendu, tout le contenu de ce livre s’applique aussi bien aux #illes qu’aux garçons.
a. Manque de confiance en soi
I.Géralités
1.Problèmedeconfianceensoi
Surtout ne dites jamais ou ne laissez jamais croire à votre enfant qu’il n’est pas capable, n’a pas les capacités ou autre du même genre. De tous les élèves que j’ai eu, très rares sont ceux qui ne manquaient pas de con#iance en eux ! La con#iance, c’est la bête noire des élèves en dif#iculté et même souvent de ceux qui réussissent. Votre enfant sait parfaitement que vous attendez de lui qu’il réussisse. C’est une pression permanente sur ses épaules. « Vais-je être à la hauteur ? » voilà la question que tous se posent. Or, si un lycéen est capable de faire la part des choses, de comprendre que c’est pour son propre avenir qu’il travaille, un enfant plus jeune ne l’est pas forcément. Votre enfant ne doit donc surtout pas avoir l’impression de devoir mériter votre amour. En faisant bien comprendre à votre tête blonde que votre amour pour lui est absolu et inconditionnel, vous lui enlevez déjà un poids des épaules. Mais même si à aucun moment il ne doute de votre amour et même s’il est le pire élève de la Terre, ne lui laissez pas entendre qu’il n’est pas capable. Il n’y a rien de pire ni de plus dur à rattraper qu’un enfant qui croit qu’il n’est pas capable de faire ce qu’on lui demande alors même qu’il constate tous les jours à l’école que d’autres le sont ! J’ai parfois eu des élèves en pleurs parce qu’ils revenaient avec une mauvaise note sur une leçon qu’on avait pourtant travaillé des heures durant et qu’eux-mêmes avaient bûché à fond tandis que le copain de classe qui n’y avait passé qu’une demi-heure revenait chez lui avec un 18/20. Là, l’élève désespéré sort « Je suis nul de toute façon, je ne sais pas pourquoi je continue, je n’y arriverai jamais. ».
Dans ce genre de cas, il y a deux possibilités, votre enfant est d’ordinaire bon élève. Alors n’hésitez surtout pas à lui dire que ce n’est pas grave, qu’il fera mieux la prochaine fois et de lui rappeler sa moyenne honorable. Ensuite, revoyez la copie avec lui, décortiquez-la même si la correction a déjà eu lieu en classe pour voir ce qui n’a pas été. Deuxième possibilité, votre enfant est un habitué des mauvaises notes dans cette matière ou dans toutes. Le problème de con#iance en soi est alors bien plus légitime et bien plus dif#icile à évacuer. Evitez de lui dire que ce n’est pas grave et qu’il fera mieux la prochaine fois car s’il ramène le même genre de note par la suite, ce sera encore plus dur. Commencez par le calmer, dites-lui que ce n’est qu’une note et que ça ne re#lète pas son intelligence ou ses capacités, qu’il n’est donc pas nul et que vous êtes conscient de l’effort et de l’investissement fournis. Puis, revoyez avec lui la copie en faisant une correction positive c’est-à-dire en regardant ce qui a été bien fait. « Regarde, tu vois, là tu as eu juste c’est très bien. » Une simple petite phrase comme ça peut beaucoup aider. Ne pas hésiter à souligner le fait que la présentation est réussie quand c’est le cas. Si vous vous y connaissez un peu dans la matière, ciblez les erreurs d’étourderie – rares sont les copies qui n’en ont pas – elles correspondent par dé#inition à des fautes d’inattention c’est-à-dire à des choses que votre enfant savait faire mais où il s’est trompé dans l’empressement et/ou le stress. Tentez alors si la notation est suf#isamment détaillée de recalculer la note qu’il aurait eu si ces erreurs n’avaient pas été commises. Cette note sera par dé#inition plus élevée et si elle est #ictive, elle aura néanmoins le mérite d’une part de sensibiliser votre enfant à la relecture et à la concentration, d’autre part de lui redonner con#iance en ses capacités et donc en lui.
Prenez l’habitude d’effectuer ce travail après chaque mauvaise note car redonner con#iance est un travail de longue haleine.
Il est important que l’enfant se visualise en situation de réussite. Vous devez donc tout faire pour lui montrer qu’il est capable d’y arriver et qu’il s’imagine ramenant une bonne note dans la matière. Il m’est arrivé d’avoir des élèves tellement persuadés qu’ils étaient de toute façon nuls dans une matière qu’ils ne prenaient même plus la peine de la travailler. En effet, pourquoi travailler quand quels que soient les efforts fournis, les résultats ne sont de toute façon pas au rendez-vous ? Il est impératif que votre enfant continue à travailler les matières dans lesquelles il a
le plus de difficultés et à y croire et donc à croire en lui.
b. « Tu es nul, tu n’arriveras à rien ! »
N’oubliez pas non plus de croire en votre enfant envers et contre tout. Vous devez être son premier fan (Attention, pas son serviteur, vous restez le parent) car il n’aura pas coniance en lui s’il sent que VOUS n’avez pas coniance. Ne mélangez toutefois pas coniance en ses capacités et coniance en sa capacité à travailler seul mais nous verrons ce point plus en profondeur dans le chapitre 4.
Il m’arrive (rarement heureusement) d’avoir des élèves à qui les parents, souvent le père, disent qu’elles ne sont capables de rien, qu’elles n’arriveront à rien etc. Et voilà un quart d’heure de cours de perdu à consoler une élève en pleurs à cause de ce que lui a dit cette personne qui est censée la pousser mais qui au lieu de cela la rabaisse. En tant qu’être humain et en tant que femme (car ce genre de comportement parental s’exerce le plus souvent à l’égard des illes), j’aurais envie de dire sans détour ma façon de penser à ces parents indignes. En tant que professeur, il me faut bien évidemment garder mon self-control, faire preuve de tact…
Certains parents croient à tort que leur progéniture ne les écoute pas. C’est faux. Quand un parent dénigre son enfant, lui dit qu’il n’est pas capable, l’enfant entend, écoute, retient, pire, y croit. Votre enfant croit en vous envers et contre tout simplement parce que vous êtes son parent. Si vous tenez ou avez tenu ce type de discours à votre ou vos enfants, faites marche arrière et changez radicalement votre façon de voir votre enfant et de communiquer avec lui car il s’agit là de comportements parentaux toxiques pour les enfants et ces phrases dans la bouche d’un parent peuvent s’apparenter à de la maltraitance psychologique. Si le parent toxique est votre conjoint, faites-le changer et parlez avec votre enfant pour lui faire comprendre que ce qu’on lui a dit était faux et qu’il ou elle n’est pas nul(le) !
c. Excès de confiance en soi
C’est rare, mais il existe chez certains élèves, surtout vers l’adolescence, un excès de coniance en soi. A quoi les reconnaît-on ? Ils disent souvent avoir compris leur leçon mais quand on creuse, on s’aperçoit que tel ou tel point, voir la leçon complète n’est en réalité pas comprise. Ce point peut être un indice mais ne sufit toutefois pas à révéler un excès de coniance. La plupart des matières, en particuliers les matières scientiiques (mathématiques, sciences de la vie et de la terre, physique-chimie) demandent des justiications méthodiques aux questions avec souvent des étapes intermédiaires bien précises pour y répondre. Si votre enfant se paie le luxe de sauter ces étapes (alors même que des docteurs ès sciences qui n’ont plus rien à prouver à personne les suivent à la lettre) pour tout calculer dans sa tête et n’écrire que le résultat, il peut faire preuve d’un excès de coniance en lui. Attention, le calcul mental est une capacité importante à développer. Il ne s’agit pas ici de cela mais bien de calculs parfois complexes réalisés entièrement de tête. Or, cela est tout aussi néfaste pour ses résultats scolaires que le manque de coniance. D’une part parce que si ces étapes existent, c’est qu’il y a une raison, elles garantissent, si les règles de raisonnement sont bien suivies une réponse juste. De fait, à vouloir sauter trop d’étapes, voir toutes, l’élève est absolument certain d’avoir faux tôt ou tard. Il lui arrivera également de tomber juste, surtout s’il est effectivement un habitué de cette gymnastique mentale mais l’exactitude de ses résultats restera en équilibre instable. D’autre part, ces étapes sont demandées et attendues par les professeurs qui enlèvent des points lorsqu’elles n’apparaissent pas, justement pour remettre dans le droit chemin des élèves récalcitrants.
Vous devez donc veiller à ce que votre enfant descende du piédestal sur lequel il s’est lui-même mis si tel est le cas (attention, sans passer ni même frôler le point b. de ce chapitre que nous venons d’aborder) et à ce qu’il suive les méthodes de résolution d’exercices apprises en cours avec toutes les étapes nécessaires.
a. Identifier un enfant dyslexique
c. Psychologie d’un enfant précoce
b. Aider un enfant dyslexique
Annexes
3.Lelycée
IIII..Niveauxetaptitudes
4.Enfantsprécoces
Annexe1 Exercices de lecture rigolote (primaire) (A destination des parents et enfants)
2.Lecollège
1.Leprimaire
2.Desactivités,toujoursdesactivités 3.Àchacunsafaçon d’apprendre 4.Faispasci,faispasça 5.Environnementet matérieldetravail a.L’environnement de travail b. Le matériel 6.Lesdevoirs 7.Unprofesseuràdomicile 8.Desnotesdoncjesuis? 9.ObjectifLune a. Fixer des objectifs
e. Un ventre bien rempli
d. Apprentissage par l’expérience
10.Tuferascent lignes!
b. Etudier, quel intérêt ?
a. 1, 2, 3 Soleil !
5.Enfantsdyslexiques
c. Cahier de victoires
b. J’apprends donc je grandis
c. Le baccalauréat
a. Du primaire au collège
a. Du collège au lycée
b. Les devoirs
a. Mon enfant est-il précoce ?
b. Faire progresser un enfant précoce
b. Méthodes d’apprentissage
c. Brevet or not brevet
Annexe2 Tables de multiplications (primaire, collège) (A destination des parents)
Annexe3 Présenter une copie (collège, lycée) (A destination des élèves)
Annexe4 Rédiger un exercice (collège, lycée) (A destination des élèves)
Annexe5 Les règles d’un dessin/schéma (collège, lycée) (A destination des élèves)
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