les disparites spatiales en Europe

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les disparites spatiales en Europe

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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II Les disparités spatiales 1°) Confrontation de deux logiques : élargissement et approfondissement A)De 6 à 9 : l’approfondissement progresse puis s’épuise A 6, la CEE réunissait des pays aux niveaux économiques comparables. Quelques contrastes régionaux qu’on pensait corriger avec des pol d’aménagement du territoire. Appro éco de la CEE (Union douanière, PAC, marché commun, poursuite de la CECA). Vise l’amélioration globale du niveau de vie, la modernisation des structures. Hostilité à une construction + politique. Dans les 70’s, l’appro piétine dans un contexte de récession => dunombre de région en difficulté + entrée en 73 de pays avec des régions pauvre. Réactions nationales malgré la création du FEDER en 75 (l’appro semble en panne) B)Des objectifs ambitieux pour relancer la construction européenne. (Approfondissement nécessaire…mais de + en + difficile) Milieu des 80’s: appro relancé par le moteur historique qu’est le couple France-RFA. Nomination de J.DELORS comme psdt de la commission européenne (1985-95). Bilan :Création du marché unique(93), proposition d’une monnaie commune dont le calendrier est fixé par Maastricht en 92=> € en 99, monnaie d’usage en 2002. Maastricht donne de nouvelles compétences à la CE (éducation, formation,santé, immigration) en plus de celles déjà existantes (industrie, recherche, énergie, environnement) (confirmé par le traité d’Amsterdam en 97) Maastricht donne aussi plus de pouvoir au parlement européen. Défi de l’appro au moment où la CE devient de plus en plus hétérogène avec unedu nbre de régions en difficulté. La comm Delors voit l’arrivée d’une véritable Pol Régionale pour amélioré les équipements, le niveau de vie, et aider à supporter le choc de la concurrence qu’induit le marché unique puis de l’€ C)Aujourd’hui, le souci d’approfondissement s’affaiblit Parce que now trop de régions pauvres pour un rattrapage rapide. Nbrses contradictions internes (fiscalité, droit social, réglementation du marché du W). Important désaccords pol (pol étrangère) Renoncement aux obj de 1950(solidarité, cohésion)? Oui, now prime le souci de compétitivité => l’Europe à géométrie variable Solution à cette difficulté Appro/Elargissement : les coopérations renforcées. L’UE à 25 se rapprocherait de plus en plus à une ZLE =>victoire de la conception britannique sur la conception franco-all. Question à partir de 2000 de la réforme des institutions car risque de paralysie de l’UE. Nice n’apporte pas des réponses satisfaisantes. Nice devait normalement rapidement laissé place au Traité Constitutionnel de la Convention (txt de compromis social et libéral). Ce traité n’a pas été ratifié par 2 membres fondateurs de l’UE =>gdes incertitudes sur son application.
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2°) L’existence de disparités a justifié la politique régionale  A)Ses moyens -> Les fonds structurels:+Banque  -l'Acte Unique de 1986 mentionne l'importance de la réduction des inégalités : baisse du chômage et augmentation des revenus  -pour cela existe depuis 1958 la Banque Européenne d'Investissement pour les transports et réseaux de communication  -existent aussi les Fonds Structurels pour créer des emplois, reconvertir les activités et financer des infrastructures: * le FSE crée en 1958 pour financer des créations d'emplois * le FEOGA-O crée en 1962 pour aider les agriculteurs, l'agriculture de montagne et améliorer les structures agraires * le FEDER crée en 1975 investit dans des régions définies par rapport à la moyenne communautaire * l'Instrument de Financement et d'Orientation de la Pêche crée en 1983 * le Fonds de Cohésion destiné aux pays avec le plus de régions pauvres * l'Instrument Structurel de Pré-Adhésion crée en 2000 et destiné aux nouveaux adhérents -> Financement et objectifs :  -obj: nouveau budget, transfert de compétences, préparation au marché unique, réunification allemande, effort d’assainissement budgétaire et monétaire en vue de l’€.  -les financements ont depuis1988 et le début de la véritable politique régionale(plan Delors)et représentent alors un tiers du budget global. (Cotisation ~ 1% du PIB des pays)  -exerciceactuel 2000-2006 : réduction des aides aux régions des 15.->Les zones éligibles :  -il y a trois objectifs :  *le 1er qui représente 70% des fonds structurelset qui bénéficie aux pays dont le PIB/hab. est inférieur à 75% de la moyenne communautaire et donc qui bénéficie surtout à l'Espagne(Programmes Intégrés Méditerranéens) *le 2ème objectif avec 11,5% du budget soutientles activités en déclin ou peu compétitives et bénéficie surtout à la France et au Royaume-Uni  *le 3ème avec 12,5% du budget touche toutes lesrégions à part celle de l'objectif 1 qui finance des formations et des nouvelles créations d'emplois -> L'avenir de la politique régionale :  -l'élargissement de 2004 a fait rentrer des pays avec beaucoup de régions très en retard (PIB/hab. <50% moy.comm.)et les 15 n'ont pas voulu augmenter le budget, donc les fonds versés aux nouveaux adhérents sont plafonnés -le prochain budget ne semble pas devoir compenser ces disparités ni par l'augmentation des aides directes de la PAC ni par l'octroi des même avantages aux nouveaux arrivants (le seuil
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d’éligibilité a juste été rabaissé) -la logique n'étant plus une logique de compensation mais une logique de marché, le rééquilibrage régional semble contrarié b)Son rôle dans les dynamiques territoriales -> Le plus visible, les dynamiques transfrontalières :  -des solidarités se sont tissées entres pays membres ou avec des pays tiers(élus, patrons, CCI) -les mouvements transfrontaliers pour le travail ou les conditions de vie se sont amplifiés -l'expérience du Pôle Européen de Longwy financé par le FEDER montre que la politique régionale aide à la reconversion et à l'innovation  -la création de l'eurorégion du Nord en 1991, permet de financer des actions avec des fonds publics communs(eau, TV, transports)et a attiré des investissements étrangers -> Appréciation globale : -les aspects positifs sont souvent méconnus  *on ne sait pas tjrs que l’argent vient de l’UEà l’échelon local.  *décollage de l'Irlande et de l'Espagne  *bonne implantation des nouvelles technologies(Stockholm, Lyon, Londres, Allemagne sud, Grenoble, Helsinki) * les écarts entre les 15 se sont réduits et des milliers de projets ont été financés ainsi que la reconversion des chômeurs  -mais des réserves sont à porter  *saupoudrage financier qui s'accompagne de perteet de fraudes et des aides qui attirent les chasseurs de subventions  *des projets parfois mal adaptés à la situationcomme le métro d'Athènes  *malgré les efforts on voit une polarisation croissante des activités, pas de solutions pour les bassins industriels en crise donc impossibilité de supprimer les disparités. -> Pour les nvx membres, il y a un risque de déception. -Risque de déception à la mesure des attentes. Chômage élevé (en part. chez les jeunes). Le rattrapage éco pourrait prendre 25 à 40 ans. -Il y aura des mesures de restructuration douloureuses et impopulaires (fonte des emplois agricoles, mines et sidérurgie). + première règle à respecter : la concurrence 3°) La persistance des disparités allant même jusqu'à l'augmentation et la diversification  a)Des espaces typés par leurs activités -> Une première dissymétrie Nord-Sud :  -d'un côté l'Europe industrielle, portuaire et littorale, riche, développée et très urbanisée et où on trouve la plupart des régions agricoles riches, la dorsale et les 4 grands pays qui représentent 70% du PIB total
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 -de l'autre côté on a une Europe méditerranéenne industrialisée seulement depuis 20 ans par des capitaux étrangers et qui est encore assez agricole mais aux régions agricoles riches peu nombreuses et aux structures agraires archaïques -> Explications :  -conditions naturelles :  *existences de littoraux aménagés en façades  *grands passages naturels qui ont permis l'augmentation des flux  *fertilité des sols pour la productivité agricole  *gisements miniers- choix des pays de soutenir plutôt l'agriculture ou la bourgeoisie marchande  -fait d'avoir été pays colonisateur ou non -> Une dissymétrie Est-Ouest due à la période communiste à l'Est :  *le communisme a conduit à des spécialisations peu avantageuses des échanges et des productions  *il a donc conduit à des impasses économiques  *mais a aussi conduit à un désastre écologique àcause de l'utilisation à outrance du charbon avec les pluies acides par exemple -> Un point commun cependant, l'augmentation des contrastes sociaux au sein des agglomérations :  -il y a une compétition entre les villes européennes qui doivent donc s'équiper ce qui suppose des dépenses or depuis 20 ans, face au contexte économique, les collectivités locales cherchent à les réduire- donc les fonds sociaux diminuent et on observe une dégradation des quartiers pauvres et donc augmentation des contrastes -ces quartiers se trouvent en banlieue, sont à majorité ethniques et souffrent d'un haut taux de chômage surtout chez les jeunes  b)Les indicateurs de référence : le PIB et l'emploi -> Le PIB/hab. :  -3 groupes d'états dans l'UE :  *1er groupe : les 15 moins l'Espagne, la Grèce et le Portugal dont le PIB est supérieur à la moyenne communautaire  *2ème groupe : 7 états dont 70% < PIB moyen < 95% : Espagne, Portugal, Grèce, Rep. Tchèque, Slovénie, Malte, Chypre  *3ème groupe : 6 états (peut-être 8 avec l'élargissement de 2007) nouvellement intégrés  -le cas du Royaume-Uni (qui a progressé dans le classement) :  *nouveaux caractères sociaux avec moins de pauvres et moins de très bas salaires  *chômage très faible et beaucoup de gens sur lemarché du travail  *la situation peut s'expliquer par la politiquebudgétaire énergique du gouvernement Blair avec création massive d'emplois publics  -le cas de l'Allemagne :  *ce pays a reculé dans le classement du PIB/habet notamment par rapport à celui
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de la RFA  *il a subit des effets appauvrissant par la réunification qui pèse sur le déficit budgétaire et les effets d'assainissements des structures  *la compétitivité de l'Allemagne a été restauréepar une baisse du coût du travail  *elle a remplacé la demande intérieure par la demande extérieure Les moyennes nationales masquent des contrastes structurels jouant sur la création de richesse. Par ex en matière de productivité on va confronter la France au RU. Des disparités plus fines, mesurées entre les territoires.  *elles concernent quasiment ttes les régions des nvx membres d’Europe centrale (<<< à la moy de l’UE), les Landers de l’ex-RDA, et aussi quelques périphéries de l’atlantique et de la méditerranée  *A l’autre extrême : le centre de Londres, Bruxelles-ville, Luxembourg, l’IdF  *ces disparités internent sont sources de tensions : une partie de la pop ressentant l’autre comme un fardeau (ex en Italie et en Belgique)-> Historique du chômage :  -le chômage est faible en Europe pendant les 30 glorieuses du fait du fort taux de croissance et malgré un faible taux de création d'emplois  -la situation se dégrade à partir de 1974 avec la crise économique :  *l'emploi privé baisse mais l'emploi public augmente  *le montée du chômage est aussi due à l'de la population en âge de travailler  *il passe de 3% dans les années 60 à 5% en 1979et 10% en 1985  -un recul provisoire entre 1986 et 1990 dû aux restructurations dans l'industrie, au développement des services à la reprise de la croissance : 8,2% de chômeurs en 1990  -une nouvelle aggravation au début des années 90 : en 1994 il y 19 millions de chômeurs (11%) car la rigueur imposée pour le passage à la monnaie unique pèse sur l'emploi  -au début de l'année 2000, l'Europe renoue avec la croissance donc le nombre de chômeurs retombe à 13 millions en 2001 et avec un taux de 7,4% l'idée de plein emploi fait son chemin(Lisbonne) - mais nouvelle dégradation depuis l'été 2001 :  *le chômage dans la zone € est à la hausse : 8,9%  *19 millions de chômeurs début 2005  *ce chiffre risque de se maintenir car la croissance est maussade -> Des situations contrastées pour le chômage :  -les taux de chômage sont plus élevés eu Europe centrale mais c'est une préoccupation moindre des gouvernements  -1ère situation : un taux de chômage très faible entre 4 et 6%  *Luxembourg, Irlande, RU, Danemark, Autriche, Suède  *peu de chômage de longue durée et peu de chômage des jeunes avec un taux de syndicalisme très haut  *beaucoup de travail à temps partiel et spécialisation forte avec un taux d'emploi souvent plus élevé que la moyenne de 63% à 15  *des économies très ouvertes dans des pays souvent petits et peu peuplés  -2ème situation : taux de chômage très élevé avec des situations variées :  *soit avec une forte croissance et un haut chômage des jeunes(Pologne, Slovaquie)
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* soit avec un chômage élevé mais ayant beaucoup baissé comme l'Espagne  *soit avec une croissance faible et un nombre depersonnes sur le marché du travail faible comme la France ou l'Allemagne -> Les ambitions de Lisbonne :  -ces ambitions sont données en pleine euphorie en2000 au moment de bons résultats économiques  -il s'agit d'élever le taux d'emploi et de fairede l'Europe une zone économique compétitive  -depuis ce conseil les réunions de l'Europe considèrent toujours la démographie et le marché du travail  -l'inquiétude porte plus sur la prochaine pénurie d'actif et sur le système de protection sociale menacé par les taux de chômage actuels
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