chapitre 1 - Cours de D. Rivaud-Danset La politique financière de ...

De
Publié par

chapitre 1 - Cours de D. Rivaud-Danset La politique financière de ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 2 250
Tags :
Nombre de pages : 10
Voir plus Voir moins
1
Cours de D. Rivaud-Danset
La politique financière de l’entreprise
2009-2010
La politique financière de l’entreprise a pour objet de préparer
et d’indiquer comment prendre les décisions dans deux
domaines : l’investissement et le financement.
Une entreprise se définit par son portefeuille d’actifs qui
inclut les actifs en place et les projets.
La valeur d’une entreprise = valeur actuelle des cash flows
nets, anticipés.
La politique financière utilise les modèles issus de la
finance de marché (le MEDAFE, le modèle de
Merton…).
Objectif de la première séance : reprise de notions usuelles
2
I.
BESOINS ET RESSOURCES DE FINANCEMENT
DES ENTREPRISES
STRUCTURE DU BILAN « POOL DE FONDS »
ACTIF
PASSIF
Pool
d’emplois
Actif économique
-
Immobilisations
-
BFR
-
Trésorerie
Capitaux
propres
Pool de
ressources
Actif financier
Dettes
financières
Cette représentation du bilan correspond au bilan utilisé en
finance d’entreprise.
Actif économique et financier = actif immobilisé + BFR +
trésorerie active
= capitaux propres + dette financière
Capitaux propres
actif économique et financier net des
dettes
= surplus de valeur de l’actif par rapport au
passif exigible
rappel : le bilan financier n’intègre théoriquement que les
valeurs de marché de l’actif et du passif.
Coût du capital
3
Le principe de base est que l’entreprise est un portefeuille
d’emplois de toute nature financé globalement par un
portefeuille de ressources de toute nature :
un pool de fonds finance un pool d’actif.
Actif-Passif sont liés par une relation financière, i. e une
exigence de rentabilité impulsée par les investisseurs.
L’analyse de l’entreprise à partir de ce bilan fait apparaître les
deux grands choix stratégiques des dirigeants :
-
le choix de la structure du pool des ressources qui se
fonde sur l’arbitrage : coût / risque (risque financier
qu’entraîne l’endettement (voir l’effet de levier) ;
-
le choix de la structure du portefeuille d’actifs qui se
fonde sur l’arbitrage : risque économique / rendement
économique qu’induit chaque type d’emplois ;
il est conditionné par le type de développement retenu.
L’approche de l’équilibre financier
est basée sur les notions de rentabilité et de risque et conforme
à la théorie financière du coût du capital : l’usage de
ressources coûteuses dans l’entreprise s’inscrit dans une
logique économico-financière de création de valeur.
4
LES RISQUES
L’activité économique engendre un risque dit
risque
économique
ou risque d’exploitation.
Son origine : les fluctuations du résultat d’exploitation
Qui le supporte ? les actionnaires.
Le passif (ressources financières) peut engendrer un risque dit
risque financier
. Origine : l’endettement augmente les
fluctuations du résultat.
Ce risque est également supporté par les actionnaires.
Une entreprise endettée encourt également
un risque de
contrepartie.
Qui le supporte ?
les actionnaires et les créanciers (le créancier intègre dans le
taux d’intérêt la probabilité de faillite).
Donc les actionnaires assument 3 risques qui ont tous pour
origine l’entreprise : son actif et son passif.
Rappel : la rémunération des actionnaires est aléatoire.
On verra (coût des ressources) que ceci explique que les
actionnaires soient plus exigeants que les créanciers en
matière de rémunération
prime de risque des actionnaires > prime de risque des
créanciers.
5
Les risques supportés par les créanciers :
. risque de contrepartie
et 2 risques exogènes :
. risque de variation du taux d’intérêt ou risque de taux
. risque de variation du niveau de prix (ou de mauvaise
anticipation du taux de variation des prix)
Ces risques peuvent être couverts (produits dérivés de crédit et
credit default swaps
pour les titres de dette émis par les
grandes entreprises cotées ; prêt à taux variable, swap de taux)
Mais, aujourd’hui, dans la plupart des cas (hors grandes
entreprises cotées), un investisseur ne peut pas se protéger
contre les risques propres à l’entreprise.
Les créanciers peuvent se protéger contre les risques
exogènes.
6
1. les besoins de financement
1.1. Une première façon de traiter le besoin de financement
Origine : décalage entre dépenses et recettes
Distinguer le besoin de financement :
temporaire : gestion de trésorerie
durable : politique financière
Quels sont les décalages majeurs susceptibles de donner
naissance à un besoin permanent ?
les immobilisations
les stocks
les créances commerciales non compensées par des
dettes commerciales
L’actif économique = le montant total des besoins permanents
de financement d’une entreprise ayant pour origine ses
modalités normales de fonctionnement, vue du côté :
du processus de production
des relations avec les partenaires commerciaux
7
Sont exclus les besoins de financement suscités par :
la rémunération du personnel (il est admis que les recettes
couvrent les salaires)
les frais financiers (il s’agit d’un besoin de financement
indirect, i. e. un besoin venant du passif et non
directement de l’actif)
les immobilisations financières (en débat)
L’actif économique se définit comme :
le montant minimal de capitaux qu’il est nécessaire d’avoir
injecté dans l’entreprise à un moment donné.
1.2 Une seconde façon de traiter le besoin de financement :
origine : différence entre les flux de sortie et les flux d’entrée
de trésorerie.
Distinguer 3 types de flux :
flux d’activité directement liés à l’exploitation courante
de l’entreprise
flux d’équipement liés à l’acquisition ou à la cession
d’immobilisation
flux de financement qui sont la contrepartie des flux
économiques
Les flux d’activité et d’équipement constituent les flux
économiques et génèrent le besoin de financement. Les flux de
financement sont la contrepartie des flux économiques.
8
2
Les ressources
2.1 Les acteurs financiers :
Le prêteur
met une somme d’argent à la disposition de
l’entreprise, en contrepartie, il a droit :
. à une rémunération contractuelle définie par le taux
d’intérêt
. au remboursement de cette somme.
Il n’intervient pas dans la gestion mais il peut imposer
des clauses contractuelles qui limitent les marges de
manoeuvre des dirigeants.
Il peut prendre des garanties (sûretés, collatéraux).
L’actionnaire
apporte des fonds (capitaux propres) et
en contrepartie a un droit sur un pourcentage du
patrimoine et des bénéfices.
La quotité du capital social que possède un actionnaire
= clé de répartition des droits.
La rémunération est aléatoire et, en corollaire, il a le
droit d’intervenir dans la gestion. Il désigne et révoque
les dirigeants.
Le remboursement n’est pas envisagé.
9
2.2 Les ressources
Plusieurs distinctions : internes/externes ; propres/empruntées
2 modes de collecte : le marché/ le gré à gré
Les ressources saisies à partir des documents comptables : un
ensemble très hétérogène .
Les capitaux propres
:
Exemple Danone ( 2001, en million d’€)
Capital social
141
Primes d’émission :
1150
Réserves
5269
Rachat d’actions
- 603
Total
5947
Ici, la valeur totale des capitaux propres de Danone est une
valeur comptable. Fin décembre 2001, sa valeur de marché ou
capitalisation boursière était : 19 322 Mn d’euros, le cours
boursier était de 137 €.
Apport des actionnaires : capital social + primes d’émission,
fusion et apport
Le capital social : les actions sont comptabilisées à leur valeur
nominale (1€)
Prime d’émission = différence entre l’apport effectif des
associés et l’apport comptabilisé en capital social.
10
Les primes pourront ensuite être incorporées au capital social
par distribution d’actions gratuites (ou augmentation de la
valeur nominale du capital social).
Les ressources d’autofinancement (CAF) sont peu lisibles :
dotation aux amortissement et provision, réserves et report à
nouveau.
Dans les réserves, figurent des éléments autres que les
bénéfices non distribués, par ex. les plus-values sur cession
d’actifs qui ne sont pas des ressources d’auto-financement.
Les apports des prêteurs sont ventilés selon la maturité de la
dette et selon que la dette est financière ou non.
Dans un bilan ‘pool de ressources’, les dettes non-financières
viennent en déduction du besoin de financement.
Les titres hybrides sont des quasi-fonds propres.
Exemple, les titres participatifs sont assimilés à des fonds
propres.
Ils donnent droit à une rémunération fixe (définie à l’émission)
et à une rémunération variable, en fonction de l’activité de
l’entreprise.
Le degré de risque est intermédiaire entre celui du prêteur et
celui de l’actionnaire.
Les commentaires (2)
Écrire un nouveau message

17/1000 caractères maximum.

nihednadia

votre commentaire

mercredi 12 octobre 2016 - 08:33
boubaobed

Votre commentaire

vendredi 1 juillet 2016 - 12:52