L'intégration de L'Amérique Latine à l'espace Américain

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L'intégration de L'Amérique Latine à l'espace Américain

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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CHAPITRE 11 : INTEGRER LE NOUVEAU MONDE : QUELLE EST L’ECHELLE PERTINENTE ?
Bien que les dynamiques d’intégration nationale
soient incomplètes, de nouvelles dynamiques
continentales se mettent en place. Nation, Continent, Monde, sous quelles formes cet emboîtement peut-il se
faire ?
I/ DES INTEGRATIONS NATIONALES INACHEVEES
La formation des Etats-nations
a été menée très rapidement au cours du XIXe siècle.
Il restait à ces nations nouvelles à compenser le handicap représenté par l’immensité des terres à contrôler et
celle des distances à parcourir.
La question des transports a été déterminante : certains Etats ont apporté des réponses, d’autres ont pris
du retard.
Même si dans certains pays d’Amérique latine, des voies ferrées ont été construites, la maîtrise des
territoires reste très incomplète.
Ils ont près d’un siècle de retard sur l’Europe ou les Etats-Unis.
Le fédéralisme, au moins pour les grands Etats, a permis de rapprocher le citoyen du pouvoir.
Ce fédéralisme est évolutif : Alaska et Hawaï ont été intégrés en 1959 aux Etats-Unis.
Au Brésil, la partition des Etats du Goias et du Mato Grosso ainsi que l’élévation des territoires au
rang d’Etat se sont faites dans les années 1980.
Même si le service militaire est rarement obligatoire pour tous, l’armée reste un moyen d’intégration
important.
En témoigne l’importance d’une population issue d’une immigration importante dans l’armée
américaine (guerre d’Iraq).
Les valeurs nationales sont globalement plus prisées et difusées en Amérique qu’en Europe.
Les difficultés de l’intégration subsistent dans les petits Etats.
La notion d’économie nationale perd un peu de son sens, puisqu’économie, ressources en devises,
ressources fiscales et emploi dépendent trop de firmes étrangères.
Certains pays sont dépendants des transferts de leur population immigrée.
Le niveau de l’endettement de l’Amérique latine est tel (728 milliards de dollars en 2002) qu’il
entame gravement le niveau d’autonomie des décisions.
Les faiblesses de l’autorité de l’Etat se mesurent aussi aux difficultés qu’il rencontre encore, dans de nombreux
cas, à contrôler la totalité du territoire.
L’application de la loi et de l’ordre n’est pas garantie partout.
Assassinats dans les campagnes d’Amérique latine pour des conflits fonciers.
Dans les grandes métropoles, la police a parfois du mal à s’affirmer face à des mafias.
En Colombie, les FARC continuent d’occuper des régions reculées.
L’Etat en Equateur ne peut lutter contre l’autonomie des anciens Jivaro.
La guérilla des
contras
a tenu la moitié du Nicaragua jusqu’au milieu des années 1990.
Ces difficultés à contrôler les territoires explique aussi l’extension des activités liées à la drogue.
Une véritable économie de la drogue s’est mise en place.
25 à 30 millions de personnes vivent de ces activités.
Tout cela traduit une grande perméabilité des frontières.
La frontière entre Mexique et Etats-Unis est le passage d’une importante immigration clandestine.
Le port de Paranagua au Paraguay exporte plus de café que le Paraguay n’en produit.
Malgré l’affirmation d’un nationalisme vigoureux, les pays d’Amérique du Sud n’ont qu’un contrôle
partiel de leur territoire et de leur population ; ceci est évidemment beaucoup moins vrai au Nord.
II/ LES INTEGRATIONS CONTINENTALES : DE LA REALITE COMMERCIALE A LA MISE EN
OEUVRE DES PROJETS D’INTEGRATION ECONOMIQUE
1/ L’affirmation progressive de la puissance dominante des Etas-Unis
Les Etats-Unis ont bâti avec l’Amérique latine un système de relations asymétriques.
Sur le plan politique, les Etats-Unis se sont assurés un champ d’expansion à leur impérialisme.
Sur le plan économique, il leur fallait soutenir l’expansion de leurs entreprises et de leurs intérêts financiers, et
trouver les approvisionnements dont ils avaient besoin.
Depuis les années 1960, l’organisation des flux migratoires participe de façon complexe à la mise en place
d’une intégration continentale sous la direction des Etats-Unis.
Les Etats-Unis ont retrouvé une certaine compétitivité en puisant dans le réservoir latino-américain, mais
ils ont accéléré le basculement de leur production vers la sun-belt.
Les 25 millions d’émigrés latino-américains ont envoyé 45 milliards de dollars à leurs familles en 2004,
soit presque autant que le flux d’IDE vers l’Amérique latine (56 milliards en 2004).
Dans la géographie des échanges commerciaux, les Etats-Unis sont le partenaire prépondérant de la plupart des
pays d’Amérique latine.
L’Europe garde des positions importantes et reste le premier partenaire du Brésil.
Les pays miniers, ceux de la façade pacifique, ont l’Asie comme premier partenaire.
En Amérique centrale, les Etats-Unis fournissent 30 à 50% des échanges.
2/ L’état actuel des relations commerciales est aussi le fruit des politiques d’intégration régionales qui ont
été tentées depuis les années 1960 et plus nettement depuis les années 1990
En Amérique, les politiques d’intégration présentent un certain nombre de particularités.
Elles n’ont longtemps concerné que les pays latino-américains.
La dynamique créée par le succès de la CEE n’a pas atteint les Etats-Unis, dont le vaste marché intérieur
était suffisant.
Les Etats-Unis disposaient aussi de relations privilégiées avec le Canada.
Au cours des années 1960, les succès de la CEE et de la CEPAL ont favorisé l’éclosion de projets d’intégration
régionale.
Dès les années 1950, la CEPAL introduit le concept de coopération régionale fondée sur la préférence
communautaire et des zones de libre-échange.
L’ALALE (qui devient ALALI en 1980) et le MCCA sont créés en 1960.
En 1969, l’accord de Cartagena donde le Pacte andin.
Jusqu’en 1975, le Pacte connaît une évolution dynamique (baisse des tarifs douaniers, tarif
extérieur commun), à laquelle les chocs pétroliers mettent fin.
En 1996, le processus est relancé mais modifié du fait de la mondialisation.
On passe donc de l’industrie par substitution d’importation à un « régionalisme ouvert »
La CARICOM (Communauté des Caraïbes) est créée en 1973.
3/ Au cours des années 1990 deux événements essentiels ont eu lieu, presque contemporains :
La création du MERCOSUR et de l’ALENA.
Ces deux philosophies différentes, le libre-échange et l’Union douanière, pourraient-elles aboutir à un résultat
commun dans le cadre de la mondialisation ?
Le
MERCOSUR
:
-Origines :
-rapprochement du Brésil et de l’Argentine en 1985 avec le processus de rétablissement démocratique
-abandon du processus d’ISI
-Le traité d’Asunción, signé le 26 mars 1991, met en place la MERCOSUR, dans l’esprit d’un ‘régionalisme
ouvert’ avec libéralisation commerciale et réinsertion compétitive sur le marché mondial :
-libre circulation des biens et des services
-mise en place d’un TEC (tarif commun extérieur)
-politique commerciale commune
-coordination des politiques macro-économiques
-Des accords sont signés avec d’autres organisations régionales :
-Avec le Communauté andine en 1997
-Avec le MCCA en 1998
-Le Chili et la Bolivie sont admis comme membres associés en 1996, puis l’Equateur, la Colombie et le
Venezuela
-1995 : accord-cadre signe avec l’Union Européenne
-échec quant aux négociations agricoles (cf subventions européennes), obstacle notamment du Brésil, grand
exportateur agricole
-l’UE est déjà le premier partenaire commercial du MERCOSUR et le premier investisseur ; le MERCOSUR
profite de la longue expérience d’intégration de l'UE
-les discussions se poursuivent quant a l’intégration du MERCOSUR dans la ZLEA
-L’évolution du MERCOSUR est relativement chaotique :
-Instabilité économique et monétaire des partenaires
-Le Brésil profite du MERCOSUR pour affirmer sa puissance régionale
-Stratégies monétaires divergentes entre le Brésil et l’Argentine
-Conflits commerciaux
-Brésil et Argentine = 95% de la richesse du MERCOSUR
-Brésil = 30% des exportations de l’Argentine
-Paraguay et Uruguay = 4% des exportations de l’Argentine
-juin 1995 : le Brésil, submergé par les importations, relève ses tarifs douaniers sur 109 produits et contingente
les importations automobiles argentines
-suivent alors les crises monétaires brésiliennes et argentines
-aujourd’hui, Buenos Aires est à son tour est submergée par les exportations brésiliennes, d’où des barrières a
l’électroménager et aux téléviseurs
-l’Argentine refuse d’ouvrir plus son marché automobile (déjà a 60% brésilien)
-exportations brésiliennes vers l’argentine : + 75% du total des exportations au 1er semestre 2004
-celles de l’Argentine vers le Brésil : seulement + 7%
-Les résultats sont pourtant incontestablement positifs :
-Brésil = 1er fournisseur et 1er client de l’Argentine
-Argentine = 2ème fournisseur et 2ème client du Brésil
-les investisseurs ont utilisé le MERCOSUR, et les échanges des partenaires profitent au commerce extérieur
dans son ensemble
-Décembre 2004 : le processus d’intégration s’accélère
-projet d’un Parlement régional élu au suffrage universel en 2006
-création de fonds structurels pour pallier les écarts entre les pays membres
-mais les différences démographiques sont indéniables (Brésil : 180 millions d’habitants, Uruguay : 3
millions)
En fait, les différences de compétitivité ont plutôt tendance à s’accenteur et les complémentarités sont
contestables : le Brésil concurrence l’Argentine sur ses grandes productions (viande et soja) mais continue aussi
de produire un blé coûteux (climat non adapté)
L’ALENA
est la version américaine du libre-échange :
-Son projet est moins ambitieux que celui de l’UE ou le MERCOSUR, il vise a créer un marché unifié avec la
suppression de toute barrière douanière :
-Après de longues hésitations, le Mexique y adhère et change radicalement ses traditions économiques dans
l’espoir d’aligner son niveau de vie a celui de ses voisins du Nord :
-Le 7 octobre 1992 : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique signent le traité de San Antonio (Texas)
-Celui-ci entre en vigueur le 1er janvier 1994
-Le pari est risqué quant aux difficultés qui pourraient surgir de différences aussi marquées entre les
protagonistes, mais aussi quant à concurrencer un espace économique européen de plus en plus intégré
-Les résultats sont significatifs : les échanges, notamment avec le Mexique, ont progresse de
20 % par
an :
-les exportations mexicaines vers les Etats-Unis ont triple entre 1993 et 2000
-l’ALENA est le principal client des Etats-Unis : 37% des exportations en 2003 (Asie : seulement
30%)
-mais n’est que son 2ème fournisseur : 28% des importations contre 40% pour l’Asie
-Les investissement américains en Asie ont été plus dynamique que ceux effectués au Mexique.
-Aux Etats-Unis, les syndicats accusent l’ALENA de détruire des emplois, prétendument 300 000 entre 1993 et
1999, et d’empêcher la progression des salaires
-De son côté le Mexique est déçu de ne pas voir se réaliser la hausse des salaires attendue
-Tensions entre les deux pays pour les questions migratoires (Mexicains et aussi OTM, Other Than Mexican,
dont le nombre a double entre 2003 et 2004)
-L’ALENA se veut la 1ère étape d’un projet voulu par les Etats-Unis de généralisation du libre-échange à
l’ensemble du continent :
-Création de l’ALCA, accord de libre commerce des Amériques : marché de plus de 900 millions de
consommateurs (presque la taille de la Chine ou de l’Inde)
Sur le continent américain coexistent donc plusieurs organisations régionales qui peuvent être en concurrence,
dans la philosophie choisie, mais aussi dans les diverses démarches et ambitions géopolitiques des acteurs, qui
veulent préserver les meilleures positions nationales possibles, le tout dans une perspective d’intégration
inhérente à la mondialisation.
III. Le nouveau monde dans la mondialisation
La mondialisation
en cours a eu des effets importants sur les organisations régionales quelles qu’elles soient,
car la libéralisation a pour objectif la disparition des barrières douanières.
-Au cours des années 1990, on a vu apparaître en Amérique latine l’idée de dollarisation complète des
économies, qui garantit aux entreprises une certaine stabilité :
-Carlos Menem, le Président argentin, propose de généraliser la dollarisation appliquée de fait à son pays
par l’étroite association du peso avec le dollar.
-Les déboires de l’économie argentine, pénalisent par le prix des produits evalues dans une monnaie
forte, décrédibilise le projet
-Pourtant, l’Equateur, le Panama et le San Salvador choisissent le dollar pour monnaie
-Le Brésil, lui,
garde le contrôle de sa monnaie et la dévalue, ce qui garantit sa croissance économique.
-La mondialisation fait aussi réapparaître le caractère central des Etats-Unis dans le commerce régional :
-En 1980 : ils absorbent 30 % des exportations latino-américaines
-En 1990 : 40 %
-Ils représentent la moitie du stock d’investissements en Amérique latine
-En mars 2005, le ministre brésilien de l’économie déclare : “ Nos exportations vers l’UE sont
importantes, mais les Etats-Unis achètent nos produits industriels qui ont plus de valeur ajoutée”, ce qui
signifie que les Etats-Unis donnent une chance de sortir de son rôle traditionnel d’exportateur de
matières premières
-Le dollar reste aussi influent :
-comme monnaie de référence : ses fluctuations influent sur toutes les autres
-à travers les banques américaines qui gèrent l’essentiel de l’énorme dette extérieure
-La mondialisation donne aux Etats-Unis la chance d’intégrer le continent tout entier dans leur zone d'influence.
C’est pourquoi lors du “sommet des Amériques” a Miami en décembre 1994 ils lancent l’initiative de la ZLEA
(ou ALCA). Mais devant cette puissance hyper compétitive, les autres pays, le Brésil en tête, de mobilisent pour
réduire l’attractivité de la proposition des Etats-Unis.
-Le jeu géopolitique est donc devenu très complexe en Amérique latine
-Le Brésil ne cache pas ses ambitions régionales justifiées par ses dimensions (moitie du continent)
-La poussée vers l’Ouest et vers le Sud est une réalité pressente depuis la naissance du pays
-Occupation de l’Amazonie longtemps minimale
-Modernisation pionnière des années 1970 : il y a désormais des Brésiliens au Paraguay et en Bolivie
-ligne aérienne Sao Paulo – Santa Cruz
-le potentiel du Parana (Itaipu) dépasse les projets concurrents préparés par l’Argentine
-les industriels brésiliens voient les marches latino-américains en tant que débouchés naturels
puisque leurs produits y sont déjà incontestablement présents
-Cette puissance régionale veut s’appuyer sur l’Amérique latine pour faire poids au sein du Tiers
Monde
-Sa population métisse sert d’appui à sa présence en Afrique, lusophone notamment
-Le Brésil a également formulé le souhait d’occuper la place réservée a l’Amérique latine dans le
Conseil de Sécurité de l’ONU après la reforme, devançant ainsi l’Argentine et le Mexique
-Tout pousse donc le Brésil à constituer une organisation régionale dont il pourrait prendre la tête pour
limiter les ambitions des Etats-Unis (qui dans le cadre d’accords bilatéraux domineraient chaque Etat
individuellement)
-Le PIB brésilien n’équivaut qu’a 10 % du PIB des Etats-Unis
-Mais sa croissance était de 5,2 % en 2004, son taux le plus fort depuis 10 ans, ce qui lui permet de
manifester ses ambitions, tout en ménageant son voisin américain
-Le Président Lula annonce en 2005 qu’il ne renouvellera pas son accord avec le FMI, car il veut
consolider son économie en sortant d’un “long cycle de dépendance financière”
pour “ accomplir notre
destin de grande nation” : ces propos flattent a la fois le peuple et la gauche
-Bien sur, la puissance brésilienne inquiète certains, la rivale traditionnelle, l’argentine, notamment:
-Celle-ci, traditionnellement distante de US, a adopte une position pro-américaine pour contrer le Brésil
-Elle soutient l’idée d’un siège latino-américain permanent au futur Conseil de Sécurité de l’ONU alors
que le Brésil souhaiterait y représenter l’ensemble du continent
-Elle soutient la ZLEA, alors que le Brésil s’est oppose au projet de dollarisation de l’ensemble du
continent
-Le Mexique lui est tiraillé entre les US et le reste de l’Amérique latine : il veut préserver un rôle charnière
-Mais le Brésil s’est oppose a ce que son intégration dans l’ALENA permettent son maintien dans
l’Association latino-américaine d’intégration
-C’est donc lui qui veut organiser l’intégration régionale de l’Amérique centrale :
-Début 2001 : “plan Puebla-Panama” qui associe les 7 Etats d’Amérique centrale aux 7 Etats
méridionaux du Mexique, veut promouvoir le développement durable
-Le Mexique pense ainsi asseoir son influence dans son aire géographique naturelle
-Et les Etats centre-américains espèrent trouver là une porte d’entrée de l’ALENA
(Le Salvador, l’Equateur et le Panama ont déjà adopte le dollar comme monnaie officielle)
-Le leadership de Brasilia ne plait pas a Mexico qui voudrait également représenter l’Amérique latine
au Conseil de Sécurité
-Les Etats de la CARICOM (Communauté Caribéenne) qui essayaient encore d’harmoniser les échanges et
entretenaient des relations avec Cuba sont à leur tour influencés :
-Les US leur proposent, au sein de la Carribean Basin Initiative d’appliquer les règles de l’ALENA
-Les évolutions politiques récentes compliquent encore les choses
-Vicente Fox, président Mexicain, ancien patron mexicain de Coca-Cola, a pourtant engagé son pays,
comme le Canada, contre la guerre d’Irak.
Le pays s’offusque des velléités sécuritaires des US et penche pour un retour du Mexique a plus de
solidarité vers ses voisins du sud : il a demande son adhésion au MERCOSUR
-Un nouveau virage a gauche sur l’ensemble du continent inquiète les US, alors que les discours contestataires
réapparaissent
-Hugo Chavez, président vénézuélien, a qualifie l’ALCA de “projet néocolonial, destine a engloutir
l’Amérique latine”
-Il avance le projet de l’ALBA (“aube” en espagnol) : Alliance bolivarienne pour l’Amérique latine
-Dans le domaine énergétique notamment, les tensions sont vives
-Le Venezuela ne cache pas des menaces sur l’approvisionnement des US a qui il exporte 40 % de sa
production
-L’énergie est revenue au 1er plan des revendications nationales
-Mouvement indigènes en Bolivie qui réclament le retour de la souveraineté nationale sur les ressources
gazières : ont fait chuter le Président libéral Lozada
-Projet PetroAmerica associe les compagnies publiques bolivienne, vénézuélienne, équatorienne,
argentine, brésilienne, et le risque d’une souveraineté nationale des ressources énergétiques fait freiner
DC
-L'Amérique latine a fourni plus du tiers des importations de pétrole des US
-13,5 % originaires du Mexique
-20 %de l'Amérique du Sud (pour 20 % venant du Moyen-Orient)
-les négociations pour la création de la ZLEA pourraient avoir des effets redoutés par certains :
-dislocation des efforts d’organisation autonome de l'Amérique latine
-mise au banc de Cuba
-enfermement dans un dialogue exclusif avec les US
Si la dépendance de l'Amérique latine aux Etats-Unis se renforce, comme au Mexique, qui a radicalement
modifié la structure de ses exportations, il n'est pas sûr que cela suffise à dynamiser l'ensemble du continent
autant qu'on aurait pu l'espérer
L'ancien Nouveau Monde bâti par la Vieille Europe connaît aujourd'hui un accélération spectaculaire sous
l'effet de la mondialisation. Celle-ci risque d'accentuer les clivages internes, mais pousse d'abord et avant tout à
l'intégration du continent. L'Amérique s'éloigne progressivement de l'Europe "aux anciens parapets", et cesse
ainsi d'être l'extrême d'un Occident pour devenir enfin un continent à part entière.
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