Stendhal la vie de genri brulard

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Stendhal - la vie d'Henry Brulard Intro : Henry Brulard: Le texte se présente au dépar t comme une fic t i o n romanesque: personnage imaginai re racontan t sa propre vie, ce qui paraît être une oeuvre d'imaginat i on. scène enfant ine racon tée par le personnage recouplage de cer t a ins aspects qu'on a déjà trouvé dans le rouge et le noir et que l'on trouve à nouveau dans l'enfance de l'auteur. Cela va permet t r e d'analyser le jeu auquel Stendhal se livre entre les dif f é r en t s genres lit t é r a i r e s, roman de fic t i o n et réci t s autobiographiques pour égarer son lecteur. Plan : - de la fic t i on à l'autobiographie - la mise en place d'un souvenir d'enfance - le souvenir avec le père. I) de la fiction à l'autobiographie: 1) Un récit de fiction Le texte se présente comme une œuvre romanesque. Le ti t r e l'indique lui- même : Henry Brulard: personnage imaginai re: utilisa t i on de la première personne évocat i on d'un souvenir d'enfance qu'il l'a marqué on est donc sensé se trouvé dans le cadre d'une fic t i on autobiographique et pour tan t on va découvri r que cet t e fic t i on correspond à une cer ta ine réali té. 2) Une fausse fiction série d'indices à l'intér i eur du texte : qui permet ten t d'at t i r e r l'at ten t i on sur la ressemblance entre la si tua t i on du personnage et celle de Stendhal lui- même.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Stendhal - la vie d'Henry Brulard
Intro :
Henry Brulard: Le texte se présen te au dépar t comme une f i c t i o n
romanesque: personnage imagina i r e racon t an t sa propre vie, ce qui paraî t
êt re une oeuvre d'imagina t i on. scène enfan t i ne racon tée par le personnage
recouplage de cer t a i n s aspec t s qu'on a déjà t r ouvé dans le rouge et le noir
et que l'on t r ouve à nouveau dans l'enfance de l'auteur. Cela va permet t r e
d'analyser le jeu auquel Stendhal se livre ent re les di f f é r e n t s genres
li t t é r a i r e s, roman de f i c t i o n et réc i t s autobiographiques pour égare r son
lecteur.
Plan :
-
de la f i c t i o n à l'autobiographie
-
la mise en place d'un souveni r d'enfance
-
le souveni r avec le père.
I) de la fiction à l'autobiographie:
1)
Un récit de fiction
Le texte se présen te comme une oeuvre romanesque. Le t i t r e l'indique lui -
même : Henry Brulard: personnage imagina i r e: util isa t i o n de la première
personne évoca t i o n d'un souveni r d'enfance qu'il l'a marqué on est donc sensé
se t r ouvé dans le cadre d'une f i c t i o n autobiog raph ique et pour t an t on va
découvr i r que cet t e f i c t i o n cor respond à une cer t a i n e réali t é.
2)
Une fausse fiction
sér ie d'indi ces à l'inté r i eu r du texte : qui permet t en t d'at t i r e r l'at t en t i o n
sur la ressemblance ent re la si tua t i o n du personnage et celle de Stendhal lui -
même. simili tude: même date de naissance grenoble : même localisa t i o n même
si tua t i o n familiale: (père, mère, grand - père) même rela t i ons ent r e les
membres de la famille même rela t i o n du jeune enfan t avec le père, puis avec le
grand - père ressemblance de l'his to i r e avec le rouge et le noi r. conclusion :
autobiogr aphie déguisée.
3)
Une autobiographie déguisée
f in du texte: insi s t a n ce sur sa laideur physique "ma laideur" à la l.28,
exagéra t i o n dans la descr i p t i o n: l'hyperbole "une tê t e énorme sans cheveux".
laideur susci t an t les commenta i r e s et les plaisan t e r i e s ent r aînan t un
complexe d'in fé r i o r i t é du personnage compensa t i on de cet t e laideur
physique par des quali t és in t ellec tuelles (l.30) "à dro i t", "culture". Cet te laideur
ne l'empêche pas d'êt re séduisan t. même chose pour Julien Sorel, c'est aussi la
manière dont Stendhale se voyai t dans son journale, on a donc le même thème
obscessionnel. jeu sur les noms prop re : moyen pour l'auteur de jouer d'une
manière supt ile ent re la réali t é et la f i c t i o n de son véri t able nom Stendhal
s'appelai t Henri Beyle, stendhal et non beyle pour ne pas avoi r le nom de son
père personnage imagina i r e por t e son prénom à l'anglaise avec un "y".
ini t i ales HB reproduisen t Henry Brulard et Henri Beyle. Brulard est le nom de
jeune f ille de sa mère. Tout en disan t qu'il invente le personnage Stendhal
fa i t tou t pour que le lecteur l'ident i f i e à lui.
II) La mise en place d'un souvenir
1)
Un événement sans importance
premier t ie r s du texte rappor t e un événement qui paraî t en lui même peu
impor t an t . l'auteur va le quali f i e r de "puéril i t é". Il s'agi t de la couleur ver te
de la chambre du grand - père. insis t a n ce du nar ra t eu r sur le carac t è r e
af f r eux et donc objec t i f de ce ver t. "en gros ver t". souveni r: discussi on avec
le père à ce propos le père ne manque pas une occas ion pour se moquer du
grand - père ré flexion sur le mauvais goût du grand - père est rappor t é au
style ind i r e c t e mise ent re guillemet : l.14 ce qui souligne encore plus son
côté maîprisan t . souveni r f r appan t: il pense qu'il a été vexé et humilié
in ten t i o nnellement par son père dans son amour pour son grand - père. Il vi t
ça comme une jalousie du père à l'égard du grand - père
2)
Une tentative de justification
deuxième paragraphe: même avec une grande dis t ance dans le temps
ten t a t i v e de jus t i f i e r le choix de son grand - père. il di t aimé les couleurs
parce que tous les i t al i ens, et il est i t al ien d'or ig ine, aime les couleurs
"franches et vives ". vengeance cont r e son père en disan t : comme tous les
f r ança i s il pré fè r e les couleurs ternes parce qu'il n'a pas de sens esthé t i que.
Stendhal reprocha i t à son père d'êt re un commerçan t borné. jus t i f i c a t i o n de
la couleur éclatan t e par le fa i t que le grand - père avai t besoin de lumière, il
lisa i t t r op et il avai t mal aux yeux. cr i t i que de manière subtile le grand - père
qui ne lisai t pas
3)
Objectivité du témoignage
t r o i s i ème paragraphe: Stendhal s'adresse à son lecteur pour rappeler les
divers problèmes que pausent l'écr i t u r e autobiographique. se souvien t fo r t
bien visuellement de la scène. "des images fo r t s net t es". pas t r ès sûr de
l'inte r p r é t a t i o n que l'on peut en donner. "mes explica t i o n s peuvent êt res
fau t i ves (l.15)". responsabili t é du temps écoulé "45 ans après." où la haine en
vers le père Dans tous les cas il pause lui - même le problème de l'objec t i v i t é de
son réci t .
III) Le conflit avec le père
1)
La haine du père
stendhale veut donner une impress i on d'impor t an ce plutô t moyenne voir
fa ible. Il donne même l'impress i on de s'en moquer "ces puér il i t é s" l.13.
beaucoup d'insis t a n ce sur l'épisode il f in i t même par se demander s'il est
objec t i f . preuve que ça a de l'impor t ance pour lui plus qu'il ne veut bien le
di re. même à dis t ance on voi t qu'il y a tou j ou r s eu confl i t ent re le f ils et le
père "comme Henry Brulard" il reproche à son père d'êt re une sor t e de
commerçan t inculte qui ne comprend rien à l'ar t, donc à tou j ou rs été
incapable d'appréc ié son f ils. genre de con fl i t dans casiment tou tes les
oeuvres romanesques de Stendhale.
2)
Le meurtre du père
dern ie r paragraphe : aut re souveni r d'enfance encore plus vieux que le
premier "j'avais un an" l. 23. souveni r ind i r e c t e: il lui a été racon t é. l.21. de
nouveau problème d'objec t i v i t é il s'agi t de ses premie rs pas d'enfan t s à
l'occas ion de son anniversa i r e. c'est un événement except i onnel dans une vie
familial, celui qu'at t ende les paren t s et qui les réuni t . ic i le père est absent
de la scène, elle se passe ent re la mère et le grand - père. Tout donne
l'impress i on soi t que le père éta i t absent et qu'on a pro f i t é de son absence
soi t qu'on l'a écar t é d'un événement dont on considè re qu'il y est ét ranger "ma
mère m'avai t fa i t por t é dans sa chambre (l.22)". Tout se passe comme si on
avai t ef f a cé la présence du père.
3)
Un père de substitution
le nar ra t eu r remplace un père qu'il n'aime pas par un grand - père qui pré fè r e.
hyperboles "excellent, merveilleux, ..." impress ion : si l'enfan t marche dans la
scène c'est parce qu'il a une absolue conf i ance en son grand - père. "jusqu'à
lui". Comme pour Julien Sorel le grand - père devien t le véri t able père. Et la
mort de ce grand - père est vécu comme un drame absolu. Elle ent r aîne une
rupture de la famille le nar ra t eu r ind ique que c'est ce qui va le décide r à
par t i r à Paris fa i r e des études à Polytechnique. C'est - à- di re s'engager dans
une car r i è r e mili t a i r e. après l'amour pour le grand - père, c'est l'amour pour
napoléon Lui aussi vécu comme une sor t e de père idéale. la car r i è r e de Henry
Brulard s'est aussi la car r i è r e de Stendhale qui est ef f e c t i v emen t par t i
fa i r e ses études à Polytechnique après la mor t de son grand - père. donc
tou j ou r s le même thème: obscessionnel.
Conclusion
Le texte permet donc de pauser le problème des limi tes ent re la f i c t i o n et la
réali t é. le manque d'objec t i v i t é d'un autobiographe fa i t quand pré tendan t
racon t é sa vie il peut par f o i s la t r ans f o rmer en roman mais un roman peut lui
aussi camoufler une vie d'auteur. cela nous permet de voir aussi le plais i r du
jeu chez Stendhale qui tourne autour d'une iden t i t é qui l'a peut - êt re lui aussi
bien du mal à cerné;
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