Rencontre avec L'IG de mathématiques mercredi 6 janvier 2010 Le ...

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Rencontre avec L'IG de mathématiques mercredi 6 janvier 2010 Le ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Rencontre avec L'IG de mathématiques
mercredi 6 janvier 2010
Pour l'IG ; Mme Bajou (doyenne) et M Jost
Pour le Snes : Roland Hubert, Claude Courivaud, Brigitte Sotura et José Pozuelo
Questions abordées :
-les aménagements de programmes de 1
ère
rentrée 2010 et terminale rentrée 2011
-le devenir de l’enseignement des mathématiques dans le cadre de la réforme
-le point sur la situation au collège dans les logiques du socle commun et du livret de compétences
Le lycée :
Quels programmes à la rentrée 2010?
Le programme de seconde mis en œuvre cette année est pérennisé.
C’est le choix de la DGESCO .
Le Snes fait remarquer que ce programme deviendrait dans le cadre de la réforme un programme de
fin d’études pour la majorité des élèves de L. Nous contestons ce choix, le programme actuel de
math info permet de réconcilier les élèves de la série L avec les mathématiques. L’IG répond que
c’est au niveau de la 2
nde
qu’il faut travailler pour que les élèves ne soient pas en situation d'échec et
regrette que le programme de seconde ne le permette pas en raison de sa lourdeur.
De notre point de vue le programme de seconde actuel répondait à une adaptation provisoire aux
changements de programme de collège. Nous rappelons notre position dans le cadre de l’action
menée l’an passé : nous avons voulu un programme de 2
nde
transitoire pour 2009/2010 et
parallèlement nous avons demandé que soit engagée une vraie réflexion sur l’enseignement des
mathématiques au lycée avec du temps, associant les enseignants, respectant les délais entre la
publication du programme et sa mise en œuvre, permettant l’édition de manuels conformes au
programme en temps voulu comme la formation des enseignants …
Les aménagements de programmes de première pour la rentrée 2010 suite aux modifications
du programme de seconde seront très prochainement publiés. A la demande du ministère, ils
seront retouchés à minima et ne donneront pas lieu à des changements de manuels; il n’y aura
pas de consultation des enseignants.
L’IG n’envisage que des modifications en série S:
il s’agit de prendre en compte l’introduction de
l’algorithmique ; des probabilités en seconde et les modifications en géométrie intervenues en
classe de seconde. (les contenus seraient les mêmes de la seconde à la terminale)
Compte tenu de l’annonce imminente d’une réforme de la série STI (pour rappel les programmes en
cours dans cette série ont 18 ans ), il n’y aura pas de changement provisoire : au mieux une lettre de
recommandations destinée aux professeurs enseignant dans cette série
Les programmes de première et terminale (rentrée 2011 2012) dans le cadre du projet de
réforme
: des réductions nécessaires en 1
ère
S, un enseignement commun en 1
ère
ES-1
ère
L
La constitution du groupe d’experts chargé de l’écriture des programmes du cycle terminal dans le
cadre de la réforme est en cours: sa composition (une dizaine de personnes) devrait être rendue
publique prochainement. Aucun cadrage n’est donné par le ministère, ce qui confirme, à nos yeux,
qu’il n’y a eu aucune réflexion pédagogique préalable dans ce projet de réforme.
Une première réunion est prévue en février pour définir les grandes orientations pour le cycle
terminal. une proposition de programme de 1ère (avec les grandes orientations pour la terminale)
sera rendue publique fin avril pour une consultation en mai et un passage au CSE en juillet. Cela
permettrait de respecter les 14 mois de délai entre dates de publication et de mise en œuvre du
programme. Une rencontre avec les groupes de SP, de SVT et de SES seront organisées afin de
connaître les besoins en connaissances mathématiques dans ces disciplines en cycle terminal.
Compte tenu des changements récents en STG et STL, les programmes dans ces séries seront
inchangés (même si, comme nous le faisons observer, cela peut conduire à des redites ).
Pour la STI, la réflexion est conditionnée par le projet de réforme de la série
La réflexion va donc concerner en premier lieu les programmes de première S et celui commun de
1
ère
ES,enseignement obligatoire, et 1
ère
L,spécialité. L’IG rappelle à ce sujet que l’esprit de la
réforme est de mettre en place des troncs communs maximums et de permettre des passerelles
(rapports Descoings et Apparu). Nous contestons cette conception de l’enseignement qui fait fi de
l’évolution positive
de l’enseignement des mathématiques au lycée : les programmes de
mathématiques prennent en compte la spécificité de la série dans un souci de cohérence de la
formation. (c’est ainsi que depuis plusieurs décennies les programmes dans les différentes séries
non scientifiques ne sont plus conçus comme des sous programmes de S à l’exception de ceux de la
série STI qui n’ont pas changé depuis 18 ans). Quel sens y aurait il à parler de coût marginal ou
d’élasticité à un élève de série L ?
Le regroupement de l’enseignement de 4h de terminale ES et celui de L ne semble pas arrêté. Du
point de vue de l’IG une différentiation pourrait se concevoir. Nos demandes iront dans ce sens.
L’IG n’envisage pas de grandes ruptures dans les contenus, consciente des changements importants
intervenus dernièrement avec l’algorithmique et les stats- probas et semble soucieuse de stabiliser
la situation.
Nous rappelons l’inadéquation entre le programme de première S et l’horaire depuis 15 ans. Dans le
domaine géométrique l’écart entre seconde et 1
ère
S va s’accroître puisqu’il y a une perte de vision
géométrique du vecteur avec le programme actuel de seconde (rien n’indique qu’un élève de
seconde doit savoir placer le point M tel que le vecteur AM soit le tiers du vecteur AB) Cela nous
inquiète. Dans le cadre de la réforme l’horaire ne serait plus que de 4 heures. L’IG reconnaît qu’il
va falloir réduire le programme de 1
ère
S. Cela pourrait concerner le barycentre, l'espace, les lieux
géométriques ou peut-être l’approche théorique des suites.
L’IG considère que le niveau de formation scientifique pourra être maintenu pour les
bacheliers S dans le cadre de la réforme.
Il ne faut pas attendre d’adaptation dans le supérieur.
Évidemment nous ne partageons pas ce point de vue qui minimise l’effet de la réforme sur la
formation des lycéens. Le projet de réforme prévoit la diminution de 3h30 des enseignements
scientifiques en 1
ère
S ( -1h en math ; –1h30 en SP ; –1h30 en SVT) . L’augmentation d’une demi-
heure de mathématiques en TS ne saurait compenser cette perte. Les mathématiques s'apprennent en
cours de mathématiques mais aussi en cours de sciences…
Privée de marge de manœuvre sur les contenus compte tenu des réductions horaires, l’IG
pense mettre surtout l’accent sur le renouveau des pratiques pédagogiques et dans ce cadre
relancer l’épreuve pratique
Nous interrogeons : comment l’IG va pouvoir dans le cadre d’un programme national faire la
promotion d’un enseignement plus expérimental et intégrant l’outil informatique dans l’esprit de
l’épreuve informatique sans que les moyens nécessaires à ce type d’activités ne soient donnés dans
un cadre institutionnel. L’IG semble très confiante dans la possibilité de faire valoir au niveau local
la nécessité de dédoublements en mathématiques. ( on peut imaginer que dans toutes les disciplines
les IG tiennent ce discours ! )
Enseignement d’exploration
Méthodes et pratiques scientifiques
concernera les trois disciplines à
raison d’1/2 heure année chacune soit encore 18 heures . Le programme sera défini par thèmes au
choix. On peut craindre toute sorte de « combinaisons » dans les emplois du temps.
Enseignement de spécialité
Informatique et sciences du numérique
:
l’IG de math ne dispose
d’aucune information à ce sujet.
Collège : socle commun et livret de compétences
Le Snes fait état des conditions d’enseignement très dégradées, où les moyens de traiter les
difficultés ne sont pas donnés dans le cadre de la classe et sont renvoyés au contraire à l’extérieur de
celle-ci. La logique du socle et du livret de compétences ne règle rien bien au contraire. Le pire
pourrait arriver : on voit des projets de classe socle se dessiner sous la contrainte de quelques chefs
d’établissement obsédés par le taux de réussite au socle commun de leur établissement.
La publication des livrets de compétences valide notre position de refus du socle commun tant
l’évaluation en mode binaire de quelques compétences n’a aucun sens. Elle conduit à imposer des
taches aux collègues enseignant en collège, vides de sens. Autant la banque d’exercices proposée
par l’Inspection Générale peut être un outil de réflexion sur les pratiques d’enseignement et
d’évaluation intéressant, autant le livret de compétences est une caricature.
L’IG s’efforce pourtant d’en défendre la pertinence, satisfaite d’avoir abouti à l’existence d’une
page commune aux sciences dans le livret. De son point de vue, la notion de socle commun a
suscité une réflexion sur l’évaluation et les véritables acquisitions des élèves y compris au sein de
l’Inspection générale. Une banque d'exercices a été produite et les contenus du socle ont été repérés
dans les programmes de mathématiques. L’IG estime que les épreuves du DNB évoluent
positivement : qu’elles sont maintenant pensées en termes de compétences, des QCM sont
introduits …
L’IG semble très satisfaite de l’évolution de l’enseignement des mathématiques.
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