Etude d'oeuvre: Au bonheur des dames de zola

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Etude d’oeuvre : Au Bonheur des Dames de Zola Plan de la fiche 1. Structure romanesque 2. Entreprise et amour 3. L’espace et les mythes 4. Portée du roman Structure romanesque Parallèlement au déclin du Vieil Elbeuf, ce sont les étapes de l’ascension du magasin rival qui rythment le roman, de 1864 à 1869. Deux étapes sont essentielles : celle de deux grandes ventes, tandis que le quatorzième et dernier chapitre clôt le roman par une apothéose, et celle de la vente de blanc, avec l’extension du magasin dont les façades s’ouvrent désormais sur plusieurs rues. Les concurrents, Bourras, Baudu, et Robineau, ancien employé du Bonheur, disparaissent du marché du tissu et de la mode. Au Bonheur des Dames est bien un roman naturaliste qui présente l’ensemble du grand magasin, son organisation, la vente et la clientèle. Descriptif, le texte est aussi narratif : c’est à travers le regard et les rencontres entre des personnages que nous découvrons l’univers du grand magasin. Pour faire l’économie de descriptions massives, Zola recourt à la psychologie en action et utilise le point de vue de Denise dont il livre les sentiments. Outre l’évocation des trois grandes ventes qui scandent le roman, il montre Denise évoluant dans le magasin comme chez les Baudu aux chapitres 1, 8 et 13. Le déclin du Vieil Elbeuf apparaît par contraste. Quant à Mouret, il se signale par ses inspections périodiques.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Etude d’oeuvre :
Au Bonheur des Dames
de Zola
Plan de la fiche
1. Structure romanesque
2. Entreprise et amour
3. L’espace et les mythes
4. Portée du roman
Structure romanesque
Parallèlement au déclin du Vieil Elbeuf, ce sont les étapes de l’ascension du magasin rival qui rythment le
roman, de 1864 à 1869. Deux étapes sont essentielles : celle de deux grandes ventes, tandis que le
quatorzième et dernier chapitre clôt le roman par une apothéose, et celle de la vente de blanc, avec
l’extension du magasin dont les façades s’ouvrent désormais sur plusieurs rues. Les concurrents, Bourras,
Baudu, et Robineau, ancien employé du Bonheur, disparaissent du marché du tissu et de la mode.
Au Bonheur des Dames
est bien un roman naturaliste qui présente l’ensemble du grand magasin, son
organisation, la vente et la clientèle. Descriptif, le texte est aussi narratif : c’est à travers le regard et les
rencontres entre des personnages que nous découvrons l’univers du grand magasin. Pour faire l’économie
de descriptions massives, Zola recourt à la psychologie en action et utilise le point de vue de Denise dont il
livre les sentiments. Outre l’évocation des trois grandes ventes qui scandent le roman, il montre Denise
évoluant dans le magasin comme chez les Baudu aux chapitres 1, 8 et 13. Le déclin du Vieil Elbeuf apparaît
par contraste. Quant à Mouret, il se signale par ses inspections périodiques. Il s’adresse à Paul de
Vallagnosc, qui était avec lui au collège à Plassans-en-Provence mais qui a connu un destin social très
différent, et au baron Hartmann, pour les questions financières. Les conversations se font, par exemple, à
l’heure du thé chez Madame Desforges, aux chapitres 3 et 9.
Mais Zola dépasse le réalisme, comme nous le verrons plus loin. Il accentue le contraste entre le petit
commerce et le grand magasin. Le Vieil Elbeuf paraît sombre et sinistre alors que Le Bonheur des Dames
est rutilant : «
C’était un développement qui lui semblait sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les
glaces sans tain de l’entresol, derrière lesquelles on voyait toute la vie intérieure des comptoirs… La
machine ronflait toujours, lâchant sa vapeur dans un dernier grondement… cette apparition… prenait
l’apparence d’une chambre de chauffe géante où l’on voyait passer les ombres noires des chauffeurs, sur le
feu rouge des chaudières.
» Tout ici vit de manière fantastique et la modernité liée au mythe de la machine
réactualise celui du monstre prêt à engloutir la concurrence. Pour accentuer l’effet, Zola resserre dans le
temps l’essor du grand magasin qui ne devient un fait commercial dominant qu’après 1880, à l’attention de la
petite bourgeoisie. Il retient surtout quelques moments forts du processus qui rythment la période de 1864 à
1869 dans la vie de Denise comme dans celle du magasin. Il choisit ce qui est significatif, confirmant l’avis
de Maupassant : «
Faire vrai consiste donc à donner l’illusion complète du vrai. Raconter tout serait
impossible. Un choix s’impose donc. J’en conclus que les Réalistes de talent devraient s’appeler plutôt des
Illusionnistes
. »
Entreprise et amour
Mouret est un personnage emblématique, symbole de son temps, plein d’idées et à l’esprit d’innovation.
Avec lui, Zola fait du roman le «
poème de l’activité moderne
». Son audace en fait un génie de la vente et
des étalages qu’il n’hésite pas à bouleverser sans cesse. Il contraste avec Vallagnosc, son ancien
condisciple de Plassans, pur produit de l’éducation française traditionnelle, diplômé mais sans avenir : «
Paul était un fort en thème, toujours premier, donné en continu en exemple par le professeur qui lui prédisait
le plus bel avenir ; tandis qu’Octave, à la queue de la classe, pourrissait parmi les cancres, heureux et gras,
se dépensant au-dehors en plaisirs violents.
» Le goût de la vie et de l’action, le talent de la communication
et de la publicité jugée «
impure
» par les intellectuels rappellent ce que dit Forestier à Duroy au début de
Bel-Ami de Maupassant, lorsqu’ils se retrouvent. Evoquant les intellectuels diplômés, Forestier caricature «
une vingtaine d’imbéciles qui ne sont pas fichus de se tirer d’affaire
». Il conseille à Duroy de s’imposer et
non pas de demander : «
Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau
. »
Tout en sachant exercer son autorité, même s’il laisse certaines basses besognes à ses sous-chefs, Mouret
prend en compte les intérêts et les passions de ses subordonnés en voulant perfectionner le fonctionnement
du système. Cela n’exclut toutefois pas le renvoi de certains employés, ce qui montre la sensibilité de Zola à
la question de la précarité de l’emploi.
Face à Mouret, Denise n’est pas la fille facile des romans sentimentaux. Au contraire, modèle de mérite et
de vertu, cette femme moderne et active contraste avec les bourgeoises vaniteuses ou guindées de l’époque
et avec les provinciales à la vie étriquée que décrit Balzac dans la génération précédente. Attachée à la
réussite du magasin, Denise entend humaniser le travail et développe des idées sociales. Elle est au centre
de tous les éléments du récit. Elle suscite les jalousies de certains et est renvoyée pour réapparaître ensuite.
Fascinée par la puissance du grand magasin qui incarne la vie et la lumière, elle se désole aussi du sort de
son oncle Baudu.
Avec Denise comme personnage central,
Au Bonheur des Dames
peut être considéré comme un roman
d’amour. Mouret veut faire de Denise sa maîtresse soumise. Or il en découvre peu à peu les charmes et les
qualités, facilite sa promotion et finit par l’épouser. C’est donc, en quelque sorte, la revanche de Denise qui
débarque sans le sou de la gare Saint-Lazare au début du roman. Aux rapports d’intérêt et au matérialisme
qui l’emportent par exemple dans
Bel-Ami
de Maupassant, Zola oppose des relations plus humaines, plus
égales entre Mouret et Denise, surtout à partir du chapitre 12. Ainsi, le roman prend une dimension édifiante
: une jeune fille modeste et méritante épouse son patron après plusieurs mises à l’épreuve. A la fin, les deux
personnages gagnent en charme et en humanité, tandis que la vente du Blanc exprime l’apothéose du
magasin… Le règne de la marchandise n’a pas exclu le succès de l’amour comme dans les scénarios de
romans-photos. Denise est pleine de bons sentiments et Zola parle à son sujet «
d’humanitairerie
». Elle
rêve de philanthropie et d’harmonie sociale au bénéfice des employés, à l’image d’un certain paternalisme
des dirigeants d’entreprise de l’époque.
Les autres personnages sont des figures collectives. Les petits commerçants, progressivement en faillite,
sont émouvants mais bornés, sauf Robineau qui cherche à rivaliser avec Mouret avant d’être dominé par lui.
De leur côté, les vendeurs mènent une vie fatigante, difficile, dominée par l’individualisme du système
d’intéressement aux ventes mis au point par Mouret. Chacun rivalise avec autrui, suspecte et déteste les
autres : chacun est l’ennemi de l’autre. Il n’y a pas de communauté de travail ni de sentiment collectif de
révolte possible. Sous le clinquant et l’amabilité fardée, la lutte pour la vie fait rage.
Quant aux clientes, il s’agit à la fois des ouvrières attirées par les déballages «
bas de gamme
» du trottoir
que de la bourgeoisie moyenne séduite par le luxe à prix abordable dans cette cathédrale mondaine qu’est
Le Bonheur. Certaines font des achats sélectifs, la plupart se laissent aller à de folles dépenses même si
elles sont entrées pour acheter un objet précis. D’autres enfin se laissent aller à voler… La volonté de
Mouret de dominer le marché fait sans cesse monter la fièvre des achats.
L’espace et les mythes
Les magasins étroits et sinistres du petit commerce s’opposent aux vastes surfaces du Bonheur des Dames,
qui ne cesse de s’agrandir en dévorant le pâté de maisons entre l’Opéra et la Bourse, deux hauts lieux du
temps. Mouret a compris que l’espace, le territoire et le marché sont des lieux de pouvoir qu’il convient
d’organiser et de valoriser par la technique des étalages. Ce pouvoir est aussi celui de la publicité et de la
culture de la consommation imposées aux clientes par la séduction. Il faut aménager les volumes en surface
et en hauteur, en multipliant savamment les surfaces et les perspectives : «
des glaces sans tain semblaient
ouvrir les profondeurs des galeries et des halles au plein jour de la rue.
» Au début du chapitre 14, le regard
du narrateur parcourt ainsi le magasin de bas en haut : «
triomphait tout un peuple de statues, les grandes
cités industrielles et manufacturières qui détachaient en plein ciel leurs fines silhouettes.
» Par l’organisation
des volumes et des perspectives, tout l’espace est utilisé : l’agencement maîtrisé valorise les marchandises
et fascine les clientes dont le regard est attiré en tous sens. Elles parcourent le magasin et finissent par
multiplier leurs achats. En haut de l’escalier, Mouret surveille l’ensemble de cette architecture panoptique,
tandis que Denise se familiarise avec ce monde. Zola lui-même nous fait visiter les coulisses de la machine,
avec la description étonnante des cuisines destinées à nourrir un personnel très nombreux : «
C’étaient des
grils à faire griller des martyrs, des casseroles à fricasser un mouton, un chauffe-assiettes monumental, des
éviers de pierres larges comme des piscines
» écrit-il au chapitre 10. A l’image d’un paquebot ou d’un
théâtre, le Bonheur est une ville gigantesque aux «
dessous
» insoupçonnés. De nombreux employés y
mangent, y dorment, y vivent.
Métamorphosant le réel comme dans ses autres romans, Zola emploie nombre de métaphores et de mythes
dans Au Bonheur des Dames. L’image de la bataille y est récurrente et convient à Mouret, nouveau «
capitaine d’industrie
». Le déroulement des grandes ventes fait songer à un affrontement : «
C’était comme
un champ de bataille encore chaud du massacre des tissus. Les vendeurs, harassés de fatigue, campaient
parmi la débâcle de leurs casiers… Il fallait enjamber, à la galanterie, une barricade de cartons.
» La même
comparaison est présente lorsque Zola évoque la rivalité entre vendeuses, avec le mythe de la dévoration :
«
tous n’avaient qu’une idée fixe, déloger le camarade au-dessus de soi pour monter d’un échelon, le
manger s’il devenait un obstacle. On entendait un gros bruit de mâchoires. Robineau était condamné,
chacun déjà emportait son os.
» Nous rejoignons le conflit des Gras et des Maigres, présent dans
Le Ventre
de Paris
et dans
Germinal
. La logique moderne de l’affrontement ruine surtout les petits commerces du
quartier : «
C’étaient de nouveaux écroulements chez les boutiquiers des alentours […] Le désastre
s’élargissait, on entendait craquer les plus vieilles maisons.
»
Ce sont les métaphores du monstre et de la machine qui sont les plus présentes dans le roman. Paris est
montré comme un ventre vorace qui dévore des étoffes : «
Du dehors, ne venaient plus que les roulements
des derniers fiacres, un ronflement d’ogre repu, digérant les toiles et les draps, les soies et les dentelles
dont on le gavait depuis le matin.
» Le Bonheur est un monstre-machine. La croissance des ventes, le
renouvellement des étalages, la compétition entre employés enfièvrent la machine : «
La machine ronflait
toujours, encore en activité, lâchant sa vapeur dans un dernier grondement… Derrière le rideau de pluie qui
tombait, cette apparition, reculée, brouillée, prenait l’apparence d’une chambre de chauffe géante, où l’on
voyait passer les ombres noires des chauffeurs, sur le feu rouge des chaudières.
» La vente engendre une
surchauffe de la machine analogue à une «
machine à haute pression
». L’univers du Bonheur ressemble à
une horloge bien réglée dont la fonction, avec le second paradigme du monstre, est d’engloutir les clientes :
«
c’était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu’ils prenaient au
continuel piège de leurs occasions, après l’avoir étourdie devant leurs étalages… […] elle succombait
fatalement, dévorée par cette mécanique à manger les femmes.
» L’ogre engloutit les clientes comme les
boutiques du quartier. Paris est même mangé par le monstre. Mouret fait venir des produits du monde entier.
Le magasin est un vaste piège où il s’agit de perdre et de séduire les clientes qui succombent fatalement au
mécanisme : «
Il y avait là le ronflement continu de la machine à l’oeuvre, un enfournement de clientes
entassées devant les rayons, étourdies sous les marchandises, puis jetées à la caisse. Et cela réglé,
organisé avec une rigueur mécanique, tout un peuple de femmes passant dans la force et la logique des
engrenages.
» Denise est elle aussi engloutie par le monstre : «
Elle se sentait perdue, toute petite dans le
monstre, dans la machine encore au repos, tremblait d’être prise par le branle dont les murs frémissaient
déjà.
» Mais en fait, elle en tombe amoureuse – en la personne de Mouret – et tente de l’humaniser au nom
du progrès.
La glissoire, bouche du monstre qui déglutit les marchandises à envoyer et ingère celles qui viennent de
partout, est un élément de l’organisme qui fait penser à la circulation fluviale : «
un lit de fleuve, où le
continuel flot des marchandises roulait avec la voix haute des grandes eaux… un ruissellement de caisses
et de ballots coulant sous terre, bu par la maison insatiable.
» Le commerce est une circulation permanente,
un vrai torrent. De même, l’argent coule et circule. Le caissier apporte chaque soir la recette du jour au
patron et l’on rejoint le mythe de l’or, cire molle qui doit couler selon un flux vital, comme dans
La Curée
. Les
clientes perdent d’ailleurs la tête et succombent à la fièvre de la dépense, «
dans le détraquement de cette
névrose des grands bazars
».
De la fièvre, Zola passe facilement à l’élément mythique du feu. Le magasin tombe au fond des ténèbres,
comme une forge colossale, pourvue d’une «
chambre de chauffe géante
» où l’on enfourne les clientes.
Lieu du primordial, il évoque le culte de la femme et Zola utilise alors le champ lexical de la religion : «
à
droite et à gauche, des pièces de drap dressaient des colonnades sombres qui reculaient encore ce lointain
tabernacle. Et les confections étaient là, dans cette chapelle élevée au culte des grâces de la femme.
» Le
dernier chapitre, consacré à l’évocation de la vente de blanc, renvoie à ce culte de la féminité, mais il
relègue la symbolique de la virginité pour suggérer une atmosphère de sensualité et d’érotisme, dans le
dévoilement et la réhabilitation du corps féminin : «
c’était le déballage indiscret, la femme retournée et vue
par le bas… une alcôve publiquement ouverte dont le luxe caché devenait une dépravation sensuelle à
mesure qu’il débordait davantage en fantaisies coûteuses […] Toute cette percale et toute cette batiste
mortes, jetées, empilées, allaient se faire vivantes de la vie de la chair, odorantes et chaudes de l’odeur de
l’amour, une nuée blanche devenue sacrée, baignée de nuit et dont le moindre envolement, l’éclair rose du
genou aperçu au fond des blancheurs, ravageait le monde.
» Zola veut rendre «
l’odeur de la femme, l’odeur
de son linge et de sa nuque, de ses jupes et de sa chevelure, une odeur pénétrante, envahissante qui
semblait être l’encens de ce temple élevé au culte de son corps
».
Portée du roman
Zola montre qu’aux arrivistes individualistes de l’âge romantique a succédé une génération de capitaines
d’industrie promoteurs d’un système commercial impitoyable. C’est le darwinisme social qui l’emporte et les
meilleurs, les mieux adaptés, qui gagnent. La concurrence interne entre vendeurs fait rage. Nous pourrions
donc conclure au pessimisme de Zola, bien différent de l’idéalisme républicain et hugolien. Le roman
naturaliste est souvent celui d’une réalité difficile, très pessimiste, par exemple chez Maupassant. Toutefois,
Zola est fasciné par la mutation que représente le grand magasin. A l’opposé de Vallagnosc, Mouret affirme
la valeur de l’action. Le monde est un grand chantier auquel chacun peut oeuvrer. Dans la joie de l’action et
le plaisir de la vie, dans le bruit, la lumière et la fièvre,
Au Bonheur des Dames
est un monde colossal animé
d’une vie intense, de couleur et de mouvements. Sur le plan social, on aspire à une entreprise aux relations
plus harmonieuses, à l’image de celle du patron chrétien Boucicaut, Le Bon Marché sur la rive gauche, ou
de celle de certains patrons de la métallurgie. L’entreprise est alors une communauté de travail qui prend en
compte les difficultés et les besoins des salariés. L’univers d’appétits et de vanités qu’est le magasin peut
contribuer au bonheur.
L’évolution économique a montré que la vieille industrie symbolisée par Germinal a laissé place, au XX
e
siècle, à un capitalisme plus ludique dont le Bonheur des Dames ne constitue que les prémices. Dans
La
Société de consommation
, le sociologue Jean Baudrillard étudie en 1970 les nouveaux espaces
commerciaux, la fluidité des biens et des produits leur «
gratuité
» dans une surenchère de signes, d’objets,
de messages publicitaires et de plaisirs. Un nouveau monde à la fois luxueux et festif est en train de naître.
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