Pétrole et enjeux énergétiques Fiche de synthèse top qualité

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Pétrole et enjeux énergétiques Fiche de synthèse top qualité

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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A Les enjeux énergétiques à travers le pétrole
I Histoire des enjeux
a)
Evolution avant 1945
Voir cours précédents
b)
Le pétrole entre 1945 et 1973
Voir cours précédents
-
Il a une très grande importance. Son prix est peu élevé, il est facile à stocker. On voit
alors se développer les majors et donc la mise en place d'une structure oligopolistique.
Ce n'est pas qu'une source d'énergie, c'est un bloc de croissance durant cette période et
ceci grâce à toutes les industries induites comme la pétrochimie ou le textile
synthétique. Un véritable espace industriel se structure autour des activités liées au
pétrole et donc autour des ports. Comme il encourage au développement automobile, il
encourage également à l'aménagement du territoire avec des autoroutes et grâce aux
taxes sur le carburant.
c)
Le pétrole face aux chocs
-
Le contexte des deux chocs s'explique par les revenus tirés du pétrole et de la
formation d'états rentiers qu'ils entraînent. Cela favorise les mouvements de capitaux
mais cette rente pétrolière a aussi dans certains cas détruit la structure économique du
pays comme en Algérie. Le pétrole peut être à l'origine de tensions internationales car
les pays développés recherchent par exemple la sécurité de leurs approvisionnements.
d)
Géopolitique du pétrole
-
Le contraste Nord-Sud persiste car le Sud continue à produire et le Nord à consommer
: la règle des 80%-20% est toujours une réalité. Les pays développés consomment
80% du pétrole mais n'en produisent que 20%. La concentration des entreprises se
confirme car les moyens financier que doivent posséder les entreprises sont énormes et
notamment pour la prospection, les fonds de roulement et la négociation face aux
états.
-
Aujourd'hui, le poids de l'OPEP est remis en cause mais celle-ci joue une politique de
prix modéré pour soutenir le Nord consommateur. On voit désormais de nouveaux
producteurs et cela sur chaque continent. Chaque continent a une géographie
complexe au niveau de la production et de la consommation de pétrole, une
géographie par ailleurs en mutation. En Amérique Latine on trouve l'Equateur qui
quitte l'OPEP en 1993, seul reste le Vénézuela d'Hugo Chavez pour ce continent. En
Afrique on trouve le Gabon qui quitte l'OPEP en 1997 mais de nouveaux producteurs
s'affirment comme l'Angola mais avec parfois des politiques désordonnées. C'est
toujours le Moyen-Orient et l'Asie centrale qui domine la production et ce avec des
risques d'instabilité.
II Le marché du pétrole
a) Le problème du prix
-
Il semble qu'un consensus informel entre pays producteurs et pays consommateurs
pourrait le fixer entre 22 et 28$ le baril. Un prix inférieur crée des difficultés
financières graves pour les pays producteurs qui ne peuvent plus boucler leur budget.
Un cours supérieur pèse sur la croissance mondiale. Dans les faits, la situation est
différente. Le marché est volatile. La transformation de la demande est continuelle. En
2004, la demande était d'environ 81 millions de barils par jour avec des usages
spécifiques : transports, pétrochimie. Mais la structure géographique de la demande
connaît des mutations très sensibles au début du 21ème siècle. La part des pays de
l'OCDE dans la consommation est de 45%. Par contre, la demande des PEVD
augmente rapidement à 35% et un consommateur fait pression aujourd'hui sur la
demande : la Chine. La demande de pétrole est liée au niveau du rythme de croissance
beaucoup plus qu'au prix. Même si le pétrole est cher aujourd'hui, la demande
continue d'augmenter alors que l'offre est concentrée. En effet, 42% de l'offre reste liée
à l'OPEP. C'est l'OPEPE et principalement les pays du Golfe qui possède les réserves
les plus importantes avec des coûts d'exploitation faibles.
-
Le marché est organisé par de grandes compagnies, et la répartition de la rente
pétrolière reste un enjeu économique, stratégique voire politique. Pour accroître leur
pouvoir, les grandes compagnies se sont lancées dans une stratégie de croissance
externe. Chevron a absorbé la Golf Oil et Exxon a fusionné avec Mobil pendant que
BP le faisait avec Amoco et Arco et Total avec Fina et Elf. Ces supergéants cherchent
à reconstituer de nouvelles rentes de monopole. L'évolution de ces grandes
compagnies dépend de l'évolution du cours du brut et du rôle du raffinage. De oute
façon, le marché est organisé avec des échanges quotidiens effectués entre environ
3000 traders. Les quantités physiques de pétrole se négocient dans le cadre de contrats
de gré à gré. Ceci même si le marché peut servir de référence aux transactions et lui-
même est dominé par l'importance de grandes places comme le NYMEX ou l'IPE. Le
marché est organisé et cela inclus le transport, le raffinage et la commercialisation.
Encore aujourd'hui, 40% du pétrole brut quitte sa zone de production pour rejoindre la
zone où il sera raffiné sachant qu'il peut être transporté par tankers qui font entre 80
000 et 250 000 tonnes ou par oléoduc. La plupart des PDEM disposent de capacités de
raffinage suffisantes pour assurer leurs besoins et parfois le faire pour les autres. La
France raffine environ 95 millions de tonnes de pétrole pour une consommation
inférieure à 90. Le raffinage représente environ 2$ par baril. Le marché est contrôlé au
niveau de la distribution, avec le transport de la raffinerie vers les dépôts et les points
de vente. Le raffinage permet d'obtenir l'essence,le gazole, les bitumes, les huiles de
base et le kérosène à partir du brut. Il y a environ 700 raffineries dans le monde.
b) Les inconnues du marché
-
Le marché est une équation à plusieurs inconnues. D'abord la croissance boulimique,
on parle de besoins en 2020 de 115 millions de barils par jour. Le taux de dépendance
passerait alors de 54% à 70% en 2020 pour les pays de l'OCDE. La Chine dépendrait
alors à 75% des apports extérieurs alors qu'elle était exportatrice en 1992. En 2003, les
importations de pétrole par la Chine ont augmenté de 30% et elle sera le deuxième
consommateur au monde en 2020. Des prospections sont efféctuées mais les résultats
sont encore faibles.
-
Une autre inconnue est l'inconnue russe car avec la transition entre le communisme et
le capitalisme elle réapparaît sur la scène du pétrole comme acteur important. D'abord
on a vu une baisse de la production dans les années 1990, mais depuis 1998 et grâce à
l'introduction d'investissements
et de technologies occidentales, la Russie tient
désormais une place importante dans l'approvisionnement de l'Europe. La miss en
valeur des gisements russes devient un enjeu stratégique. Des recherches importantes
ont été éffectuées. Moscou éspère tirer d'importantes recettes de ses exportations de
pétrole et des tensions ont lieu entre le pouvoir politique et les nouveaux propriétaires
du pétrole en Russie. L'industrie pétrolière russe est privée, mais les tensions se
développent avec le pouvoir. Lukoil et Ioukos multiplient les appels à la coopération
avec les EUA, mais dans le même temps le pouvoir politique veut contrôler ces
géants. Se développe même un courant favorable à la nationalisation. L'éclatement de
l'URSS a fait naître de nouvelles tensions et rivalités autour de la Mer Caspienne où
s'affirment de nouveaux producteurs. Il faut construire de nouveaux oléoducs soit vers
la Turquie soit vers la Sibérie. Un nouveau rôle peut être joué par le Kazakhstan.
-
Une troisième inconnue est l'Irak qui est une véritable pompe à essence puisque les
gisements irakiens pourraient fournir 4 à 5 millions de barils par jour en 2010 contre
moins de 2 millions aujourd'hui. Les réserves sont sous-exploitées depuis 30 ans. Le
pétrole irakien intéresse de nouveaux pays et particulièrement les EUA. On trouve les
gisements importants le long de la frontière avec l'Iran. Les EUA ont instalé un
gouvernement irakien pro-américain avec des visées sur le pétrole. Se pose la question
de la mise en place d'entreprises privées alors que le pétrole était jusqu'alors contrôlé
par l'Etat.
-
On voit aussi l'inconnue du Vénézuela avec Chavez qui représente le pouvoir
populaire et qui souhaite contrôler la production de pétrole ainsi que son prix sachant
que la production de la Mer du Nord baisse et qu'il y a des tensions sur les accords
historiques entre l'Arabie Saoudite et les EUA. Toutes ces inconnues poussent à la
flambée des cours du pétrole qui fait onde de choc sur les matières premières.
c) Les risques environnementaux
-
Le pétrole est un terrain de débat important pour la protection de la planète. On l'a vu
en 1967 avec le premier drame pétrolier du Torrey Canyon qui pollue les galets roses
de Plomanach. Il y a une prise de conscience que le pétrole est aussi un produit de
pollution et que le droit maritime est impuissant. On a à la fois les pollutions
dramatiques exceptionnelles et les débalastages sauvages. En 1971, le Fonds
International d'Indemnisation du à la Pollution par les Hydrocarbures est mis en place
au sein de l'ONU sans être une véritable solution. Un débat s'engage sur une
nécessaire régulation du transport des hydrocarbures qui aboutit en septembre 2002 à
la convention MARPOL qui vise d'ici 2015 à l'élimination des pétroliers à simple
coque et qui prévoît un contrôle approfondi en cale sèche tous les 30 mois pour les
navires les plus anciens. Mais les états manquent de détermination. Une législation
plus stricte a été mise en place outre-atlantique où le transport du pétrole pose
également problème.
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