Les strategies de développement des pays de l Asie du Sud est

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Les strategies de développement des pays de l Asie du Sud est

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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15/11/2006
Les stratégies de développement des pays de l’Asie du Sud-est.
En cinquante ans, l’Asie du Sud-est est devenue une aire de puissance incontournable dans le
l’économie mondiale. La croissance de quasiment tous ces Etats renforce le poids de ces
espace, permet le décollage et le développement de certains pays et surtout assure le
dynamisme de l’ensemble Adopter une stratégie signifie faire le choix d’une démarche
volontaire pour atteindre un objectif. En étudiant l’évolution économique de cet espace, il va
falloir se demander quels sont les points communs et les différences qui existent entre ces
« stratégies » asiatiques dont il va aussi falloir déterminer si elles sont effectivement le produit
d’une démarche absolument volontaire et dirigée ou le fruit d’une adaptation conjoncturelle
des économies asiatiques.
I-
Des stratégies de développement communes à toute l’Asie du Sud-est.
A-
Des situations initiales de développement comparables
Un siècle après le Japon, les NPI asiatiques rejoignent progressivement les pays du nord, alors
que les autres pays de l’Asie du Sud-est sont engagés depuis une vingtaine d’année sur le
chemin de la croissance et du développement. On peut, semble-t-il, dégager une modèle
commun d’entrée en développement qui débute dans tous les cas par des exportations de
produits industriels à faible valeur ajoutée. Situation de départ commune : peu de capitaux,
peu de matières premières, pas de culture d’exportation, marché intérieur peu conséquent.
D’où une croissance reposant au départ sur des industries demandant peu d’investissements et
peu de technologie. La main d’oeuvre, abondante et en demande, apparaît comme un des
éléments moteur de cette entrée dans la croissance.
B-
Des stratégies de productions communes
Progressivement les industries se diversifient. Remontée des filières : des industries de
consommation vers les industries lourdes, du textile vers l’automobile. Donc augmentation
des salaires et des niveaux de vie. L’avantage comparatif lié au bon marché de la main
d’oeuvre disparaît et donc délocalisation des premiers pays touchés par la croissance
industrielle vers des pays voisins à la main-d’oeuvre plus compétitive. Donc propagation de la
croissance. Les pays les plus développés deviennent des donneurs d’ordre et des centres de
commandements. Spirale de croissance reposant sur des relations entre pays à niveaux de
développement différents mais complémentaires. Littoralisation des activités commune à tous
les pays l’Asie du Sud-est. Augmentation constants des flux à travers l’aire de puissance en
formation. Multiplication des interdépendances, très visibles en période de crise 1997).
C-
Des mêmes stratégies de développement dirigées
L’agriculture n’est pas absente de ces stratégies de développement. Ex : en Corée du sud, la
réforme agraire a permis d’améliorer les revenus agricoles et a donc renforcé le marché
intérieur. La révolution verte a partout libéré de la main-d’oeuvre agricole qui a contribuée
ensuite au développement industrielle et économique et permis l’autosuffisance alimentaire
propice aux importations nouvelles en biens d’équipement par exemple. Les efforts de
scolarisation ont permis la formation d’une main d’oeuvre de plus en plus qualifiée qui a
accompagné le passage à une industrie de plus en plus sophistiquée. L’Etat s’est montré
stratège, dirigiste, planificateur (zones franches), planificateur.
II-
Des stratégies différenciables
A-
Stratégies socialistes
Le modèle maoïste, pendant 30 ans, opte pour une stratégie absolument contraire à celle
d’aujourd’hui : développement autocentré, fermeture dans frontière, autarcie quasiment totale.
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C’est la même stratégie qui prévaut en Corée du Nord, mais le Vietnam et la Chine ont
aujourd’hui largement entamée leur transition capitaliste (ouverture des frontières au
commerce et aux investissements étrangers sur laquelle repose toute la stratégie chinoise qui
par l’envergure du marché et des moyens de production qu’elle propose demeure singulière).
B-
Stratégies libérales
La stratégie des exportations d bien industriels n’a pas toujours prévalu. Un certains nombres
de pays ont basé leur développement sur des exportations de matières premières et des
cultures d’exportations. Ex : la Malaisie dont la croissance, dans les années 1950, reposait sur
l’exportation de minerai mais surtout de cultures tropicales (hévéa, huile de palme) ou
Indonésie avec son pétrole et ses plantations. A certaines époques, le marché intérieur a joué
un rôle important : la stratégie de substitution des importations fonctionne et le marché
protégé permet la satisfaction d’un marché intérieur par une industrie à l’abri du coup de la
compétition internationale. Ex : Japon dans les années 1960. La population des pays les
distingue entre eux dans la mesure où l’importance de la population et donc du marché
intérieur détermine aussi les stratégies de développement.
C-
Le rôle de l’Etat : un possible critère de distinction
Il faut nuancer le rôle de l’Etat. Certains pays ont adopté une stratégie libérale où l’Etat
n’intervient pas dans le domaine économique comme à Hong-Kong. En revanche, dans les
pays en transition vers une économie de marché, le rôle de l’Eta n’est pas négligeable, mais
pas comparable à celui du Japon ou de la Corée. Cependant la diversité des modèles étatiques
a tendance à s’estomper depuis la fin des années 1980.
III-
Stratégies ou réponse pragmatique ?
A-
Le développement : fruit d’une opportunité dans un contexte de fragilité
Les premiers pays à développer une industrie travaillant pour l’exportation en profitant d’une
main d’oeuvre bon marché et des premières délocalisation avaient peu le choix de leur
stratégie. Les Dragons n’ont pas de matières premières et sont en crise grave dans les années
1950-1960. Hong Kong ne peut plus jouer le rôle de porte de la Chine, la Corée du sud est
constamment menacée par la Corée du Nord qui a gardé les régions industrielles et les
principaux gisements et les Etats-Unis ne la soutiennent plus dans les années 1960, Singapour
se sépare de la Malaisie et les Britanniques abandonnent la base qui jouait un rôle essentiel
dans l’économie locale. Enfin l’afflux de réfugiés menace l’équilibre économique. Le
décollage des Dragons est donc une occasion sans précédent, fruit d’une opportunité offerte
par le Japon, même si ensuite la littoralisation et les modalités du développement sont l’objet
d’une réflexion stratégique.
B-
Ces stratégies sont aussi des réponses
Il est nécessaire de voir dans cette stratégie non pas un réponse rigide mais au contraire un
ensemble de solutions souples dans le temps (adaptation permanente à un contexte évolutif :
guerre froide, rachat européen et américain dans les années 1990) et dans l’espace. Le
développement dans cette région correspond à un ensemble d’opportunités saisie.
Cc : le décollage, la croissance de la zone reposent sur un certain nombre de points communs qui pourrait
faire penser à un modèle asiatique de développement, c'est-à-dire à une stratégie commune à la zone et
spécifique à celle-ci. Pourtant, l’extrême diversité des situations remet en cause l’existence d’un modèle
unique de développement. S’il y a convergence de moyens, de modes de diffusion, cela s’explique
davantage par une adaptation empirique à partir de situations initiales comparables et par un processus
d’imitation du fait du succès de certains pays, que par une stratégie concertée à l’échelle de l’aire
Pacifique.
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