Projet de thèse

De
Publié par

Projet de thèse2 008 / Emilie CréminProposition de thèse pour lc’oEle doctorale « Sciences Sociales » de l’Université de Paris 8 Saint-Denis (ED 401)Sous la co-direction d’Annick Hollé, Maître de Conférences en Géographie à l’Université Paris 8, rattach ée aulaboratoire LADYSS et de Joëlle Smadja, directrice de recherche au CNRS, responsable du laborato imrei lie«ux, sociétés et cultures en Himalaya », UPR 299.• Sujet : Adaptation des sociétés aux changements environnementaux : gestion des ressources naturelles e t recompositions territoriales, le cas de la tribu mising de la plaine alluviale du fleuve Brahmapoutre (Assam, Nord-est de l’Inde)Résumé du projet de thèse : •Enclavé au Nord-est de l’Inde et centré autour de la plaine allu viale duBrahmapoutre, l’Assam constitue un axe de migration et un espace detransition entre l’aire culturelle hindoue, l’aire sino-tibétaine et l’Asie du Sud-est. Plusieurs groupes sociaux y coexistent et partagent les resso urcesnaturelles de cette vaste zone humide. Soumises aux crues annuelle s dufleuve et aux modifications de son cours, ces sociétés ont adopté un m odede vie mobile afin de maîtriser les territoires et adapté des techn iquesagricoles particulières pour mettre en valeur ce milie.u Or, face aux transformations accélérées de la plaine alluviale lié es àla déforestation massive au cours de l’époque coloniale, à l’exhausse mentdu lit fluvial suite aux activités sismiques de 1950, aux modifications ...
Publié le : vendredi 23 septembre 2011
Lecture(s) : 125
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins
Projet de thèse 2008 / Emilie Crémin
Proposition de thèse pour l’Ecole doctorale « Sciences Sociales » de l’Université de Paris 8 Saint-Denis (ED 401)
Sous la co-direction d’Annick Hollé, Maître de Conférences en Géographie à l’Université Paris 8, rattachée au
laboratoire LADYSS et de Joëlle Smadja, directrice de recherche au CNRS, responsable du laboratoire « milieux,
sociétés et cultures en Himalaya », UPR 299.
Sujet :
Adaptation des sociétés aux changements environnementaux :
gestion des ressources naturelles et recompositions territoriales,
le cas de la tribu mising de la plaine alluviale du fleuve Brahmapoutre
(Assam, Nord-est de l’Inde)
Résumé du projet de thèse :
Enclavé au Nord-est de l’Inde et centré autour de la plaine alluviale du
Brahmapoutre, l’Assam constitue un axe de migration et un espace de
transition entre l’aire culturelle hindoue, l’aire sino-tibétaine et l’Asie du Sud-
est. Plusieurs groupes sociaux y coexistent et partagent les ressources
naturelles de cette vaste zone humide. Soumises aux crues annuelles du
fleuve et aux modifications de son cours, ces sociétés ont adopté un mode
de vie mobile afin de maîtriser les territoires et adapté des techniques
agricoles particulières pour mettre en valeur ce milieu
.
Or, face aux transformations accélérées de la plaine alluviale liées à
la déforestation massive au cours de l’époque coloniale, à l’exhaussement
du lit fluvial suite aux activités sismiques de 1950, aux modifications des
régimes hydriques, ainsi qu’à la densification de la population et aux
nouvelles réglementations administratives des territoires, les sociétés du
Brahmapoutre sont de nos jours de plus en plus vulnérables aux aléas
hydro-climatiques.
En raison de l’accentuation des pressions anthropiques exercées sur le milieu de la plaine, les autorités
territoriales renforcent les réglementations visant à favoriser la protection des ressources naturelles et réorientent
les modes de gestions « traditionnels » des territoires. Les villages affectés par l’érosion des berges n’ont plus la
possibilité de se déplacer aux grés des mouvements du fleuve. Les limites territoriales figées par les plans
cadastraux et la raréfaction des terres engendrent des conflits d’usage entre les populations locales, les
populations immigrées, notamment du Bangladesh, et les pouvoirs publics.
Ces nouvelles conditions environnementales, affectant directement les interactions entre les populations et
le milieu, provoquent une crise économique et sociale, imposent la redéfinition des identités et alimentent
l’émergence de revendications territoriales conduisant ainsi à des recompositions socio-spatiales.
Comment les sociétés du Brahmapoutre perçoivent-elles les contraintes du milieu fluvial ? Quelles sont leurs
stratégies d’adaptation aux transformations de la plaine alluviale du Brahmapoutre et aux restrictions
administratrives ? Comment les autorités publiques et les populations locales recomposent-elles les territoires suite
à des problèmes environnementaux dont l’érosion des terres par le fleuve ?
Comment des revendications
territoriales émergent-elles de ces changements environnementaux ?
Notre étude s’appuiera sur le cas de la « tribu » mising et sur ses échanges avec les autres sociétés de la
plaine.
Cadre disciplinaire de la recherche
Cette recherche s’inscrit dans le champ disciplinaire de la Géographie, science sociale étudiant les
interactions entre les sociétés et leurs milieux dans un espace donné. La Géographie « environnementale », dont
l’objet est l’étude des conditions environnementales des territoires et des systèmes de gestion des ressources
naturelles, se trouvera au cœur de notre démarche.
L’approche de la géographie culturelle, telle que pratiquée par J. Bonnemaison, nous permettra d’étudier les
perceptions et les représentations qu’ont les sociétés de l’environnement et du territoire. Ainsi, il s’agira d’analyser
les manières de nommer ou de classer les éléments du milieu, par exemple avec l’usage de la toponymie
(employée par J. Smadja). Nous observerons comment les phénomènes biophysiques sont vécus et comment ils
sont gérés par les acteurs locaux (autorités territoriales et populations affectées), au travers des représentations
des risques et des aléas du milieu. En effet, les modes d’adaptation aux aléas dépendent des représentations et
des interactions existantes entre les sociétés et l’environnement (cf. J-C. Gaillard).
L’appel à d’autres disciplines telles que l’ethnobiologie, l’écologie, l’agronomie et les sciences politiques
seront nécessaires afin d’analyser la problématique sous ses différents angles.
1
Méthodologie :
-
Recherche bibliographique et collecte d’archives historiques et de données administratives ;
-
Enquête sur le terrain dans les villages affectés par les crues et l’érosion (sélection de quatre villages dans
différentes zones affectées) : entretiens avec les villageois et analyse de leurs discours, étude des
représentations des phénomènes hydro-géomorphologiques, étude des techniques mises en œuvre par les
populations pour lutter contre les processus d’érosion, étude de leurs modes d’adaptation en temps de crise et
suite à la crise, étude de l’évolution des techniques agricoles ;
-
Etude ethnobotanique concernant les variétés de riz et de plantes cultivées, afin de comprendre la diffusion
des savoirs entre groupes sociaux ;
-
Cartographie de la perception des espaces villageois, agricoles et fluviaux ;
-
Analyse d’images satellites de la plaine alluviale du Brahmapoutre, afin d’observer les mouvements du fleuve
et l’occupation des sols (en collaboration avec l’Université de Guwahati). Cette analyse sera comparée avec
les observations sur le terrain et les discours des populations locales.
-
Mise en perspective avec d’autres travaux autours de grands fleuves.
Encadrement de la thèse, insertions dans les équipes de recherche et coopérations
Co-direction :
-
Joëlle Smadja, Directrice de recherche au CNRS et responsable du laboratoire « Milieux, Sociétés et Cultures
en Himalaya » CNRS UPR 299 ;
-
Annick Hollé, Maître de Conférences, membre du laboratoire LADYSS (Dynamiques sociales et recomposition
des espaces) ;
-
Insertion dans l’axe de recherche sur le Nord-est de l’Inde (ANR) du laboratoire « Milieux, Sociétés et Cultures
en Himalaya » UPR 299 et du laboratoire « Langues et Civilisations à Traditions Orales » LaCiTO.
site web :
http://www.vjf.cnrs.fr/brahmaputra/
-
Insertion dans l’Axe 3 – Environnement, Territoires et Société du laboratoire LADYSS ;
-
Ecole doctorale « Sciences Sociales » de l’Université Paris 8 Saint-Denis (ED 401), Doctorat de Géographie ;
-
Département de géographie de Paris 8.
Coopérations
:
-
Institut Français de Pondichéry (IFP) ;
-
Centre de Sciences Humaines (CSH), Delhi ;
-
Collaborations avec les départements de Géographie de l’Université de Shillong, Meghalaya (NEHU
University) et de l’Université de Guwahati, Assam ;
-
Association des Jeunes Etudiants Indianistes (AJEI) liée au CEIAS (Centre d’Etude de l’Inde et de l’Asie du
Sud) de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales).
2
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.