Facebook décrète «la fin de la vie privée»

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Facebook décrète «la fin de la vie privée»

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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36 Connexions Facebook décrète «la fin de la vie privée»
RÉSEAUX SOCIAUX Mark Zuckerberg, le fondateur du site de socialisation, remet en question la notion même de sphère intime. Analyse avec le sociologue genevois Sami Coll.
LUCA SABBATINI our Facebook,«la vie cialPisation a décidé de rendre privée, c’est fini». Si, en décembre, le site de so-les données de ses membres plus facilement accessibles à tous, c’est simplement pour «coller à l’évolution des mœurs», explique son fonda-teur. La semaine dernière, lors d’un débat public organisé par le site TechCrunch, Mark Zuc-kerberg a en effet estimé que la notion même de sphère intime avait changé. Les internautes n’auraient plus aujourd’hui de scrupules «à partager toutes sortes d’informations, plus ouvertement et avec plus de monde que par le passé». Depuis cinq ou six ans, les blogs et les services de publica-tion en ligne «ont vraiment décollé», constate Zuckerberg. Conséquence: aujourd’hui, «la norme sociale est différente» de celle qui régnait au démarrage de Facebook. L’internaute ac-tuel accepterait ainsi plus faci-lement de rendre ses données publiques, et c’est cette nouvelle tendance que les modifications récentes du site de socialisation tentent de refléter. Réalité sociologique ou stra-tégie de communication pour justifier une manœuvre très cri-tiquée? «La notion de sphère privée n’a pas diminué, au con-traire, elle progresse: on n’en a jamais autant parlé!», assure Sami Coll, sociologue des nou-«Pour l’adolescent, Facebook représente un espace où il peut s’isoler de ses parents» SAMI COLL, SOCIOLOGUE
velles technologies à l’Univer-sité de Genève. «Si notre so-ciété va certes vers une plus grande transparence des sujets depuis la révolution sexuelle, elle accorde aussi beaucoup plus d’importance à la protec-
CONNEXIONSEN BREF Les avalanches sont sur l’iPhone APPLICATIONSon nom est en anglais, ses informations sont en allemand, sa fonction est d’aider à prévenir les acci-dents d’avalanche.White Risk mobileest indéniablement une application pour iPhone typi-quement helvétique. Conçue conjointement par la Suva et l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches, elle permet notamment aux ama-teurs de glisse de bénéficier de données actualisées: bulletin d’avalanches et de cartes d’en-neigement. Le hic pour le Romand qui ne maîtrise pas sur le bout des doigts la langue de Goethe est qu’il devra atten-dre la fin du mois de janvier avant de pouvoir découvrir les contenus en français.JChC
Sami Coll.«Facebook est aussi un outil de distinction sociale, une scène où afficher son statut dans la société», soutient le sociologue genevois.(DR)
tion de la sphère intime, no-tamment sous l’aspect juridi-que.» Un paradoxe qui explique la difficulté à définir les limites de la vie privée. «Elles sont dyna-miques et différentes pour cha-cun», estime le chercheur gene-vois. Les jeunes, en particulier, n’auraient aucun problème à étaler leur intimité aux yeux de tous. Certains, tel le blogueur et écrivain canadien Josh Freed, évoquent même une «fracture générationnelle»: d’un côté la «génération des parents», de l’autre celle des «transparents». En fait, nuance Sami Coll, tout est question de point de vue. «Pour l’adolescent, Face-book représente un espace où il peut retrouver ses amis et s’iso-ler de ses parents ou de ses
enseignants: face au contrôle de ces derniers, le site est donc vécu comme une sphère pri-vée.»
«Devenir visible» Autre paradoxe d’un débat qui n’en manque pas: si les internautes s’inquiètent du sort de leurs données sur Internet, ils ne font souvent aucun effort pour apprendre à se protéger. «L’immatérialité de la Toile crée une distance, analyse Sami Coll. Du coup, on ne mesure pas toujours la portée de ce qu’on y publie.» Et de rappeler que la vie privée a longtemps souligné la différence entre classes socia-les. «Il y a encore un demi-siè-cle, les chambres à coucher séparées restaient un privilège
réservé aux riches.» On peut d’ailleurs se demander si la protection de la sphère privée sur le Net ne relève pas égale-ment d’un privilège de classe. «Il faut avoir le loisir de s’in-former, la volonté d’acquérir des connaissances techniques. Un ouvrier de chantier épuisé par sa journée, par exemple, n’aura pas forcément le temps ni l’envie de comprendre tous les mécanismes des réseaux sociaux. Il faut que ça fonc-tionne, c’est tout», note Sami Coll. Un rapport flou au virtuel que le sociologue résume d’une jolie phrase, évidemment para-doxale: «L’avantage de Face-book, c’est de devenir visible. Et le désavantage? C’est de devenir visible!»
«Bayonetta» sur console permet de dire: «Ils sont marteaux ces Japonais»
JEUX VIDÉO Sorcière amnésique, Bayo-netta sort d’un long sommeil de plus de 400 ans. Dans une Eu-rope baroque comme seuls les Nippons peuvent la fantasmer, cette créature tout de cuir vê-tue, affublée d’une paire de lu-nettes d’intellectuelle (statut encore renforcé par son accent de la haute société anglaise), se bat contre des monstres avec ou sans auréoles. Entre deux mornifles et trois rafales, ses pauses lascives sont trop outrées pour ne pas déri-der le zygomatique gauche. Fruit de l’imagination débridée du créateur deDevil May Cry,
Bayonetta(Ed. Sega) emporte le gamer dans un maelström inouï d’images et de sons. L’in-teractivité est cependant si as-tucieusement usinée (aussi bien pour la pomme débutante que le pro) que ce qui se révèle épreuve ailleurs devient pure jubilation avec ce spectacle qui ne s’épargne rien, pas même le mauvais goût. La sorcière se déchaîne sur Xbox 360 et sur PlayStation 3. Un peu mieux sur la machine de Microsoft que sur celle de Sony, console avec laquelle les développeurs ont eu, semble-t-il, quelques soucis d’optimisa-tion. Symptôme: des temps de chargement plus fréquents et plus longs.Jean-Charles Canet
Sorcière à lunettes.Et un accent anglais prononcé…(DR)
MERCREDI 13 JANVIER 2010 TRIBUNE DE GENÈVE
LE PLUS LUSUR LES BLOGS Merci ROHMER!Eric tonpanta-Rohmer n’est plus.lon, di-Amoureux par-dessus toutsaient les des jeunes filles en fleur, il amamans. séduit plusieurs générationsDe quoi aurai-je l’air en avec ses films d’une profon-t’emmenant à l’école?» De-deur philosophique indubita-puis, les déchéances vesti-ble en parlant avec un lan-mentaires sont devenues à la gage commun. Prémonitoire,mode, même chez les nantis, le cinéaste déclamait, à l’oc-qui ne réveillonnent plus casion de sa présentation auqu’en jeans délavés. festival de Venise en 2007,http://salem.blog.tdg.ch vouloir prendre sa retraiteGilbert Salem après son… dernier bébéLa rétro 009 du Dr «Les Amours d’Astrée et deSlurpBen, nous y voilà. Céladon». C’estla tradition dans la Spécialiste dans la descrip-blogomiam: alors que s’es-tion du marivaudage et dutompe doucement la gueule badinage amoureux, Rohmerde bois des réveillons et que était souvent considéréle mois de janvier soulève comme le Marivaux ou leune paupière, il s’agit de se Musset du cinéma français.lancer dans un exercice de http://civitas.blog.tdg.chrétropédalage contemplatif Micheline Pacede l’année écoulée. Compre-Ce que nous devons ànez dans la rédaction d’un Laviniapalmarès masturbatoire deAux premiers feux de l’été 1886, Laviniases œuvres passées. Dickinson rassemble lesEntreprise pleine d’immodes-affaires intimes de sa sœurtie, voire d’autosatisfaction Emily, récemment décédée.gluante, à laquelle le Dr Parmi elles, découverts dansSlurp se livre chaque année. la commode d’une des cham-Et avec gourmandise. Nos bres de la maison familiale,plats favoris de l’an de grâce des centaines de feuillets09? Les voici…http://jero-sont rendus à la lumière dumeestebe.blog.tdg.ch jour. Rien à voir avec l’abon-Jérôme Estebe dante correspondance, dontGenevois franco-Lavinia a d’ailleurs été char-suisse: le besoin de gée de brûler jusqu’à lafranchise et de sincéritéIl y moindre des lettres qui laa plusieurs conceptions sur composent. ceque doivent être les rela-Ce sont des poèmes. A profu-tions entre le Genevois fran-sion. Des poèmes entassés là,çais et le Genevois suisse. connus de son auteure seule,Depuis plusieurs décennies la innombrables fruits d’uneconception majoritaire était existence restreinte au terri-fondée sur l’ignorance réci-toire si étroit de la demeureproque. des parents.http://www.les-Chacun gère son territoire quotidiennes.comcomme si la frontière était la Nicolas Poinsotlimite du monde. On se Histoire de la souperencontre de temps en temps populaireDans ladans des pince-fesses un peu Suisse des années 60, unformel où l’on ne se dit rien… enfant ne devait surtout pasmais on ne coordonne pas ressembler à un pauvre,nos politiques. même s’il en était un. «T’ashttp://portevoix.blog.tdg.ch encore troué les genoux deAntoine Vielliard
NOTRE SONDAGEDU JOUR des internautes approuvent l’idée de Rémy Pagani. Le 55% maire de Genève propose la création d’une caisse maladie municipale. LE BUZZDU JOUR
La tour Burj Khalifa, à Dubaï, 828 mètres.(DR)
Record de base-jump à Dubaï Deux sportifs viennent decondes, avant de déclencher battre le record du monde deleur parachute pour se poser base-jump en sautant de laen douceur. Le tout a duré tour Burj Khalifa à Dubaï.une minute trente. Le saut C’est d’une nacelle suspenduespectaculaire a été filmé par à 672 mètres d’altitude qu’ilsdes caméras intégrées à leur ont plongé dans le vide. Ilséquipement. Impressionnant. ont atteint une vitesse dehttp://ww.tdg.ch 218 km/h au bout des 10 se-Anne-Elisabeth Celton
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