DISSERTATION N°1 TES2 15 / 10 / 2008

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DISSERTATION N°1 TES2 15 / 10 / 2008

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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DISSERTATION N°1TES2 15/ 10 / 2008
Sujet:Fillaut-relmitiiossarccoéceanequmino?
DOCUMENT1« Aujourd'hui,quelque chose d'extraordinaire est en train de se produire dans le monde développé. Pour la première fois dans l'Histoire, les sociétés sont confrontées à des problèmes non plus de pénurie, mais de surabondance. Nous vivons dans une économie d'excédents où presque tous les secteurs d'activité, anciens et nouveaux, souffrent de surcapacité. Il y a tant de voitures en circulation qu'il n'y a presque plus d'espace pour les conduire. Nous avons tant à manger que nous connaissons une épidémie d'obésité. Il y a tant de choses à acheter, à voir et à faire que nous ne trouvons pas le temps d'en profiter. Trop de tout? (…) Si le récent boom économique a considérablement accru le niveau global de prospérité, il ne s'est pas accompagné d'un sentiment accru de bien-être. De fait, les "enquêtes sur le bonheur" menées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe continentale montrent que le niveau de bonheur est resté au mieux stationnaire et qu'il a parfois décliné au cours des trente dernières années (…) Quelles en sont les implications ? Depuis un demi-siècle au moins, les Etats ont utilisé le produit intérieur brut (PIB) comme indicateur de bien-être. Mais, s'il n'y a plus de corrélation entre le PIB et le bonheur, cela remet en cause l'un des objectifs clés des politiques publiques, qui est de maintenir le PIB sur une trajectoire ascendante. Le problème de l'utilisation du PIB comme indicateur du bien-être, c'est qu'il ne mesure que des éléments auxquels on peut donner une valeur monétaire. En conséquence, il ne rend pas compte des choses qui prennent de l'importance pour les gens une fois que leurs besoins élémentaires ont été satisfaits. Ainsi, le temps est devenu si précieux pour beaucoup d'entre nous qu'on le surnomme "la nouvelle monnaie", et pourtant le PIB ne le prend pas en considération. Pis encore, le PIB compte souvent comme des gains des choses qui rendent en fait les gens plus malheureux. Lorsque la criminalité augmente, l'accroissement des dépenses en systèmes de surveillance, alarmes antivol, armes à feu et bombes anti-agression contribue à la croissance du PIB. Mais les gens sont moins heureux parce qu'ils se sentent moins en sécurité. L'augmentation du taux de divorce fait aussi progresser le PIB parce qu'elle se traduit par des dépenses accrues en frais d'avocat, en aide psychologique, en logement » Richard Tomkins*’ « A quoi sert la croissance si elle ne rends pas heureux ? »,Financial Times, 2003
DOCUMENT2« Une course de vitesse est engagée à l'échelle planétaire pour préserver un bien commun universel : les millions de kilomètres carrés de forêts qui contribuent à l'équilibre de la nature et du climat. Au rythme actuel, plus de 140 000 km2 de forêts sont détruits chaque année, soit à peu près la superficie de la Grèce. Mercredi 25 mai, à New York, lors de la 5e édition du Forum sur les forêts des Nations unies (UNFF), la Banque mondiale et le World Wildlife Fund (WWF) réunis au sein de l'Alliance pour la forêt (Forest Alliance) ont à nouveau tiré la sonnette d'alarme. "Les forêts à haute valeur écologique et économique comme les forêts boréales de l'extrême orient russe, celles des basses terres de Sumatra, les forêts tropicales d'Amazonie et du Congo sont en train de disparaître sous l'effet d'abattages sauvages et des coupes illégales ou peu réglementés ainsi que du défrichage agricole", affirme le directeur général du WWF, Claude Martin. Les chiffres sont là : 280 000 m2 de forêts disparaissent chaque minute. La mise en garde lancée à New York par la Banque mondiale et le WWF rappelle à la communauté internationale qu'il faut agir vite. La préservation de l'environnement, et donc de la forêt, est un des huit objectifs du Millénaire, lancé en 2000 par les Nations unies » Babette Stern, « La déforestation de la planète prend des proportions alarmantes »,Le Monde, 25.05.05
DOCUMENT3Evolution de la proportion derevenu < 1$/jour pauvre (1987 / 1998) pays à bas revenupays à revenus moyens pays à croissance négative0,9 1,6 pays à croissance lente- 0,80,9 pays à croissance rapide-5,4 -3 pays à croissance très rapide-11,8 -8 FMI, World Economic Outlook, mai 2000 DOCUMENT 4
pays à bas revenu -0,4 -1,7 -14,3 -18,3
Arne Melchior, Kjetil Telle et Henrik Wiig,Globalisation and Inequality, 2000 Note : « PIBper capita» signifie « PIB par habitant »
revenu < 2$/jour
pays à revenus moyens 2,3 0,5 -12,1 -16,7
DOCUMENT 5
Inglehart et Kingemann,Genes, Culture and happiness, MIT press, 2000
DOCUMENT 6 « Un certain nombre de facteurs expliquent pourquoi la protection de l’environnement s’accroît avec la prospérité et le niveau de développement. Il est difficile de donner la priorité à un environnement sain lorsqu’on sait à peine comment on va se procurer son prochain repas. La lutte pour atténuer la misère et la faim passe avant la conservation de la nature. C’est seulement lorsque notre niveau de vie augmente que nous commençons à accorder de l’importance à l’environne ment et aux moyens de l’améliorer. L’Europe est passée par cette étape, et les pays en développement y sont aujourd’hui. Pour y arriver, les gens doivent pouvoir s’exprimer et mobiliser l’opinion publique dans un contexte démocratique, sinon leurs préférences ne pourront se concrétiser dans la réalité. Le saccage de l’environnement est pire sous les dictatures, mais c’est la prospérité et la mentalité des habitants qui font qu’il est plus facile de protéger l’environnement dans une société riche. Un pays riche a les moyens de s’attaquer aux problèmes écologiques; il peut développer des techniques qui aident à réduire la pollution — des filtres non pollueurs ou des méthodes de traitement des eaux usées, par exemple — et nettoyer les dégâts déjà faits (…) Il est certain que certaines des matières premières que nous utilisons aujourd’hui, avec les quantités qui existent, ne pourraient suffire pour la planète entière si tout le monde en consommait autant. Mais cette constatation n’a pas plus de pertinence que celle d’un homme de l’âge de pierre qui déclarerait que si tout le monde atteignait son niveau de consommation, il n’y aurait pas assez de pierres, de sel et de fourrure pour tes satisfaire tous. La consommation de matières premières n’est pas un phénomène statique. Lorsque plus de gens atteignent des niveaux de prospérité élevés, on se met à chercher de nouvelles sources de matières premières. L’homme améliore constamment la technologie pour exploiter des matières premières qui étaient auparavant inaccessibles. Ces innovations permettent d’utiliser plus efficacement les vieilles sources et de transformer des déchets en matières utilisables. Il y a cent cinquante ans, le pétrole n’était qu’une substance noire et gluante sur laquelle on évitait de marcher et que personne ne voulait retrouver sous sa propriété. La recherche de nouvelles sources d’énergie a mené à de nouvelles méthodes pour l’utiliser et aujourd’hui c’est l’une de nos principales ressources.» Johan Norberg, « Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste », éditions Plon, 2003
FAUT IL LIMITER LA CROISSANCE ECONOMIQUE ? (analyse du sujet) Faut il: impératif Limiter: contenir // ne pas aller au-delà de certaines bornes…infranchissables…sous peine de…du fait de conséquences irréparables… Conséquencessur qui (quels acteurs), quoi (environnement / biodiversité / hommes) ? Croissance économique: def de F Perroux Pas de précision dans le sujet sur lebalisage spatial…donc le monde est l’espace d e réflexion (ce que confirme les documents) ni sur lebalisage temporel(donc on repart dans ces cas là sur les 200 dernières années ce que confirme le dernier document)
On s’aperçoit donc ici qu’il ne s’agit pas de balancer son cours sur les acteurs de la croissance ou sur les facteurs de la croissance ! si on veut la limiter c’est qu’elle ades effetsnocifs !!! mais si on se pose la question, c’est que la réponse ne doit pas être aussi simple !! (donc impact positif)
Etude de documents : Doc 1: insiste sur le fait que l’offre est surabondante (voiture / alimentation = illustrations) ; note le paradoxe apparent entre cet accroissement de l’opulence et le fait quele sentiment de bien-être ne se soit pas accru dans les mêmes proportions dans les pays occidentaux; note que le PIB / tête n’estqu’un indicateur marchand; note qu’il est surestimé par des faits qui rendent les gens malheureux (illustrations = criminalité / système de surveillance ; divorces et frais d’avocats) Liens avec connaissances : cours :PIB = indicateur insatisfaisant et trompeur(illustrations) // PIB et bien être corrélés mais de moins en moins au même rythmes// pourquoi ? Thèse del’habituation+thèse de l’envieet du revenu relatif = citation de Marx) // Le PIB n’est qu’unemoyenne= il cache les écarts de revenus au sein d’une même population = pb de l’inégalité de répartition des richesses =croissance pas synonyme de développement)
Doc 2! Ce n’est pas un document analytique mais descriptif / Insiste sur la préservation nécessaire de: illustration à lui tout seul l’environnement, de la biodiversité. Liens avec connaissances : cours : club de Rome /‘halte à la croissance’ peu soucieuse des dégâts écologiques, environnementaux, humains(divorces/stress/accidents du travail) / rapport Meadows / le cauchemar de Darwin / pourquoi pas la décroissance mais utopique et égoïste)
Doc 3: fait le lien entre l’évolution du poids des pauvres et les rythmes de croissance : + la croissance est forte et plus le poids de la population pauvre diminue ; la diminution est d’autant plus forte que le pays considéré est très pauvre(corrélation négative entre croissance du PIB et pauvreté)(utiliser des chiffres) Liensavecconnaissances:mécanisme : si production ↑è↑ des revenusè↓ des pauvres (en termes absolus)
Doc 4: fait le lien entre le PIB / tête et l’IDH (à définir / pourquoi a-t-il été créé ?) : plus lePIB/tête ↑ et plus l’IDH(corrélation positive); chaque point représente un pays. Liensavecconnaissances:mécanismes : ↑ PIB / tête = ↑ du niveau de vieèsatisfactiondes besoins primaires(se nourrir / se loger / se vêtir / se soigner / s’éduquer =développement)è↑ de l’espérance de vie + ↑ des taux de scolarisation (biens collectifs = service d’éducation non marchands = construction de lieux scolaires) grâce aux impôts collectés (allocation des ressourcespar l’Etat vers l’éducation par exemple) et, finalement, haussedu bien être(diversification de la consommation =loi d’Engel) ; à noter que plusieurs critères ont été mis en place pour affiner la notion de développement , l’IDH étant le premier d’entre eux
Doc 5 :le lien entre PIB / tête et la proportion de personnes satisfaites de leurs vie (fait corrélation globalement positive: Ukraine // Suisse : 25000$-90%)…mais pays ou niveau de vie faible et ou satisfaction élevée tout de même (Nigéria : 1200$ - 78%) ; croissance permet la création d’emplois, limitation du chômage et donc au recul des inégalités entre actifs et participe à la cohésion sociale
Doc 6: fait le lien entre prospéritéet protection de l’environnement qui peut résulter de la croissance ; illustre avec les cas € de la révolution industrielle ou de pays émergents (Chine) qui s’opposent aux pays développés d’aujourd’hui : tout est une question de priorité. .. la lutte contre la pollution étant un luxe qu’on peut financer quand on a le ventre plein et queles institutions sont démocratiques. Rôle du progrès technique au service de l’environnement (illustrations : voitures moins polluantes / maisons à énergie renouvelables/ lampes à bases tensions/ recyclage / tri sélectif …), les entreprises peuvent faire des efforts de R&D pour innover dans ces domaines Lien avec le connaissances : thèse deSensur les dictatures peu soucieuses de la lutte contre les famines et la pauvreté…qui retarderaient donc l’accroissement du PIBet donc la lutte contre les ‘externalités négatives’.
Nb : la def de la croissance aparaîtra dans le développement du sujet
Notions à mobiliser sur ce DS : croissance / développement / pouvoir d’achat / profits / impôts / biens collectifs / prix réèls / consommation de masse / production de masse / habituation / frustration / IDH / SEN / WAGNER / ENGEL / externalités négatives / dualisme / inégalités de répartition / développement durable / chômage / PT / pauvreté …
PLAN : Sujet : Faut-il limiter la croissance économique? Plan détaillé Introduction La récente flambée des prix du pétrole (en juillet 2008) a permis de rappeler la rareté de cette source d’énergie, et ses risques d’épuisements futurs. Cette augmentation du prix du pétrole est la conséquence d’un excédent de demande par rapport à l’offre , liée entre autre à la croissanceéconomique exceptionnelle de certains pays,émergents, tels que la Chine. Le pétrole étant l’énergie permettant notamment de faire fonctionner l’appareil productif, de réaliser les déplacements professionnels et familiaux, l’inquiétude est réelle.Pourtant, la recherche d’une croissance économique forte reste la priorité affichée de l’ensemble des gouvernements !!! Quel curieux paradoxe !!! Dès lors pourquoi ne pas se réjouir plutôt de la récession annoncée par l’INSEE ? Celle-ci ne permettrait elle pas de limiter les effets pervers, sur l’homme et la biodiversité, d’une croissance débridée ? Dans un premier temps, nous observerons que la croissance économique s’accompagne d’effets pervers qu’une limitation pourrait limiter ; puis, que la croissance économique est tout de même une condition nécessaire du développement
1° Partie : LA CROISSANCE ECONOMIQUESE HEURTE A DESLIMITES ENVIRONNEMENTALES ET HUMAINESCE QUI LEGITIME DE VOILOIR LA LIMITER
source
Notion de cours
1) Le PIB n’est pas forcément synonyme de satisfaction accrue a)conLetsta:à niveau de PIB équivalent, les niveaux de satisfaction peuvent varier-Ex : Cas du Nigéria (PIB faible et proportions de personnes satisfaitesde leurs vies) b)êtredeLbienuntaumPIeesBtaciruesiavdniLe PIB compte positivement des phénomènes qui réduisent le bien-être: Externalités négatives,pollution, dépenses de sécurité quand criminalité augmente, dépenses en frais d’avocat lors d’affaires de divorces, reconstruction de maisons à l’issue de tornades (Jeumont)… c)La croissance n’est pas nécessairement synonyme de développement Le taux de pauvreté peut augmenter alors que la croissance explose etles inégalitésaugmenter :Inde, Mexique, Chine (dualisme villes / campagnes) 2) Lacroissance pose des problèmes environnementaux et humains a)tuqroneingrisepolaursesolslues(emsivitcuodpruaseurcoacésdufaitdelcélogoqieusemanquéibilsretlsionv disparaître !) ; non renouvellements de certaines énergies (pétrole, gaz, charbon ; rapport Meadows = Halte à la croissance b)coûts humains de la croissance:consommation d’anxiolytiques, suicides (Peugeot, Renault), stress. Conclusion partielle de la première partie et transition 2° Partie : MAIS ELLE RESTE UN MOTEUR DU DEVELOPPEMENT 1) Lacroissance économique provoque le développement a)Il semble exister un lien empirique entre croissance et bien-être aucun pays riche ne connaît de niveau de satisfaction faible(chiffres de la corrélation); satisfaction qui passe par la consommation accrue et la diversification de la consommation = loi d’Engel); histoire économique depuis deux siècles (PDEM) etrécente (BRIC) b)La croissance est nécessaire à la création d’emplois Une croissance économique forte est un gage de créations d’emplois et de baisse du chômage(les 30 glorieuses// août 2008 et récession et hausse d e 40000 chômeurs) c)pauelaévretdtemrepriudérerocLaencsais: plus il y a production, plus il y a production de richesses. (Avec un taux de croissance rapide, la pauvreté recule fortement, d’au moins 8%, et jusqu’à 16,7 % ; lien croissance économique et IDH = voir schéma) 2) Desproblèmes environnementaux à relativiser ? a)nceortarogrdupcenhsètdnaqieuutllastronctelopalenoitulLpmiC’est la technologie, induite par la croissance, qui permet de mieux lutter contre la pollution (effort de R&D qui permet d’innover et d’utiliser des combinaisons productives et de produits plus économes en énergie =>véhicules automobiles) b)dnsiebinmoconammosnocedecirtdeuocstpnrUoéeettircitvéeeretraiiosntsmdéchets:srpdocurtcieed Conclusion partielle de la seconde partie Conclusion du devoir Ouverture : Il n’y a pas de remise en cause fondamentale de notre modèle de développement, qui continue à piller des ressources naturelles qui s’épuisent
LA CROISSANCE ECONOMIQUESE HEURTE A DESLIMITES ENVIRONNEMENTALES ET HUMAINES
L’augmentation durable, soutenue, en termes réels du PIB n’est pas forcément synonyme de satisfaction accrue.
La corrélation entre niveau de PIB / tête et la proportion de personnes satisfaites de leur vie réserve parfois quelques surprises ! En effet, le document 5 permet de constater que 80% de la population duNigéria, dont le niveau de PIB / tête est proche de 2000 $/ hab, déclare être satisfaite de sa vie…soit un taux proche de celui de la population française dont le PIB/tête est environ dix fois plus élevé ! ! Cette conclusion ne fait malheureusement pas du Nigeria le nouvel Eden, car ce pays reste l'un des plus pauvres de la planète. Mais elle montre clairement qu'il n'y a pas de lien direct entre richesse et bonheur puisque, la moyenne des personnes se déclarant heureuses dans les pays industrialisés n'a pas évolué depuis la seconde guerre mondiale, malgré une importante augmentation des revenus. Ce qui a conduit les chercheurs à conclure que le désir de biens matériels est un facteur inhibant du bonheur. Le PIB est un mauvais indicateur de bien être : Le PIB comptabilise toutes les valeurs ajoutées dégagées par le entreprises au cours d’une année : celle de l’avocat qui plaide lors des affaires de divorces ; celle du maçon qui reconstruit les maisons détruites en juillet dernier à Jeumont, celles d es entreprises chargées de nettoyer les côtes souillées par des marées noires, celles d es entreprises de ventes de systèmes d’alarmes destinés à protéger la population contre l’insécurité…il comptabilise également toutes les productions alimentaires dont les excès de consommation peuvent déboucher sur des déséquilibres : obésité (document 1) (« on est foutu, on mange trop » déclarait A souchon !), maladies cardiovasculaires …qu’il faudra soigner et qui contribueront à augmenter le PIB !
La croissance n’est pas nécessairement synonyme de développement : le taux de pauvreté peut augmenter alors que la croissance explose et les inégalités augmenter : ainsi la Chine, qui fait partie des pays émergents, enregistre des taux de croissance à deux chiffres mais également des inégalités croissantes entre population urbaine, qui profite de cette croissance, et population rurale, qui reste à l’écart ; la répartition des richesses ne se fait pas équitablement ce qui peut remettre en cause la cohésion sociale ; d’autre part, le cas chinois montre que l’économie de marché et la recherche du profit peuvent cohabiter avec un régime non démocratique, signe d’une insuffisance de développement.
La croissance pose des problèmes environnementaux et humains
Les équilibres écologiques (document 2)sont menacés du fait de la course au productivisme : seuls les ours polaires ignorent encore qu’ils vont disparaître sous l’impact de l’émission de gaz carbonique issus des activités humaines ! Les activités de production agricole (nappes phréatiques empoisonnées en Bretagne du fait de l’épandage de lisier pour nourrir les terres) et industrielles (comme en témoigne l’état du Rhône dont les poissons sont jugés impropres à la consommation sur une partie de son écoulement) sont massivement polluantes ; l’idée de se mobiliser face à ces risques environnementaux a tout de même sensibiliser la société civile à la suite de nombreuses sonnettes d’alarmes tirées depuis les années 70 ; ainsi, le club de Rome et le rapport Meadows ont même proposer de stopper la croissance pour enrayer la dynamique du gaspillage !!! Le ministère de l’écologie est en France résulte de cette volonté de la puissance publique d’agir contre les méfaits de cette croissance.
Les coûts de la croissance sont aussi humains : la course à la productivité, à l’efficiencese traduit par des comportements humains hors du commun : la France est ainsi un des premiers pays d’Europe consommateur d’anxiolytiques ! Les suicides et les tentatives de suicides de salariés chez Renault et Peugeot traduisent les effets pervers d’une course à la compétitivité dans l’industrie automobile
Plus n’est donc pas systématiquement mieux…mais depuis deux siècles c’est la croissance qui a permis le développement
LA CROISSANCERESTE UN MOTEUR DU DEVELOPPEMENT
La croissance économique source de bien être accru
Il existe une corrélation positive nette entre croissance économique et bien être. L’expression populaire « l’argent ne fait pas le bonheur » mais il y contribue trouve » sa justification dans le document 5 ; on y observe que plus le niveau de vie, mesuré par le PIB/ tête, augmente et plus la proportion de personnes satisfaites de leurs vies augmente ; ainsi, à peine plus de 30% des ukrainiens estiment être satisfaits de leurs vies contre plus de 80% des français …ces derniers ayant un niveau de vie presque dix fois supérieur à celui des ukrainiens ; la distribution et la redistribution (revenus secondaires) de richesses dans le cadres de la mise en place de l’Etat-Providence en France expliquent cet écart et ce sentiment.
La croissance permet aussi la création d’emplois, synonyme de sécurité de revenus décents permettant de satisfaire la population au-delà des besoins primaires ; les « trente glorieuses » en France ont été une période exceptionnelle au cours de laquelle les salaires réels, le pouvoir d’achat, la consommation ont augmenté ; celle-ci s’est même diversifiée, offrant à la population une gamme de produits, biens et services, jusque là jamais vue ! La récession annoncée par l’INSEE, la suppressions d’emplois, la hausse du chômage (= 40 000 en août 2008) qui l’accompagnent témoignent de l’impact de la croissance sur l’emploi
La croissance permet de réduire la pauvreté : d’après les statistiques du FMI, plus la croissance est forte et plus la pauvreté recule ; ce recul est d’autant plus fort dans les pays très pauvres ; ainsi, dans les pays à bas revenu ou la croissance est très rapide, la part des pauvres vivant avec moins de 1$/jour a baissé de 11,8% entre 1987 et 1998 et celles d es pauvres vivant avec moins de 2$/jour a baissé de 18,3% ! lorsque la croissance y est négative, la part des pauvres a tendance à augmenter. Plus le PIB augmente et plus les revenus augmentent pour les ménages mais aussi pour l’Etat qui collecte les impôts : ceux-ci permettent de financer la productions de services non marchands (biens collectifs = école / hôpitaux) laissant augurer une élévation du taux de scolarisation, de l’espérance de vie et de l’IDH ! le document 4 montre d’ailleurs que plus le PIB / tête est élevé et plus l’IDH est proche de 1
Des problèmes environnementaux à relativiser
L’importance du progrès technique dans la lutte contre la pollution. Grâce à sa valeur ajoutée, l’entreprise peut financer ses efforts de R&D ; les nouvelles techniques induite par lacroissance permettent de mieux lutter contre la pollution : les nouveaux produits sont plus propres (ou plus facilement recyclables) et les combinaisons plus économes en énergie : le document 6 insiste sur les progrès faits dans l’industrie automobile ; le processus de croissance dans lequel se sont engagés les pays d’Europe de l’ouest, les EU, le Japon depuis plus d’un siècle peuvent plus facilement financer ces dépenses puisque les estomacs de leur population sont pleins ! Les pays émergents ont eux la priorité de nourrir leur population avant de penser faire les mêmes efforts que les pays les plus anciennement développés : tout ne serait donc, d’après le document 6, qu’une question de temps et de priorité
Une société tertiaire est moins productrice et consommatrice de biens donc moins productrice de déchets :
Conclusion :Désormais, aujourd’hui, « on ne tombe plus amoureux d’un taux de croissance » ! En effet, depuis les années 1970, il y a une prise de conscience des coûts sociaux, environnementaux, humains qu’elle occasionne ; cependant, elle reste la condition nécessaire au développement. Si la décroissance peut être estimée égoïste et utopique et donc difficilement envisageable, la croissance peut cependant être liée au concept de développement durable qui consiste à satisfaire les générations présentes sans sacrifier le bonheur des générations futures.
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