Comment les travailleurs chinois - A QUI PROFITE LE MIRACLE?

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Comment les travailleurs chinois - A QUI PROFITE LE MIRACLE?

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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C O N F É D É R A T I O N I N T E R N A T I O N A L E D E S S Y N D I C A T S L I B R E S
A QUI PROFITE LE MIRACLE? Ou comment lestravailleurs chinoispayent le prix fort du boum économique de leur pays
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Le «miracle chinois», c’est le terme employé pour désigner la transition du pays d’une économie improductive basée sur l’agriculture à une super puissance industrielle. La croissance a explosé, les exportations ont connu une forte hausse et les revenus ont grimpé de manière importante – un miracle pour certains, mais pas pour tous… Alors que les taux de croissance chinois ont atteint des sommets, les inégalités se sont creusées ; Alors que le volume de ses exportations explosait, les conditions de travail se dégradaient ; Alors que les investisseurs étrangers se bousculaient aux frontières, des millions de travailleurs et travailleuses venaient grossir les interminables files des nouveaux sans emploi. Le miracle chinois a été obtenu au prix fort : l’exploitation et la répression à la plus large échelle possible. Et c’est un prix qui été supporté par la grande majorité de ceux et celles à qui il était supposé profiter: les simples travailleurs et paysans qui constituent le gros des effectifs du pays. Pour eux, le miracle n’a jamais eu lieu.
Un phénomène économique…
Si l’on se base sur la plupart des indicateurs économiques, le développement de la Chine durant ces deux dernières décennies constitue un succès remarquable. La croissance a connu une moyenne annuelle de 9,5 % durant ces 20 dernières années et devrait se maintenir à ce rythme durant la période à venir. La taille de son économie dépasse même celle d’un nombre de pays européens importants. D’ici cinq ans, la Chine ne devrait plus être supplantée que par trois économies dans le monde. La raison principale de cette envolée, la Chine la doit à ses exportations. En à peine un quart de siècle, la Chine est devenue une puissance commerciale énorme. Ses exportations sont passées de 2 milliards d’US$ à la fin des années 70 à presque 600 milliards de US$ en 2004. Celles-ci ont augmenté plus rapidement que l’ensemble du commerce mondial ; A ce rythme, la Chine pourrait devenir le plus grand exportateur du monde à l’aube de la prochaine décennie. Dans le domaine des investissements
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étrangers directs, la Chine bat aussi la plupart des records. De 1983 à 2002, le total des flux de ces investissements est passés de 1,8 à 446,3 milliard de US$ et le taux quasi nul du PNB au début des années 80 a atteint 5 % à la fin des années 90. En mai 2000, 349.537 entreprises avaient été créées en Chine par des investisseurs étrangers issus de 180 pays différents.
…pas si miraculeux
La Chine a réalisé l’une des transformations économiques les plus rapides et soutenues durant ces 50 dernières années. Mais le succès économique de la Chine – malgré son impact rapide, fort et soutenu sur le reste du monde – n’est pas sans précédent. Les expériences antérieures du Japon et de pays industrialisés d’Asie ont été similaires en terme de taux de croissance économique et de parts croissantes de volume d’exportation dans le monde. En fait, selon certains indicateurs, l’expérience de la Chine est moins extrême que celle du Japon ou de la Corée du Sud durant leur période d’industrialisation et d’intégration dans l’économie mondiale. Alors que les exportations chinoises ont connu une croissance annuelle moyenne de 11,9 % entre 1978 et 2002, les exportations japonaises ont augmenté en moyenne de 14,2 % entre 1954 et 1981 tandis que celles de la Corée du Sud atteignaient une croissance annuelle de 21,5 % entre 1960 et 1995. D’ailleurs, malgré toutes les discussions tournant autour de l’influence de la Chine sur le déficit commercial américain, la Chine est encore loin de pouvoir détenir le pouvoir de pénétration qu’avait avant eu avant elle le Japon sur le marché américain. Actuellement, la Chine comptabilise 11 % des importations américaines alors qu’en 1986, celles du Japon atteignaient 22%. Quoi qu’il en soit, la transformation de la Chine est un phénomène économique qui a eu des conséquences positives. Il
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a permis d’offrir de plus hauts revenus pour certains ainsi qu’une réduction substantielle du nombre de personnes qui vivaient dans la pauvreté absolue. Tous les 8 ans, le revenu national a doublé et plus de la moitié de la réduction de la pauvreté absolue dans le monde entre 1980 et 2000 s’est réalisée en Chine. Il faut encore noter que pendant qu’environ entre 200 et 400 millions de Chinois échappaient à cette pauvreté en percevant 1 US $ par jour – en soi un effort considérable –, environ 250 millions de personnes, c’est-à-dire 16,6 % de sa population, continuent toujours aujourd’hui à vivre avec moins de la moitié de cette somme et que 700 millions de Chinois, 47 % de la population, vit avec moins de 2 US $ par jour.
D’autres questions importantes révèlent à quel point cette mutation économique est loin d’être miraculeuse. En Chine, l’inégalité s’est accrue plus rapidement que partout ailleurs et la nation se range aujourd’hui parmi les pays les plus inégalitaires. Le pays pourrait détenir à lui seul un nombre le plus élevé de travailleurs industriels sans emploi - et notamment des travailleurs plus âgés -, que l’ensemble du reste du monde. En 2004, selon les chiffres officiels, qui sont souvent en dessous de la réalité, les accidents industriels ont tué plus de 15.000 personnes. Du reste, le succès des exportations chinoises est le fait de secteurs industriels qui ont pratiqué des salaires anormalement bas envers des travailleurs, objets d’actes de répression et privés de tout moyen de négocier pour en obtenir de meilleurs.
Et pour le futur, les perspectives ne sont pas meilleures pour la masse des travailleurs et de paysans chinois ainsi que les migrants internes. Plus de trois quarts des ménages des régions rurales, qui représentent majoritairement la société chinoise, ne devraient pas sortir gagnants de la récente accession de la Chine à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Jusqu’à 300 millions de nouveaux emplois devraient être créés dans les
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décennies à venir si la Chine veut absorber le flux des millions de sans emploi, des migrants et des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Même les plus optimistes considèrent cette gageure comme impossible à relever. Pour les plus chanceux qui ont du boulot, les conditions de travail et les salaires seront revus à la baisse du fait de la combinaison de plusieurs facteurs comme les pressions internes du marché, une chute des prix à l’exportation et un probable accroissement de la concurrence. Cette situation risque d’alourdir les contraintes qui pèsent déjà sur les travailleurs et travailleuses chinois qui manquent cruellement de syndicats capables de les représenter et d’obtenir pour eux de meilleures conditions de travail, tout comme ils sont toujours privés de la possibilité de voter pour élire de nouveaux gouvernants. Allez donc leur demander s’ils profitent du miracle….
L’entrée à l’OMC, un accélérateur de la mutation économique chinoise
Le phénomène économique chinois résulte de changements opérés dans la politique économique du pays, d’abord dans l’agriculture en 1978, puis dans l’industrie et, enfin, dans de larges pans du secteur des services à des niveaux moindres. Peu à peu, les lois du marché ont repris leurs droits et en 2000, la traditionnelle politique de régulation des prix a été supprimée. Alors que le système du contrôle des prix passait à la trappe, une réglementation qui permettait pour la première fois aux personnes privées d’être propriétaires d’une entreprise entrait en vigueur. D’autres lois sur la concurrence, l’introduction et la promotion des investissements directs étrangers, la réduction des barrières douanières allaient suivre. Dans le même temps, le monopole d’Etat sur l’exportation commerciale allait disparaître. Quand la Chine a fait son entrée à l’OMC en 2001, l’explosion
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des produits «made in China» sur les marchés du monde entier battait déjà son plein et la plupart des réformes étaient déjà en place. Il est clair que l’accession de la Chine à l’OMC constituait un moyen d’atteindre des objectifs plus ambitieux. En premier lieu, l’OMC donnait l’occasion à la Chine d’accélérer le processus de mutation d’une économie jusque-là encore entièrement fermée, en facilitant le processus des réformes intérieures; Ensuite, cette nouvelle identité facilitait l’émergence de la Chine en tant que puissance commerciale de premier rang et évitait les tensions commerciales associées, dans le passé, avec l’émergence d’autres puissances commerciales. Le premier but semble basé sur la conviction des principaux responsables chinois en place dans les années 80 que la difficile transition du pays vers une économie de marché ne serait pas stoppée à mi-course. L’entrée à l’OMC allait permettre à la Chine d’aller plus loin encore et de concrétiser les réformes nécessaires mais difficiles qui restaient à faire.
L’entrée de la Chine à l’OMC a été l’aboutissement d’un processus long de 15 ans, un événement symbolique et l’apogée politique de 20 années de réformes. Sa transformation économique et son accession à l’OMC ne peuvent donc pas être envisagées séparément, même si les premiers signes des réformes économiques chinoises sont de 20 ans antérieurs à l’entrée de la Chine à l’OMC. Les conséquences sociales des réformes économiques chinoises ne sont pas une conséquence de l’accession de la Chine à l’OMC puisque la plupart d’entre elles se sont manifestées bien avant. Mais il est évident que l’entrée à l’OMC a indirectement accentué ces conséquences sociales. Même si les réformes furent poursuivies indé-pendamment de la possibilité de devenir membre de l’OMC, la possibilité d’entrer dans cette organisation était devenu le point central de la transformation du pays vers son succès économique.
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Sur la «voie de service» pour atteindre la compétitivité mondiale
En général, quand des pays entreprennent des réformes économiques avec pour objectif de renforcer la compétitivité du pays pour créer croissance et prospérité, ils peuvent soit prendre ce qu’on appelle «une grande route», soit «une voie de service». Si l’on opte pour «la grande route», la compétitivité est basée sur la qualité des infrastructures, des services publics, de l’environnement, du système de protection sociale, de la main-d’œuvre, des marchés du travail, de la technologie et de l’innovation. En choisissant cette direction, on opte aussi pour des syndicats indépendants qui peuvent représenter les travailleurs et relayer leurs revendications. «La voie de service», quant à elle, est basée sur le démantèlement du secteur public, l’exploitation de l’environnement, l’abandon du système de protection sociale, la pression sur les travailleurs, l’introduction de la flexibilité au détriment de la sécurité, la constante réduction des prix, la baisse des coûts du travail et l’interdiction des syndicats. La «grand route» apporte une valeur ajoutée significative à chaque étape de la production, «la voie de service» uniquement une valeur ajoutée minimale.
La Chine maîtrise parfaitement cette seconde voie. Son image de «premier fabricant mondial» n’est pas due à la bonne qualité de sa production, mais plutôt au fait que le pays produit à bas prix, offre un environnement et une monnaie relativement stables, ainsi qu’une main-d’œuvre industrielle fiable, docile et efficace. Cette situation est évidemment rendue possible grâce à la discipline de fer que fait régner le gouvernement et l’absence de véritables syndicats. La Chine exporte ses produits à travers le monde entier, mais elle ne réalise pas d’énormes bénéfices sur ces ventes. La plupart des produits fabriqués par la Chine sont des articles semi-finis et destinés à être transformés par une
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autre filiale, une firme étrangère ou un sous-traitant local. La plus-value ajoutée par la Chine au produit est plus que modeste, s’appuyant principalement sur les salaires très bas payés aux travailleurs locaux.
Quand Nokia et Motorola ont demandé à BYD, le premier fabricant mondial de batteries pour téléphones mobiles, de réduire ses prix, il a simplement enlevé les robots et machines de ses chaînes de montage et les a remplacés par une armée de travailleurs chinois. La société avait l’habitude de fabriquer son matériel dans des unités très automatisées, mais elle a compris qu’elle pouvait écraser ses prix en payant des salaires chinois plutôt que des machines américaines ou japonaises. De la même manière, à Shanghai, Volkswagen (VW) continue de produire ses automobiles comme il le faisait en Allemagne dans les années 70, principalement en s’appuyant sur un travail manuel.
Et aujourd’hui, alors que les détaillants et les consommateurs du monde entier apprécient «les prix chinois», personne n’espère que la Chine sera capable de les augmenter. Au contraire, les acheteurs tant chez les grossistes que chez les détaillants réclament des réductions supplémentaires. Comme illustré par Surely Huang, un fabricant d’équipements électriques, qui parle ici des équipements stéreo produits pour le marché américain : «Le bénéfice est vraiment minime. Nous devons constamment réduire les coûts pour satisfaire Wal-Mart».
Même ce sont d’abord les détaillants étrangers qui demandent des prix moins chers, des coûts réduits et des rendements plus importants aux fabricants chinois qui font, ensuite, supporter ces contraintes par les travailleurs, c’est le gouvernement chinois qui a permis et facilité cette course vers le bas. C’est le gouverne-ment qui a placé le profit, la croissance et la forme la plus simple de développement économique avant la population, le progrès social et la dignité humaine. Et en faisant cela, c’est lui qui a
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