Quelles réponses locales Lutter contre la pauvreté

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Quelles réponses locales Lutter contre la pauvreté

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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CITES ET GOUVERNEMENTS LOCAUX UNIS D’AFRIQUE, CGLUA
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2 Selon le PNUD, «un nombre sans précédent de pays ont vu leur développement reculer dans les années 1990. Dans quarante-six pays, les gens sont plus pauvres aujourd’hui qu’en 1990. Dans vingt-cinq pays, il y a davantage de gens qui souffrent de la faim qu’il y a dix ans » (2004). En fait, le recul de la pauvreté s’est limité pour l’essentiel à quelques régions, en Asie en particulier. De manière significative, c’est dans les pays qui se sont écartés de la voie
tracée par les institutions internationales que les niveaux de pauvreté ont le plus régressé, Chine et Vietnam entre autres .
3 Les phénomènes constitutifs dela pauvreté en Afrique, telle que la faim, la malnutrition ou la mortalité infantile ne sont toutefois pas brusquement découverts en 2000. Avant la formulation des OMD, ils ont fait l’objet de multiples évaluations institutionnelles et de propositions de réduction de la pauvreté. . La prise de conscience de la gravité de la situation a été en ce moment consécutive à la déception profonde provoquée par l’impasse de l’ajustement structurel en œuvre depuis le début des années quatre vingt. Aujourd’hui, la brutalité de la crise financière en 2008 et la récession prégnante qu’elle provoque, font sérieusement craindre pour les OMD, alors même que la nécessaire prise en charge, même modeste, des dérèglements climatiques réduit les moyens disponibles. Les difficultés présentes des systèmes économiques dominants et la priorité réaffirmée à la «lutte contre la pauvreté »ont réactivé le débat sur la pertinence des politiques sociales. Elles donnent finalement plus de consistance à l’étude des conditions d’émergence de la pauvreté pour explorer de nouvelles voies à même de la réduire plutôt que de continuer à suivre des chemins qui paraissent de plus en plus aboutir à des impasses.
4 Depuis qu’elles ont fait de la lutte contre la pauvreté leurnouvelle priorité, les institutions internationales redécouvrent tout l’intérêt des politiques de développement tirés par les besoins de masse. Les pays en développement ne sont pas restés à l’écart de ce processus de réhabilitation, pas plus qu’ils n’ont été de simples spectateurs, jouant même un rôle pionnier à l’instar des pays d’Amérique latine. Dans un mouvement qualifié par certains de « révolution silencieuse », une majorité de pays du Sud réinvestissent activement le champ des politiques sociales. En Amérique latine, en Asie et dans une moindre mesure en Afrique, de nombreux gouvernements mettent en effet en œuvre ou annoncent des programmes sociaux parfois très amples à destination des populations vulnérables.
5 Dans quelle optique situer nos débats ?
L’interrogation préalable a trait à la garantie que c’est bien la parole des pauvres qui est entendue, ce qui pose la question de leur audience sociale considérée dans le sixième atelier. Il nous apparaît néanmoins important de répéter ici que le développement est une construction sociale qui implique l’action des acteurs eux-mêmes et l’identification des liens entre lieux de production et de gestion du développement.
En second lieu, il s’agit d’insister sur la nécessité de circonscrire les lieux de pauvreté, d’ou la nécessité d’associer à l’entreprise les acteurs sociaux et institutionnels locaux.
Il faut ensuite veiller à se mettre d’accord sur la façon d’appréhender et d’évaluer la situation sociale en terme de pauvreté et trouver un terrain commun de mesure du « revenu minimum vital »servant de référence à l’action et de sa composition en biens et services auxquels l’accès doit être recherché.
C’est alors que peuvent être abordés les différents facteurs de déficiences structurelles de mauvaise gouvernance, d’absence de démocratie et de justice, de clientélisme et de népotisme qui expliquentpartiellement le sous développement et la pauvreté..
Ce n’est nous semble-t-il qu’à partir de là que nous pouvons réfléchir de façon cohérente aux modes de gestion publique de la pauvreté, et en particulier des politiques publiques de développement et de redistribution.
6 Quels sont les contours de ces politiques de réduction de la pauvreté et les logiques qui les sous-tendent ?Quelles sont leurs limites sachant, que ces politiques s’inscrivent dans des configurations sociales, économiques et culturelles très diverses? Devront-elles ébaucher la constitution d’un paradigme de développement propre à nos réalités ou devons-nous nous limiter à gérer l’urgence pour éviter l’exacerbation des tensions sociales? Plus fondamentalement encore, quelle est leur portée en termes de justice sociale, de lutte contre les inégalités et de reconstruction des solidarités objectives ? Les nouvelles stratégies locales de lutte contre la pauvreté doivent être basées sur des politiques qui préservent l’environnement au niveau local à travers la gestion intégrée des ressources en eau au profit de l’agriculture et de la consommation, l’utilisation rationnelle des différents types d’énergie, une agriculture et des actions de production qui préservent les sols de la dégradation et confortent les droits fonciers des populations et enfin une démarche patrimoniale axée sur l’acquisition de la valeur ajoutée à l’ensemble des politiques qui concourent au développement local. Telles sont les questions auxquelles nous ambitionnons de répondre. Pour réduire durablement la pauvreté, il faut produire des richesses, au niveau national, mais aussi et surtout au niveau local. La prise en charge efficace de la création de richesses par les collectivités locales ne peut réussir qu’à certaines conditions: il faut développer des économies de proximité – abusivement dénommées «secteur informel», promouvoir la souveraineté alimentaire locale, favoriser l’accès aux droits et aux services locaux de base et favoriser la production et l’accès du plus grand nombre aux logements décents. Cette diversification de la production locale est source de valeur ajoutée pour l’économie locale.
Session thématique 1PM01 Lutter contre la pauvreté : inégalités, discrimination, exclusions Déroulé de la session La session vise à favoriser un échange aussi libre et large que possible, sur les présupposés, les méthodologies et les pratiques vécues du terrainen matière de lutte contre la pauvreté. Elle pourrait également constituer un espace de débat sur les contraintes liées aux logiques de domination qui s´exercent sur lespauvres pour mieux comprendre et agir sur les mécanismes en œuvre, la pauvreté se développant dans des univers traversés par des enjeux sensibles. La session souhaite explorer les champs de réflexion qui rassembleront plusieurs contributeurs en débat avec les autres participants. Chaque intervention donnera lieu à un court commentairesur le thème par l’animation. Il est important que les contributions proviennent à la fois des élus locaux, des ONG et institutions impliquées dans la lutte contre la pauvreté, et au moins d’un expert. Le but est de lancer des pistes de débat, de soulever les points communs et divergences, les contradictions éventuelles, les ouvertures possibles. Suivra ensuite un échange pendant le temps restant pour aboutir à des recommandations. Recommandations
Considérant que les difficultés présentes des systèmes économiques dominants et la priorité réaffirmée à la «lutte contre la pauvreté» prouvent la pertinence des politiques sociales comme leviers du développement et de la croissance durables,
Considérant la nécessité d’explorer de nouvelles voies pour traiter les conditions d’émergence de la pauvreté à la source plutôt que de continuer à suivre des chemins d’ajustement aux marchés qui paraissent à la lumière de la crise globale aboutir de plus en plus à des impasses,
Observant que depuis qu’elles ont fait de la lutte contre la pauvreté leurnouvelle priorité, les institutions internationales redécouvrent la pertinencedes politiques de développement tirés par les besoins de masse,
Constatant que de nombreux pays en développement en Asie et en Amérique Latine ont pris avec succès des initiatives audacieuses et ont joué un rôle pionnier dans la lutte contre la pauvreté et mettent en effet en œuvre des programmes sociaux parfois très amples à destination des populations vulnérables,
Les participants affirment que la lutte contre la pauvreté est une construction sociale qui implique l’action organisée des pauvres sur les lieux où sévissent la faim, la maladie et la
marginalisation. Elle ne peut éviter l’identification des liens entre sous-production, régression sociale etpermanence de la pauvretédans la réalité concrète des situations vécues. Elle ne peut également éviter la nécessité de circonscrire les lieux de pauvreté et d’associer étroitement à la prise en charge les acteurs sociaux et institutionnels locaux.
Ils sont persuadés que la connaissance desfacteurs de déficiences structurelles de mauvaise gouvernance, d’absence de démocratie et de justice, de clientélisme et de népotisme expliquent souvent la pauvreté et qu’il faut en prendre en charge le traitement dans les modes de gestion publique de la pauvreté, et en particulier des politiques publiques de développement et de redistribution.
Les participants considèrent que le processus de décentralisation dans les pays africains doit être poursuivi et renforcé et qu’il implique de la part des autorités nationales un accompagnement plus conséquent des collectivités territoriales comme principaux acteurs de base de la lutte contre la pauvreté.Ils soulignent également que pouratteindre les OMD, l’implication réussie des collectivités locales et l’adoption au niveau local de politiques alternatives de sortie du piège de la pauvreté quiimpliquent tous les acteurs locaux dans une coordination assurée par les autorités communales et régionales sont indispensables. Ils affirment que pour réduire durablement la pauvreté, il faut d’abord produire des richesses, au niveau local. La prise en charge efficace de la création de richesses par les collectivités locales ne peut réussir qu’à certaines conditions: il faut développer des économies de proximité – abusivement dénommées «secteur informel», promouvoir la souveraineté alimentaire locale, favoriser l’accès aux droitset aux services locaux de base et favoriser la production et l’accès du plus grand nombre aux logements décents. Cette diversification de la production locale est source de valeur ajoutée pour l’économie locale. Recommandations post-session Pour les Ministres 1- Renforcer la décentralisation effective des pouvoirs de décision, des moyens à la disposition des élus locaux, et les mécanismes d’appropriation par les collectivités locales ; 2 – Prendre des mesures énergiques pour renforce l’implication des acteurs locaux au niveau de la formulation des politiquesnationales portant sur l’eau, l’énergie renouvelables, la foresterie et les sols
3 – Promouvoirl’aménagement intégré des ressources naturelles et la gestion durable des territoires ;
4 – Assurer l’insertion des politiques environnementales locales et de développement durables dans les agendas des décideurs nationaux, régional et internationaux (y compris les partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux)
5- Développerou renforcer les cadres légaux et réglementaires dans le but de mettre en œuvre les politiques environnementales locales Pour les Maires 1- Instituer ’une plateforme africaine des décideurs locaux agissant en qualité d’interlocutrice des décideurs nationaux et internationaux, cette plateforme aura aussi un rôle de plaidoyer pour la bonne gouvernance territoriale ;
2- Encourager les politiques novatrices de sensibilisation de mobilisation des ressources y compris pour les projets de promotion des objectifs OMD ;
3 Vulgariser les bonnes pratiques locales au niveau national, sous régional et régional
4- promouvoir la formation relative aux politiques environnementales locales et aux problématiques environnementales émergentes ;
5 Valoriser l’expertise localereconnue dans la conception et la mise en œuvre des politiques environnementales locales et autant que possible développer des outils de gestion environnementale locale
6- Renforcer la prise de conscience,la responsabilité et le niveau d’engagement des élus locaux en matière de politiques environnementales 7- Développer et mettre en place un mécanisme de gestion et de développement des bonnes pratiques dans des contextes d’urgence : conflits, désastres naturels, changements climatiques,dégradation des terres, perte de diversité étiologique, etc ; 8-Mettre en place un mécanisme de suivi et d’exploitation de Copenhague 2009.
Liste des intervenants Président. M. Ali Belhadj, Président Conseil Régional, Oriental M. Paul Samagassou, Caritas Cameroun Mme Fathemzhora Mansouri, Maire de Marrakech M. Yves Cabannes
M. Mohamed Douidech, Directeur Observatoire Haut Commissariat au Plan M. Mohammmed Bastos, Président Diar Al Mansour, Groupe CDG Mme Janie Letrot, DG Règlementation Communication et Développement à l’International, Maroc Télécom
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