Cours dynamiques territoriales UE Prépas HEC

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Cours dynamiques territoriales UE Prépas HEC

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Chap. 6 : Les dynamiques territoriales : entre intégration et fragmentation
A) Les stratégies des différents territoires
1) Guerre économique et concurrences territoriales : l'exemple des IDE
a) Des IDE très disputés
Il y a une explosion des IDE.
Très recherchés par les autorités territoriales locales, régionales et nationales.
Leurs moyens d'attraction sont essentiellement les crédits publics de plus en plus importants.
Il en existe deux types : les aides directes (réduction des taux, exonération provisoire de taxes
diverses, ristournes sur les droits de douane, réduction sur les prélèvements sociaux...) et les
aides indirectes (garanties de prêts, subvention à la formation, fourniture plus ou moins
gratuite des terrains, d’eau, d'électricité, de voies ferrées ou de routes…).
Il y a des agences nationales spécialisées dans la promotion des territoires pour orienter les
investisseurs étrangers.
On peut citer l'Agence pour l'Implantation d'Entreprises en Île-de-France ou encore la NFIA
hollandaise dont l'action est relayée par les Sociétés de Développement Régional créées il y a
une vingtaine d'années.
Cette promotion repose sur le transfert des coûts d'investissement et d'équipement des
transnationales vers les collectivités et les contribuables.
Les autorités américaines dépensaient 168 000 $ par emploi créé pour Mercedes dans
l'Alabama en 1990. L'implantation d'entreprises dans des régions en difficulté s'explique par
la combinaison d'aides, de prix négociés de l'énergie, et souvent d’offres de nouvelles
infrastructures…
Parfois on assiste même à un dumping fiscal et social. Aux Pays-Bas, les avantages se
négocient au cas par cas, ce qui attire beaucoup les investissements. Ceci peut créer un
déséquilibre, auquel cas, comme en 2000, l'OCDE intervient.
b) Une efficacité relativement réduite
Mais ces stratégies au niveau local et régional sont peu efficaces. La localisation des IDE
diffère selon que leurs émetteurs recherchent des économies d’agglomération, à valoriser des
bas coûts de main-d'oeuvre dans les fonctions d'assemblage, etc.
Ces IDE ne modifient pas les déséquilibres géographiques déjà présents car les régions les
plus développées sont de toute façon favorisées par l'accumulation de différentes activités sur
leur zone. Les investisseurs cherchent à minimiser le risque.
Les territoires d'accueil des IDE ne subissent que peu d'effets d'entraînement, c'est-à-dire que
ce n'est pas parce qu'il y a soudain un afflux de capitaux, que ça y est, la machine est lancée.
D'où de fréquents changements de stratégie, comme en Irlande depuis 1990, où du
développement de la formation, ils se sont tournés vers la création d'un centre financier à
Dublin et de centres de services de télécommunications dans le pays.
2) Les stratégies des états régionaux et collectivités régionales et locales
a) Des territoires à construire face à la mondialisation
Ces politiques donc sont très coûteuses et ont des résultats variables. Alors, ce qui est
déterminant, c'est la capacité des régions et des communes à accompagner la croissance de
leur économie en promouvant des projets de développement et d'aménagement planifiés qui,
eux-mêmes, traduisent une volonté d'attraction à long terme. L'auteur évoque des « solidarités
actives déterminantes ».
Enfin, cette attractivité est favorisée par la proximité géographique des acteurs de l'économie
et de l'information au sein d’une région.
b) Décentralisation et pouvoirs des collectivités territoriales
La maîtrise de certains pouvoirs politiques, fiscaux et économiques jouent parfois un rôle
majeur dans l'affirmation des acteurs régionaux. Mais cette délégation des compétences ne
résout pas tous les problèmes. Ceci est dû à la diversité institutionnelle ainsi engendrée des
régions concernées. Ex. : l’Europe occidentale, l'Inde, les états fédéraux plus généralement…
L'auteur s'attarde sur l'exemple de l'Allemagne, où la répartition des budgets équilibrée : 40 %
environ pour les Bund, 35 % pour les Länder et environ 25 % pour les communes. À noter
également la loi de 1949 qui oblige à niveler le niveau de vie dans tout le pays.
Il s’agit donc de maintenir un cadre national solidaire avec des transferts financiers et des
arbitrages étatiques nationaux. C’est une condition essentielle à la lutte contre la
fragmentation des collectivités territoriales.
3) Métropoles et économies d'archipel : les échelles d'interdépendance
a) Dvpt., urbanisation et métropolisation
L’urbanisation mondiale et la dynamique de production du capitalisme sont très liées. La
métropolisation en est issue. Selon l'auteur, est une métropole toute ville importante d'un pays
ou d'un continent concentrant des fonctions géoéconomiques stratégiques.
Mais il existe différentes métropolisations. Celle des pays développés et des Dragons
asiatiques. Et celle des pays du tiers-monde, qui n'est pas accompagnée d'un développement
économique ni d'une augmentation des infrastructures. Cela conduit à des déficits en emplois,
en logements, en équipements de toutes sortes, en transports et au niveau de l'hygiène.
De plus, d'énormes inégalités y sont concentrées.
b) Métropoles mondiales, bases nationales et économies d'archipel
Les villes sont au centre de la mondialisation. Leurs réseaux et leur hiérarchie constituent un
dispositif d'emboîtement à différentes échelles que l'on a déjà évoqué.
Toutefois, on parle de noeuds privilégiés de circulation des hommes, des richesses, des savoirs
et des informations.
Leur puissance est traduite par leur capacité à gérer les interconnexions entre les différents
acteurs à toutes les échelles.
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