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Impulsions nouvelles et dynamismes a l oree du XXeme siecle Asselain Fiches 1ère année

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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B Le défi alimentaire
a)
L'insécurité alimentaire
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Elle a deux visages. D'abord, dans les pays pauvres, la population n'est pas nourrie à sa
faim. Dans les pays riches l'insécurité alimentaire c'est être sûr des produits
consommés : question des OGM, de la viande bovine, de la pisciculture, de la
malbouffe.
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La faim recule mais lentement et inégalement selon les continents. En 2000, la FAO
estime que 850 millions de personnes sont sous-alimentées dont 500 millions en Asie
orientale et méridionale et 200 millions en Afrique subsaharienne. Des progrès
spectaculaires ont été effectués en Asie de l'Est et du Sud. Cette observation de la
sous-alimentation est à mettre en relation avec le pourcentage d'acifs dans le secteur
agricole. Les pays qui souffrent le plus de la faim sont les pays qui ont le plus d'actifs
dans l'agriculture et qui consacrent la plus grande part du budget familial à
l'alimentation. Cette part peut atteindre 80% dans certaines zones. La production
alimentaire mondiale est suffisante pour nourri l'humanité et la production a doublé
entre 1970 et 1990 alors que la population mondiale a augmenté de 80%.
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Ceci pose la question de l'aide alimentaire. Elle n'est qu'une réponse temporaire et et
les distribution d'aliments ne peuvent remplacer la production locale. De plus elles
plongent les populations dans une relation d'assistance. Il y a dans les famines à la fois
un paradoxe et un phénomène récurrent. Elles s'expliquent d'abord par des condition
climatiques peu favorables : sécheresses de plus en plus fréquentes, précipitations
cycloniques. Mais la principale cause de ces famines sont les guerres civiles ou avec
les voisins qui entraînent la présence de réfugiés. Cela peut aussi venir de stratégies
politiques de dirigeants qui affament volontairement leur population. Les progrès
économiques poussent de plus à l'abandon des cultures vivrières pour des cultures
commerciales et spéculatives orientées vers l'exportation.
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Des solutions ont été trouvées dans certains pays et ceci par la révolution verte. Il
s'agit d'introduire à partir des années 1960 des plantes hybrides notamment de blé ou
de riz. C'est d'abord le Mexique puis l'Inde qui le mettent en place en poussant des
paysans quelque peu formés. Cela permet d'augmenter beaucoup les productions et
d'arriver pratiquemment à l'autosuffisance. Mais, dans les années 1980, la révolution
verte rencontre ses limites : rendements qui n'augmentent plus, maladies sur les
plantes et vulnérabilité des récoltes aux aléas climatiques. Depuis 1991, des
agronomes proposent de réhabiliter les anciennes techniques dans les zones à plus
faible potentiel : assolement, association agriculture et élevage.
b)
Les échanges de produits agricoles
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Le problème de la sous-alimentation pose aussi le problème des échanges alimentaires
internationaux avec la possibilité d'acheter ce qui manque et principalement des
céréales. C'est notamment le marché du blé qui est la céréale la plus échangée dans ses
deux variétés de blé dur et de blé tendre. Le blé dur est utile pour les pâtes
alimentaires et le blé tendre nécessaire à la fabrication de farine. Le blé est produit
partout dans le monde avec des rendements inégaux. C'est une céréale conquérante.
On voit dans le monde plusieurs types de production de blé mais certains pays
dominent la production et ce sont essentiellement des pays industrialisés : EUA,
France, Canada, Australie, Ukraine, Turquie. Ce blé est acheté par quelques
consommateurs fiables et capables de payer comme le Japon. Certains pays sont
obligés d'importer du blé lors d'aléas climatiques.
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Il y a une guerre pour ce marché. Il est actuellement dominé par des firmes comme
Louis Dreyfus ou Cargill. Cela nécessite une flotte de céréaliers et de vraquiers ainsi
que des équipements portuaires spécifiques avec des silos et des pompes. Plus de la
moitié des échanges céréaliers dans le monde, soit 230 millions de tonnes en 2003,
concernent les aliments destinés à l'alimentation animale.
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On voit également un enjeu sur la définition du prix qui peut varier selon le contexte
saisonnier. C'est aussi l'enjeu de la sécurité de l'approvisionnement qui se pose. Là
encore on voit un poids important des multinationales. Les pays les plus touchés par la
faim sont ceux qui jouissent d'un accès limité aux marchés internationaux. Toute une
politique de protection a dominé les produits agricoles et ceci au niveau national ou au
niveau des zones commerciales régionales. C'est le cas au Japon qui protège son riz,
ou de la CEE puis de l'UE qui protège son agriculture avec des taxes et la préférence
communautaire ou bien en fixant des cours sans rapport avec les cours mondiaux.
C'est dans le cadre de la deuxième PAC qu'on revient sur ces notions de protection car,
face à la faiblesse des cours mondiaux on ne subventionne plus les produits mais les
exploitations. Ce n'est que depuis la création de l'OMC que l'on s'intéresse à une
libéralisation des échanges mais avec des limites car les exportations du Nord sont
fixées à des prix artificiellement bas vers le Sud ce qui détruit les espoirs de
développement agricole dans les PEVD. En 2003, les aides aux producteurs de coton
aux EUA ont provoqué la chute des cours mondiaux entraînant alors la paupérisation
d'environ 10 millions d'agriculteurs sahéliens.
c)
Les réserves de la pêche
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Au cours des trentes prochaines années, 2 milliards de personnes supplémentaires
devront être nourries. Cela va entraîner une vulnérabilité accrue pour les ressources.
En 1996, on pensait réduire le nombre de malnutris à l'horizon 2025. Hors, en 2004 les
objectifs fixés sont remis en cause. C'est vers 2060 qu'on envisage une situation plus
positive même si les biotechniques offrent des perspectives favorables pour les PEVD.
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La mer peut-elle compenser le manque de produits tirés de la terre ? Ceci sachant que
la pêche est une complément nutritif indispensable pour 1 milliards de personnes.
Hors la situation est très inquiétante car la pêche est dominée par les Japonais qui ont
détruit de façon significative les plates-formes territoriales. Près de 27% des espaces
de poissons péchés sont épuisés ou en voie d'épuisement. Aussi, 47% des réserves
mondiales ont atteint un niveau critique. En effet, il arrive qu'on rejette morts les
poissons n'ayant pas la taille minimale de pêche.
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Les ressources maritimes sont très dégradées par la surpêche. En 15 ans, les océans
ont perdu entre 50 et 90 ans de leurs réserves de grands prédateurs : thons, morues,
poissons plats, désastre de la pêche à la baleine. En 1995, la FAO a adopté un code de
conduite pour une pêche responsable. On a alors définit des quotas de capture ce qui
pose de nouveaux problèmes : reconversion des pêcheurs, casse des chalutiers et de
nombreuses protestations. La même politique est appliquée dans le cadre européen et
elle entraîne de nombreuses hostilités. Cela entraîne également l'augmentation de la
pêche illégale.
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La solution pourrait être la pisciculture. En France et au Japon on voit une culture
d'algues et de coquillages notamment d'huîtres qui correspond à l'aquaculture. Or, la
pisculture nécessite de gros investissements, l'élevage doit être maritime ou dans des
bassins, il faut vacciner les poissons. Certains contestent ces méthodes et veulent un
retour à un élevage plus bio. Ce n'est donc pas dans l'océan que l'on peut trouver les
véritables réponses pour un pays. C'est un apport possible mais pas une solution
complète.
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