1ème conférence-careme-st fçs de sales

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1ème conférence-careme-st fçs de sales

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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ère 1 conférencede Carême
Pendant le temps de l’Avent avant Noël, nous avons regardé les 2ères parties de l’Introduction à la vie dévotede saint François de Sales. Il traitait de l’oraison. Pour le carême, nous allons, en 5 conférences, regarder la suite qui nous parle du combat spirituel. Qu’est-ce que le combat spirituel ? On peut dire que la vie chrétienne est un chemin vers Dieu. Depuis le péché originel et depuis notre naissance, notre parcours est semé d’obstacles liés à notre nature déformée, à notre péché et à l’action du démon qui veut à tout prix nous empêcher de nous unir à Dieu totalement. Le combat que nous avons à mener consiste à persévérer pour avancer. Le Christ le premier a mené ce combat. A sa suite et avec Lui, nous entrons dans ce combat. Nous avons une part active à avoir dans ce combat. Il ne s’agit pas de combattre directement le vice mais d’user de toutes nos forces pour acquérir la vertu contraire au vice qui me détourne de Dieu. Comme les vertus sont connexes, quand l’une grandit, toutes les autres se fortifient aussi. Chp 1 & 2 : choisir une vertu à exercer. Saint François de Sales explique qu’il existe des vertus qui ont unusage presque universel,la douceur, la tempérance, l’honnêteté et l’humilité sont des vertus desquelles toutes les actions de notre vie doivent être teintes.Entre les exercices des vertus, nous devons préférer celui qui est plus conforme à notre devoir, et non pas celui qui est plus conforme à notre goût. Il faut préférer les vertus les plus excellentes et non pas les plus apparentes. Il est utile que chacun choisisse un exercice particulier de quelque vertu, non point pour abandonner les autres, mais pour tenir plus justement son esprit rangé et occupé. p.119 :S’il plaît à Dieu de nous élever jusqu’à ces perfections angéliques, nous serons aussi des bons anges, mais en attendant, exerçons nous simplement, humblement et dévotement aux petites vertus: patience, bonté, pénitence du cœur, humilité, obéissance, pauvreté, chasteté, douceur envers le prochain.Saint François de Sales qui adresse son ouvrage à Philothée, femme du monde, prend pour exemple la broderie. Ainsi ces âmes pieuses qui entreprennent quelque exercice particulier de dévotion, se servent de celui-ci comme d’un fonds pour leur broderie spirituelle, sur lequel elles pratiquent la variété de toutes les autres vertus.La pratique appliquée d’une vertu permet de tenir mieux toutes les autres vertus. Toute la volonté est ainsi fortifiée. Comme il advint à Job qui, s’exerçant particulièrement en la patience contre tant de tentations par lesquelles il fut agité, devint ainsi parfaitement saint et vertueux en toutes sortes de vertus. Reprise : A chacun de nous donc, de -déceler quel vertu nous manque le plus en général (en regardant quel péché est le plus fort en nous, quel est celui qui nous empêche le plus d’avancer vers Dieu) -mettre tout notre cœur à apprendre à vivre de cette vertu (qui nous fera développer en même temps toutes les autres). Chp 3 : la patience Nous allons maintenant balayer rapidement les conseils que saint François de Sales donne pour l’acquisition des vertus principales. Il faut bien saisir que le sens de ce terme a quelque peu glissé avec le temps. Nous limitons l’emploi du mot patience à celui qui supporte le temps en sachant attendre sans se plaindre de la durée des choses. Le sens plénier et profond de la patience est plus vaste. Le mot patience vient du verbe pâtir, qui a donné aussi le mot passion, celle du Christ. Car le Christ a assumé toutes sortes de souffrances, de contrariétés par amour pour les hommes, pour nous sauver. La patience est la vertu qui nous donne à nous aussi de persévérer dans la vie, dans les activités qui sont les nôtres, quelque soit les contrariétés, les peines, les souffrances rencontrées, sans que nous nous laissions aller au découragement, à la plainte.
Carême 2009– Conférence sur St François de Sales n° 1
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St François cite Luc 21,19:c'est par votre patience que vous posséderez votre âme. Autrement dit, c'est en étant patient que vous serez maîtres de vous même. Or nous dit-il:c'est le plus grand bonheur de l'homme que de posséder son âme, d'êtremaître de ses humeurs. Il nous faut donc apprendre à endurer toutes les contradictions que la vie peut nous offrir: les petites comme les grandes, qu'elles viennent de nous (maladies...) ou de l'extérieur, de personnes avec qui nous avons du mal ou les personnes proches, les personnes de bien. En nous plaignant le moins possible carcelui qui se plaint, pêche,nous dit St François. Bien sûr, il peut arriver qu'on ressente le besoin de parler de telle ou telle contrariété à quelqu'un d'autre mais dans ce cas, choisissons desâmes tranquilles et qui aiment bien Dieu, car autrement, au lieu d'alléger notre cœur, elles provoqueraient une plus grande inquiétude.Si nous sommes accusés faussement, il nous faut nousexcuser doucementdit François, nousniant d'être coupable,car nous nous devons respecter la vérité et notre prochain a besoin de la connaître. Mais si on continue à vous accuser, ne vous troublez nullement.la tranquillité, la douceur de Recherchez cœur et l'humilité. Pour conclure, st François nous invite à offrir toutes ces contrariétés, ces souffrances, ces maladies au Christ et de le supplier de les unir aux tourments qu'Il a lui-même subits pour nous. Pour y arriver,contemplez souvent de vos yeux intérieurs Jésus-Christ crucifié, nu, blasphémé, calomnié, abandonné et enfin accablé de toutes sortes de tristesses et de peines, et considérez que toutes vos souffrances, ni en qualité, ni en quantité, ne sont aucunement comparables au siennes. Chp 4 à 7 : l’humilité. Pour recevoir la grâce de Dieu en nos cœurs, il les faut avoir vides de notre propre gloire. Ainsi l’humilité repousse Satan, et conserve en nous les grâces et dons du Saint Esprit (…) [Jésus] et sa Mère ont toujours honoré et chéri cette digne vertu plus qu’aucune autre. - Il y a tout d’abord àcombattre la vaine gloire (extérieure). Il y en a qui se rendent fiers pour être sur un bon cheval, pour avoir un panache en leur chapeau, pour être habillés somptueusement, mais qui ne voit cette folie ? Car s’il y a de la gloire pour cela, elle est pour le cheval, pour l’oiseau et pour le tailleur. Ainsi pour connaitre si un homme est vraiment sage, savant, généreux, noble, il faut voir si ses biens tendent à l’humilité, modestie et soumission car alors ce seront des vrais biens. Les honneurs, les rangs, les dignités, sont comme le safran, qui se porte mieux et vient plus abondamment quand il est foulé aux pieds. -Grandir dans l’humilité intérieure. Pour cela il est important de considérer les bienfaits que Dieu a mis en nous. Rien ne peut nous humilier autant devant la miséricorde de Dieu que la multitude de ses bienfaits, ni rien tant nous humilier devant sa justice, que la multitude de nos méfaits. Considérons ce qu’il a fait pour nous et ce que nous avons fait contre lui (…) Il ne faut pas craindre que la connaissance de ce qu’il a mis en nous nous enfle, pourvu que nous soyons attentifsà cette vérité, que ce qui est bon en nous n’est pas de nous. 1 Corinthiens: Qu’avons-nous de bon que nous n’ayons reçu? Cela nous rend humble, et non pas orgueilleux.Car la connaissance engendre la reconnaissance.- Choisir d’aller jusqu’àaimer notre abjection (faiblesse humaine). L’abjection c’est la petitesse humaine. L’humilité consiste en la véritable connaissance de notre condition (petitesse). La Vierge Marie dans son cantique du Magnificat s’écrie :mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. La bassesse de sa servante : Marie reconnait la faiblesse de sa condition et a de la reconnaissance pour Dieu qui la comble de bienfaits ! Elle sait que tout en elle est donné par la grâce de Dieu. Ayons toujours les yeux sur Jésus-Christ crucifié; marchons en son service avec confiance et simplicité, mais sagement et discrètement. Chp 8-10 : la douceur Pour introduire à cette vertu, saint François de Sales utilise un exemple très beau tiré de la liturgie. Le Saint Chrême dont on use pour la confirmation est composé d’huile d’olive et d'un baume (parfum). Il apparaît comme le symbole de l'alliance des deux vertus propres au cœur du Christ:
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l'humilité et la douceur. Car le Christ lui-même nous dit en Mt 11,29 :Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. L’humilité, continue st Françoisnous perfectionne envers Dieu, et la douceur envers le prochain. Ainsi notre charité atteint sa perfection lorsqu'elle est patiente, douce et bonne. Il nous faut donc apprendre du Christ à être doux. Cette misérable vie n’est qu’un acheminement vers [la vie] bienheureuse ; ne nous courrouçons donc point en chemin les uns avec les autres(ne nous énervons pas les uns les autres, ne nous mettons pas en colère les uns contre les autres), marchons avec la troupe de nos frères, doucement, paisiblement et aimablement. Nous sommes tous sur le même chemin, difficile et pénible, de la vie parfaite, portant chacun nos tares. Au lieu de faire une fixation sur celles des autres, entrainons-nous au bien pour avancer tous ensemble. Mais comment lutter contre la colère? Nous pouvons être confrontés aux vices de ceux dont nous sommes responsables et par charité, nous nous devons d'essayer de les corriger mais jamais de manière brutale. Toujoursdoucement et paisiblementCar, il leinsiste l'évêque de Genève. souligne, il faut bien avoir en tête qu'on ne peut pasuser modérément et sagement de la colère.On ne calme jamais une colère en criant, par exemple! Quand la colère monte en nous, il faut la repoussersagement mais promptement, sinon elle se rend maîtresse de nous.Ramassez vous forces doucement néanmoins sérieusement.Autrement dit, lorsque nous la sentons venir, décidons en douceur mais fermement, de ne pas nous exprimer, de passer à autre chose, peut-être de sujet de conversation, ou tout simplement, fuyons pour ne pas exploser! Puis, après cedoux effort (ilest doux mais c'est bien un effort pour st François), tournons-nous vers Dieu à l'image du psalmiste qui dit à Dieu:Mon œil est troublé d'une grande colère... aie pitié de moi, Seigneur!(cf. Ps 30,10). Si, malheureusement, vous vous êtes laissé allé à la colère,réparez la faute par quelque acte de douceur envers la personne conte laquelle vous vous êtes irrité. Le reste du temps, lorsque vous n'êtes pas guetté par la colère, faites grande provision de douceur et de bonté. Dans un autre chapitre, st François parle de la douceur envers soi-même. Une des bonnes pratiques que nous devrions avoir de la douceur est celle de la douceur envers nous-même, nous dit-il. Il est normal de souffrir quelque peu de nos fautes mais cela ne doit pas se tourner en aigreur, dépit et colère vis-à-vis de nous-même. Car il est courant d'être en colère d'avoir été en colère. Et cela n'arrange rien. Carces aigreurs que l'on a contre soi-même, tendent à l'orgueil, et n'ont pour origine que l'amour propre qui se trouble de nous voir imparfaits. Certes, il nous faut éprouver un déplaisir de nos fautes mais notre repentir doit être tranquille. Relevons-nous, et réclamons la miséricorde de Dieu et espérons en elle qu'elle nous assistera pour désormais être plus fermes. Et remettons-nous au chemin de l'humilité. Courage! Dieu nous aidera... Relevez donc votre cœur quand il tombera, tout doucement, vous humiliant beaucoup devant Dieu. Enfin, dans un dernier chapitre, st François de Sales nous montre un moyen très simple de grandir dans cette douceur que nous désirons. Le titre à lui tout seul est un programme: Traiter de ses affaires avec soin et sans empressement ni soucis. Il commente entre autres choses, la phrase du Christ:Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et te préoccupes pour beaucoup de choses. Ce qui va avec la douceur, c’est le soin et la diligence (qui sont l’inverse du souci et de l’empressement)car ils peuvent être accompagnés de la tranquillité et paix d’esprit. En toutes vos affaires, appuyez vous totalement sur la providence de Dieu, par laquelle seule tous vos desseins doivent réussir ; travaillez néanmoins de votre côté tout doucement pour coopérer avec elle. Chp 11 : l’obéissance Seule la charité nous met en la perfection ; mais l’obéissance, la chasteté et la pauvreté sont les 3 grands moyens pour l’acquérir. L’obéissance consacre notre cœur, la chasteté notre corps, et la pauvreté nos moyens, à l’amour et au service de Dieu : ce sont les 3 branches de la croix spirituelle, toutes trois néanmoins fondées sur la quatrième qui est l’humilité. Il y a deux sortes d’obéissance : l’une nécessaire et l’autre volontaire.
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L’obéissance nécessaire, est celle que nous devons à ceux qui ont reçu une autorité sur nous. Dans l’Eglise: le Pape, les évêques, le curé et ses associés…; dans la vie politique: ceux qui gouvernent… ; dans la famille : le père, l’époux. L’obéissance volontaire est celle que nous portons par choix à tel ou tel à qui nous confions une autorité sur notre vie spirituelle : confesseur, accompagnateur spirituel. Bienheureux sont les obéissants car Dieu ne permettra jamais qu’ils s’égarent. Reprise : l’obéissance est une forme d’humilité de l’esprit qui accepte de suivre les conseils et commandements d’un autre. Dieu a toujours préféré l’obéissance qui est la marque d’un esprit humble1 Samuel 15, 22: C’est l’obéissance que je préfère et non les sacrifices. Chp 12 & 13 : la chasteté La chasteté est le lys des vertus, elle rend les hommes presque égaux aux Anges.Par chasteté, on entend pureté mais aussi honnêteté, honneur, intégrité. Saint François de Sales nous dit clairementqu'il n'est jamais permis de tirer aucun impudique plaisir de nos corps en quelque façon que ce soit, sinon en un légitimemariage. Et encore faut-il garder, au sein de la vie de couple, notre intention honnête. Pour nous garder chastes, il nous incite à faire très attention aux petites choses malsaines carce mal agit insensiblementet, s'il commence petitement, il progresse vite de manière dangereuse. Aussi est-iltoujours plus aisé de fuir que de guérir. En conséquence, afin de garder notre cœur de toute pensée impudique, il nous conseille de ne pas fréquenter les personnes qui ont perdu le sens de la pudeur et spécialement celle qui n'en ont pas honte. Au contraire, nous devons rechercher la compagnie des personnes chastes et vertueuses tout en lisant régulièrement la Parole de Dieucar la Parole de Dieu est chaste et rend ceux qui s’y plaisent plus chastes. Enfin, il nous redonne ce conseil :Tenez-vous toujours proche de Jésus-Christ crucifié, spirituellement par la méditation et réellement par la sainte communion car... en reposant votre cœur sur Notre-Seigneur, qui est le vrai Agneau chaste et immaculé, vous verrez que bientôt votre âme et votre cœur se trouveront purifiés de toutes souillures et lubricité. Chp 14-16 : la pauvreté - Dela pauvreté d’esprit: Malheur à ceux qui sont riches d’esprit. C'est-à-dire ceux qui ont les richesses présentes à leur esprit. Les alcyons (ancien nom du martin-pêcheur) font leurs nids comme une balle et ne laissent en eux qu’une petite ouverture du côté d’en haut; ils les mettent sur le bord de la mer, et au demeurant les font si fermes et impénétrables que les ondes les surprenant, jamais l’eau n’y peut entrer; mais tenant toujours le dessus, ils demeurent parmi la mer, sur la mer et maîtres de la mer. Votre cœur, chère Philothée, doit être comme cela, ouvert seulement au Ciel, et impénétrable aux richesses et choses caduques. Ne pas désirer fortement le bien que nous n’avons pas, ne pas nous attacher fortement à celui que nous avons, ne pas nous désoler des pertes qui nous arrivent… c’est faire preuve de pauvreté d’esprit et alorsbienheureux car le Royaume des Cieux nous appartient. -Vivre la pauvreté réelle tout en demeurant réellement riche: Cependant, pour l’amour de Dieu qui nous a donné toutes choses, il nous faut avoir à cœur de conserver et même de faire fructifier nos biens temporels. Il ne s’agit pas de nous enorgueillir ni d’entrer dans l’avarice. Pour cela, il faut se détacher d’une partie de nos biens en les donnant aux pauvres.Aimez les pauvres et la pauvreté, car par cet amour vous deviendrez vraiment pauvre. Soyez plus pauvre que les pauvres.(…) Allez les servir dans leurs lits quand ils sont malades.-Richesse d’esprit et pauvreté réelle:Si vous êtes réellement pauvre, soyez-le encore d’esprit. Accepter la pauvreté quand elle se présente, non voulue par nous, sans se désoler, c’est l’excellence de la pauvreté. En cela consiste la seule vraie richesse de l’esprit. Reprise : Gardons un cœur pauvre (dans la pauvreté ou la richesse matérielle) qui reçoit tout de Dieu, avec reconnaissance. Ce que Dieu nous donne, nous en prenons soin et nous le partageons.
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