ADM 997C – SÉMINAIRE EN FINANCE: GOUVERNANCE, EFFICIENCE ET ...

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ADM 997C – SÉMINAIRE EN FINANCE: GOUVERNANCE, EFFICIENCE ET ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Université du Québec à Montréal École des Sciences de la Gestion Chaire Desjardins de gestion des produits dérivés Plan de cours / Automne 2009 ADM 997C – SÉMINAIRE EN FINANCE:GOUVERNANCE,EFFICIENCEET PRODUITS DÉRIVÉS Cours de niveau doctorat Coordonnateur du séminaire:Nabil Khoury, Ph.D, F.R.S.C.Professeurs :Olfa Hamza, Nabil Khoury; Maher Kooli, Gilles Paquet; Marko Savor, DESCRIPTION DU SÉMINAIRE Ce séminaire porte sur un examen approfondi de différents aspects de la régie d’entreprise au Canada. Il couvre plus particulièrement les pratiques de gouvernance dans différentes situations. Le séminaire cherche en particulier à établir les liens entre la gouvernance, les politiques financières de l’entreprise et le recours aux produits dérivés dans la gestion. Une attention spéciale sera accordée aux études empiriques qui portent sur l’économie canadienne. Les thèmes abordés dans ce séminaire couvrent les problèmes de la gouvernance en termes des interactions et des implications de celleci principalement sur la qualité de la divulgation de l’information et l’efficience des marchés, la liquidité des marchés de capitaux, les politiques financières de l’entreprise et en l’occurrence la structure de capital et la politique de dividendes, les décisions de fractionnement et de rachat d’actions, la performance de l’entreprise, le risque de celleci et le recours aux produits dérivés. OBJECTIFS DU SÉMINAIRE entreprendre un examen approfondi du rôle de la régie d’entreprise dans la théorie moderne de la gestion des compagnies; entreprendre un examen approfondi du rôle de la régie d’entreprise dans le cas particulier des firmes canadiennes; entreprendre un examen approfondi du rôle de la régie d’entreprise dans les politiques financières de celleci; entreprendre un examen approfondi de l’apport de la régie d’entreprise à l’efficience des marchés financiers; établir le lien entre la régie des entreprises et l’utilisation des produits dérivés.
MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT La méthode d’enseignement est axée sur les conférences magistrales et les discussions en plénière. La forme du séminaire favorise l’échange et les discussions entre les professeurs et les étudiants (es). Chaque étudiant (e) participant (e) se verra assigné la tâche de présenter quelques articles. Le présentateur jouera le rôle de l’animateur de la séance en stimulant le débat avec le reste de l’auditoire. Unetable rondedes professeurs et des participants et à laquelle des spécialistes de haut niveau pourraient être invités au besoin, clôture le séminaire. À cette occasion, les étudiants (es) auront à présenter leurs projets de recherche afin d’élargir et d’approfondir les sujets et également pour en valider la démarche. Ce concept de table ronde, un équivalent de mini colloque centré sur les projets de recherche des doctorants, constitue de ce fait même un forum utile aux étudiants (es) pour échanger et valider leurs choix et orientation de recherche. Une rencontre préparatoire à cette table ronde se tiendra au cours du trimestre dans le but de faire une première discussion des projets choisis. MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE Il n’existe pas de manuels qui couvrent l’ensemble des thèmes retenus par ce séminaire. Par ailleurs la profondeur recherchée nous amène à travailler quasi exclusivement avec des articles scientifiques. Deux livres récents qui correspondent à un collectif d’articles scientifiques sont une référence utile au cours : « Traité de Gouvernance Corporative, théories et pratiques à travers le monde », sous la direction de Ahmed Naciri, les Presses de l'Université Laval (2006) (disponible à la librairie ESG). « Gouvernance : une invitation à la subversion ». Gilles Paquet, Montréal : Liber (2005). RÉPARTITION DE LA NOTE FINALE  Présentations au séminaire 60%  Travail de recherche 40%  100%
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PLAN DU COURS ET LISTE DES LECTURES LES LECTURES MARQUÉES D’UN ASTÉRISQUE SONT FACULTATIVES
Cours 1 et 2 : Gilles Paquet
Les différents systèmes de gouvernance www.gouvernance.ca Ce séminaire a de grandes ambitions : intégrer autour du concept de gouvernance un grand nombre de sujets comptables et financiers complexes. Il faut donc commencer par clarifier ce qu’il faut entendre par gouvernance, et bien se rendre compte que les paradigmes traditionnels en comptabilité et en finance ne sont pas innocents ou neutres par rapport à la notion de gouvernance. La vocation de cette session de départ est donc claire : préciser la notion de gouvernance et celle de gouvernance corporative se distingue des autresmontrer comment la problématique gouvernance perspectives pathologies : faillites de coordination (santé, éducation, Caisse de dépôts) concept : manière de voir, cadre d’analyse, langage de définition de problèmes, appareil d’examen clinique, outillage mental pour le designer organisationnel cartographie et protocole caractère subversif de cette perspective qui montre que comptabilité et finance sont des schèmes réducteurs gouvernance et déconcertation (Paquet 2005a : ch. VIII) gouvernance : deux vignettes (Paquet 2005b, 2006) la gouvernance corporative proprement dite (Paquet 2005a : ch. IX, X, XI) deux modèles conseil d’administration mirage financier sources des malaises évolution de la société privée et de son contrôle responsabilité sociale que faire? retour sur les dimensions comptables et financières culture corporative et gouvernance : divers contextes Et tout cela en quelques heures! Le débat va porter sur les limites des paradigmes comptables et financiers à l’épreuve de la gouvernance. On va demander aux participants de s’inspirer des travaux en bibliographie des textes à lire pour définir leurs positions dans le débat, et en tirer des conclusions pour les nouvelles frontières suggérée par la gouvernance pour les recherches en comptabilité et en finance.
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Lectures suggérées : Paquet G. (2005a), « Gouvernance : une invitation à la subversion. Montréal»LiberPaquet G. (2005b), « Innovation et productivité au Canada: la gouvernance fait défaut » Options politiques, 26 (3) marsavril (www.irpp.org) Paquet G. (2006), « Compétitivité structurelle et collaboration: un défi de gouvernance » www.gouvernance.ca/publicationsPerrin J. (1977), « Pour un nouveau tableau de bord »Revue française de gestion, no 11, 3540 Naciri, A. et A. Ged (2006), « La transparence garante de la gouvernance organisationnelle», dans: théories et pratiques àTraité de gouvernance corporative travers le monde, chapitre 1, 1956 Charreaux, G. (2006), « Les théories de la gouvernance : de la gouvernance des entreprises à la gouvernance des systèmes nationaux », dansTraité de gouvernance corporative : théories et pratiques à travers le monde, chapitre 2, 57113 Cours 3 et 4 : Olfa Hamza Sujets spéciaux sur le développement des marchés boursiers (2 séances) L’importance d’avoir des marchés boursiers développés a été largement discutée dans la littérature. Des marchés boursiers bien développés favorisent à la croissance économique, constituent une source de financement qui est à la base de l’existence d’une propriété corporative, possèdent un effet disciplinaire sur les gestionnaires à travers le changement de propriété, permettent aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles et accordent aux entrepreneurs la possibilité d’innover. Qu’estce qui fait que certains marchés boursiers sont plus développés que d’autres? L’objectif de ces deux séances est de présenter et de discuter des facteurs, ou « déterminants » potentiels du développement des du marchés boursiers tels qu’ils ont été traités dans la littérature. Ces facteurs regroupent l’environnement légal, institutionnel, et socioéconomique ainsi que les réformes économiques telles que la libéralisation des marchés boursiers et la privatisation des entreprises publiques. Lectures suggérées Rajan, R., and L. Zingales, 2003, « The great reversals: The politics of financial development in the 20th Century »,Journal of Financial Economics69(1), p. 550Levine, R., 2002, « Bankbased or marketbased financial systems: Which is better? », Journal of Financial Intermediation11 (4),p.398428Wurgler, J., 2000, « Financial markets and the allocation of capital »,Journal of Financial Economics,58 (12), p. 187214
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La Porta, R., F. LopezDeSilanes, A. Shleifer, et R.W. Vishny, 1997, « Legal determinants of external finance »,Journal of Finance, 52(3), p. 113150 La Porta, R., F. LopezDeSilanes, A. Shleifer, et R.W. Vishny, 1998, « Law and finance »,Journal of Political Economy, 106(6), p. 11131155 La Porta, R., F. LopezDeSilanes, A. Shleifer, et R.W. Vishny, 2000, « Investor protection and corporate governance »,Journal of Financial Economics,58(12), p. 327 Stulz, R., et R. Williamson, 2003, « Culture, openness and finance »,of Journal Financial Economics,70(3), 313349Henry, P. B., 2000, « Stock market liberalization, economic reform, and emerging market equity prices »,Journal of Finance, 55(2), 529564 Henry, P. B., 2000, « Do stock market liberalizations cause investment booms? » Journal of Financial Economics, 58(12), 301334 Bekaert, G., et C. R. Harvey, 2000, « Foreign speculators and emerging equity markets », Journal of Finance,55(2), 565614 Levine, R., et S. Zervos, 1998a, “Capital control liberalization and stock market development,”World Development, 26(7), 11691183 Boubakri, N et O. Hamza, 2007, « The Dynamics of Privatization, the Legal Environment and Stock Market Development »,International Review of Financial Analysis, 16(4), (Special Issue on Privatization edited by William. L. Megginson), p.304331Perotti, E. C., et P. van Oijen, 2001, « Privatization, political risk and stock market development in emerging economies »,Journal of International Money and Finance, 20(1), 4369 Boutchkova, M. K., et W. L Megginson, 2000, « Privatization and the rise of global capital markets »,Financial Management, 29(4), p. 3176.Cours 5 et 6:Nabil Khoury Les régimes de rémunération à base d’options aux dirigeants : problèmes d’évaluation et de motivation La rémunération des dirigeants au moyen d’options d’achat est devenue fort importante au cours des dernières années. De nombreuses questions se posent à l’égard de l’évaluation, de la reddition de comptes, et des effets sur la richesse des actionnaires et la régie d’entreprise. Notre examen de cette question comporte les sujets suivants : nous rappelons en premier lieu les problèmes comptables que pose ce mode de rémunération. En second lieu, nous examinons un certain nombre de modèles d’évaluation d’options parmi lesquels devra choisir le décideur afin d’évaluer le coût de cette rémunération. Tout particulièrement les modèles binomial, de BlackScholes, des chocs surimposés de Merton, de la volatilité stochastique avec et sans retour à la moyenne, de la volatilité déterministe et de l’option combinée seront étudiés en supposant l’absence et la présence de dividendes pour le titre sousjacent. L’application pratique de ces modèles dans le cas particulier de l’évaluation des options détenues par les dirigeants sera effectuée lors d’une
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séance en laboratoire à l’aide d’un logiciel convivial spécialement conçu à cette fin. Les problèmes inhérents à la comptabilisation de ces régimes d’options selon la norme de l’ICCA, ainsi que l’impact de la charge comptable sur la richesse des actionnaires et sur la régie de l’entreprise seront ensuite analysés. Lectures suggérées: Aboody, D. M.E. Barth and R. Kasznik (2004), « Firms’ Voluntary Recognition of StockBased Compensation Expense »,Journal of Accounting Research,42, No. 2 May, 123150 Bodie, Z., R.S. Kaplan and R.C. Merton (2003), « For the Last Time: Stock Options are an Expense »,Harvard Business Review,March, 6371 Finnerty, J.D. (2003), « Valuing Employee Stock Options: A Comparison of Alternative Models »,Financial Executives Research Foundation Inc,Executive Report Hall, B.J. and K.J. Murphy (2000), «Optimal Exercise Prices for Executive Stock Options»,American Economic ReviewHall, B.J. and K.J. Murphy (2003), « The Trouble with Stock Options»,National Bureau of Economic Research,Working paper 9784 Hall, B.J. (2003), «Six Challenges in Designing EquityBased Pay»,National Bureau of Economic Research,Working paper 9887 Hull, J.C., and A. White (2004), « How to Value Employee Stock Options »,Financial Analysts Journal, January/February, 114119 Jensen, M.C. and K.J. Murphy (1990), «Performance Pay and TopManagement Incentives»,Journal of Political Economy
Khoury, N., J.M. Gagnon et S. El Ghoul (2006), « Les régimes de rémunération des dirigeants à base d’options : Charge comptable et gouvernance des entreprises », dans Traité de gouvernance corporative : Théories et pratiques à travers le monde, chapitre 11, 489525 La stabilisation du revenu imposable de l’entreprise : avantage fiscal et gouvernance Le revenu imposable de la PME, et par conséquent sa facture d’impôt, peut varier d’une année à l’autre sous l’impact des fluctuations du taux de change, du taux d’intérêt ou des prix des matières premières. Bien que la loi de l’impôt autorise le report des pertes, dans certaines limites, dans le but de contrer l’effet négatif de ces fluctuations, il est important pour la bonne gouvernance de savoir que la couverture des fluctuations générées par les risques financiers offre un avantage fiscal pour le compte d’impôt de la PME et celui de ses propriétaires qui dépasse l’avantage découlant du report des pertes. La présentation fera le point sur l’avantage fiscal additionnel de la couverture des risques financiers et présentera quelques stratégies de couverture, simples et à faible coût, à titre d’exemple.
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Lectures suggérées : Barth,M. E., Elliott, J.A. and Finn, M. W. (1999). « Market Rewards Associated with Patterns of Increasing Earnings »,Journal of Accounting Research, 372,387413 Froot, K., Sharfstein, D.S. & Stein, J.C. (1993), « Risk Management: Coordinating Investment and Financing Policies »,Journal of Finance, 48(5),16291658 Gagnon, J.M., Khoury, N. and Landry, S. (2009), « The Tax Benefits of Hedging for Canadian Small and Medium Size Firms ». Document de travail,Chaire Desjardins de gestion des produits dérivés.www.chaireproduitsderives.uqam.caGraham, J.R. and Smith, C.W., Jr. (1999), « Tax Incentives to Hedge ».Journal of Finance, 54(6), 22412262 Graham, J.R and D. A. Rogers. (2002), « Do Firms Hedge in Response to Tax Incentives? »,The Journal of Finance, 57(2),815839 Khoury, N., Savor, M. et Toffoli, R. (2006), « La couverture des risques financiers par les PME québécoises »,Revue Canadienne des Sciences de l’Administration, 23 (1), pp.6780 Klassen, K. (1997), « The Impact of Inside Ownership Concentration on the TradeOff Between Financial and Tax Reporting »,The Accounting Review, 72(3),455474 Mawani, A. (2007). Simulating FirmSpecific Corporate marginal Tax Rates in a Canadian Context.Multinational Finance Journal,11(12),7796 Smith, C.W. and Stulz, R.M. (1985), « The Determinants of Firms’ Hedging Policies », Journal of Financial and Quantitative Analysis, 20(4), 391405 Cours 7 : Présentation des projets Olfa Hamza; Nabil Khoury; Maher Kooli; Marko Savor. D’autres spécialistes de haut niveau dans le domaine pourraient être invités au besoin. Présentation et discussion des sujets de recherche des étudiants (es). Les projets, résumés en une page, doivent parvenir aux professeurs et aux invités potentiels au moins dix jours avant la tenue de la table ronde. Cours 8, 9 et 10: Maher Kooli Les anomalies des émissions initiales d’actions : efficience des marchés financiers et gouvernance Les émissions initiales d’actions ont fait l’objet de très nombreuses études qui ont généralement démontré que les rendements de ces émissions initiales étaient anormalement élevés à très court terme et anormalement faibles à long terme. Ces
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anomalies ont des implications pratiques et théoriques importantes. L’objectif de ces deux séances est d’examiner en profondeur les récents travaux qui portent sur les anomalies qu’on associe aux appels plublics à l’épargne, de comprendre l’importance de la dimension méthodologique à cet égard et d’analyser les différentes questions de financement et d’investissement qu’elles sucitent. Nous abordons également la question de gouvernance et l’impact de la structure de propriété sur le comportement des entreprises émettrices. Lectures suggérées: Aggawal R., N. Prabhala et Manju Puri (2002), «Institutional Allocation in Initial Public Offerings: Empirical Evidence»,Journal of Finance, 57(3), 14211442
Kim, Woojin et Michael S. Weisbach (2008), « Motivations for public equity offers: An international perspective »,Journal of Financial Economics87(2), 281307 Kooli, M, J.F. L’Her et J.M. Suret (2006), « Do IPOs Really Underperform in The Long Run? New Evidence from the Canadian Market »,The Journal of Private Equity, Fall 2006 .116 Loughran, Tim, et Jay R. Ritter (2002), « Why Don’t Issuers Get Upset About Leaving Money on the Table in IPOs? »,Review of Financial Studies15(2), 413443 Lyon, J., B. Barber, et C. Tsai (1999). « Improved methods for tests of longrun abnormal stock returns »,Journal of Finance, 54, 165201 Mitchell, M. L., and E. Stafford (2000), « Managerial decisions and longterm stock price performance »,Journal of Business, 73, 287320 Nahata R, (2008), « Venture capital reputation and investment performance»,Journal of Financial Economics90(2), 127151 Ritter, J.R., et D. Zhang (2007), « Affiliated mutual funds and the allocation of initial public offerings »,Journal of Financial Economics86(2), 337368 Ritter, J.R., et I. Welch (2002), « A review of IPO allocation, pricing, and allocations », Journal of Finance, 57, 17951828 Steven X. Zheng (2007), « Are IPOs really overpriced? »,Journal of Empirical Finance 14(3), 287309 Yung, Chris, G. Çolak, et W. Wang (2008), « Cycles in the IPO market»,Journal of Financial Economics89(1), 192208 Zhang, Donghang (2004), « Why Do IPO Underwriters Allocate Extra Shares When They Expect to Buy Them Back? »,Journal of Financial and Quantitative Analysis 39(3), 571594. Le rachat d’actions versus le versement de dividendes : financement et gouvernance Ces dernières annés, les programmes de rachats d’actions ont connu une croissance accélérée, et ce dans un grand nombre de pays. Aux ÉtatsUnis, on observe que pour la
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première fois, en 1999 et 2000, les entreprises ont dépensé plus d'argent en rachats d’actions qu’en dividendes. Le Canada et le RoyaumeUni ont également connu une forte augmentation des activités de rachat d’actions, et les pays où le rachat d'actions était interdit, comme le Japon et la Suède, permettent maintenant à leurs entreprises de racheter leurs actions. Plusieurs raisons ont été avancées dans la littérature pour expliquer ce phnénomène. L’objectif de cette séance est de faire le tour de la littéraure théorique et empirique sur le choix entre les rachats d’actions et le versement de dividendes et d’analyser les différents problèmes de gouvernance et de financement que soulève cette décision. Lectures suggérées : Brav, Alon, John R. Graham, Campbell R. Harvey et Roni Michaely (2005), « Payout policy in the 21st century »,Journal of Financial Economics77(3), 483527 DeAngelo, Harry, Linda DeAngelo et Douglas J. Skinner (2004), « Are dividends disappearing? Dividend concentration and the consolidation of earnings »,Journal of Financial Economics72(3), 425456 Denis, David J et Igor Osobov (2008), « Why do firms pay dividends? International evidence on the determinants of dividend policy»,Journal of Financial Economics89(1), 6282 Grullon, Gustavo et David Ikenberry (2000), « What do we know about stock repurchases? », Bank of America –Journal of Applied Corporate Finance13(1), 3149 Grullon, Gustavo et Roni Michaely (2002), « Dividends, share repurchases and the substitution hypothesis »,Journal of Finance57(4), 16491684 Grullon, Gustavo et Roni Michaely (2004), « The information content of share repurchase programs »,Journal of Finance59(2), 651680 Grullon, Gustavo, Roni Michaely, Shlomo Benartzi et Richard H. Thaler (2005), « Dividend Changes Do Not Signal Changes in Future Profitability »,Journal of Business 78 (5), 16591682 Ikenberry, David, Josef Lakonishok et Theo Vermaelen (2000). « Stock repurchases in Canada: Performance and strategic trading »,Journal of Finance55(5), 23722397 Jagannathan, Murali, Clifford P. Stephens et Michael S. Weisbach (2000), « Financial flexibility and the choice between dividends and stock repurchases »,Journal of Financial Economics57, 355384 Skinner, Douglas J. (2006), « The Evolving Relation between Earnings, Dividends, and Stock Repurchases », disponible surSSRN:http://ssrn.com/abstract=906853
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Cours 11, 12 et 13 : Marko Savor
La gestion des risques financiers de l’entreprise: facteurs déterminants pour la gouvernance Plusieurs études ont montré que la propension de couvrir les risques financiers de l’entreprise et le niveau de cette couverture sont positivement corrélés avec l’importance de la position en actions détenue par les dirigeants de l’entreprise et négativement corrélés avec la position en options qu’ils détiennent. Nous examinerons cette question dans le cadre des résultats de certaines études empiriques qui portent sur le choix de l’instrument de couverture et sur le degré de son utilisation. Après avoir discuté les principaux résultats empiriques sur la gestion des risques financiers, nous examinerons, de manière plus approfondie les modèles théoriques et les liens entre la gestion du risque des entreprises non financières et le choix des instruments de couverture en rapport avec la taille du portefeuille d’actions et d’options que détiennent les dirigeants dans leur entreprise, principalement dans le secteur des mines d’or nord américaines. Lectures suggérées : Adam, T. (2004), « Why firms hedge with options »,Hong Kong University of Science & Technology, Document de recherche
Dionne, G. & T. Triki (2004), « On risk management determinants: what really matters », Chaire de recherche du Canada en gestion des risques, Document de recherche Dionne, G. & Garand, M. (2003), « Risk management determinants affecting firms’ values in the gold mining Industry: New empirical evidence »,Economics Letters, vol. 79, no 1, p. 4352 Froot, K. A., Scharfstein, D. S. & J. C. Stein (1993), « Risk management: coordinating corporate investment and financing policies »,The Journal of Finance, vol. 48, no 5, 16291658 Gay, G. D., Nam, J. & M. Turac (2003), « On the optimal mix of corporate hedging instruments: linear versus nonlinear derivatives ».Journal of Futures Markets, vol. 23, 3, 217239 Jebli, A., N. Khoury, & M. Savor (2008), « CEO Stock and Option Holdings as a Determinant of Option Hedging by Gold Mining Firms », Corporate Ownership and Control, vol. 5(2), 400408 Smith, C.W. & R.M. Stulz (1985), « The determinants of Firms’ hedging Policies », Journal of Financial and Quantitative Analysis, vol. 20, no 4, 391405 Stulz, R.M. (1996), « Rethinking risk management »,Journal of Applied Corporate Finance, vol. 9, no 3, 824
Thornton, J. H., Kim, Y. S. & Nam, J. (2005), « The Effect of Managerial Stock Options on the Choice of Derivatives Instruments »,Meeting of the Eastern Finance Association(Norfolk (Va.), Avril 2023,) 14 pages
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Tufano, P. (1996), « Who manages risk? An empirical examination of risk management practices in the gold mining industry »,The Journal of Finance, vol. 51, no 4, 10971137 La compétition entre les intervenants dans le marché des produits dérivés Ce thème porte sur les enjeux liés à la compétition entre les intervenants du marché des produits dérivés et s’attarde plus spécifiquement à deux études récentes sur la compétition interne et externe au sein de ces marchés en pleine croissance. 1compétition interne Les nouveaux systèmes « d’intériorisation » des commandes introduits récemment sur certains marchés boursiers nordaméricains des produits dérivés ont suscités une controverse entre les partisans et les opposants à ces systèmes. Le premier et le mieux connu de ces systèmes est celui introduit par la « Boston Option Exchange » en 2004 et qui a servi de modèle à d’autres places boursières. Dans cette section nous examinerons les effets de cette récente innovation sur la qualité du marché autant à Boston que sur les autres marchés nord américains tout en examinant son impact sur les investisseurs. 2 compétition externe Cette section analysera la compétitivité de la Bourse de Montréal en contrastant la qualité du marché des contrats transigés uniquement à Montréal avec celle des contrats interinscrits qui se transigent aussi sur une autre bourse nord américaine. L’analyse présentée s’attarde aussi sur les effets de l’étroitesse de nos marchés boursiers et fournit une indication des effets dans le cadre de la théorie des jeux sur les coûts de transaction et sur la qualité de nos marchés qui demeurent en constante évolution dans un contexte de plus en plus compétitif. De plus, nous examinerons l’apport informationnel des marchés canadiens et américains pour les options interinscrites et leurs titres sousjacents également interinscits. Lectures sugérées : Khoury, N., S. Perrakis, M. Savor et M. Czerwonko, (2009), « Price Discovery in Internationally Crosslisted Options and Underlying Equities: The Canadian Case », cahier de recherche 012009 Chaire Desjardins de gestion des produits dérivés, http://www.chaireproduitsderives.uqam.ca/Khoury, N, S. Perrakis et M. Savor, (2008), « Pip Transactions, Price Improvement, Informed Trades and Order Execution Quality », forthcoming inEuropean Financial ManagementKhoury, N., S. Perrakis et M. Savor, (2008), « Competion, Interlisting and Thin Trading in Canadian Options Markets », cahier de recherche 032008 Chaire Desjardins de gestion des produits dérivés,http://www.chaireproduitsderives.uqam.ca/
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