memoire samedi+annexes

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memoire samedi+annexes

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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  Ce mémoire a pour objet la construction d’un esprit critique par l’analyse de la communication des médias et des entreprises. Il permet d’avoir des pistes afin de répondre aux attentes des élèves en terme de compréhension de la communication reçue quotidiennement. Exercer son esprit critique ne permet cependant pas, pour autant, aux élèves de disposer de plus de recul dans leur vie quotidienne. Cela peut s’expliquer par la construction de leur personnalité qui n’est pas encore achevée.      This study has as object the building of a critical attitude by the analysis of the communication of mass media and firms. He allows to have lanes to answer wait of the pupils in term of understanding communication received every day. To exercise his critical attitude however does not allow, therefore, to the pupils to have more detachment in their daily life. It can explain by the building of their personality who is not finished yet.   
 
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Sommaire INTRODUCTION : ........................................................................................................................ 4 1. L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION : ........................................................................... 6 A. QUELQUES REFLEXIONS SUR LA COMMUNICATION :..................................................... 6 1. Qu’est ce que la communication ? : ............................................................................... 6 2. Qu’est ce qui n’est pas de la communication ? : ............................................................ 7 B. L’UTILISATION DU MOT COMMUNICATION : ................................................................. 7 1. La communication à outrance : ...................................................................................... 8 2. Information et communication :..................................................................................... 8 C. LUTILITE DE LA COMMUNICATION :. .............................................................................. 9 1. Communiquer pour apprendre par l’erreur : ................................................................. 9 2. Entretenir le lien pour garder un sens commun :......................................................... 10 2. COMMUNICATION ET ENSEIGNEMENT :.............................................................................. 11 A. LE ROLE DU PROFESSEUR : ............................................................................................ 11 1. Un rôle multiple : .......................................................................................................... 11 2. Concilier les attentes du programme avec les interrogations des élèves : .................. 12 3. Répondre aux attentes des élèves : (en terme d’analyse de la communication) ........ 13 B. UNE CRITIQUE DE LA COMMUNICATION AU SERVICE DE L’ENSEIGNEMENT :............. 14 1. Prendre garde à la communication spectacle : ............................................................ 14 2. Le questionnement des élèves : ................................................................................... 15 C. UNE CRITIQUE QUI DOIT DEMEURER CONSTRUCTIVE :................................................ 15 1. la nécessité de remonter à l’origine : ........................................................................... 16 2. Donner ce que le public attend :................................................................................... 16 3. LES APPLICATIONS AVEC LES ELEVES : ................................................................................. 17 A. NE PAS ETRE CREDULE : ................................................................................................ 17 1. Le choix de cet article :.................................................................................................. 17 2. L’analyse des travaux des élèves : ................................................................................ 18 B. THE CORPORATION (SA) : (séquence vidéo de 40 minutes) ........................................ 18 1. Le choix de ce film : ....................................................................................................... 19 2. Les réactions des élèves :.............................................................................................. 19 C. INTERVENTION EN CLASSE : .......................................................................................... 20 
 
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1. Cadre de l’intervention : ............................................................................................... 20 2. Réactions des élèves : ................................................................................................... 20 D. QUAND LE DESIR NOUS CONSOMME : ......................................................................... 21 1.Choix du document : ...................................................................................................... 21 2.Les travaux des élèves : ................................................................................................. 22 CONCLUSION : .......................................................................................................................... 23  
 
 
 
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 INTRODUCTION :  Ce mémoire porte sur l’étude de la communication des médias et des entreprises et sur la recherche de pistes pour aider les élèves à analyser cette communication par le filtre d’un esprit critique constructif. La communication peut être considérée comme un thème universel puisque la vocation première de l’Homme est de construire une société par le biais de l’échange avec ses congénères. La communication a été analysée dans divers champs tels que la psychologie, la sociologie, l’économie, le marketing, la philosophie, la politique et la pédagogie. Je me suis appuyé sur les points de vue de spécialistes de ces champs variés. Le point de départ de ma démarche est un essai de réponse aux réactions de mes élèves par rapport à des éléments du cours reprenant des exemples tirés de l’actualité ou encore des campagnes de communication des entreprises. Les diverses interrogations des élèves relevées au quotidien montrent que ceux-ci sont souvent tant assaillis que démunis face au bombardement communicatif de notre société actuelle. Ils sont, dès lors, en demande de clés d’analyse et de compréhension et se sentent d’autant plus concernés quand les thèmes abordés touchent des situations qu’ils vivent au quotidien. Le fait de ne pas toujours disposer de tamis dans lesquels la communication et l’information peuvent être triées amène des élèves à des comportements parfois extrémistes. Ils peuvent, par exemple, tout accepter en bloc ou tout rejeter d’office. Le but recherché à travers les actions pédagogiques menées en classe et relatées dans ce mémoire est de mettre en avant que la communication n’est pas bonne ou mauvaise en soi. En effet, c’est l’usage qui en sera fait qui pourra être positif ou négatif. Eveiller son esprit critique permettra à chacun de nous d’y voir plus clair dans notre « société de communication ». Pour y parvenir, il faut déjà accepter d’être à l’écoute de soi et reconnaitre que chacun de nous est partie prenante de cette société de communication et doit, en ce sens, choisir le rôle qu’il souhaite y jouer. Les diverses réflexions des élèves, lors de séances de cours ou encore à l’occasion de revues de presse, confirment la nécessité d’un travail à la fois d’analyse des  
 
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informations/communications reçues mais également d’un travail d’introspection que le professeur peut encourager. Pour attirer et retenir l’attention des élèves sur ce thème j’ai retenu quatre axes de travail. Le premier est un travail sur un texte les amenant à s’interroger sur le rôle de l’image (communication des médias) et les possibilités de manipulation que celle-ci permet. Dans un deuxième temps, ils visionneront un film montrant les dérives dans la communication des multinationales (communication des entreprises, approche sociétale). Ensuite, l’accueil en classe d’une personne travaillant dans la communication pour une PME nous permettra d’évoquer les objectifs recherchés par une entreprise dans le cadre de sa communication envers les consommateurs (approche marketing). Pour conclure, nous travaillerons sur un document mettant en exergue comment le désir nous consomme et amenant les élèves à s’interroger sur le moteur de leur propre consommation et les encouragements médiatiques la soutenant. Ce mémoire ne prétend bien évidemment pas contenir un point de vue exhaustif et complet sur ce sujet très vaste. J’espère tout simplement que les travaux menés en classe permettront aux élèves d’avoir un autre regard sur la communication dans notre société et leur donneront l’envie d’affirmer ce qu’ils souhaitent. Il appartient en effet à chacun par ses choix d’orienter la communication tant dans le choix des thèmes que dans les idées qui sont défendues. Afin de réaliser ce mémoire, j’ai également assisté à une conférence traitant de la psychologie de l’adolescent dont un résumé se trouve en annexe. Mon développement passe par trois étapes successives. Dans un premier temps, je tenterai de mettre en avant l’importance de la communication et le point de vue de différentes personnes et disciplines concernant la communication. (1) Par la suite, le lien sera établi entre communication et enseignement en prenant notamment en compte les besoins et attentes des élèves en terme de communication. (2) Dans un troisième temps, les travaux des élèves seront présentés ainsi qu’une analyse de ceux-ci dans l’objectif de visualiser les apports retenus par les élèves. (3)       
 
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 1. L’IMPORTANCE DE LA COMMUNICATION :  A. QUELQUES REFLEXIONS SUR LA COMMUNICATION :  Pourquoi réaliser un mémoire traitant de l’importance de la communication ? Nous sommes entrés dans l’ère de la communication. Communiquer est devenu aujourd’hui la vertu cardinale à posséder par toute personne souhaitant réussir dans sa vie professionnelle. Cependant, communiquer est souvent assimilé à tort à la transmission d’un message et à la persuasion. Une vraie communication ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue c’est à dire grâce à une construction commune d’un sens lors d’un processus de compréhension. C’est à cette condition qu’un esprit critique pourra s’exprimer. Selon F. Jacques1le langage ne m’appartient pas, comme il n’appartient à personne. Il nous précise que « le langage n’est d’abord ni de plusieurs, ni d’un, ni de tous : il est entre »  1. Qu’est ce que la communication ? :  C’est un échange de mots ayant un sens entre deux ou plusieurs personnes.  En effet quand nous parlons, nous parlons avant tout ensemble et donc l’unique motivation du langage est interlocutive. Il n’y a donc langage et communication que parce qu’il y a échange entre des locuteurs. Ainsi communiquer ne peut se faire à sens unique, de même qu’il est impossible en présence d’une autre personne de ne pas être en situation de communication. Le seul moyen serait de rejeter la communication en vivant par exemple en ermite exilé dans une lointaine montagne. La communication, langage entre plusieurs locuteurs, permet la confrontation de points de vue différents sur la conception du monde et c’est ce qui fait la richesse et l’intérêt de celle-ci. Elle constitue un moyen également pacificateur de s’ouvrir sur le monde.                                                           1l’espace logique de l’interlocution, 2002, DIALOGIQUESF. Jacques, 6  
 
De plus cela permet aussi d’éviter ou de réduire tous les risques de psychose ayant souvent pour origine des non-dits subis par les personnes dans leur vécu.  2. Qu’est ce qui n’est pas de la communication ? :  Vouloir asséner des réalités toutes faites et prêtes à être digérer est souvent très commode et peut permettre de gérer des intérêts particuliers mais cela n’est pas à proprement parler de la communication. « Il ne peut y avoir d’échange intéressant que si il y a des différences et des désaccords » (POPPER)2. Selon F. Jacques3 en parfait accord c’est tenir des propos qui ont déjà été « être communiqués et dès lors qu’une personne s’exprime rigoureusement dans le langage de l’autre il n’y a plus de communication au sens propre » C’est pourquoi quand nous communiquons nous émettons un message qui selon la perception qui en sera faite se verra modifié de part et d’autre afin d’arriver finalement à la production d’un nouveau message commun. Pour avoir un sens, la communication doit permettre la construction d’un message commun qui ne peut être réalisé que dans le cadre d’un dialogue.   B. L’UTILISATION DU MOT COMMUNICATION :  Un mot trop utilisé ou encore utilisé à mauvais escient perd inévitablement tout ou partie de son sens. Comment peut-on ainsi parler d’ère de la communication ? Il ne faut pas confondre la communication avec la publicité, la diffusion, la stratégie de promotion des entreprises. En effet, ces communications sont assorties d’un adjectif ou d’un qualificatif : communication publicitaire, communication d’entreprises.
                                                          2Karl POPPER, la connaissance objective 3François Jacques, la pluralité, 2002  
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1. La communication à outrance :  Nous sommes soumis aujourd’hui à un véritable bombardement de messages qui saturent notre esprit et nous empêchent d’y voir clair la plupart du temps. Ces messages dont l’honnêteté ne peut pas toujours être établie sont le fer de lance de la communication « facile ». Cette communication, loin d’être authentique et individuelle, n’accorde de l’importance qu’à la surface apparente des choses en opérant un lissage pratique rendant tout impersonnel et commun. La presse a également un rôle dans cette dérive car elle se contente très souvent de reprendre en écho la communication « bien pensante autorisée. » Plus que la communication, l’important est la compréhension. Nos élèves sont ballotés dans un flux continu d’informations mais ils n’ont pas toujours les outils ou le recul nécessaire pour comprendre les subtilités de toutes ces formes de communication. La communication est trop souvent perçue uniquement comme l’ensemble des moyens de diffuser l’information. Ceci s’explique par l’histoire et en raison du contrôle de l’information exercé par les régimes totalitaires afin de garder le pouvoir. Aujourd’hui le pouvoir ne réside plus uniquement dans le contrôle de l’information puisque celle-ci est souvent omniprésente mais aussi dans le contrôle de la compréhension.  2. Information et communication :  Lucien Sfez4la communication » nous montre en quoi notre société dedans sa « Critique de communicationnous faire confondre information et sens (tend, par le biais des médias, à c’est à dire la compréhension). Donner un sens, comprendre, analyser l’information et la critiquer demande des efforts qui ne sont pas naturels et innés. Des efforts considérables sont entrepris pour convaincre le « récepteur » de l’information que celle-ci constitue une vérité absolue. C’est pourquoi, Ph. Breton5 nous l’Homme dit que « moderne croit avoir accès à la signification des évènements simplement parce qu’il en est informé »
                                                          4SFEZ Lucien, critique de la communication, 1988  5de la communication, la découverte poche, 2004Philippe BRETON, l’utopie 8  
 
Il n’en est cependant rien. En effet, la communication des médias ainsi que la communication des entreprises ne sont pas constitutifs d’une communication véritable. Pour une communication véritable il faut un dialogue. Ce dialogue nécessaire, déjà évoqué précédemment, doit être réalisé entre deux ou plusieurs locuteurs ayant des représentations différentes du monde. Le monde dont il est question sera entendu ici comme le sens qu’il faut donner à l’information, objet du dialogue en cours. Un dialogue ne sera porteur que s’il permet la confrontation d’idées et de points de vue entre des personnes n’ayant pas les mêmes connaissances ni forcément le même cadre intellectuel.  C. L’UTILITE DE LA COMMUNICATION :  La communication utile est donc un dialogue entre des personnes n’ayant pas forcément le même cadre de référence ni les mêmes connaissances. Comme dans un cours, il faudra cependant s’assurer de l’existence de pré requis indispensables pour que le dialogue soit viable. Il y a également un certain nombre d’écueils à éviter. Communiquer en dialoguant ne revient sûrement pas à faire étalage de son savoir afin d’impressionner son partenaire. Par ailleurs il faut laisser s’exprimer toutes les idées même celles qui apparaissent les plus saugrenues. La critique systématique de toute idée évoquée permettra de faire émerger la connaissance.  1. Communiquer pour apprendre par l’erreur :  Jean-Pierre Astolfi6 a montré, en accord avec d’autres chercheurs et auteurs, que nous l’erreur est un élément constitutif du processus d’apprentissage. On ne peut apprendre qu’en se trompant et en acceptant de prendre le risque de se tromper. C’est de l’acceptation de l’erreur que naît la connaissance. C’est pour cela qu’une information assénée comme une vérité absolue n’apprendra jamais rien à personne. L’erreur fait partie de l’apprentissage et est même la seule chose le permettant. Dialoguer avec l’élève lui permettra d’accepter son erreur et donc lui ouvrira les portes de la progression sur la voie de la connaissance.                                                           6 Astolfi Jean-Pierre, « l’erreur un outil pour enseigner », ESF, 1997 9  
 
Dialoguer et communiquer n’est pas un exercice anodin ou facile surtout si celui ci est réalisé dans une optique d’apprentissage. Cela demande ainsi une certaine discipline qui actuellement n’est plus aussi partagée et recherchée que par le passé. Effectivement, nous nous trouvons aujourd’hui dans une logique de l’instantanéité avec les nouvelles technologies de la communication. L’illusion de ce phénomène qui berce souvent nos élèves est qu’il suffit de surfer sur le web pour apprendre. Internet est un véritable labyrinthe et seules des bases culturelles alliées à un sens critique et à un minimum de prise de distance permettent de s’y retrouver. L’essentiel ne dépend pas de la puissance des médias mais de la relation qu’on établit avec ceux-ci.  2. Entretenir le lien pour garder un sens commun :  Seule une relation sociale, culturelle, affective et anthropologique permet de parcourir les voies de la connaissance. C’est, en quelque sorte, une relation de maître à disciple. Il faut construire une relation de confiance avec les élèves. Celle-ci se construit jour après jour et rien n’est jamais acquis. Dans la « société du spectacle » que nous trouvons actuellement dans les pays développés, les interprètes ou encore maîtres/professeurs sont absolument indispensables pour l’apprentissage critique des écrans et des nouvelles icônes électroniques. En effet, aujourd’hui tout peut être vu, révélé, dévoilé, montré. Le risque est bel et bien d’entretenir une paranoïa généralisée, susceptible de renforcer un sentiment d’insécurité plutôt que de l’apaiser. Les médias tentent donc de se légitimer dans ce nouveau rôle social de garants de la transparence. Ainsi il y a clairement des dérives quand les médias se considèrent comme des justiciers. Il devient de plus en plus ardu de distinguer le vrai du faux, la réalité objective du romanesque mis en scène. Face à ces phénomènes conduisant en outre à une surenchère perpétuelle dans tous les sens du terme (mise en jeu de la violence, de l’obscène, des images chocs, etc…) il est plus que jamais capital de pouvoir garder un détachement conduisant à entretenir l’esprit critique. Ces quelques réflexions sont le point de départ de mon choix de thème concernant ce mémoire ainsi, bien évidemment, que les réflexions antérieures par rapport aux attentes des élèves.
 
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