La fac en cours de révolte

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La fac en cours de révolteExtrait du Collectif PAPERAhttp://www.collectif-papera.org/spip.php?article13La fac en cours de révolte- Actu - Le collectif PAPERA dans la presse - Date de mise en ligne : jeudi 29 janvier 2009Description :Université. Opposés à deux projets de décrets, les enseignants-chercheurs et personnels universitaires entament une mobilisation unitaire inédite qui pourraitdéboucher sur des mouvements de grève massifs.Collectif PAPERACopyright © Collectif PAPERA Page 1/3La fac en cours de révolteUniversité. Opposés à deux projets de décrets, les enseignants-chercheurs et personnelsuniversitaires entament une mobilisation unitaire inédite qui pourrait déboucher sur desmouvements de grève massifs.La clé pour sortir de la crise ? La recherche et l'innovation, d'après Nicolas Sarkozy, qui recevait, le22 janvier à l'Élysée, chercheurs, présidents d'université et chefs d'entreprise pour lancer une «stratégie nationale » pour les quatre ans à venir. Au même moment, une première coordinationnationale des universités se tenait au Centre Saint-Charles de l'université Paris-I pour protestercontre les réformes en cours. En tête : deux projets de décrets réformant le statut desenseignants-chercheurs et les concours de recrutement. En arrière-plan : les premiers ravages de laloi LRU sur l'autonomie des universités. Entre les deux, des inquiétudes grandissantes concernantle démantèlement du CNRS et de l'Inserm, la précarisation de l'emploi des ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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La fac en cours de révolte
Extrait du Collectif PAPERA
http://www.collectif-papera.org/spip.php?article13
La fac en cours de révolte
- Actu - Le collectif PAPERA dans la presse -
Date de mise en ligne : jeudi 29 janvier 2009
Description :
Université. Opposés à deux projets de décrets, les enseignants-chercheurs et personnels universitaires entament une mobilisation unitaire inédite qui pourrait
déboucher sur des mouvements de grève massifs.
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La fac en cours de révolte
Université. Opposés à deux projets de décrets, les enseignants-chercheurs et personnels
universitaires entament une mobilisation unitaire inédite qui pourrait déboucher sur des
mouvements de grève massifs.
La clé pour sortir de la crise ? La recherche et l'innovation, d'après Nicolas Sarkozy, qui recevait, le
22 janvier à l'Élysée, chercheurs, présidents d'université et chefs d'entreprise pour lancer une «
stratégie nationale » pour les quatre ans à venir. Au même moment, une première coordination
nationale des universités se tenait au Centre Saint-Charles de l'université Paris-I pour protester
contre les réformes en cours. En tête : deux projets de décrets réformant le statut des
enseignants-chercheurs et les concours de recrutement. En arrière-plan : les premiers ravages de la
loi LRU sur l'autonomie des universités. Entre les deux, des inquiétudes grandissantes concernant
le démantèlement du CNRS et de l'Inserm, la précarisation de l'emploi des jeunes chercheurs et des
personnels universitaires, des menaces sur l'indépendance de la recherche et la formation des
enseignants, des systèmes d'évaluation absurdes, et le pouvoir démesuré des présidents d'université.
«
Les forces du conservatisme et de l'immobilisme l'ont toujours emporté. Il faut que cela cesse !
», lançait le
Président à l'Élysée. Cependant qu'à Paris-I les universitaires, remontés à bloc, se félicitaient de voir la mobilisation
s'amplifier. «
Quarante-six universités...
», clamait Pascale, de la coordination, en reprenant dans l'amphithéâtre
d'arts plastiques du Centre Saint-Charles, plein à craquer, des listes bouclées tard dans la nuit. Puis des
associations comme Sauvons l'Université, Sauvons la recherche, Défense de l'Université ou
le collectif Papera
[http://www.collectif-papera.org], ainsi que des sociétés savantes et des organisations syndicales comme la CGT,
FO, SUD, le Snesup, l'Unsa... Chacun a pu intervenir avant de voter, à la quasi-unanimité, le retrait du projet de
décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme des concours. Sans quoi, «
l'université française se
mettra en grève totale, reconductible et illimitée
», prévenait une première motion publiée le soir même. Date retenue
: le 2 février. Pour aller plus loin, les universitaires ont
lancé un « appel immédiat à la rétention des notes, la
non-transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux
mouvements de grève qui ont déjà commencé [...]
». « Ce qui crée le malaise, écrivait à Nicolas Sarkozy la
Conférence des présidents d'université (CPU) le 9 janvier, est la conception même de la modulation des services
[...], qui revient en fait à alourdir le temps d'enseignement de ceux que le Conseil national des universités aura jugé
moins performants en recherche. » «
Les enseignants-chercheurs n'ont rien à redouter de cette réforme [...]. C'est la
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récompense de leur performance
», ripostait le prince. «
Soit on résiste maintenant, soit on meurt demain !
»,
rétorquait pourtant, à Paris-I, Jean-Louis Fournel, de Sauvons l'Université, en fustigeant le mépris affiché par Valérie
Pécresse. «
Il faut voir sa tête quand on pose des questions précises, a renchéri un jeune chercheur du collectif
Papera, en invitant à poursuivre l'exercice sur son site. Je représente votre futur !
», a-t-il insisté en évoquant tous
ceux qui, comme lui, enchaînent contrats précaires et tâches non rémunérées dans les laboratoires. Des conditions
qui s'étendent aujourd'hui aux statutaires. «
La recherche n'est-elle qu'une question de postes et de moyens ?
», a
lancé Nicolas Sarkozy en soumettant des rallonges à deux conditions : que «
les réformes prospèrent
» et que «
l'évaluation se développe
». Une nouvelle attaque masquée car les enseignants-chercheurs contestent déjà, via des
boycotts, non le principe de l'évaluation mais les critères selon lesquels ils sont évalués. «
Il y aura poursuite du
mouvement de réforme de la recherche
», a néanmoins conclu le président de la République, tandis que la
coordination invitait à rejoindre la mobilisation du 29 et l'
Appel des appels
[http://www.appeldesappels/]. La fracture
s'aggrave.
PAR
Ingrid Merckx
[http://www.politis.fr/_Ingrid-Merckx_.html]
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