Une nouvelle societe nee du capitalisme industriel Fiche Cours Asselain

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Une nouvelle societe nee du capitalisme industriel Fiche Cours Asselain

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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D Une nouvelle société née du capitalisme industriel
a) Une vision générale des théoriciens
-
Cette nouvelle société remet en cause l'ancienne constituée de trois ordres : le clergé, la
noblesse et le tiers-état. Il y a une relation étroite entre le take-off et le changement des
structures sociales. Pour Marx, par exemple, c'est l'activité économique qui amène à
l'émergence de nouvelles classes sociales. Pour Rostow, au contraire, ce sont les
changements sociaux qui agissent sur l'économie. Marx voit la naissance d'un
antagonisme de classe. Apparaît une nouvelle lecture du travail et le celui-ci est dès lors
valorisé. L'homme s'insère dans la société par le travail et l'homme peut se libérer par le
travail. Mais Marx voit aussi dans le travail une aliénation par le fait des inégalités car
pour lui les capitalistes détournent la plus-value et donc le travail n'est pas payé selon sa
valeur. Il y a de plus une urbanisation.
b) Les trois classes
α
) La classe dominante
-
Elle apparaît dans les pays ayant effectué leur take-off et est d'origine mixte : noble ou
bourgeoise. La noblesse anglaise, par exemple, s'intéresse à l'aventure capitaliste et est
présente parmi les dirigeants alors qu'au contraire, la noblesse française voit dans le travail
une activité vile. Aux USA, ce sont différents self-made man qui réussissent à donner
naissance à des entreprises. Se développe donc aux USA l'idée de la mobilité sociale
rapide.
-
En Europe la mobilité sociale existe par l'exemple des capitaines d'industrie et des
ingénieurs qui s'imposent : Edison, Eiffel, Rathenau. Cette mobilité est possible en une ou
deux générations grâce au diplôme. De plus, la classe dominante tente de se reproduire et
de perpétuer ses valeurs avec par exemple en Grande-Bretagne la création des Colleges.
Le système est en effet un bon moyen de transmettre le pouvoir, transmission qui ne vise
que les hommes, les femmes devant gérer la domesticité et l'éducation des enfants. Les
valeurs de la classe dominante sont des valeurs comme le sens du travail et de l'épargne.
Cette classe pratique également les loisirs, les voyages, ainsi que le mécénat. Cette classe
à conscience de sa supériorité.
β
) La classe ouvrière
-
Le monde ouvrier est un monde nouveau, instable, qui se construit par étapes. Il est formé
soit de paysans, soit d'artisans. C'est un groupe au départ très hétérogène et mobile avec
une grande instabilité du lieu de travail. Les capitalistes voient d'ailleurs dans l'instabilité
du monde ouvrier un danger. Leurs conditions de travail sont très difficiles avec 14 à 16h
de travail quotidien et des salaires précaires. Leurs conditions de vie sont très dures car les
ouvriers n’ont pas de véritable domicile familial et sont
très touchés par les maladies. Les
conditions alimentaires sont déplorables.
-
Cependant quelques progrès se font sentir avec l'introduction d'un code du travail
protégeant les ouvriers. Ces progrès ne seront ressentis véritablement qu'avec la mise en
place de la fonction d'inspecteur du travail. Des règles sur la durée du travail des femmes
et des enfants sont mises en place en 1848 en France mais ce n'est véritablement qu'en
1891-1892 que des conditions d'hygiène et de travail moins difficiles apparaîtront. Les
lois de 1906 instituent en France le repos hebdomadaire et l'école obligatoire jusqu'à 12
ans. Au Royaume-Uni plusieurs réglementations sont mises en place dès 1819 limitant à
12h la journée de travail des moins de 16 ans et interdisant le travail des enfants de moins
de 8 ans. En 1833 est crée en Angleterre la fonction d'inspecteur du travail et en 1850 une
loi limite le travail quotidien des ouvriers à 10h30 et institue le week-end à partir du
samedi à 14h. On voit également l'apparition d'un système d'assurance et de protection
sociale.
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La naissance des syndicats en France est très tardive. Ils sont nés en 1825 au Royaume-
Uni et ce n'est qu'en 1864 que la grève est autorisé en France mais les premières
associations ouvrières ne naîtront qu'en 1884.
Ces réformes modestes se mettent en place
avec la montée des idées socialistes et marxistes. La première internationale prolétarienne
se met en place dès 1864 en Grande-Bretagne à Londres mais aura peu d'influence. Une
deuxième verra le jour en 1889 qui orientera les ouvriers vers la formation de syndicats.
En France, en 1895, naît la CGT qui est marqué par l'idéologie marxiste mais qui se dit
indépendante de tout parti politique. Le monde ouvrier allemand lui aussi se syndicalise,
s'homogénéise avec une intervention étatique importante sous Bismarck par de grandes
lois de protection sociale. Cependant, le syndicalisme allemand adopte une attitude plus
réformiste que révolutionnaire.
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Le monde ouvrier s'est donc au fur et à mesure homogénéisé. Avant 1914 on peut
véritablement parlé d'une classe ouvrière
qui défend des valeurs communes comme la
solidarité dans l'entreprise. Mais son pouvoir d'achat reste très modeste.
δ
) La classe moyenne
-
C'est une classe comprise entre les dominants et les dominés et est une classe très
hétérogène formée au départ de boutiquiers. En France, en 1880, il y a encore par exemple
plus de 500 000 employés dans les commerces d'alimentation. Se développent également
les professions libérales, les emplois administratifs et les emplois du secteur tertiaire avec
des styles et des niveaux de pouvoir d'achat très différents.
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C'est un ensemble donc très hétérogène et est un lieu de mobilités sociales importantes.
Cette classe possède un pouvoir d'achat certain mais n'a pas conscience d'être une classe.
Cependant des valeurs communes existent déjà : désir de réussite par le travail et rêve
d'atteindre la classe dirigeante. L'essor du tertiaire se précise donc et on entre dans une
société de plus en plus urbaine.
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