Les figures de rhetorique lexique de la rhetorique

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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La rhétorique La rhétorique groupe et classe un certain nombre de figures ou tournures de style qui rendent vive l'expression de la pensée ou du sentiment. Elle distingue deux grands ensemble: les figures de mots qui détournent un mot de son sens habituel, pour lui en donner un autre moins fréquemment usité. Ex.: la métaphore, l'antiphrase. Les figures de pensées ou mode d'expression linguistique et stylistique de certaines structures de pensée. Ex.: l'antithèse, l'hyperbole.
Acte Partie d'une pièce de théâtre correspondantàuneétape importante dans le déroulement général d'une pièce. Chaque acte (la plupart des pièces classiques en comptent cinq) est subdiviséen scènes. Accumulation Fait d'accumuler des termes de même nature, de même fonction ou de sens voisin; mode de l'amplification (cf.Catilinaires, II,7) Amplification Développement oratoire. cf. Cat. I,17; 206. Anaphore. Procédéstylistique consistantàreprendre le même mot (ou le même groupe de mots) au début de phrases successives. éty.: gr. anafora «reprise, action d'élever». Ex.: "Rome, l'unique objet de mon ressentiment! Rome,àqui ton bras vient d'immoler mon amant! Rome qui t'a vu naître, et que ton coeur adore! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore!", CamilleàHorace, dans Horace (1640) de P. Corneille (1606 - 1684) "Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir" cf. Cat. I,1 (nihil...nihil...); I,8, I,18, I,22; III,26, etc. Alexandrin Nom donnéau vers de douze pieds, parce qu’il fut employé, au XIIe s., dans une version, par Alexandre de Paris, du Roman d’Alexandre, qui eut un succès retentissant. Ce n’est que progressivement qu’il est devenu le vers français par excellence, après avoir triomphé, au XVIe s., de l’hexamètre dactylique de la poésie grecque et latine, et du décasyllabe médiéval, encore employépar Ronsard. L’alexandrin s’imposa définitivement avec Malherbe et surtout la tragédie classique (Racine). Malgréles innovations romantiques et l’apparition du vers libre, Mallarméle définira encore comme le «vers de toujours». > Alexandrin classique: Il est composéde 2 groupes comportant chacun 6 syllabes prononcées: les hémistiches, séparées entre eux par une pause: la césure. Ex.: Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas.
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Son rythme est fondésur 4 accents placés comme suit: un accent mobile dans chaque hémistiche, un accent sur la sixième et la douzième syllabe. > Alexandrin romantique: il se différencie du précédent par la place et le nombre de ses accents. Ex.: J'ai disloqué/ ce grand niais / d'alexandrin.  4 4 4 Allégorie
1. Représentation d’une idée ou d’une qualitémorale au moyen d’une image concrète, celle d’unêtre vivant par exemple. 2. Œuvre littéraire ou picturale utilisant ce mode d’expression et susceptible de faire l’objet d’une double interprétation, l’une littérale, l’autre symbolique. Le Roman de la rose, récit d’un songe, est une allégorie de l’amour courtois. éty.: gr.: allhgoria, de. alloV «autre» et agoreuein «parler», c.-à-d. «employer des termes différents des termes propres». Expression d'une idée par une image, une métaphore. Très fréquente chez les poètes de la Pléiade. Alliance Rapprochement de deux termes apparemment incompatibles, que l'on n'a pas coutume de juxtaposer et dont l'association produit un effet de surprise et de mise en valeur. Ex.: dans le Petit Chose, Daudet, parlant de l'abbéGermane, use d'une double alliance de mots: « sa belle figure laide sourit tristement ». Autre ex.: un jeune vieillard Allitération Figure de rhétorique consistant dans la répétition de sonorités identiquesàl’intérieur d’une phrase: il s’assit sur son séant. L’allitération est utilisée pour obtenir un effet harmonieux, surprenant ou comique: «Non, il n’est rien que Nanine n’honore» (Voltaire). Ex.: «Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes?», Racine.éty.: ad, vers; littera: lettres Anacoluthe Brusque changement de construction syntaxique ou interruption d'uns construction grammaticale au profit d'une autre.,àl’intérieur d’une phrase. Ex. "Celui qui doute le plus, c’est pour lui que je parle" ou « Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits / et ne l'aimez jamais. », Racine.
éty.: gr. anakolouqon «sans liaison» Antiphrase Procédéironique consistantàdire le contraire de ce que l'on veut réellement signifier. Ex., lorsque quelqu'un vous dérange: « Eh bien, je vous en prie! Ne vous gênez pas! » ou: "C'est malin!"àquelqu'un qui fait une bêtise. Antithèse Rapprochement de deux mots, expressions ou idées opposées, afin d'éclairer leurs différences. Ex.: la Nature est grande dans les petites choses.
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- "Le riche et l'indigent, l'imprudent et le sage, Sujetsàune même loi, subissent même sort." (deux concepts et même rapport) - "Tout lui plaît et déplaît, tout le choque et l'oblige, Sans raison il est gai, sans raison il s'afflige..." (un concept, plusieurs rapports) - "C’est cela et pas autre chose..." - "Etre ou ne pasêtre..." (Shakespeare) - "Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand." (Victor Hugo) Antonomase Sorte de synecdoque consistantàutiliser un nom communàla place d'un nom propre (ex. Le Roi pour François Ier, César pour empereur) éty. antonomasia, "fait d'appeler autrement", du vb. antonomazw, "appeler autrement" Antonyme Mot qui, par son sens, s'oppose directementàun autre. Ex: beau et laid, riche et pauvre.éty.: anti, "contre", onuma, "nom" Apologie Texte qui défend, justifie une personne ou une chose, souvent par le biais de la louange. Ex.: Apologie de Socrate,écrite par son disciple Platon. gr. apologia, "défense". Apostrophe Figure par laquelle on adresse la paroleàdes personnes (Présente ou absente, réelle ou imaginaire),àdes objets inanimés,àdes entités. Ex.: l'apostrophe de Lamartine au Lac: «ôlac, l'annéeàpeineàfinir sa carrière » dansLe Lac. gr.: apostrofh, "action de se retourner" > s'apostropher:échanger ds apostrophes, par ext.: s'invectiver. Archaïsme Mot ou expression qui n'est plus en usage au moment oùl'auteurécrit son texte. Ex. : Aurai-je l'heur de vous plaire?, (heur employépour bonheur) éty.: arcaioV, "ancien" Assonance Répétition dans une phrase poétique ouàla fin de deux vers de la même voyelle accentuée. Jusqu'au XII siècle(découverte de la rime), les vers françaisétaient assonancés. Voir les poèmes duTestamentde Villon. Asyndète Suppression d’une ou de plusieurs articulationsàl’intérieur d’unénoncé, làoùl’on s’attend logiquementàen trouver, par ex. l’asyndète de et ou donc dans: je m’ennuie, je pars. (cf.Cat.., IV,18) éasundeteon, de. a- priv., et sundein «relier».ty.: gr.: Césure Pause fixeàl'intérieur d'un vers, entre une syllabe accentué: rien n'est beau que le vrai (6) // le vrai seul est aimable. (12) éty.: lat., caesura, "coupure", de caedere, "couper"
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Chiasme Fait de placer en ordre inverse leséléments syntaxiquement identiques de deux groupes de mots. Ex.Cat. I, 16:vocis contumeliam, judicio taciturnitatis. (I,20;I,30;II,9;II,23;II,27;III,2;IV,3;IV,21). Ex.: Manger pour vivre, vivre pour manger. Schéma: N Vb. / Vb. N ; Adj N / N Adj. (ex.:une ravissante femme d'une intelligence séduisante) éty.: ciasma, "croisement" Comparaison Procédépar lequel on met en parallèle 2 termes pour insister sur les rapports d'analogie qu'ils ont entre eux, généralementàl'aide de comparants dont les plus usuels sont: comme, tel que, semblableà. Ex.: Sa main tremblait comme une feuille.(Pensezàimage, métaphore, parallèle, cliché) - "Le bonheur des méchants comme un torrent s'écoule." Diatribe Dans l'Antiquité: dissertation critique. De nos jours: discours violent et critique, souvent injurieux, souvent motivépar l'amertume. Ex.:àla cours de Prusse, Voltaire, irritéet blessépar ses compatriotes,écrivitLa Diatribe du docteur Akakia. éty.: diatribh, "discussion d'école" Enallage Echange d'un temps, d'un nombre ou d'une personne pour un autre (cf. Cat. II, 3:iudicarem pouriudicassem) Epanorthose Moment oùl'on revient sur ce que l'on vient de dire, pourle renforcer ou atténuer son propos (cf. Cat., I,2. ...vivit. Vivit? Immo vero: cet homme vit. Il vit? Bien plus:...) Diérèse Forme de diction qui consisteàdissocier deux voyelles consécutives pour les prononcer de façon très distincte en deux syllabes. Ex.: la Nati / on chérie a vi / olésa foi (Racine) Ellipse Suppression dans une phrase, ou un membre de phrase, d'un ou plusieurs mots, qui serait grammaticalement nécessaire. L'ellipse est employée couramment dans le sytle télégraphique: « Mer belleàpeu agitée vent de Nord - Nord Ouest ». Dans la langue parlée: « Cette mauvaise note, quelle catastrophe! » L'ellipse estàbannir des travauxécrits, cependant, quand elle est bien maîtrisée, elle cesse d'être négligence ou laxisme pour devenir figure de style traduisant l'intensitéet l'émotion: cet homme est d'une beauté... non, mais d'une beauté! La quasi simultanéitéde plusieurs action: « Une porte qui s'ouvre, un trot de souris dans le couloir, c'était Mamette », Daudet,Les vieux, les lettres de Mon moulin. Euphémisme Figure de style qui consisteàminimiser,àadoucir par l'expression ou le tour de phrase
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certaines idées désagréables, odieuses, tristes, malhonnêtes. On dira par l'euphémisme: « Mon oncle a disparu », pour: « Il est mort ». On diraégalement d'une nonagénaire: « C'est une femme d'un certainâge ». La langue poétique a longtemps reposésur l'emploi systématique de l'euphémisme pouréviter certains termes trop réalistes. On n'écrivait pas : « Une vache », mais: « Une génisse ». Dans ce cas, l'euphémisme se définit plus simplement comme l'emploi d'un mot favorable. Ety.: eu- « bien »et « fhmi », « je dis ». (eufhmismoV, "emploi d'un mot favorable) Gradation Emploi dans uneénumération de mots ou d'expressions de force croissante ou décroissante pour suggérer une progression. Ex.: « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré. » (Molière), ou encore « Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre » (La Fontaine). La gradation produit souvent un effet comique. "Va, cours, vole, et nous venge" Hémistiche Partie d'un vers précédant ou suivant la césure. Ex.: « Et la mer s'apaisait / comme une urne écumante », Larmartine. Ou: « Son regard est pareil / au regard des statues », Verlaine. Hendyadis Fait de dissocier en deuxéléments coordonnés une formule oùles deux mots sont habituellement subordonnés. (Cat. I,2:furorem ac tela) Homonyme
Mot qui se prononce comme un autre et s'écrit différemment. Auseind'une communauté, les individus sontsains; on peut honorer lessaints. (autre ex.: son, adj.poss., son, sensation auditive, son, résidu du blé) Hypallage Figure consistantàattribueràcertains mots d’une phrase ce qui se rapporteàd’autres mots: le héros leva une main vengeresse (c’est le héros qui se venge, non la main).gr: upallagh, «inversion» Hyperbole Figure de style qui repose sur l'exagération. Ex.: dire d'un homme de 1.60m que c'est un nain, et d'une voiture rapide: c'est un bolide. > Initialement, le but de l'hyperbole est d'impressionner celui auquel elle s'adresse en frappant son imagination, mais le langage a abusédes hyperboles, ce qui a eu pour effet de diminuer leur valeur. > La publicitérepose sur l'hyperbole, ex: les produits « super-détartrants. » > Certaines hyperboles sont passées dans le langage courant et ne sont plus ressenties comme telle. Ex.: habiter au bout du monde. Hypotypose Peinture vive eténergique d'une scène; passage oùl'écriture rivalise avec les arts visuels (Cat. IV,11: Videor enim... bacchantis) Idiotisme
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Locution propreàune langue, et que l'on ne peut traduire littéralement dans une autre. Les idiotismes du français sont des gallicismes: il y a, est-ce que?, présentatif c’est. Image Procédépar lequel on rend les idées plus vives, plus concrètes. Les 2 catégories d'images sont la comparaison et la métaphore. Litote Figure de style qui consisteàaffaiblir une expression pour lui donner davantage de force. Elle peutêtre employée: ·par pudeur, dans leCid, Chimène n'ose avouer son amouràRodrigue, mais entend lui signifier qu'il ne lui est pas indifférent, et lui dit: « Va, je ne te hais point » ·par ironie: Vousêtes quelque peu en retard (àune personne qui a un retard de 2 heures) ·pour produire un effet comique: « Il ne déteste pas boire » pour signifier: « Il est ivre du matin au soir ». La litote est le contraire de l'hyperbole.éty.: gr. litothV, "simplificité" Lyrisme Expression poétique et souvent de sentiments, de passions. Métonymie Elle remplace le nom d'une chose par celui d'une autre qui est proche. Ex.: boire une bonne bouteille pour désigner le contenu de cette bouteille. Mètre Terme de versification synonyme de mesure. Monologue ·Au théâtre, scène dans laquelle le personne est seul et parleàhaute voix, le plus souvent de décider de sa conduite future en fonction d'événements récemment survenus dans son existence. Ex.: le monologue de Rodrigue dans leCid. ·Dans le roman, et particulièrement le Nouveau Roman, le monologue intérieur est une suite de pensées, de méditations, de réflexions, plus ou moins clairement formulé»es qui affleurentàla conscience du narrateur et qu'il livre au lecteur en s'exprimant par l'emploi du « je ». Ex.: le monologue intérieur de James Joyce dansUlysse. ·éty.: monoV, "seul" & logoV, "discours, parole" Morceau de bravoure Texte qui est l'objet d'une attention particulière de la part de l'auteur et qui met en valeur son talent. Onomatopée Formation de mots qui, phonétiquement, imitent ou tentent d’imiter le son produit par une chose ou unêtre. / Mot ainsi formé(plouf, vroum, tic-tac, glou-glou). L’onomatopée est distincte de l’imitation proprement dite dans la mesure oùelle se comporte comme une unitélexicale (un tic-tac lancinant, des glouglousévocateurs) et peut donner lieuàdes dérivés
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(glouglouter). éty.: lat. onomastopoeia, gr. onomatopoiia «création poiein «faire» de mots onoma». Oxymore Figure de style qui consisteàréunir deux mots antinomiques ou incompatibles. Ce procédéfut largement utilisédans la littérature de l’époque baroque (... cette obscure clartéqui tombe des étoiles. Corneille,le Cid), mais il est encore parfois usitédans le langage courant: Répondre par un silenceéloquent.éty.: grec: ozumwron, de ozuV «pointu», «piquant» et mwroV «émoussé»; ex.: "héroïque boucherie" (Voltaire), "sacrarium sceleratum" (Cicéron) Panégyrique Discours publicàla louange d'un homme ou d'une œuvre. Aujourd'hui ce discours est le plus souvent tropélogieux et frise l'hypocrisie. gr.: panhgurikoV (adj.), "discours dans une assemblée nationale" Paradoxe Affirmation qui vaàl'encontre des idées généralement admises. (Ct., I,18: tacita loquitur: quoique muette, parle), I,21: cum tacent, clamant (bien qu'ils se taisent, ils crient), gr.: paradozoV, de para, contre et dozoV, l'opinion Pathétique Qui touche le « pathos » (paqoV, la crainte, la peur), c'est-à-dire les sentiments violents du spectateur ou du lecteur afin de l'émouvoir. Période Phrase plutôt longue, souvent complexe, composée de plusieurs propositions articulées entre elles, qui forment un sens complet. Le tout est un vaste monument ordonnéetéquilibré. Périphrase Figure qui consisteàexprimeràl'aide de plusieurs mots ce que l'on aurait pu dire en un seul. Ex: "Il y a des lieux oùil faut appelerParis, Paris et d'autres oùil faut appelercapitale du Royaume." (Pascal) La périphrase constitue parfois un euphémisme: le bas du dos, pour les fesses. ex.: la messagère du printemps, pour l'hirondelle, le Roi Soleil, pour Louis XIV. gr.: perifrasiV, action d'examiner soigneusement, du vb. perifrazomai. Péroraison Conclusion d'un discours (lat. peroratio, de de per "après",et oratio, "discours") Personnification Figure de style qui consisteàfaire d'unêtre inaniméou d'une entitéun personnage réel en lui prêtant des sentiments et des discours humains. Pléonasme Forme particulière de redondance qui fait apparaître deux fois le mêmeélément de contenu (la même information) dans un syntagme ou une phrase unique. Ex.: Monter en haut. La personne dont je t’en ai parlé. Lorsqu’il porte sur deséléments lexicaux, le pléonasme constitue une maladresse stylistique. Lorsqu’il porte sur deséléments grammaticaux, il constitue une incorrection: dans la personne dont je t’en ai parlé, en répète sans utilité
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l’information déjàfournie par dont. Mais dans je ne sais pas oùla trouver, elle, mon amie de toujours, le pléonasme est justifiépar l’intention d’expressivité, de même que dans je l’ai vu de mes propres yeux. périssologie. > répétition d'un rapport grammatical: EnCôte-d'Ivoire, on s'y baigne.En, y, on la même valeur. Y n'apporte aucune précision complémentaire par rapportàen. C'est une maladresse. gr. pleonasmoV, "surabondance" > répétition d'une même idée pour produire un effet d'insistance: "Quemefait,àmoi, cette Troie oùje cours", Racine. Poème > Composition en vers d'une certaine longueur ou d'une certaine importance par le message qu'elle véhicule. Les deux conditions coexistent souvent. Ex.: les poèmes desDestinéesde Vigny commeLa Maison du berger, le Mont des Oliviers. > On appelle "poèmesàforme fixe" ceux qui obéissentàdes règles de versification très strictes. Ex. le sonnet. > On appelle "poème en prose" un ouvrage qui d'un point de vue formel n'obéit pas aux règles de la versification, mais dont l'inspiration se rattacheàcelle de la poésie. Ex. poésie en prose de Rimbaud, de Baudelaire. Poésie Ce terme a un sens plus large que le précédent. Il désigne un discours spécifique oùl'inspiration se coule dans une technique, celle de la versification. éty.: poihsiV, "production, action, chose ayantétéfaite", du vb. poiein, "faire" Prétérition Figure de rhétorique par laquelle on déclare vouloir passer sous silence une information dans l'intention contraire d'attirer l'attention du lecteur ou de l'auditeur. Ex.: "Pour ne pas nommer notre collaborateur, Monsieur Martin", ex.:Cat. I,3:Nam illa antiqua nimis praetereo, quod...: en effet, je passe sous silence cet exemple ancien, selon lequel...; lat.praeteritum; supin depraeterire, "omettre" Prosopopée Forme de personnifiation qui consisteàfaire parler une personne vivante ou morte présente ou absente, unêtre inanimé, une entité, en exprimant ce que l'on croit qu'elle aurait dit en des circonstances précises. Ex., dansCriton(Platon), Socrate fait intervenir une prosopopée de la ville d'Athène, qui lui demande de ne pas enfreindre la loi pour ne pasêtre ne contradiction avec lui-meême, ex.:Catilinaires: Rome qui s'adresseàCatilina:Nullum iam aliquot annis, I,3. gr. prosopwn, "personne", et poiein, "faire" Quatrain Strophe ou poème de quatre vers. Ex.: "Que fait le vent qui gémit, le roseau qui soupire,  Que les parfums légers de ton air embaumé,  Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou respire  Tout dise: "Ils ont aimé" ". Lamartine, dernière strophe duLac.
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Quiproquo Méprise portant sur une personne ou sur une chose qu’on prend pour une autre. / La situation ainsi créée. Le quiproquo est l’un des ressorts de la comédie boulevardière. éty.: lat. scolast. quid pro quod «une chose pour une autre» Redondance Pléonasme par coordination de sens. Ex.: "un enfant calme et paisible" redondance éty.: lat. redundans «regorgeant», de unda «onde». Rejet Quand il y a enjambement, le rythme est brisé; l'élément syntaxique placédans le vers 2 appartient par le sens au vers 1. Ex.: 1/ Le sepctacle fini, la charmante inconnue  2/ Se leva: le cou blanc, l'épaule demi-nue. Rime Retour d'un son identiqueàla fin de deux vers au moins. La rime peutêtre: > masculine: elle ne se termine par par un e muet. Ex.: le beauté. > féminine: elle se termine par un e muet. Ex.: la rive. Deux rimes peuventêtre: > suffisantes: composées d'une consonne d'appui et d'une autre voyelle. Ex.: rendu, perdu. > riches: portant sur plus de deux sons. Ex.: emporte, remporte. > plates ou suivies: leur ordre est a. a. b. b. >embrassées: leur ordre est a. b. b. a. Rythme Mouvement régléet mesurédu vers qui reposeàla fois sur les accents, les coupes, les rejets. Scène Partie d'un acte pensant laquelle le théâtre (ou la scène au sens matériel du terme: le décor, du gr. schnh, "abri") est occupépar les mêmes personnages. L'entrée ou la sortie d'un personnage détermine toujours le passage d'une scèneàune autre scène. Synecdoque Figure de style qui consisteàdésigner un objet par l'une de ses parties ou par l'un de ses caractères seulement. Ex.: une voile désignant un bateau, un vison désignon un manteau fait de peaux de visions, un mortes pour désigner un homme. Synérèse En versification, fusion en une seuleémission de voix de deux voyelles contiguës. Ex. prononcer vio / lentàla place de vi / o / lent.
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Tirade Au théâtre, longue réplique ou long monologue d’un personnage. / Péj. Long développement déclamatoire. Vers En poésie, phrase ou membre de phrase présentant des caractéristiques formelles: > un certain nombre de syllabes > terminépar une rime > soumisàn rythme > généralement d'inspiration poétique.
Zeugma Coordination de deux ou de plusieurséléments qui ne sont pas sur le même plan syntaxique ou sémantique.Ex. : Vêtu de probitécandide et de lin blanc, Hugo; Le zeuma peutêtre une erreur bizarre: "Il parlait en remuant la tête et en anglais", ou une création cocasse:"Il s'enfonça dans la nuit noire et un clou dans la fesse droite" (P.DAC)
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