La france après Guerre Fiche de synthèse

Publié par

La france après Guerre Fiche de synthèse

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 15 481
Tags :
Nombre de pages : 9
Voir plus Voir moins
Amardel ; Baiget, Ardeleanu RECONSTRUCTION ET REFORMES ( 1944 – 1950 ) Les « Trente glorieuses » deJean FOURASTIEconstitue une période de croissance économique qui s’étale de 1945 à 1975 et qui gomme de nombreuses difficultés économiques connues par la France jusqu’au début des années cinquante. Dans l’immédiat après-guerre, la France vit ses années noires marquées par des restrictions, des rationnements, le contrôle des prix mais aussi des contraintes administratives sans parler du logement et de l’approvisionnement. En revanche, sur le plan économique, les années 1944-1946 marquent un tournant fondamental : une véritable volonté de rompre avec l’ordre libéral de l’avant guerre laisse place à un « capitalisme organisé ». L’Etat se transforme donc en un acteur à part entière de l’économie traduisant ainsi l’émergence de « l’Etat keynésien modernisateur » selonPierre ROSANVALLON.Ce dirigisme économique s’accompagne de grandes réformes de structure ainsi que d’importantes réformes sociales marquant l’apparition du Welfare State dans la France d’après-guerre. Ces réformes jouent un rôle fondamental dans la reconstruction du pays (même si elle n’aurait sûrement pas été possible sans l’aide extérieure américaine ou sans la mobilisation complète de tous les Français) mais aussi pour la croissance exceptionnelle des années cinquante -soixante. I.UNE ECONOMIE EXSANGUE ET LE MAINTIEN DES RECONSTRUCTIONS. Même après la guerre, contrairement à ce que beaucoup de Français espéraient, les difficultés économiques et matérielles n’ont pas disparues puisque de nombreux goulots d’étranglement pèsent encore sur l’économie française qui empêchent une reprise immédiate : -destructions des principaux équipements -manque de matières premières -vétusté des structures -situation financière désastreuse (coût des quatre années d’occupation allemande) Le gouvernement est donc contraint de maintenir des mesures de contrôle économique, de ravitaillement et de rationnement pour faire face à ces difficultés. A.Le bilan de quatre années noires. La situation économique française au lendemain de la libération est désastreuse, tant sur le plan économique que matériel offrant alors un portrait plus dramatique que celui de la guerre de 1914-1918. 1)Les effets de la guerre et des combats. La France a souffert des effets directs de la guerre et des combats qui ont eu lieu sur son sol : ·Les sept semaines de la campagne de France : mai - juin 1940 Destructions dans l’Est et dans le Nord de la France. ·Ravages de l’année 1944 : Effets les plus destructeurs pour l’économie française. Bilan humain : ·Environ 600.000 morts civils et militaires. ·Phénomène de surmortalité lié aux carences engendrées par la guerre (300 000 morts estimés). en 1938, 35 en 1944, 42 en mai 1945 ; production agricole = 60% de laBilan économique très lourd (indice de production industrielle : 100 production d’avant-guerre) : ·Presque tous les départements ont subi des dommages plus ou moins graves. ·La plupart des grandes villes ont souffert des bombardements aériens. ·Grand nombre d’infrastructures ont été détruites (immeubles, ponts, tunnels, voies ferrées). ·Trois millions d’hectares de terres cultivées considérés comme inutilisables. ·Plusieurs milliers d’usines et équipements portuaires très durement touchés. ·Flotte fluviale n’est plus que le cinquième de ce qu’elle était avant la guerre. ·Chantiers navals dans l’incapacité de reprendre leur activité. 2)Les effets de l’Occupation. Les conséquences de l’occupation allemande ont joué un rôle important dans le délabrement de l’économie française : ·Pendant quatre ans, l’Allemagne s’est livrée à une exploitation systématique de l’économie. ·La France est le pays occupé ayant le plus livré de produits à l’Allemagne. ·Allemagne a prélevé 20% et 30% – 40% de production agricole et industrielle (respectivement). ·Prélèvements financiers : 860 milliards de francs (soit PIB français de la période).¼ du ·Millions d’heures de travail réquisitionnées (STO notamment). ·Réquisitions de matériels et d’équipements industriels. ·Usure du capital non renouvelé. ·Suspension pendant cinq ans des courants commerciaux habituels. Au total, les destructions et les prélèvements sont évalués à 1500 milliards de francs ( soit environ deux fois le coût de la première guerre mondiale). 3)L’inflation et la situation désastreuse du franc.
En 1944 – 1945 la France doit faire face à une inflation galopante, que le régime de Vichy parvient à maîtriser grâce à la politique autoritaire en matière de contrôle de prix et maintien de salaires. Mais au lendemain de la Libération, l’augmentation de 50% des salaires décidée par le gouvernement provisoire plonge la France dans une inflation considérable puisque la production ne suit pas et qu’alors le déséquilibre entre l’offre et la demande s’accentue. Etat désastreux des finances publiques : ·Très gros déficit dû aux dépenses écrasantes allemandes. ·Recettes dues à l’impôt qui n’ont permis que de financer le tiers des dépenses pendant L’Occupation. ·L’Etat a dû largement recourir aux emprunts et aux avances de la Banque de France. ·Circulation financière 5,5 fois plus importante qu’avant le conflit. ·De nouvelles contraintes pèsent sur les finances publiques au lendemain de la Libération : L’effort de guerre des années 1944 – 1945 impose des charges nouvelles à une nation déjà appauvrie. Dépenses militaires qui représentent 43% (1945) puis 25% (1946) des dépenses publiques. Gonflement gigantesque de la dette publique qui passe de 430 milliards de francs à 1830 milliards de francs suite à la seconde guerre mondiale. En réaction à cette situation désastreuse,Pierre MENDES FRANCE, ministre de l’économie du Gouvernement provisoire, veut appliquer une politique d’austérité : ·Il souhaite mener une politique de déflation (réduire la masse monétaire en circulation) en procédant à un blocage partiel par le biais d’échan e de billets ; cha ue orteur recevant 5000 francs seulement ; le reste devant être bloqué et redistribué par la suite au fur et à mesure de la reprise de la production). ·forcée.ar ne Ce système devrait permettre d’éponger le pouvoir d’achat excédentaire en le transformant en é ·Mais cette politique drastique se heurte à une opposition totale des libéraux (dénonçant le dirigisme de Mendès), de la gauche (refus des sacrifices) et du général de Gaulle qui refuse d’appliquer le programme prôné par son ministre de l’économie (épargner les Français). René PLEVEN (UDSR), ministre des finances, s’occupe en plus de sa fonction, après la démission en 1945 de MENDES FRANCE, du ministère de l’économie : ·Il permet l’échange de billets sans blocage en juin 1945 ce qui permet d’éliminer 8% de la circulation fiduciaire par l’intermédiaire des billets non présentés aux guichets d’échange. ·Il décrète un « impôt de solidarité nationale » comportant : Un prélèvement sur le patrimoine. Une taxe sur les enrichissements acquis au cours de la guerre. Une contribution sur les fonds de société. Ces mesures qui s’avèrent au total largement insuffisantes même si elles permettent de diminuer la masse monétaire de 642 à 444 milliards de francs entre l’automne 1944 et juillet 1945 : ·Pas de rétablissement des équilibres si gravement rompus par la guerre. ·Une dévaluation qui apparaît alors inéluctable : 63% de sa valeur.ui erd 25 décembre 1945 : dévaluation du franc Mesure qui ne permet pas de freiner l’inflation malgré l’amélioration de la balance commerciale. B.L’Etat obligé de maintenir la politique de restrictions. Dans l’enthousiasme que provoque la Libération, les Français croient fini les restrictions, les rationnements et les pénuries qui ne sont les conséquences que du prélèvement par les Allemands d’au moins la moitié des richesses nourricières de la France. Mais les déséquilibres pesant sur l’économie française et les goulots d’étranglement empêchent le redémarrage immédiat de l’économie. 1)De nombreux goulots d’étranglements. Au lendemain de la Libération, la machine économique reste à demi paralysée par plusieurs goulots d’étranglement : ·Etat déliquescent des moyens de transport qui rend les échanges très difficiles : Morcelle la France en différentes régions qui ne parviennent pas à communiquer entre elles. Destructions matérielles de voies ferrées, de routes et de la plupart des grands ports de l’Atlantique. Absence d’une grande parie des véhicules (confiscation du matériel par les Allemands). Pénurie d’essence ·Pénurie de charbon, source d’énergie majeure à l’époque : La production de charbon est insuffisante pour faire face aux besoins de la reconstruction. Chute considérable de la productivité (nombre insuffisant de mineurs, usure du matériel, épuisements de certaines veines). Pour répondre à des demandes prioritaires, il y a compression de la consommation domestique. ·Problème de l’outillage et de l’équipement en machines-outils : Elles font très largement défaut dans les entreprises (réquisitions par les Allemands) Les machines-outils présentes à la Libération ont en moyenne 25 ans. Rend l’appareil productif incapable de répondre aux besoins urgents de l’après-guerre.
·
Agriculture qui souffre de nombreux problèmes : Manque de machines. Manque d’engrais et des différents produits nécessaires à la production agricole. Présence moindre de bétail.
·Possibilités de main-d’œuvre qui apparaissent insuffisantes tant dans l’agriculture que l’industrie : Pertes de la guerre qui constituent une nouvelle ponction sur la population active du pays. Sous-équipement de l’industrie et de l’agriculture exigeant ainsi que les travaux soient fait par des hommes. Recours à de la main-d’œuvre étrangère (ou parmi les prisonniers de guerre). Bilan qui se révèle donc désastreux d’autant plus que l’économie française n’apparaît nullement capable de se relever en quelques mois. Il faudra des années avant de pouvoir surmonter ces obstacles au redémarrage économique.
2)Le maintien du contrôle des prix et du rationnement.
Une situation dramatique qui crée un déséquilibre criant entre une offre tarie et une demande qui s’impatiente tant pour les produits alimentaires qu’industriels : ·L’Etat est obligé de maintenir le système des restrictions, cartes d’alimentation et taxation des prix. ·Politique de ravitaillement et d’approvisionnement identique à celle de Vichy en 1940. ·Absence de cuir et de textile obligeant la protection de la carte de vêtements ou de chaussures. Dans ces conditions, le ravitaillement reste une véritable obsession pour les Français : ·Il occupe le premier rang en ce qui concerne les préoccupations principales de la population ·Ce qui entraîne la démission le 30 mai 1945 de Paul RAMADIER, ministre du ravitaillement. Le maintien de la politique de restriction s’accompagne de la persistance du marché noir : ·Touche aussi bien les petits délinquants que les gros trafiquants à la tête d’importants réseaux de commerce clandestin. ·Ces pratiques illégales perdent le caractère que certains voyaient comme « patriotique » lors de l’Occupation (produits échappant aux Allemands) ·Des scandales ont un très grand retentissement ( ex : « affaire des vins » mettant en cause l’entourage de Félix GOUIN au cours de l’été 1946) C.Une crise cruciale : le logement. Dans l’immédiat après-guerre, le logement constitue une des difficultés. L’armature urbaine française se révèle être considérablement détruite par les bombardements et les combats de 1944. Ainsi cet accès difficile à un logement décent est une nouvelle difficulté pour les Français aux côtés des problèmes anciens de chauffage, d’habillement et de ravitaillement alimentaire. 1)La destruction du parc immobilier. La guerre a très sévèrement affecté le parc immobilier français : ·Une maison sur vingt est détruite tandis qu’une sur six est endomma ée. ·un lourd tribut à la uerre aérienne. Certaines villes sont rasées ou presque (Le Havre ou Caen) ou ont des quartiersLes villes ont a é entièrement détruits (Marseille, Nantes, etc.) Il s’agit donc de rebâtir la quasi-totalité de l’armature urbaine française et de trouver dans l’immédiat un logement aux près d’un million de sans-abri. 2)Des mesures de circonstance. Diverses mesures sont adoptées à la Libération pour faire face à cette situation : ·Dans les grandes villes sinistrées, des baraques sommaires sont construites à la hâte. ·Dans les départements les plus atteints, comme le Nord ou la Normandie, les non-sinistré se trouvent dans la nécessité d’accueillir au moins une famille sans logis. ·Il y a aussi réquisition des domiciles qui avaient été abandonnés lors de l’occupation allemande. Au total, ces mesures ne s’attaquent pas à la nécessité de reconstruire de très nombreux logements. Elles sont également source de nombreuses désillusions et tensions sociales. Cette crise du logement qui dure jusqu’au début des années cinquante apparaît comme l’un des plus grands points noirs d’une reconstruction accordant une large priorité aux équipements et à l’industrie au détriment de l’immobilier. II.LES GRANDES REFORMES DE LA LIBERATION. Après la première guerre mondiale, l’opinion souhaitait un « retour à la normale » et le rétablissement du libéralisme. En 1944 – 1945, un consensus se dégage pour une véritable rénovation des structures économique et la mise en place d’une économie dirigée par l’Etat. La
reconstruction devrait s’accompagner d’une modernisation du capitalisme français et de la construction d’un systèmeéconomique et social différent de celui qui avait été incapable de sortir de la crise des années trente. Au sein de la Résistance de grands débats ont eu lieu pour envisager les problèmes économiques et sociaux d’après-guerre. Il y a donc une aspiration à un renouvellement profond des structures économiques et sociales du pays. Un accord se dégage entre les différents courants politiques sur certaines réformes à adopter qui seront mises en places entre 1944 et 1946 : -« L’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat ». -le « retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés » : Sources d’énergie. Richesse du sous-sol. Compagnies d’assurances et banques. -La « participation des travailleurs à la direction de l’économie » -L’élaboration d’un plan complet de Sécurité sociale ». L’immédiat après-guerre voit le développement dans la plupart des pays d’Europe occidentale de profondes réformes économiques et sociales qui marque l’émergence du « Welfare State » et le succès des thèses de Keynes ou de Beveridge. Le cas français n’est donc pas isolé. A.Les nationalisations. Les années 1944-1946 sont marquées par des nationalisations qui apparaissent comme la manifestation essentielle des progrès de l’étatisation au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ces nationalisations sont le fruit d’un très large accord même si les débats ont été âpres sur l’étendue et les modalités de celles-ci. 1)Les motivations. Les nationalisations de la Libération répondent à diverses motivations : ·Moyen de sanctionner le patronat français, discrédité par son comportement malthusien de l’entre-deux-guerres ou son ralliement à la collaboration économique avec l’Allemagne lors de l’Occupation. ·Moyen de remettre en cause la « dictature des féodalités économiques », le « pouvoir des trusts ». ·Il y a donc la volonté « d’assurer l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale »ce qui implique l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. Il est cependant nécessaire de nationaliser les secteurs les plus stratégiques de l’économie dans le cadre de la reconstruction qui attend la France : ·L’Etat apparaît comme le seul à même d’accomplir cette tâche. ·Les nationalisations doivent assurer aux pouvoirs publics des « leviers de commande »leur permettant de concentrer les efforts et de coordonner les investissements. ·Elles apparaissent donc inséparables de la mise en place d’une planification et forment alors de puissants instruments de politique économique. ·C’est le rôle de l’Etat d’assurer lui-même la mise en valeur : Des grandes sources d’énergie. Des principaux moyens de transport. Des moyens de transmission. ·C’est le rôle de l’Etat de disposer du crédit et d’empêcher que des groupements d’intérêts particuliers puissent contrarier l’intérêt général. Les nationalisations permettent la rationalisation et la concentration de certaines branches ainsi que la lutte contre les gaspillages. Les nationalisations apparaissent comme la promesse d’une transformation du statut des travailleurs et de la répartition des pouvoirs au sein de l’entreprise. Ainsi elles constituent un premier pas vers la démocratisation de l’industrie et du contrôle de l’entreprise par les travailleurs. 2)Les réalisations. Trois grandes vagues de nationalisations se sont succédées entre 1944 et 1946 : ·« Nationalisations-sanctions » : Automne 1944 et printemps 1945. Cibles : entreprises dont les patrons étaient accusés de collaboration Renault. Charbonnages du Nord. Gnôme et Rhône («aéronautique) qui devient la SNECMA. ·Nationalisations bancaires suivent en décembre 1945 et les nationalisations d’assurances en avril 1946 fournissant alors à l’Etat le contrôle des moyens monétaires permettant d’alimenter la reprise et l’expansion économiques tout en dirigeant l’épargne vers les investissements. ·Nationalisation des secteurs stratégiques destinés à moderniser et à contrôler les branches jugées vitales pour la production et l’équipement du pays. Compagnies de gaz et d’électricité sont dissoutes en avril 1946 Elles sont remplacées par deux entreprises publiques : de France)EDF (électricité GDF (gaz de France) Les mines de combustibles deviennent en Mars 1946 les « Charbonnages de France ». L’Etat voit alors une extension considérable de son rôle économique : ·Les entreprises nationalisées emploient dès 1946 près de 1.200.000 salariés et réalisent le quart des investissements industriels du pays. Le secteur public représente le cinquième de la population active.
·Emprise de l’Etat sur l’économie qui s’accentuera encore en 1948 avec une nouvelle vague de nationalisations concernant essentiellement les transports : Compagnies maritimes. Constitution de la RATP. Au final, les nationalisations ont eu comme principal objectif de moderniser les structures existantes. Cependant les implications sociales des nationalisations restent limitées. Le bilan économique des entreprises nationalisées s’est lui avéré largement positif au cours des années d’après guerre. B.La planification. La seconde grande réforme de la Libération n’est autre que l’adoption d’une planification. Face aux difficultés de l’après-guerre la planification s’impose comme une nécessité car elle pourrait permettre de : -Répartir les maigres ressources. -Faire face aux nécessités urgentes de la reconstruction. -Donner à la France la possibilité de rattraper son retard sur le plan économique. 1)L’élaboration du premier plan. Jean MONNETest le grand artisan de la planification de l’après-guerre : ·Ancien fonctionnaire de la SDN, conseiller financier auprès de plusieurs gouvernements et cadre d’une grande banque américaine il parvient à convaincre legénéral de GAULLEde la nécessité du plan pour permettre la reconstruction et la modernisation de l’économie française. ·la faiblesse de la production et de la productivité au fait que le pays a trop négligé les investissements productifs mais aussiIl attribut à l’archaïsme de l’équipement économique. ·Plan est crée par un décret du 3 janvier 1946. Ce commissariat consiste à établir un plan deLe Commissariat Général du modernisation économique. ·Les objectifs de ce Plan d’Organisation Economique se révèlent être très ambitieux : Accroître la production. Elever la productivité au niveau des pays les plus avancés. Assurer le plein emploi Améliorer le niveau de vie de la population. Le premier plan de modernisation est voté par le Parlement en 1947 et il est prévu pour cinq ans : ·Il devrait permettre la reconstruction rapide du pays. ·Il est concentré sur six secteurs de base : Electricité. Charbon. Sidérurgie. Ciment. Machines agricoles. Transports intérieurs. ·Plan qui donne priorité à la modernisation et à l’équipement au détriment de la consommation. ·Il assigne à chaque secteur des objectifs de production annuelle assez ambitieux ·En 1953, la plupart des objectifs sont pleinement réalisés et la situation de pénurie semble surmontée. Cette planification a sans aucun doute contribué aux performances économiques de la France et elle apparaît donc comme le symbole de l’économie concertée de l’après-guerre. Une des caractéristiques de cette planification est d’associer l’ensemble de la nation à l’effort de la modernisation, ceci en associant dans chaque secteur, l’administration responsable et les experts les plus qualifiés tout comme les représentants des syndicats professionnels. Une autre caractéristique de cette planification serait son caractère souple ou indicatif : le secteur privé n’étant pas tenu d’appliquer les décisions des auteurs du plan. 2)L’Etat se dote de nouveaux instruments de prévision économique. L’Etat adopte en parallèle de cette politique de planification, tout un appareil de connaissance de l’économie et de la société, nécessaire à : -une bonne compréhension des forces et faiblesses de l’économie française -Une bonne compréhension des ressources disponibles et des besoins à satisfaire. Dès la fin de l’année 1944,Pierre MENDES FRANCEalors ministre de l’économie et des finances avait souligné qu’une politique économique ne pouvait se priver de l’élaboration de nouveaux instruments statistiques et de comptabilité : ·En 1945,Alfred SAUVYfonde un Institut National d’Etudes Démographiques (INED) ·Création en 1946 de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) ·L’Etat se dote au lendemain de la guerre d’un système de comptabilité nationale. ·Diverses initiatives débouchent en 1952 sur la création du Service des Etudes Economiques et Financières (SEEF) qui se transformera en 1962 en Direction de la prévision au sein du ministère de l’économie et des finances. L’adoption de ces différentes mesures traduit bien la percée de la pensée keynésienne à partir de 1945 : ·Un nouvel état d’esprit domine parmi les jeunes élites françaises.
·On voit l’émergence d’une nouvelle élite grâce à la création de L’Ecole Nationale d’Administration et de la nationalisation de l’Ecole libre de Sciences Politiques. ·Ainsi les théories keynésiennes remplacent l’idéologie libérale qui avait dominé dans l’enseignement pendant l’entre-deux-guerres. C.Les réformes sociales. La guerre et la reconstruction, en plus de la mise en valeur de la nécessité d’un dirigisme économique de l’Etat, ont entraîné une forte aspiration au mieux vivre et à l’espoir d’un monde meilleur, plus juste et où les êtres seraient protégés des aléas de l’existence. 1)La Sécurité sociale. La principale mesure sociale de la Libération concerne la création de la sécurité sociale par les ordonnances du 4 et 19 octobre 1945 : ·Il s’agit en fait d’un prolongement du système d’assurances sociales mis en place au d début des années trente ·Inspirée du modèle britannique (plan de Beveridge), la Sécurité sociale pose le principe de la solidarité et vise à couvrir l’ensemble des risques sociaux ( à l’exception du chômage). ·Le financement en est assuré selon le principe d’une double cotisation, salariale et patronale. Système qui apparaît beaucoup plus égalitaire que celui qui existait jusque là : ·On passe à un système de transferts sociaux : les prestations sont identiques quels que soient les revenus des assurés tandis que les prestations sont proportionnelles aux salaires. ·Ce système substitue à la pluralité des caisses d’avant une organisation unique. ·En 1946, la Sécurité sociale ne protège que la partie salariée de la population active qui n’est pas majoritaire, mais la protection s’étendra par la suite progressivement jusqu’à couvrir la quasi-totalité de la population. La Sécurité sociale affranchit les assujettis de la nécessité de constituer une épargne de précaution et leur permet d'orienter leurs dépenses vers d'autres postes de la consommation. Ainsi elle stimule la demande de toute l’économie permettant aussi à la santé publique de s’améliorer considérablement. Le gouvernement a aussi un système très complet d’allocations familiales visant à compenser les charges de l’éducation des enfants. Ce système procède du double souci d’encourager les naissances et de corriger les inégalités sociales 2)De nouveaux rapports sociaux dans le monde du travail. L’autre grand volet des réformes sociales concerne l’instauration de nouveaux rapports sociaux au sein de l’entreprise ; à l’effort de protection des travailleurs vient s’ajouter une tentative de représentation de ces derniers : ·Contexte de l’après-guerre qui apparaît fort favorable à un renversement du rapport de force entre patronat et les salariés : La vision simpliste d’une trahison des patrons pour avoir servi la cause de l’Allemagne tandis que la classe ouvrière faisait preuve de patriotisme. Il y a donc une revanche sur la réaction patronale après la Libération. ·Dès 1944, le Gouvernement provisoire rétablit les confédérations syndicales dans leurs droits et prérogatives : Le syndicalisme connaît alors d’importants succès Les syndicats accueillent un flux d’adhésions qui dépasse la poussée de l’été 1936. La modification des règles du jeu social dans l’entreprise se traduit par l’ordonnance du 22 février 1945 : ·Elle impose la création de comités d’entreprise dans les établissements industriels et commerciaux de plus de 100 salariés, seuil qui sera abaissé à 50 par une loi du 16 mai 1946. ·Ces nouvelles dispositions tiennent compte des acquis positifs des comités sociaux créés par Vichy. ·Les comités d’entreprise gèrent en toute indépendance les œuvres sociales et disposent d’un important budget. Ces dispositions ont pu être ressenties par les dirigeants comme une véritable atteinte aux prérogatives patronales : ·Le chef d’entreprise ne peut plus désormais préserver le « secret de ses affaires » et se doit de se rapprocher des représentants des salariés pour étudier la marche de son entreprise. ·Cependant ce nouveau système laisse le comité d’entreprise en grande partie un organe consultatif même si le pouvoir du patron reste entier. ·Sur le plan des œuvres sociales, le rôle du comité apparaît fondamental et entraînera dans bien des entreprises une amélioration considérable des conditions de travail des salariés. D’autres dispositions interviendront sur le plan des rapports sociaux : ·Loi du 23 décembre 1946 : rétablit les conventions collectives négociées entre organisations d’employeurs et syndicats de salariés. ·Maurice THOREZ,ministre chargé de la fonction publique a grandement contribué au Statut général de la fonction publique qui garantit le droit syndical aux salariés de la fonction publique et reprend pour l’essentiel les dispositions formulées par la CGT.·Le droit de grève est reconnu aux fonctionnaires (sauf magistrats et militaires).·Des garanties sont accordées contre l’arbitraire de l’Etat sous la forme de commissions paritaires chargées de régler les différends.III.SUCCES ET LIMITES DE LA RECONSTRUCTION. Les grandes réformes de structures ont joué un rôle important dans la reconstruction de la fin des années 1940. En quelques années, les niveaux de production d’avant guerre sont rattrapés et même dépassés. Même si ce redémarrage de l’économie française s’explique par de
nombreux facteurs internes (rôle de l’Etat, volonté de modernisation, mobilisation sociale), il ne faut pas oublier de mentionner l’importante aide extérieure fournie par les Américains : -Accords BLUM-BYRNES de mars 1946: 900 millions de $ accordés au Gouvernement français. -A partir de 1947 : aide dans le cadre du Plan Marshall pour accélérer le relèvement de l’économie.La France reçoit 2,6 milliards de $ dont 85% sous forme de dons et 15% sous forme de prêts. Cela permet à la France d’importer les nombreuses matières premières lui faisant défaut. Achat outre-atlantique de machines. A.La reconstruction met un terme au recul de l’économie française. L’économie française retrouve un élan dès la fin des années 1940 qu’elle n’avait pas connu depuis les années 1920. A partir de 1949-1950 la reconstruction apparaît globalement terminée comme le symbolise notamment la suppression des différentes restrictions en matière de produits alimentaires et industriels. Parmi les diverses branches, les secteurs de bases et en particuliers ceux qui ont été nationalisés connaissent une réelle réussite. Cette reconstruction s’accompagne en outre de l’émergence de nouvelles structures industrielles plus modernes. 1)Le rattrapage des niveaux d’avant-guerre et la fin des restrictions. Dès 1949, le PIB rejoint son niveau d’avant-guerre ce qui marque la fin de la reconstruction sur le plan économique :·En 1947, la production industrielle retrouve son niveau de 1938 et le dépasse de 28% en 1950 puis de 45% en 1952.·La production de 1929 est dépassée de plus de son quart en 1953 dans tous les secteurs industriels Le rattrapage est un peu plus lent en ce qui concerne l’agriculture qui ne retrouvera son niveau d’avant-guerre qu’en 1948-1949 : ·La France se retrouve à l’abri des pénuries dont elle a tant souffert. Les restrictions disparaissent. ·Les rationnements disparaissent. ·Les produits industriels retrouvent également un régime de liberté : ·Suppression des points textiles. ·Fin des répartitions de matières premières. ·Avril 1949 : les automobiles sont mises en vente libre. ·Octobre 1949 : le commissariat au ravitaillement disparaît. L’année 1949 marque donc bien la fin des contraintes et le retour à l’économie de marché après de nombreuses années de répartition autoritaire et de pénuries. 2)Le succès économique des nationalisations. Même si les nationalisations ont pu décevoir sur le plan social, il n’en demeure pas moins que leur bilan économique semble positif : ·Le dynamisme de ces entreprises se lit sur les courbes de production : Dès 1947, la « bataille du charbon est gagnée » au prix d’un effort considérable des mineurs (et d’une surmortalité terrible dans les années qui suivent) : les Charbonnages de France rénovent considérablement leurs équipements et les matériels. Ainsi le rendement s’améliore considérablement. La production d’électricité fait, elle aussi, un bond considérable : en grande partie due à la modernisation de l’industrie électrique ( barrages par exemple). ·Le secteur nationalisé a ainsi largement rempli ses objectifs et permet notamment de surmonter les nombreux goulots d’étranglement qui pesaient sur l’économie française au lendemain de la guerre. 3)De nouvelles bases industrielles. D’autres secteurs connaissent également des résultats importants. L’industrie lourde par exemple rajeunit ses structures : Sidérurgie qui se dote d’usines de grande taille et bénéficie d’une concentration importante Les premiers laminoirs font leur apparition en France grâce à l’aide américaine. Pour encourager la modernisation industrielle, les Etats-Unis organisent des missions de productivité à l’intention des dirigeants français pour étudier les nouvelles techniques de production et de commercialisation d’outre-atlantique. Ceci permettra l’amélioration des rendements et l’accroissement de la productivité. B.Derrière la réussite d’ensemble, des limites évidentes 1)L’inflation n’a pas été jugulée et continue de peser sur le plan monétaireLes divers gouvernements s’avèrent incapables de briser le cycle infernal de l’inflation : ·Les hausses successives de salaires décidées par les pouvoirs publiques ne font qu’aggraver les déséquilibres inflationnistes. ·Les années d’après-guerre constituent la période qui connaît la plus forte hausse des prix de tout le siècle pour la France.
Au début des années 1948, le ministre des finances René MAYER tente d’enrayer l’inflation par une nouvelle dévaluation monétaire : ·Le franc est dévalué de 44% par rapport à la £ et au $. ·Mais les résultats restent peu significatifs et c’est pour cela qu’une autre dévaluation aura lieu en Septembre 1949 : le franc perd 23% de sa valeur. L’inflation restera le grand mal de l’économie française tout au long de la IV ème République et l’expansion économique des années 1950 ne permettra pas de résoudre ce phénomène. 2)une reprise plus lente que l’industrie et ne bénéficie pas du même élan de modernisationL’agriculture connaît L’agriculture apparaît largement « à la traîne »par rapport à l’industrie : ·Elle ne figure pas parmi les objectifs prioritaires de la reconstruction. ·Les aides financières accordées aux paysans restent trop faible pour qu'ils puissent s’équiper. ·Le remembrement ne touche que 500.000 hectares en 1946-1949. ·La modernisation et la mécanisation de l’agriculture restent très limitées. ·Il semble bien que l’agriculture n’ait pas connu la même mobilisation et le même effort de travail que dans l’industrie : la mobilisation des agriculteurs au service de la reconstruction reste limitée. Cette lente reprise agricole explique le maintien tardif du rationnement des principaux produits agricoles jusqu’à la fin des années 1940. Elle entraîne aussi une importation croissante de produits agricoles pour faire face aux besoins du pays. Cet appel au marché extérieur ne fait qu’aggraver la balance commerciale. Au début des années 1950 une inquiétude se manifeste chez les paysans qui mesurent le fossé les séparant du reste de l’économie. 3)Le problème persistant du logement. 4)La crise du logement n’est vaincue que très progressivement et de nombreux Français vivent encore dans des conditions précaires au début des années 1950. La reconstruction accorde largement la priorité aux travaux publics au détriment du bâtiment et de l’immobilier : ·Le premier plan privilégie l’équipement collectif et la remise en marche de l’appareil productif laissant largement de côté le problème de la reconstruction immobilière. ·Seuls 510.000 logements sont reconstruits entre 1944 et 1954 alors que le déficit est de plusieurs millions de logements. ·Danièle VOLDMANN :« la population travaille dans des usines mais dort dans des abris provisoires » ceci jusque dans les années 1950.Dans ces conditions, bidonvilles et cités d’urgences marquent le paysage urbain pendant des années.Cette crise du logement durera jusqu’aux réorientations du deuxième plan (1954-1957) qui mettra d’avantage l’accent sur la reconstruction immobilière.C.Le contexte social de la reconstruction. Le contexte social semble différent de celui de 1918-1920. En effet, le patronat semble très affaibli et incapable d’offrir une résistance efficace face aux grandes réformes de la Libération. Les années 1944-1946 sont marquées par une relative « paix sociale » même si 1947 se caractérise par la montée d’une violente contestation. 1)L’effacement du patronat. Le patronat apparaît dans une large mesure comme le grand perdant de la Libération : discrédité, il souffre d’un rapport de forces politiques et sociales qui lui est défavorable :·lace : ils se trouvent écartés arSuite à la Libération, dans le sud-ouest, nombreux sont les chefs d’entre rises ui ont dû céder leur les salariés et la Résistance pour avoir pratiqué la Collaboration et pour avoir durci les conditions de travail pendant la Révolution nationale. ·De nombreuses entreprises sont réquisitionnées par les commissaires de la République qui nomme alors à leur tête des administrateurs provisoires généralement des militants de la CGT. Automobile : Berliet Ciment : Lafarge ·Beaucoup de patrons se trouvent donc dans l’obligation de démissionner pour éviter de souffrir trop directement des mesures prises à leur encontre. Affaibli, le patronat ne eut offrir aucune résistance aux randes réformes de la Libération et ainsi il se résigne aux charges nouvelles et à une certaine ouverture face aux salariés (droits syndicaux, comités d’entreprise). Une nouvelle organisation du patronat français, le Conseil National du Patronat Français (CNPF), à la tête de laquelle est nommé l’ancien maire de Lyon entre 1941 et 1943, déporté à Dachau,,Georges VILLIERS. Cette organisation remplace l’ancienne CGPF en 1944. Elle ne s’oppose en rien à la nouvelle législation économique et sociale. 2)La classe ouvrière accepte les sacrifices de la reconstruction.
La classe ouvrière accepte dans son ensemble les sacrifices de la reconstruction et les années 1944-1946 ne connaissent aucun mouvement social de grande envergure. Il faut signaler le rôle joué par le Parti communiste qui pousse dans cette direction en utilisant le relais de la CGT. Aucune protestation ne s’élève contre le maintien de conditions de travail souvent difficiles : ·semaine de 40 heures rétablie à la Libération mais qui se voit bien souvent accompagnée de 10 à 20 heures supplémentaires par semaine. ·Cette mobilisation du monde du travail en faveur de la reconstruction apparaît comme un facteur déterminant pour expliquer le rapide redressement de l’économie française. 3)Les grèves de 1947. Cette mobilisation de la classe ouvrière en faveur de la reconstruction ne tarde cependant pas à se fissurer et ceci au cours de l’année 1947, pendant laquelle une importante vague de grèves paralyse pendant plusieurs semaines l’économie de la France : ·Cette crise de 1947 manifeste la volonté de la CGT et du Parti Communiste de rompre avec la stratégie productiviste adoptée à la Libération. Trois facteurs principaux expliquent la rupture : D’abord, les communistes dénoncent la politique du gouvernement consistant à bloquer les salaires pour lutter contre l’inflation. Ensuite, les débuts de la guerre froide : le pacte passé entre les divers partis de gauche à la Libération dans le cadre du tripartisme se brise. Enfin, le refus de la politique coloniale de fermeté en Indochine (début de la guerre). ·Suite à l’exclusion des ministres communistes du gouvernement par le Président du ConseilPaul RAMADIER,la CGT et le PCF décident d’engager un grand mouvement de grèves à l’automne (cf. l’influence de la stratégie nouvelle du Kominform (créé en octobre) et de la doctrine Jdanov qu’applique le PCF. mobilisation des travailleurs s’explique également par la persistance des difficultés économiques et le mécontentement face à uneLa reconstruction jugée trop lente : ·Année 1947 marquée par un contexte difficile : inflation, difficultés d’approvisionnement , problème de logement, persistance du marché noir, salaires trop faibles en regard de la hausse des prix Mouvements de grèves qui prend naissance à Marseille au début du mois de novembre : ·La hausse des tarifs de tramways décidée par la municipalité déclenche une grève des usagers qui tourne vite à l’émeute. ·Mouvement qui s’étend à la vallée du Rhône où de nombreuses gares sont occupées et les communications bloquées. ·Le 15 novembre c’est au tour des mineurs de se mettre en grève et de protester contre la révocation d’un communiste du conseil d’administration des Houillères. ·Puis le mouvement s’étend dans diverses branches professionnelles. ·Le 28 novembre la CGT forme un comité général de grève qui coordonne toutes les opérations Les conséquences de ces grèves de 1947 sont très importantes : ·L’économie est paralysée ·Les voies de communication et les télécommunications sont coupées. ·Le gouvernement deJules MOCHmobilise toutes les forces de l’ordre et rappelle les réservistes pour faire face à l’ampleur du mouvement. Les grèves s’apaisent en décembre. ·L’union de la classe ouvrière éclate : les éléments non communistes de la CGT refusant l’utilisation du syndicalisme à des fins politiques décident de faire scission et jettent les bases d’une nouvelle organisation qui s’appellera CGT-Force Ouvrière. CONCLUSION : La reconstruction des années 1944-1949 s’est donc effectuée avec une volonté de modernisation importante. En moins de cinq années, la France parvient à effacer l’impact considérable de la guerre et de L’Occupation sur le plan économique. Le redémarrage de l’économie française s’effectue sur des bases nouvelles permettant l’essor de la croissance et le basculement de la France dans la période dite des « Trente Glorieuse ».
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.